Vivre… c’est mourir un peu

18 07 2011

Aujourd’hui, malgré le soleil, les journées sont sombres. Je cherche dans un rayon donné la lumière que je ne reçois plus de toi. Toutes ces journées sans toi. Mais qui es-tu? Je repasse sans cesse toutes ces histoires qui n’ont pas fonctionné, je cherche sans cesse quelque chose que je n’aurais pas capté. Je repasse en boucle tout ce qui me reste de toi, de souvenir, de mes rêves à moi. Je panique en détresse, l’impression que le temps me délaisse, même s’il n’existe pas, les années ont un effet sur moi. Où est-ce tout qui ferait un toi, où est-ce tout pour moi. N’ai-je points jamais eu la chance d’aimer au point de vouloir en crever, n’ai-je pas d’un revers de la main essuyé cette larme qui t’étais destinée. En silence, le temps d’une danse, d’un simple regard sans au revoir. De rêve en rêve, j’ai espéré qu’un jour tout allait arrêter, toi sur moi, synchroniser avec le temps qui passe, qui m’agace. On parlait de nous aux majuscules, de toi auprès de moi, de nous dans le temps soufflé par le vent. Le vois-tu mon rêve délicat qui s’est brisé tant de fois? Je n’ai rien demandé, souvent qu’un baiser, mais sans arrière pensé, j’étais bien avec toi, je n’ai été que moi. Aujourd’hui, je tente de convaincre mes viscères que la passion à eu raison de ce que je suis, ce que j’étais, ce que je m’ennuie être. En moi s’écrie une voix étouffée par moi, une voix qui t’appelle toi, chaque fois. Pourquoi suis-je rendu là seul encore une fois? C’est comme si le monde s’était arrêté pour que je puisse le regarder, un instant, sans moi, sans toi, sans ce que j’ai toujours voulu de moi. J’ai eu peur, trop peur. J’ai eu mal, trop mal. Douleur et torpeur, je me suis empêché d’avancer vers ce que j’ai toujours rêvé. Je me suis poussé de toi simplement pour ne pas avoir froid. Aujourd’hui, assis seul devant tout ça, je me pose tant de questions, où est rendue cette passion. Je ne peux plus vivre de raison, elle ne m’appartient en rien, où est ce feu qui me consumait, où est ce feu qui m’enflammait à tout moment simplement parce que tes yeux sur moi se posaient. Ma raison en rage s’est transformée, je ne peux pas la supporter, je ne suis rien d’autre que cet animal, agile, fragile, qui ne demande qu’à s’exprimer. J’adresse cette maladresse avec un peu de tendresse et souhaite à ce jour que tout redevienne, de ce dont je me souvienne, pure passion jusqu’à ma réelle disparition.





La brume et le vide

27 06 2011

Ça fait plusieurs jours que j’ai la tête dans la brume. Je tente doucement de la chasser, mais sans trop savoir par où commencer. Il manque quelque chose, quelque part. Je me suis mis à chercher, ici, là, rien n’y est. J’ai tenté de tout remplir, mais je me suis rendu bien compte qu’il y avait des fuites, la mienne la première. On a beau pointer du doigt les gens qu’on croit en mouvement, mais on a l’air un peu débile quand on se rend compte que c’est eux en fait qui sont immobiles. Je me suis donc arrêté, sans constat et sans mouvement constant. J’ai eu envie de ça, de toi, de tout et je me suis rendu compte que je ne voulais rien. Je ne veux rien que j’ai en fait. Drôle de sentiment de ne pas avoir besoin de ce que l’on a quoi qu’on peut trouver cela bien normal dans certain cas. Je n’ai vraiment rien choisi dernièrement dans ma vie, me laissant imposer chaque petite pulsion par la vie apportée. On peut dire que je piétine cette même merde, que je mâche cette vieille gomme, pourquoi je ne la jette pas… on sait jamais, des fois qu’il resterait encore un peu de goût que je n’aurais pas encore gouté. Ma vie elle, elle goute quoi? Ma vie goutte la brume, une sorte d’amertume insipide, c’est comme de l’eau, mais sans le coté rafraichissant. Tout cela parce que je n’ai pas choisi, j’ai laissé allez parce que j’ai eu à un certain moment peur d’avancer, de changer, de m’écrier de tout mon être la folie que j’étouffe doucement en vieillissant, ce coté enfant, passionné, insouciant. À force de m’être exploser le coeur, le corps à aimer, j’ai plus voulu réessayer, écraser dans mon coin, je garde le silence, je regarde mon existence et je me dis simplement qu’il serait temps que je me lève, mon corps réclame le droit de se tenir droit et ma tête celui de tout simplement s’abandonner.





