Rêve est soufflé

20 02 2009

Comme j’enrage de cet orage qui arrache les arbres, me les laissant de travers dans la gorge.  Je brûle de rage mais ne les consume pas, ils restent là pris d’incompréhension. Comme ce rêve essoufflé qui me revient sans cesse, triste je m’assoie sur la grève et regarde la tempête qui s’achève. Ne te souviens tu pas de cette pluie d’été qui te rendait grise et morose? L’hiver habile a gelé le passé, figé sans bruit sans que tu aies vraiment compris. Aujourd’hui d’un ton obscur tu me reproches ton bonheur alors que je cherche le miens sans toi, sans foi. Ton insolence nocturne me met hors de moi et de rage je comprends enfin le manège et me libère de ce piège bien qu’il ne me laisse pas insensible.





C’est comme ci

19 02 2009

Dans la poste un paquet, il m’attend dans son lit douillet qu’est l’enveloppe capitonnée dans lequel il est emballé. Je m’emballe aussi car qui n’aime pas recevoir par le courrier un paquet qui lui est adressé. Je l’ouvre et à l’intérieur j’y trouve un livre, Écrire une chanson. Ce livre vient d’une amie, d’une muse, par surprise, quelque chose que je pourrai lire.

Dans mon lit je lis, simplement la préface parce que j’ai déjà un livre de commencer, chercher le vent qui vient me chercher énormément, me fait rêver, je me sens concerner. Je lis donc la préface, mais je déteste les préfaces alors l’attention n’y est pas, je pense simplement à autre chose.

C’est comme si mes doigts sur ces pages caressaient ses doigts. Comme si en ouvrant les pages de ce livre,  je pouvais sentir son cou, son corps qui à parcouru une à une les pages de ce bouquin. Comme si mes yeux qui parcourraient les mots vu par ses yeux établissent un regard entre nous, discret, présent, secret. Comme si c’était tabou, non dit, comme si chacun des mots lus ou écris formaient une histoire qui ne doit pas exister, ou simplement cachée, comme dans le temps passé. Comme si j’étais dans une roue, comme un hamster qui ne peut se sortir de ce paysage émotionnel continue, simplement parce que mes repères précieux de vie, son ce que le passé remet dans le présent sans futur.





Cent mots

18 02 2009

Une image vaut mille mots mais une douleur me laisse sans. Chacune des lettres alignées les unes à la suite des autres peuvent exprimer ce que je peux ressentir par moment. Aucun mot ne peut vraiment faire ressentir ce mal que m’afflige parfois la vie. Je cherche aveugle comment reprendre l’air de cette chanson qui me berçait avant mais les yeux vers le ciel, les yeux mouillés, l’air amer passe sans bruit, sans goût comme insipide face à ce qui m’entoure. Donne moi simplement la chance de renaître, de revivre, encore simplement parce que j’en ai envie aujourd’hui, encore, longtemps.





Hasard d’eux

8 02 2009

Cette histoire se passe un mercredi soir, je n’ai pas envie de rentrer à la maison, j’ai envie de solitude en groupe, j’arrête dans mon petit resto habituel sur St-Hubert coin Beaubien, écrire et boire ça passe les bleus d’une soirée. Laptop et pinte sur table je tente désespérément de rejoindre internet qui ne répond pas, ma bouille de déception attire le serveur qui va vérifier que tout est beau avec l’internet. Il revient tout est beau, mais incapable de me connecter. Étant donné que son travail est serveur et pas informaticien, je finis mon verre, ferme mon laptop et paie ma facture en toute déception. Je quitte sac sur le dos vers ma rue, vers un café dont une amie m’a parlé, j’ai donc pensé à elle, que fait-elle? Je n’ai toujours pas lu le deuxième livre qu’elle m’a donné. Il fait tout froid dehors, cela me ramène rapidement sur terre.

