Un temps de silence et me revoilà enfin. Moi, sur mon arbre perché. Je regarde autour de moi et sourit devant un soleil radieux qui reflète dans mes yeux. Une pause où je me repose, où je me suis reposer un moment simplement pour prendre conscience de l’être que je suis. Mes plumes ont repris cet éclat d’antan, enfin! Je vais bien. De la perfection de la vie, je suis, je suis vivant, je suis ici. Je condense dans ma tête des expériences où j’ai grandit. Le sourire au bec je suis heureux, seul sur cette branche j’admire la splendeur de cette parfaite imperfection qu’est la vie. Je coordonne mes mouvements avec mes pensées et mon cri se fait entendre de partout. Un cri que je n’avais pas entendu depuis longtemps. Un cri qui dit haut et fort que j’existe que je suis moi. J’émerge enfin de cette noirceur dans laquelle je me confondais si bien. À l’abri des regards, des paroles, je me faisais oublier simplement pour terminer une guérison qui n’en finissait plus. Je laisse maintenant ma tête diriger, de concert avec mon coeur qui doit exprimer cette passion qui lui est propre. D’une plume blanche dans mon plumage le temps fait son ravage. Encore une fois mai passera et solide sur mes pieds je serai pour affronter ce que j’admire le plus, la vie. D’un coup d’ailes prudent je m’envole à nouveau, la tête remplie de rêves et le coeur repli d’espoir.
Cette amie que je désire : quand la chimie s’emmêle
17 04 2009Ça commencer il y a longtemps, pas très longtemps mais en même temps. Un premier regard et c’était fait, on savait déjà que c’était installé. Au début chacun de notre coté mais le même sentiment qui fait dire j’en envie d’aller vers l’autre. Puis il y a eu ces regards, en contexte travail, un regard qui en disait long, un regard qui a sont départ sonnait comme un … « Tu t’en vas déjà? ». Un regard comme il y en a eu plusieurs à la suite, un regard qui était toujours présent à chacune de nos rencontres. Puis il y a eu ces premières, en dehors du travail, formalisant simplement le fait que nos regards et ce qui trainait dans l’air ne nous avaient en rien mentis. Chaque minute, chaque discussion, chaque silence est pur plaisir. Les rencontres se multipliant au gré du temps, on se pose déjà plus de question sur le pourquoi on est là. Moi j’en pose qu’une : « Ton chum, il pense quoi du fait que tu passes autant de temps avec moi? », elle de dire : « Je lui cache rien, on se fait entièrement confiance! ». Une franchise appréciée, brulante, cruelle. C’est à ce moment pour la première fois de ma vie qu’une lumière se met à clignoter sur mon tableau de bord, « DANGER », je me retire, je pense. J’essais de voir se qui peut être fait pour ne pas casser cette amitié qui est vraie, sans calcul, remplie de respect, de confiance. Rien, un coté passionné en moi fait simplement me dire que je dois changer de direction, reculer, que les affinités entre nous sont trop présentes, que la situation ne peut que s’envenimée coté sentiment. Les pensées que l’on a de façon mutuelle, régulière, se manifestent chaque jour, on dirait que je suis le seul à le voir, des petits mots par courriel, des échanges de CDs, de DVDs de n’importe quoi pour inconsciemment signifier à l’autre que l’on existe, que l’on pense à l’autre. Il fait bon vivre, respirer, partager. Hier, j’ai décidé de mettre fin à tout ça, pour moi, pour mon coeur qui n’a plus envie de souffrir. D’une longue discussion face à face on c’est expliqué. D’un long face à face j’ai su que cette chimie était pas seulement de mon coté. Je décide de ne plus la revoir en dehors du boulot, elle comprend, elle semble triste de cette décision. La situation pourrait devenir complexe car son copain elle l’aime, moi je n’ai pas d’attache de mon coté, situation trop complexe pour un coeur qui se sort d’une blessure encore trop présente. Elle me donne mon cadeau d’anniversaire car elle sait que je vais tout faire pour ne pas écouté ce qu’à l’intérieur j’ai vraiment envie. Elle me donne des billets pour un spectacle d’un groupe que j’adore, Beirut. Je suis mal, je suis triste de voir la tournure des événements, de savoir qu’au fond de moi je n’ai pas envie d’allez contre mes envies de continuer de la voir. Pour la première fois de ma vie je décide avant qu’il ne soit trop tard de reculer. Pour la première fois de ma vie je décide de faire attention à moi et ce bien contre mon désir. La vie met sur notre route des épreuves ou des tests de vie, suis-je rendu mature au point de ne plus écouté cet instinct présent, constant. Puis-je tenir le coup? Seul le temps me le dira, je suis conscient et je prends action sur ma vie. Je n’ai de pouvoir que sur 50% de cette relation.