La valse familière

21 06 2011

Ton odeur me réveille, en même temps que ton cadran qui sonne et ma tête qui raisonne. D’un seul geste, tu l’éteins et ton corps s’arrête soudain. Le mien ne peut que s’animer à la vue de ta peau qui me laisse miroiter sa douceur, le sais-tu que j’ai peur? Je n’y pense pas ou qu’après un instant, quand l’ombre de ton corps n’existe que dans ma mémoire. Hier encore, mon mutisme ne faisait qu’expliquer le désir de mes yeux sur toi posé. Tant de temps a passé, tant de larmes ont coulé me laissant desséché sur ce banc délaisser. Aujourd’hui, un matin frais, le sourire aux lèvres, je laisse mes mains parcourir ton corps une nouvelle fois encore. Magnétisme soudain il s’approche doucement de moi, comme à chaque fois. Je n’ai plus peur des mots qui occupent mes pensées, mon corps aime dormir contre le tien jusqu’au moment soudain où tout repart en vrille au son de la ville qui s’anime. Demain n’existe pas, n’existe plus, n’existe qu’en rêve tout au plus. D’une valse en trois temps, je regarde passé le vent qui souffle doucement sur la braise d’antan.





Quand les pores de peau parlent

12 06 2011

Quand les pores de peau parlent, il n’existe que le silence, comme une danse, deux corps qui entrent en transe. La friction de la peau, l’une contre l’autre fusionnée, ne laissant place à aucun froid, même si dehors tout est gelé. Mon corps prend ce que tu lui donnes, jusqu’à ce qu’au matin tu l’abandonnes, seul, calme et satisfait, sais-tu seulement ce que tu lui fais? Ce manège commencé la veille, d’une invitation maladroite, où l’alcool ne t’apporte jamais la même ivresse que mon corps et mes caresses. Les paroles doucement défilent, comme les paroles d’une chanson qui s’anime, le temps suspendu à tes lèvres, souhaitant que jamais la nuit ne s’achève. Une fois nos corps enlacés, comme ils l’étaient par le passé, incapables de les en empêcher, nos pores s’expriment de mots qu’ils nous ont volés. Lorsque la passion consommée, que nos corps étendus, épuisés, ne peuvent quitter le contact, nos chairs se racontent des histoires, pour étirer la nuit jusqu’à ce que le sommeil s’en suit. Et le matin pressé, quand nos corps doivent se quitter, ce n’est qu’en silence que cela puisse se passer, tu le sais, car quand les pores de peau parlent, c’est en silence que le contact est toujours inévitable.





Je change…

25 05 2011

J’encre mon coeur de rouge, de vie que j’ose, que je chéris. Je salis des pages et mon visage de temps qui passe. Je m’abreuve et je dévore mon corps et ce vide qui m’habite. Je pose et je m’interpelle de ces questions qui me laissent sans elle. Je fléchis et me réfléchis dans cette glace sans image. Je me déplace ou me déambule vers le plus grand des néants. Je me pousse et m’oblige à changer de vertige.





Étourdi

9 05 2011

Je me suis réveillé, d’un rêve étrange, d’un rêve qui dérange. Je me suis senti perdu, un instant où j’ai fermé les yeux et que ton image a disparue. J’ai perdu mes repères et le vertige s’est emparé de moi, encore une fois, cette fois-ci sans raison. Aie au moins la décence de ne pas disparaitre chaque fois, chaque fois que je m’endors. J’ai l’impression que je me perds de moi,  de toi, de tout ce que j’ai souhaité dans ma vie. Mes passions meurtries me pointent du doigt, c’est toi, c’est toi. C’est moi qui de coté c’est laisser mettre pensant avoir raison. Mais la raison m’a quitté, peut-être en même temps que la passion. Aujourd’hui à découvert je me dis simplement que j’étais bien avant, avant que je ne ferme les bras, les yeux, mon coeur. Je ne sais plus reculer, retourner, tourner, m’étourdir comme lorsque j’étais enfant, lorsque mon corps perdait la tête et que mon coeur se soulevait, étourdi ou léger. C’était avant. Aujourd’hui, je ne suis pas triste ou malheureux, je cherche comment retourner en arrière, simplement pour que mon coeur explose de te voir, que ma voix ne crie que oui même si je ne connais pas ton nom.





