Le temps file et je m’y accroche sans grâce, les doigts dans la glace, je glisse doucement, vers un sommeil jamais assez profond. Le temps file, les mois qui défilent, me font vieillir sans cesse, sensation subite de sombrer dans un tourbillon sans vraiment de direction. Je n’accumule plus les brouillons, je n’accumule que les mots dans ma tête, ceux que je n’ose dire, ceux que je ne couche plus sur ce papier informatisé. Je ne veux pas devenir l’ombre d’un blogueur déjà actif, dans un passé composé de temps, de phrases et de sentiments. Je me suis ennuyé de moi, je me suis tait trop de fois, ligoté sur le divan, un bâillon entre les dents et la fatigue qui me lie les pieds et les mains, la fatigue comme seule excuse de remettre mes maux à demain. Je reprends un peu de moi, je me suis écouté me dire de sortir, j’ai obéi. Je suis allé me réfugier dans un bois, trappeur urbain, je me suis perdu au loin, le plus loin que je pouvais, à bout de souffle, au bout de moi. Je suis allé le voir juste avant de partir, une triste image qui me rappelle son sourire. La dernière fois que j’étais allé le vois avant de partir, c’était lui qui s’en allait, pour de bon, pour toujours. Sur la grosse roche devant l’arbre en V, je me suis échoué, autour de moi il n’y avait que des arbres, de la neige, le vent dans les arbres et sa main sur mon épaule. Sa main… et sa voix d’outre-tombe qui me disait doucement à l’oreille « N’aie pas peur! » comme pour me rassurer, comme avant. J’ai séché les larmes qui gelaient sur mes joues, j’ai mis à mes pieds des raquettes de bois métallique et de babiche plastique, puis j’ai marché, à en perdre le souffle, l’humeur et à entendre en bout de ligne que les battements de mon coeur qui voulait sortir, me dire, me laisser savoir qu’il ne s’était pas arrêté, comme si j’en avais douté. Je suis allé chercher un peu de force qui trainait par-là, un peu de force qui venait de toi, pour moi, pour eux, pour nous tous qui ne t’avons jamais oublié, la force brute que tu nous donnais simplement pour avoir la force d’avancer, de changer, de continuer. Tu sais, le temps file, mais un rien nous sépare, un souffle, un gouffre, un battement, une simple envie que tu sois là.
Le temps file
25 02 2015Commentaires : 1 Comment »
Étiquettes : Famille, Seul
Catégories : Bonheur, Douleur, Je ne veux pas que ça s'arrête, Solitude
Aux plats, aux pieds
17 12 2014J’ai mal à ma carapace, dévorée par les rapaces, je ne suis même pas mort encore, laissez-moi, mon dernier souffle. Je n’ai plus ma jeunesse, mon charme, mon allure, mon envergure, que mon triste sourire, pitié laissez moi partir. Quand ma peau décolle de sur mes os usés, je ne me sens plus comestible, mais à quoi bon, l’appétit vous guettes, mais je ne suis pas une viande de choix. Karma, il m’a pris en rhume, sans que je comprenne, était-il seulement fiction, n’ai-je point compris ma seule mission. Ma vie pour ma patrie, ma famille et mes amis, et toujours un peu de place encore pour l’inconnu qui passe, pousse et s’enfuit. Tu me bécotes de ton nez aquilin, t’insérant de plus en plus dans mes os, les faire craquer, craquant à souhait, rien ne t’arrête, jusqu’à ce que poussière je devienne sous le soleil ardant, content encore que tu n’aies pas de dents. Écoute-moi, un instant encore, simplement pour que je souffre un peu, laisse-moi savourer la douceur incessante de la douleur que tu m’infliges. Mon corps, ma tête, tout y passe, y repasse, ma vie, aujourd’hui, mais hier aussi. Je déraille, je perds la track, le nord et la raison encore. Je n’ai plus raison de m’en faire, de m’enfuir. Il ne me reste que le temps, le temps seul qui me reste.