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Catégories : Bonheur, Femmes, Me moi, Solitude
Ce que j’ai vu…
5 04 2009La fin de semaine encore se termine dans quelques heures. Tant d’heure pour tant de mots que j’étends encore ici. Un weekend triste et de gris rempli. De gris mais avec un peu de percée au travers des nuages. Un équilibre parfait entre un sourire et une larme. Un vendredi en musique, Tricky, au Latulipe, pour une deuxième fois je me trouvais face à un passionné de sa musique, de la musique. Il est vivant, sa musique me fait entrer en transe et je danse. Je danse près d’une panthère au doux ronronnement. Par chance elle m’accompagnait, le coté plus sombre est que j’ai l’impression de combler ce que son copain ne lui donne pas, je partage le temps passé à ces cotés comme on le fait avec des enfants en garde partagée. On s’entend bien, il faut que j’y mette fin, car un homme, une femme, des ressemblances, une ambiance, la petite voix dans ma tête ne cesse de ma dire, ne bouge pas… ne bouge pas…
Samedi, 3 films, The wresler (triste), Madagascar 2 (plate) et The origin of wolverine (divertissant). Suivit d’un cauchemar et d’une pièce de théâtre tout à fait délicieuse, j’y reviendrai.
Dimanche, 4 heures de sommeil, debout à 6h00, le boulot m’appelle, dehors de gros flocon mélangés à la pluie, le soleil se lève doucement derrière les nuages. Je m’en vais rempli de stress vers un boulot que personne n’envie, même pas moi. Mais par chance, je suis là maintenant, le café à coté, mes mots sur une page qui était toute blanche à profiter du temps qui passe.
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Catégories : Bonheur, Solitude
Parce que le café ça goûte bon
2 04 2009Les journées commencent et se ressemble. Un même goût qui en fait ne goûte rien, pas même un soupçon de soleil dans le ciel caverneux. Seul le matin réconfortant aux arômes de café me fait sourire. La vie m’est quand même bonne mais d’un calme plat. J’en ai surement besoin. Les gens autour ont l’air triste, stressé, dans leurs pensées les plus profondes à se demander peut-être le chemin du bonheur. Ont-ils pris leur café? Au travers des nuages doucement se pointe le soleil tiède timide d’un printemps encore jeune. Demain encore ça ira beaucoup mieux, car aujourd’hui je n’ai plus de café.
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Catégories : Bonheur, Le Matin
Fidélité?
25 03 2009Nom Féminin singulier
– Qualité de celui qui est fidèle à ses engagements
– Qualité d’une chose conforme à la vérité, exactitude…
À ma grande surprise, je voir cette définition prise sur le-dictionnaire.com, une référence rapide que j’utilise fréquemment.
Pourquoi ce mot? Parce qu’hier(le 18 mars) lors d’un souper la discussion a tourné dans ce sens. Donc l’homme ou la femme qui trompe sa femme avec quelqu’un d’autre peut être fidèle, tant que c’est sa vérité? Baliverne!
La discussion tournait surtout autour de l’exclusivité, de n’être disponible que pour une seule et unique personne. Elle ne trouvait pas ça normal, moi je ne comprenais pas. Elle disait que c’était une invention de l’homme, je lui répondais que les pingouins nous avaient donc copiés. Elle n’avait jamais trompé ses copains, pareil pour moi, avec mes copines. Deux univers bien différent, des mots qui sont appuyés par leurs actions seulement dans une direction. Mais cette immense déception. Épuisement devant ce château de carte qui vient encore de s’effondrer, mais d’où vient ce foutu vent?