Le plumage : Pourquoi es-tu mal, heureuse?

9 01 2011

J’ai le plumage de charbon et l’oeil grand ouvert, attentif à tout ce qui se trame autour de moi. Sensible sur ma branche je fais cavalier seul, très seul. Je suis toujours charmé quand tu passes, ailes déployées, gracieusement devant moi, mais pourtant que t’ai-je fait à toi? Une seule fois, juste une pourrait-je enfin avoir ce que je souhaitais de toi. Femmes, tu me regardes, m’implorant doucement, demandant mon aile gentiment. De mon coeur sensible et ouvert à aider je suis un peu troublé. Ce n’est point ce que j’ai souhaité, mais toujours à moi tu t’es présentée. De souvenirs passés, présents, tu te joues du temps, ma solitude insupportable te rend la tâche plus manœuvrable. J’ai décidé d’arrêter ce jeu, d’arrêter ce manège qui finit par te rendre ridicule. N’es-tu point mariée? N’as-tu pas dans ton nid des oisillons que tu devrais protéger? Pourquoi moi? Est-ce ma faute si je suis là, si je suis l’autre, celui qui n’existe pas que dans les chimères d’une vie que tu n’as point eue? Pourquoi je devrais essuyer cette larme sur ta joue, cette lourdeur qu’est ta vie, je ne suis pas le sauveur de tes erreurs. Je sais, j’ai été là, j’ai écouté, désiré, rêvé d’impossible et me suis ressaisit, mes valeurs ont refait surface dans la nuit. Je suis en âge d’être heureux, trop jeune trop sérieux, trop tard tu as montré que tu étais intéressée. Combien de fois est-ce arrivé? Toujours serait une réponse sincère, jamais tu n’as voulu partager mon univers. Aujourd’hui tu vois ce que t’as laissé la vie, tu aimes tes enfants, mais ton mari? Désolé je ne suis pas la porte de sortie. J’ai su taire mes cris, à travers le temps je les  ai endormis. Tu veux ce que j’ai toujours été, trop tard tu l’as réalisé. Mais pourquoi serais-je le remède de tes choix? N’as-tu jamais pensé à moi? Moi non plus ne t’inquiète pas, mais j’ai changé, je crois. Mon coeur doucement enflammé restera ainsi pour l’éternité, mais dans mes yeux plus jamais tu ne verras briller ce désir nostalgique de n’avoir été pour toi qu’un deuxième choix. D’une tristesse qui me fait mal au coeur, j’ai compris aujourd’hui que je suis le vainqueur, car si à première occasion tu m’avais choisi, ça aurait été moi ton triste mari.





Hier j’ai tué demain

20 11 2010

Hier, j’ai tué demain, sans comprendre vraiment pourquoi. Hier, j’ai tué demain et c’est un peu à cause de toi, cause de l’effet que tu as eu sur moi. Je n’ai plus eu l’envie d’être demain avec personne d’autre que toi. Hier j’ai tué demain, c’est arrivé. J’ai mis de coté ce dont j’avais rêver. Demain n’existe plus, hier je l’ai tué.De ce même fait mes rêves se sont vu assassiné. Mes attentes envolées, je ne pouvais plus les supporter. En attendant demain, hier je me suis blessé. Blessé jusqu’au fond de l’âme, sans pouvoir cicatrisé. Si hier n’existe pas, demain n’existera jamais. Et pourtant hier j’aimais, j’espérais et je me suis retrouvé silencieux dans ce vide insidieux. J’ai tenté de le remplir, par des moyens incertains, chaque fois je me retrouvais seul devant moi. Sans écouté ce que je voulais vraiment, j’ai tenté de vivre demain et j’ai perdu mon temps. Hier, j’ai tué demain et il a cessé d’exister, de part et d’autre pour me libérer. Car c’est en attendant demain, qu’aujourd’hui je n’ai pas vécu.