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Catégories : Attentes, Bonheur, Solitude
Comme dans une botte de foin
14 09 2014Je me suis cherché, comme une aiguille dans une botte de foin, sans même me trouver. J’ai parcouru plus de mille kilomètres pour chercher dans un endroit où je ne suis pas. Je suis allé voir dans le bois, après des heures de marche, je suis revenu sur mes pas, bredouille je m’embrouille. Je me suis levé ce matin, j’ai eu envie d’autre chose, simplement parce que je ne me trouvais pas, j’ai pris mes idées au pied de la lettre et j’en ai écrit une, puis une deuxième, au bout de quelques lettres j’ai formé des mots délicieux à mon oeil, musicaux à mes oreilles, puis j’ai souri doucement. Ce matin je me suis trouvé, dans le plaisir d’écrire, quand j’ai appuyé sur Publier, ça a écrit que j’en avais 450 à mon actif, combien de mots te sont destinés? J’en suis vraiment désolé. Ce matin, j’ai eu envie de toi, différemment. Ce matin, j’avais envie de sentir la vie sur mon visage, j’ai refait le même parcours, j’étais là, partout et nulle part à la fois, une simplement envie transformée en désir d’être là, alors je suis revenu. Demain je rentre, rentre à ma base, retrouver mes bases, ma vie, mes mêmes envies. J’aurais fait plus de 1500 kilomètres pour me retrouver pareil, au même endroit, pareil, mais différent, parce que j’ai envie d’être simplement là, parce que je ne me suis jamais perdu, je me suis seulement oublié. J’ai pris ma peine, j’ai composé pour faire changement, faire autrement, transformer ma douleur en histoire d’amour, de transformer mon amour en inspiration, expiration, te transformer en muse. J’écoute une chanson des Counting Crows « Ghost Train », ça me fait pleurer un peu… mais je vais bien, on dirait qu’elle attendait avant de commencer. Je regarde l’heure et je patiente, doucement le calme en moi, j’espère déjà demain, le retour à la maison, l’envie d’être, comme une aiguille dans une botte de foin, peut être un peu perdu, mais bien là. Si jamais tu me cherches, je suis là, quelque part.
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Catégories : Amour, Bonheur
La soupe tiède
11 09 2014Il pleuvait sur la montagne et j’ai décidé de faire de la soupe, pas trop chaude, je trouve que ça ne goûte rien quand elle est trop chaude. Rien d’exceptionnel là, une soupe en conserve, que je fais chauffer un peu sur les derniers tisons qui ont déjà cessé de chauffer mes pieds qui commencent à geler. Mes pieds qui deviennent rouge quand les tisons eux deviennent noirs, comme quoi rien ne se perd, rien ne se crée. Le rouge du tison vers le chaud de ma soupe.
La soupe c’est plus long de passer de froid à tiède que de tiède à chaud, j’imagine que c’est un peu physique, mais ça m’importe peu, je l’ai juste remarqué, comme je remarque toujours plein de choses qui ne font pas vraiment de sens pour personne, mais qui m’impressionne toujours vachement quand j’y pense. Il est vraiment 14h30 et je me dis qu’en attendant, la soupe, parce que toi je sais que tu ne reviendras plus, je devrais m’ouvrir une bière, simplement parce que je n’ai pas de sablier pour passer le temps, une bière c’est comme un sablier, t’as déjà remarqué? Ça passe toujours à une certaine vitesse et ça dépend vraiment d’un tas de facteurs.
Je n’ai pas reçu ta dernière lettre, j’imagine que le facteur ne l’a peut-être pas livrée encore. Je sais que tu as cette rigueur d’écrire toujours les mardis, on est cyclique tu sais, même si on tente de faire tout pour s’en séparer de cette routine, on revient à ce qu’on est au plus profond de nous. Des fois je me demande si je n’ai pas été juste trop dure dans la dernière lettre que je t’ai fait parvenir. En fait, je sais aussi que tu n’as pas toujours reçu mes lettres quand tu composes les tiennes, j’attends toujours d’avoir un mot de toi, d’habitude. J’ai remarqué que tu n’écrivais jamais en fonction de mes lettres, parce que tu me parlais de ce que tu vivais, peu de toi, que tu répondais que très rarement aux questions que je te posais, je me suis dit que c’était pas grave, parce que tu m’écrivais tout de même, comme si ça me consolait toujours un peu de te lire, même si je te sais si loin.
C’est comme pour la soupe tiède, une minute de trop et c’est chaud, je suis obligé de la laisser reposer, parce qu’elle s’échauffe rapidement, après le tiède. Une seule minute suffit, pour être insatisfait maintenant. Un seul mot écrit un peu de travers et notre requête est rejetée. La vie aujourd’hui, ne tiens qu’à une minute, une seule où le vent tourne, où les yeux se ferment et où tu disparais comme la montagne, simplement parce que le vent a rempli la vallée de nuages et refroidira aussi ma soupe.