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Catégories : Attentes, Bonheur, Colère, Fatigue, Femmes
Rêve d’exister
12 03 2009Je martèle de moins en moins ces lettres qui me semblent loin. D’un air hagard, je dispose d’autant de mots mais leur agencement sonne faux. Comme les notes d’une mélodie jouée au hasard sur ma vie, je reconnais parfois l’air mais n’ai simplement pas de vue d’ensemble, de cet ensemble que j’ose au moins imaginé. J’ai l’impression de jouer à l’envers de moi, entre ce que j’ai et ce dont je rêve, encore une fois. Mes pas clairs ne sont que mis en ligne les uns derrière les autres pour aboutir devant des lignes pas claires. Le réel touche l’irréel de si près présentement, comme jamais, une courte distance, un pas. Mon travail versus ce que j’aimerais faire, la femme de ma vie versus celle dont je rêve. À cheval sur mes frontières je réfléchis entre rêve et réel car le concret enlève tout espoir au rêveur et le rêve tout bonheur au réaliste. Seul le temps incertain aura raison de moi. Seul le vent sur mon chemin me poussera où je dois être car le rêve n’est pas un choix sur lequel je peux m’appuyer pour continuer avancer. Il n’y a que moi qui peux donner du sens à ce que je vis, même si ce sens n’existe que pour moi. Cette douce perception me regarde de ces yeux noirs, me sourit et repart, ne laissant place qu’à un soupir juste avant que j’inspire, par mes mots son odeur laisser dans mon bureau.
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Catégories : Attentes, Bonheur, Femmes, Perceptions
Laisse-moi me réinventer
6 03 2009Laisse-moi, m’inventer une vie, d’un grattement sur la pierre, du bois de l’allumette. Donne-moi, la chance de sourire à tes cotés ou au tiens, simplement parce que je veux te respirer. D’une étincelle dans l’obscurité, fait revivre mon coeur qui repose en douce dans un coin de mon être, fais-moi renaitre. Le temps passe et seule la solitude m’apporte ses inquiétudes; « Suis-je en vie? ». Je me connais sur le bout des doigts, j’aime ce que je retrouve en moi, puis-je me présenter à toi? Inconnue dans un univers que je n’ai pas visité, je ne te cherche plus, mais j’ose encore rêver.
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Catégories : Attentes, Bonheur
La paix, le café et la douce
1 03 2009Enfin je suis en paix, un peu en retard sur mon horaire mais le café déjà sur table, mes doigts piétines vers je ne sais où simplement tant de mot qui souvent de vont nulle part. Quand ils entreprennent leur marche sans fin, sans s’essouffler à force de marcher, parfois courir la bouche fermée, la destination n’est jamais bien précise en ces lieux souvent inconnus d’eux, de moi. Qu’est-ce qui fait jaillir un titre, une histoire, quelques mots sur le trop blanc d’un écran qui ne semble que projeter le trajet avant que je n’y sois vraiment allez. Pas à pas la route se trace derrière moi comme sur la neige fraiche d’un matin de printemps qui nous fait simplement dire que c’est probablement aujourd’hui la dernière de l’année. Maintenant que j’y pense je me demande ce qui m’amène encore ici, jour après jour, comme si à force de creuser je n’arrive jamais en atteindre le trésor au fond du trou, comme si dans un puits sans fond je m’enfonçais doucement, comme si la source ne verrait jamais la fin de ce périple de mots qui s’empilent les uns par dessus les autres, qui, quand la terre tremble, n’ont plus vraiment de sens. Mais je suis là, ai-je vraiment quelque chose à dire? D’une discussion alcoolisée j’ai parlé de ces mots que je trouvais important, partager un moment avec quelqu’un qui écrivait aussi. En échange d’un titre j’ai gardé le silence, par la force des mots ou par la force des choses, ai-je peur de mettre sur table ce que j’ai en tête de façon sérieuse? Il est où le risque de trébucher dans une marre de boue sans se relever et reprendre la route? Des idées j’en ai, j’en ai toujours eu, sont-elles bonne? Si je ne les garde que pour moi, je dirais que oui. Si je les partage, les juges et jugement ne seront que nombreux, variés et avariés. Mais c’est toujours la même histoire, pas la mienne mais celle du silence qui ne reste que présente dans les méandres d’un imaginaire qui n’appartient qu’à moi. À oui et j’en oubliais mon titre… j’étais pourtant bien parti avec ma paix, mon café mais il ne manquait que la douce.