 

J’approche donc du café, et la peur m’envahie, que vais-je trouver ici? Elle m’avait parlé d’une fille qui pourrait bien allez avec moi. Aveugle en période de stress j’entre, je me retrouve dans un univers que je doute être le miens, mais j’y suis gentiment accueillit. Café famille que je me dis, qu’est ce que je fais seul ici… l’idée me passe de tourner les talons et courir, mais je vais plutôt m’assoir à une grande table au fond, seul. Ce n’est pas l’endroit pour sortir mon laptop. Je prends mon premier café au lait, pas de la soirée mais à vie, délicieux. J’ouvre un bouquin que je terminais, les enfants remplissant l’environnement de leur rire/cris/pleurs, c’est vivant, plus qu’un édifice a bureau, ça me change les idées, je me demande si je suis le seul trentenaire seul à avoir pénétrer dans cet univers de jeu, d’enfants, surement pas. La place se vide lentement et je demande: « Est-ce que le café ferme quand tout les enfants sont couchés? » mais elle me dit qu’il me reste 20 minutes de lecture, juste assez pour terminer mon livre. La serveuse me questionne sur mon livre et y porte un intérêt, quelques paroles sur le dit bouquin, je sais que ce n’est pas Myriam, celle dont mon amie m’avait parlé, car plutôt j’écoutais les conversations autour avant que tout le monde partent. Je termine mon livre, mon deuxième café au lait (je ne dormirai pas de la nuit) juste attend pour la fermeture. Je me lève, m’habille, paie, laisse un pourboire et un pourlire. Elle me dit qu’elle me remettra ce livre, mais je lui dis de le faire circuler car un livre n’est pas fait pour dormir sur les tablettes, elle semble contente de son pourlire et dit « C’est vraiment une belle journée! ». Je quitte le sourire aux lèvres.

 

Elle s’appelle Ingrid, je ne sais pas si je vais la revoir un jour. Pour l’instant il n’en dépend que de moi, retournerai-je dans ce café pour simplement y boire un autre café au lait.





Vent divers et mots roses

8 02 2009

Le souffle du vent glacial m’a irrité les yeux une fois de plus. Les larmes ne pouvant plus couler car crystallisées aux coins de mes yeux, sur le long de mes cils, par chance je ne suis plus aussi fragile.  Lorsque j’ai vue cette photo, je l’ai regardé, je me suis demandé par la suite si elle était en couleur tant que j’ai focussé sur le contenu et non le contexte artistique. Je me suis concentré comme sur un ciel étoilé sur l’ensemble sans vraiment me questionner. Je me suis dit que lorsqu’on est mort on ne sens quand même plus les coups de poignard nous transpercer, mais cette douleur de moins en moins vivre me rend tout de même morose le temps d’un silence, d’un respire, d’une dernière larme peut-être que se crystallise sur ma joue. Le temps passe doucement, le gris de l’hiver me dit simplement que j’ai besoin encore de temps. Je suis le voyeur masochiste qui pourrait se taire de voir plutôt que de souffrir encore. J’ai ce choix et je le prends à demi conscient ne sachant vraiment sur quoi je tomberai, comme le sportif extrême qui se lance en bas d’une falaise, mais moi sans vraiment jamais valider si j’ai quelque chose pour me retenir. C’est maintenant sur papier, « Mr. Scarecrow, vous êtes un extrémiste! » que la fille des RH m’a dit au bout de 216 questions, comme si j’avais besoin d’un test pour le savoir. Je cherche aujourd’hui comment donner un sens à ma vie, libre comme le vent j’attends, je pense en attendant. J’essais d’écouter mes pulsions mais jamais elle ne goute aussi bon que je le souhaiterais, tout goûte gris, où est ce plat de bonbon tout collé ensemble qui se tenait sur la table de grand-mère, où je me pose aujourd’hui la question à savoir si j’avais plus de plaisir à les manger qu’à les décoller les uns des autres. Je cherche à retrouver cet univers simpliste qui m’émerveillait tant. Émerveille-moi, laisse le sommeil me quitter enfin pour simplement que je t’apprécie, vie que je vis. Laisse le soleil entré chez moi, que ce vent gris et ces mots roses me quittent. À l’aube d’une vie plus calme, j’écris des mots roses ou gris pour faire passer se vent d’hivers qui m’a un jour refroidit.