Je sais que le vent qui aura fait tiédir ma soupe emportera avec lui les nuages et je te retrouverai, toujours là, toujours aussi vivante. Je sais que les minutes continueront de s’enfuir et comme toi me glisseront entre les mains, mais j’aurai essayé de te retenir un peu, mais maintenant, j’ai vraiment les pieds trop froids pour courir encore une fois.
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Catégories : Amour, Attentes, Bonheur, Solitude, Tout gris
C’est comme un rêve
10 09 2014Je ne prends plus beaucoup mon ordinateur portatif, probablement parce que la technologie fait que je fais la même chose, avec plus petit, plus cher, plus élégant. Aujourd’hui j’ai pris l’ordinateur portatif, parce que je le traine quand même, même s’il est gros, vieux, qu’il chauffe s’il est allumé plus d’une heure, je me sens simplement plus à l’aise, position naturelle, ergonomique, c’est confortable. Je me suis souvenu aussi que c’était un peu long en l’allumant, il faut croire que je perds un peu mon temps, ou patience, qui sait. L’avantage maintenant, c’est que quand j’attends, je tourne ma tête et je vois l’eau, le fleuve, le petit étant entouré de pierre, la petite colline où je vais marcher pour ne pas rester immobile, j’en serais bien capable ces derniers jours. J’avais besoin d’être loin de moi, de la ville, je sais que je viens souvent me rattraper rapidement, c’est pour ça que je bouge un peu, histoire de brouiller les pistes. Je me suis levé fatigué, je me suis levé un peu terne, après dix heures de sommeil, je ne fais pas ça moi dormir dix heures, six tout au plus, quand je dors dix heures, c’est que j’ai bu la veille, mais pas hier, peut-être c’est juste le temps qui me rattrape, qui me signifie que je dois dormir. Ici, je tente de ne pas avoir le contrôle sur lui, sur moi, ça ne donne rien, je suis en vacances. Sur le fleuve, quand on regarde de ce côté, il y a comme un voile qui rend moins clair la rive opposée, une rive comme un rêve, un peu floue. J’ai pris le temps, mes céréales, j’ai laissé le café de côté, le bon café qui brûle l’énergie que je n’ai plus, je ne suis pas encore sorti, je n’ai pas encore pris ma douche, comme si mon corps se solidifie lentement, je crois que j’arrive, je me rattrape doucement, peut-être devrais-je retourner en ville, je ne me croiserais pas nécessairement en chemin. J’ai beau essayé de ne pas penser à toi, mais t’arrives toujours de nulle part, comme une surprise, comme là sur mon laptop, une photo sur le bureau de toi, une photo que j’ouvre, tu es comme un rêve, un peu flou. C’est comme une chambre d’hôtel, c’est probablement l’an passé, à pareille date, parce qu’il y a la bouteille brune et jaune à la banane sur le bureau un peu plus loin. Je m’ennuie tout à coup terriblement, ça doit être de te voir là, de te savoir si loin. Un demi-sourire, une crinière de lionne, une camisole rayée et ton regard sur moi, le poids de ton regard sur moi me manque, c’est lourd de ne plus le sentir. Je crois que je vais aller sur une Isle, histoire de me fuir un peu plus. Je ne comprends pas trop pourquoi tu es là, comme si tu venais de te lever avec moi, mais j’aime ça.