Plus sombre que mon ombre

3 10 2010

Je me suis levé, plus sombre que mon ombre. En fait, elle avait l’air plus illuminée si je ne fais que comparer. Comment cela est-il arrivé? Hier elle a commencé à pâlir au même moment ou j’ai commencé à sombrer. Pourtant, mes idées claires auraient dû prévenir ce malêtre, il n’y avait pas raison d’être. Mon ombre à palie, au même moment pour je me suis couché pour penser. En fait, le but initial de l’activité m’était pas ça, n’était pas là, j’y allais simplement pour me divertir, d’une couverture me couvrir et d’images inondées ma tête, simplement pour qu’un peu elle s’arrête. Et là je me suis endormi, comme ça, je n’étais pas dans mon lit, mais j’étais avec Mi. Je me suis réveillé, Mi disparu, le film infini que j’ai repris depuis le début. Je me sentais sombre, était-ce mon sommeil ou simplement Mi qui m’avais assombri. Mais Mi n’a pas le dos large et de voix à bout portante n’ébranle même pas une plante. Mes yeux rivés sur la télé je n’ai cessé, de devenir d’abord argenté puis de plus en plus foncé. Ça m’a frappé d’un coup, le film terminé je me suis levé, le soleil lui commençait à ce coucher, je jure que lui et moi on est pas trop synchronisé. Me dirigeant vers la cuisine, un peu de lumière que je l’illumine, c’est là que ça m’a frappé, je suis bien sombre pour cette ombre. Je me suis frotté un peu les yeux, histoire d’y voir mieux, me demandant si c’est mon ombre qui disparaissait ou si qu’avec elle de place je changeais. Non, rien n’a rien, je suis sombre et elle est là, elle est ombre et je suis moi. Je ne savais que faire, de l’eau et du repos, je crois que tout ce guérit avec ceci. Mais non ce matin, je me suis levé, toujours plus sombre que mon ombre. La lumière du matin n’y fait rien, rien ne change, je suis de plus en plus noir. Déjà corbeau, carbonique et lunatique, me voici, l’ombre pâlie, incompris. Je me suis dit, peut-être la faim, mais enfin, un coup remplis je suis toujours aussi gris. Le temps ne fait rien à l’affaire, du même coup je ne sais plus comment me distraire, devrais-je tenter de l’oublier, si je ne pense plus à cette ombre sous moi, peut-être je pâlirai encore une fois. Et si je n’avais guère compris, si c’est moi qui disparaissais, peut-être que tout s’expliquerait, si mon ombre n’est que plus claire, c’est peut-être que c’est moi qui disparais, qui transparais, qui laisse passer la lumière. Peut-être me suis-je oublié quelque part sur le pavé, devenant plus sombre, me distançant de mon ombre. Tout à coup j’aperçois, dans le bas de page que sur laquelle je me bats, des mots qui enfin me raccroche à ce que je dois, me décroche un sourire même à la fois, des mots qui m’appellent encore une fois, mais que j’oublie, un peu trop parfois. Mon sourire s’élargit, avec le nombre qui grandit. Dans le coin il y a des mots qui me définissent bien, des mots dont j’ai souvent peur, auxquels je dois faire face, car j’y ai ma place. Je reprends vie doucement, je crois qu’il faut que j’y aille lentement, j’ai la mission qu’il me faut, je suis le compteur de mots.





Comme la neige qui fond

26 09 2010

C’est comme de la neige qui fond, simplement pour délier mes doigts, délier les noeuds en moi. Donne-moi simplement assez d’encre, assez de sang pour écrire ce que je suis, ce que je pense et ce que je ressens. Comme cette petite mare de neige fondue, la chaleur parcourt mon corps une fois de plus. Et je n’aurais jamais assez de lettres qui se trouvent sur mon clavier pour m’exprimer. Jamais assez de vocabulaire, pour te plaire ou te faire taire. Laisse-moi me livrer à mon plus vilain désir, celui d’écrire. J’ai simplement envie d’y passer ma nuit, ma vie. Je n’ai pour cette tendre passion, cette douce passion, jamais assez de temps et toujours trop d’idées pour les réaliser. D’un projet à l’autre, mon corps se heurte au temps qui passe doucement, doucement, mais toujours bien trop vite, car nous avons tous cette peur qui nous habite. Donne-moi encore le temps, tout le temps que je voudrai pour simplement tout réaliser. D’un lointain désir obscur, je veux faire le voeu d’une seule passion, d’une seule obsession, celle que tous mes mots se transforment en toutes ces histoires que chacun se racontera chaque soir. Et que d’encre souiller, mon corps pourra bruler quand toutes les histoires que j’ai seront terminées de raconter.