Le bonheur… encore…

20 01 2009

Le bonheur est différent pour chacun et sera différent tout au long de notre vie. Il est une construction de notre passé, de notre présent pour un bonheur à venir. C’est pour cela qu’il faut toujours s’appuyer sur les gens qui passent dans notre vie, ceux qui sont déjà passé, on doit en garder le meilleur de ce qu’ils nous ont appris. Ceux qui sont encore en vie on doit en tirer chaque parcelle d’humanité. On se doit d’aimer la vie peu importe les obstacles que l’on rencontre parce que c’est eux qui nous font grandir, qui nous font aimer la vie. Ne jamais oublié ses valeurs et ses rêves et comment les gens qui nous ont entouré aimeraient qu’on les réalise, toujours poussé les gens qu’on aime a réalisé leur rêves car ils nous le rendront bien.





Comme un ours

9 01 2009

Je ne suis pas poilu pour autant mais je sors de ma grotte, après un jeûne d’écriture, une fermeture temporaire de site, des réflexions, des fêtes, une remise de clés, de l’alcool, de la nourriture bien trop grasse et j’en passe. Pourquoi? Simplement parce que, pris de peur je me suis dit, mais pourquoi elle parle ainsi? Moi qui me terrait dans mon coin tranquille à raconter ce qui me rend si fragile, je n’ai rien écrit, rien pensé pour blesser qui que ce soit. J’ai simplement voulu être moi et maintenant je me demandais si c’était le bon choix. OUI! Je suis là parce que je suis moi, parce que ma plume mécanique fait rêver certain et pleurer d’autre parce qu’ils se reconnaissent dans ce que j’écris, mais surtout parce que ça me fait du bien à moi!

Surement de nouveaux passeront, dû au bouche à oreille, mais bon, je dirais que je vais bien, que les idées naissent comme meurent les étoiles. Que je tenterai de réécrire comme avant, mais maintenant j’ai le sourire, je vais bien ne t’en fais pas.

Au plaisir certainement prochain!

ScareCrow





La vie: Passé, présent et futur

23 12 2008

Elle est drôle cette vie, elle est triste cette vie, mais j’en ai envie. C’est une fin d’année difficile pour moi en même temps qu’une envie d’être demain en 2009. C’est rempli de passé, de présent et de futur inexpliqué et qui tourne comme une roue. Aujourd’hui j’ai eu des nouvelles d’une amie, une amie de loin, une amie de Belgique de qui j’étais amoureux, il y a plus de 5 ans. Elle me donnait des nouvelles du présent, des nouvelles de son futur et tout plein de souvenir nostalgique de passé, de « Et si? », remplis de regret de ne pas avoir essayé d’être avec moi. Je lui ai dit que le passé était passé et que l’on devait garder ces souvenir comme de belles expériences, j’écrivais et je pleurais, comme sensible comptant les jours qui me rattachent à cette année 2008, 31e de ma vie. La rétrospective est là, je regarde le passé comme une expérience enrichissante et douloureuse par moment. Tant de temps porté par le vent, à simplement profiter du présent, sans trop regarder vers l’avenir. Mais là, 2009 est toute près, comme de pivot sur un poteau je regarde cette deuxième moitié de vie plus vers l’avant, j’ai envie de changer, j’ai envie d’être, de renaitre avec ce que m’a appris hier pour foncer vers demain. Y a t’il quelque chose que je n’ai pas compris à un certain moment de  ma vie pour que toute celle qui ont traversé ma vie sont aujourd’hui maman ou femme d’un autre homme, la vie me pousse et je me laisse emporter trop épuiser pour par terre mettre pied. J’ai envie de terre, j’ai envie de souffle, de sourire, de repartir de ce faux départ dont j’avais surement besoin parce que je l’ai vécu. Les jours de vacances me seront profitable, seul avec mon chat temporaire dans une maison remplie de papier, de crayons, d’idées autant noires que colorées, mon univers à moi. J’ai envie comme les moines de faire un voeu, non de chasteté, non de silence mais d’écriture, y vouer ma vie simplement parce que j’en ai envie. Que dans mes priorités ça deviennent de très haute importance. Je me le souhaite pour la nouvelle année, je me servirai de ce passé rempli de belle aventure pour m’inspirer, me projeter vers l’avant. Je veux dormir, je veux rêver, je veux me créer les plus belles histoires d’amour car je les ai déjà vécue, une fois, deux, encore briser contre les rochers, noyer par les larmes, épuiser d’avoir aimé à tord et de travers mais sans aucun regret sinon que la tristesse d’être seul sur cette colline sans vent.