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Catégories : Amour, Bonheur, Comme un rêve, Solitude
Grief
21 07 2014T’as vu comme il fait étroit ici? Je me sens tout pris, tout m’étourdit. J’ai tenté de faire de la place, mais j’ai envie de ne rien jeter. Tu te souviens, l’espèce de chanson que tout le monde connait et sur laquelle tu m’avais planté ta hache dans le dos? Et bien, je la joue encore à la guitare, simplement pour être sur que je ne l’oublie jamais, on dirait que pour la plaie, ça va, ça fini par guérir, mais la musique, je ne sais pas, ça me reste toujours dans la tête. Tu me connais, si je n’étais pas si timide, je répondrais à tout le monde par des paroles de chansons, je crois que j’en connais assez pour ne jamais manquer de voyelles. Je ne sais pas, j’ai beau remplir les sacs-poubelle, il y a toujours quelque chose qui reste, simplement pour que je me souvienne, peut-être parce que je n’ai pas envie en fait que ça se termine, peut-être que je ne suis pas capable de fermer la porte, fermer mes yeux complètement, en anglais, ils appellent ça « Grief » en français, ce n’est rien que je peux expliquer, c’est latent, c’est là, c’est douloureux, mais pas de la douleur, Google ne connait rien à la traduction des sentiments, j’ai essayé. Si Ricardo faisait des recettes de sentiments, il saurait lui comment l’expliquer c’est quoi « grief »… Tu sais, quelque chose du genre, 1 tasse de nostalgie, 1/2 tasse de mélancolie, 1/2 tasse d’amertume, 1/3 de tasse de malchance, 1 c. à table de pitié, 1 c. à thé de destin, 1 c. à thé d’apitoiement, une pincée de larmes, tu mets ça dans un grand verre, d’avale d’un trait et ça passe toujours de travers avec le temps. Lui il connait ça les recettes. Moi j’ai toujours les ingrédients sous la main, j’ai les ingrédients pour toutes les recettes et j’ai beaucoup trop d’ingrédients, c’est comme ça chez nous, on est inquiet de père/mère en fils/filles… on remplit de tout pour être sur qu’on ne manque de rien… mais la foutue recette… elle est où? C’est toujours la même chose, on finit par jeter parce qu’on n’a rien fait avec ce qu’on avait, on finit par ne même pas profiter de ce qu’on a. Je suis là à jeter dans un grand sac ce qui marche pu au lieu de regarder ce qu’il reste dans les armoires ce que je pourrais bien utiliser pour justement ne pas perdre. Des fois, j’ai envie de fermer les yeux, tout jeter, pis racheter en neuf, le problème là-dedans, c’est qu’on fini par acheter des affaires qu’on avait déjà. Elle est où cette foutue recette?
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Étiquettes : Besoins, espoir
Catégories : Absurde, Attentes, Bonheur
Je rêve parfois…
1 06 2014Je rêve parfois de me réveiller dans tes bras. Ton coeur, ton corps ne répondant qu’à mes mouvements, lentement, doucement. Je rêve parfois que tu m’acceptes comme je suis, comme j’accepte ce que tu suis, ce que tu es, ce que tu veux que l’on soit. Je rêve parfois, que ce soit la première fois qu’à nouveau tes lèvres se déposent sur les miennes, que ton corps tu ne retiennes, de ne faire qu’un avec moi, te souviens tu de la première fois? Je rêve parfois, seulement pour un moment, que je trouve celle qui s’approche de moi, doucement, en se foutant du temps, du printemps, un doux moment, près de mon ouïe, j’entends les mots qu’elle me dit. Je rêve parfois, par moment, par étape, car tout ne peut arriver en même temps, il faut savoir se donner le temps. Je rêve parfois, d’aller chez le libraire du coin, faire le tour de tout le magasin, et de me retrouver là, sous tes yeux, simplement parce que c’est toi qui m’inspires et que j’ai eu les mots pour le dire. Je rêve depuis toujours d’avoir les enfants que j’aimerai d’amour, que je n’ai jamais eu, de tout ce temps que j’ai perdu. Je rêve d’avoir les deux pieds dans le jardin, d’avoir les rides sur le visage et les mains, de sentir la terre et sa moiteur, puis ta présence. Je rêve encore, d’avoir les pattes d’oies sur le coin des yeux, parce que tu m’auras trop faire rire, tu le sais que tu le peux. Je rêve de mourir en paix, dans l’amour de ceux qui me sont près, en sachant que lorsque je fermerai les yeux, tu me diras doucement… je t’aime mon vieux.
