Quand le temps passe et que je pense à toi, à nous… Je me rends compte que le nous n’existe que pour moi. Le temps que tu passes à te pousser de moi est plus grand que celui où tu as envie de moi. J’observe et me dit que c’est peut-être mieux ainsi. Dans ta vie, il n’y a pas de place pour moi, pas la place que j’aimerais avoir, la place que je souhaiterais. J’aimerais tant partagés ton soleil et ces jours de pluie où le temps gris ne fait que confirmer que je suis bien avec toi. Je me mens à moi même en m’inventant des histoires, en me créant des attentes envers toi. Tu n’es pas prête, pas prête à passer ta vie avec moi et moi non plus en fin de compte. Tous ces mots que tu me lances tour à tour dans les jambes m’empêchent d’avancer, d’être bien, d’être heureux. À mot couper pour ne pas te contrarier je suis plus ce que j’aime être. Où dans tout ce bal d’événements je me suis oublié simplement pour t’aimer? Est-ce que je t’aime vraiment? Est-ce que cette envie d’être à tes côtés n’est pas seulement devenue qu’une triste habitude où ton confort d’être avec moi n’est la résultante que de tout ce temps passé à mes côtés. Je n’ai rien à t’offrir, rien de plus que ce que je suis, mais tu ne prends que ce que tu as envie. C’est dans mon entièreté que je veux être aimer. C’est dans ton entièreté que je veux t’aimer. Il m’épuise de voir que je crois encore à nous comme un vieux rêve que l’on caresse depuis longtemps. Un nous qui me fait peur aussi, mais qui est irréel puisque tu n’y crois pas! De tes reproches je ne peux plus vivre, accrochée au passé tu ne peux t’empêcher de me le rappeler, comme un gout amer dans ta bouche, les seules paroles à mon sujet ne sont pas sur l’avenir, mais sur le passé. Je suis là simplement à attendre que le temps passe, à attendre que tu penses. Tu ne veux rien rater de ce que t’offre la vie et même si moi je suis là tu me gardes près simplement pour te rassurer que tu ne manques pas ta chance. Pourquoi le temps ne change rien à la chose? Pourquoi n’écoutes-tu pas cette petite voix qui crie en toi que tu n’es pas où tu voudrais être? Est-ce que je me trompe? Je ne crois pas. Est-ce que je me trompe? Oui, chaque fois que je crois que tout cela peut changer. Inconfortable dans cette situation je deviens de plus en plus amer à mon tour. Et de te faire que l’amour devient une corvée qui n’en finit plus. Je n’ai pas envie que de ça, j’ai envie que de toi, entièrement. Je m’accroche, encore un peu, pour ne pas tomber de haut. Tu es unique, pour moi. Tu es la seule personne qui m’a traité ainsi, pas comme un ami, mais comme celui que l’on cache en silence. Je suis fatigué de tout ça, de l’attente, de l’espoir, faux espoir. De ces yeux qui me regarde à moitié. J’ai des rêves et tu n’en fais plus partie, car tu ne veux pas être dans ma vie.
Souvenir retrouvé de février