Enfin… Je rêve!

22 12 2008

Cette matinée je l’apprécie plus que tant d’autre car une des façons de m’inspirer c’est bien le rêve, le vrai, celui que l’on fait la nuit quand on dort. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas réveillé en savourant un rêve un peu troublant ou j’y ai vu des événements d’un absurde impossible. Tout le weekend j’ai rêvé, j’ai juste l’impression que je me repose enfin, que je prends le temps de me réveiller, que je dors de façon plus paisible. On ne se souvient pas souvent de tout dans nos rêves, soit que je passe de la personne que j’ai aimé où c’était comme avant, mais moins troublant, en retournant à la maison en planant au dessus des trottoirs, je rencontre le frère de mon père qui semble avoir aucune idée de qui je suis, à la maison je trouve mon ami d’enfance qui avec une collègue hispanique rédige un texte en français, coupe la musique qui jouais pour mettre du Shakira. On perd des bouts, mais le tout reste un monde délicieux rempli d’inconscient qui se mélange. N’est-ce pas la meilleure façon de créer l’absurde que de faire des liens entre des gens et des événements qui ne devrait pas exister. On devrait faire attention à nos rêves, tenter de s’en souvenir le plus possible car c’est une des seule porte ouverte sur le subconscient. J’adore le rêve et il me semble que de m’en souvenir enfin me dise simplement que je vais bien. Quand mon coeur balance entre le plaisir et la tristesse, je veux allez dormir simplement pour que mes pensées ce nettoient de tout éléments externes. N’avez vous jamais réalisé que vous rêviez dans un rêve, un bref instant de conscience dans ce monde d’inconscient, parfois assez long pour inter agir dans ce rêve dans lequel on se trouve? Si cet instant de conscience est possible, ne peut-on pas explorer ce monde d’inconscient pour retrouver certains trucs peut-être caché dans notre mémoire? J’ai déjà tenté l’expérience, j’aime explorer ce monde, mais ce que je vous dirais, c’est que je me suis épuisé au bout d’une semaine à tenter de le faire, mais j’y crois toujours, il faudra que je recommence ceci un jour, simplement parce que je crois qu’on a en tête tout nos souvenirs enregistrer et cacher quelque part. Cette histoire est donc à suivre!





La courbe du bonheur

18 12 2008

C’est drôle, je viens de remarquer que WordPress me créait de son plein gré une courbe du bonheur.

Happiness

Happiness

Et pour la bonne compréhension de tous, voici quelques explications. Cette courbe contient des hauts et des bas qui varient en fonction des jours. Ces hauts et ces bas correspondent à l’achalandage sur mon blog à chaque jour. Plus je suis triste plus je suis inspiré, donc plus la ligne monte plus je suis triste et inversement pour le bonheur. Je dois avouer ce graphique comme paradoxal car je dois dire que j’aime écrire, même si souvent je ne suis inspiré que lorsque j’ai le coeur qui déborde faisant monté la marée de mes yeux. J’aurais peut-être dû appeler ce graphique « Life » plutôt que « Happiness » mais bon, c’est ma vision des choses, maintenant au moment où j’écris.