La douce, elle me connait déjà mais elle ne le sait pas. Je ne la connais que de là, ou d’ici. Elle n’est souvent jamais même, elle n’est souvent jamais mienne. Elle est tout ce que je veux être, tout ce que je voudrais être qui transpire du plus profond de mon être. Laisse-moi t’utiliser, encore un peu, qu’à ton insu, l’effet que tu me fais dans mes mots transparait. Est-ce que d’un rêve imagé, un jour j’en verrai la réalité. Muse volatile de tes mouvements agile tu restes simplement la source qui inspire mes sentiments. Tu es femme et tu es belle mais jamais de ma plume je n’effleurai au passage la conscience tranquille de ta présence ici. Simplement parce que dans un coin silencieux j’aime, j’aime tellement imaginé ce que ça pourrait être si, si dans un avenir futur, d’un chatouillement discret, le duvet de mon arme ferait couler sur ces pages des larmes qui se révéleraient à toi comme découvert enfin, là. Ton nom n’est qu’un amalgame me rappelant le passé, je me vois espérer que tu ne portes qu’en toi le meilleur des deux mondes et que tes petites imperfections te rendent parfaitement humaine.
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Catégories : Amour, Bonheur, Femmes, Le Matin, Solitude
Doux dimanche
28 02 2009Je pense que c’est la seule journée à laquelle j’ai hâte ces temps ci. J’aime cette routine que je me suis établi. Je me lève tôt et je vais écrire, dans un resto, à l’abri de ma vie, à l’abri de tout ce bruit. Je prends du café jusqu’attend que j’en tremble en surdose de caféine. Je mange un repas copieux, équilibré, qui fera que je n’aurai plus à manger avant la soirée. Un simple et doux moment de ma vie que j’apprécie un instant. La musique y est bonne, la serveuse y est belle, je crée mon univers autour d’une spirale sur des pages blanches, sur les touches d’un clavier qui ne compte plus combien de fois mes doigts s’y sont arrêté. Et maintenant, je ne pense qu’à dormir pour que ce soit aujourd’hui demain dimanche.
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Catégories : Attentes, Bonheur, Le Matin
Perdre le nord
23 02 2009Ce matin je vais bien, c’est drôle parce que quand on ne va pas bien pendant une longue période et que PAF on va bien sans raison un matin, on se pose plusieurs questions, comme « Demain est-ce que ça veut dire que je vais allez comme de la merde? ». Faudrait simplement ne pas me poser la question. L’autre chose que je fais c’est d’analyser le pourquoi ce bonheur ce matin? Je regarde les gens qui ont l’air triste et je suis heureux, pas qu’ils aient l’air triste mais de me dire que je pourrais peut-être changer leur vie, leur accroché un sourire. Il ne fait pas beau, j’ai bu du vin et du porto hier, je me suis endormi dans l’alcool et le Perrier (pas littéralement ne vous inquiétez pas). J’ai passé une journée tranquille hier avec maman lui disant que j’étais stoïque, ni heureux, ni malheureux, comme sur une ligne droite d’électrocardiogramme, je l’ai même fait jouer à Rock Band, elle a vraiment aimé. Sinon ce matin j’ai trouvé encore plus drôle de croiser un homme qui ressemblait à Nil Leblanc (de Triolax) que je trouve toujours très drôle mais sans raison particulière, peut-être parce qu’il aide les gens à faire caca en fait. Sinon je ne sais pas, peut-être ne pas me poser de question et simplement vivre ce petit moment.
Ah oui, pour le titre… J’ai simplement pensé que c’était drôle cette expression, perdre le nord, comment on peut perdre quelque chose qui ne change jamais de place! 😛 J’aime ça pensé au premier degré!
P.S. J’ai sur-utilisé drôle dans ce texte…
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