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Étiquettes : Amour, satisfactions, Vie
Catégories : Amour, Attentes, Bonheur, Je ne veux pas que ça s'arrête
Et si tout commençait là
22 04 2014Et si tout commençait maintenant, pas aujourd’hui, mais hier, donc déjà commencé il y a de ça bien des années, mis en suspend, pendant dans le temps, temps d’un silence, d’un respire ou d’une vie, tout simplement vécue dans l’oubli. Si tout naissait comme la mère accouche son enfant, sans rien demandé, de nature exécuter, d’un miracle évoqué, comme ça, sans but, sans gloire, parce que c’est un peu ça la vie. Et si je me compliquais les choses, chaque jour, simplement sur le dos de l’amour, sur le dos de toi, sur le dos de moi. Me créant de vils bonheurs, d’interminables attentes, comme si tout ceci était nécessaire, comme si, investi d’une mission, je mettais mon malheur sur tout ce qui ne vient pas de moi. Comme si les autres étaient responsables de ce que l’on ne décide pas soi-même. Comme si à la base, non décider d’être là, j’étais parti du mauvais pied, attendant que tout se dessine pour moi. À l’aube d’un an qui fait mal, partout, dans le corps et l’esprit, j’investis toujours mon temps dans ce que je crois aimer le plus, m’acharner sur mes mots, mes maux. À ne plus entendre ce qui cri en moi, ce qui dort, ce qui, étouffer par mes silences meurt doucement, comme un vieux qui n’attend que le trépas. Suis-je en si mauvaise posture ou simplement, je reprends conscience de ce qui reste? N’est-il jamais trop tard?
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Étiquettes : Attentes, Seul
Catégories : Attentes, Bonheur, Fatigue, Le Matin, Solitude, Tout gris
Deal with it… (arrange toi avec!)
8 10 2013C’est comme un sprint sur place. Une tête qui achève de penser. L’ébullition en lambeau. Trop de mots. Pas assez de doigts. Deal with it. On prend pas le temps. On ne sent plus le vent. On attend. Doucement le temps d’une vie on arrête, puis on a encore envie. Deal with it. Je n’ai plus de mot pour mes sentiments. Je n’ai plus de sentiments pour mes maux. J’observe. Silencieux. J’attends. Le calvaire de temps. Je suis même plus capable de me botter le derrière, pas qu’il est trop gros, mais je garde mes énergies pour autre chose. J’ai plus l’impression d’être Live. Deal with it. Décaler, d’un pouce, d’un pied, d’une tête. J’ai eu oui dire que j’allais bien. Pause. Rewind. Play. La même chose. Deal with it. J’ai décroché de ma vie, de la vie, de moi. Ça fait du bien. Les mots me manquent. Comme les vieux amis qu’on ne rappelle plus. Par paresse. Par manque d’intérêt. Par différence. Par chance. Deal with it. Je suis là là. Maintenant. Cassant le silence. Me cassant la tête. Je n’achèverai jamais l’oeuvre d’une vie. La vie d’une oeuvre. Les mots me manquent. Ils ne sont pas morts encore. Les mots mordent mollement mon absence. En silence. J’y pense. Et maintenant… Arrange-toi avec.
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Étiquettes : passion, Temps
Catégories : Absurde, Bonheur, Le Là
Souvenirs fragiles
26 05 2013La lumière blanche pénétrait la chambre simplement pour l’illuminer, en partie, des rayons blancs jusqu’à cette boite toute brune dans un coin appuyée contre la bibliothèque. Le faisceau semblait souligner les lettres toutes noires de caractère gras qui formait les mots SOUVENIRS FRAGILES. Les lettres jamais défaites comme cette boite dans ce coin, des lettres qui renfermaient tellement toute la vérité du monde, un pléonasme vicieux qui force un retour en arrière. Un retour en arrière comme il en existe sur tout les claviers de la terre, un retour en arrière qui efface ce qui s’était passé avant. Des souvenirs fragiles. N’ont-ils pas toujours ce talent? Hier passe si vite que demain l’est devenu. Que sont devenus mes amours, mes amis, mes idées et mes aventures? Tous ces voyages, passé à penser pourquoi j’allais si loin pour me retrouver. Tous ces bras dans lesquels je me suis blotti, maman, amie, chérie… essuierais-tu ces larmes, car je ne me souviens déjà plus de cet hier fragile qui caressait ma joue encore innocente du revers de la main, où était-ce cette main de devant qui heurtait ma joue d’adulte violemment? Ces souvenirs effacés, transformer par le temps, le vent, les gens qui sont passés par après, simplement pour brouiller les cartes, ou ce ruisseau clair dans lequel je voyais le fond. Maintenant tout se confond, le sourire aux lèvres, je tente de me souvenir doucement d’hier, de comprendre pourquoi tout a été si vite, où je me retrouve aujourd’hui. Qu’est devenu le petit garçon qui faisait tout inconsciemment, par instinct? Je crois qu’il se réveil doucement, après avoir dormi, rêvé, pensé que la vie n’était que de longs souvenirs fragiles.
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Étiquettes : Temps
Catégories : Bonheur