Le plumage : Pourquoi es-tu mal, heureuse?

9 01 2011

J’ai le plumage de charbon et l’oeil grand ouvert, attentif à tout ce qui se trame autour de moi. Sensible sur ma branche je fais cavalier seul, très seul. Je suis toujours charmé quand tu passes, ailes déployées, gracieusement devant moi, mais pourtant que t’ai-je fait à toi? Une seule fois, juste une pourrait-je enfin avoir ce que je souhaitais de toi. Femmes, tu me regardes, m’implorant doucement, demandant mon aile gentiment. De mon coeur sensible et ouvert à aider je suis un peu troublé. Ce n’est point ce que j’ai souhaité, mais toujours à moi tu t’es présentée. De souvenirs passés, présents, tu te joues du temps, ma solitude insupportable te rend la tâche plus manœuvrable. J’ai décidé d’arrêter ce jeu, d’arrêter ce manège qui finit par te rendre ridicule. N’es-tu point mariée? N’as-tu pas dans ton nid des oisillons que tu devrais protéger? Pourquoi moi? Est-ce ma faute si je suis là, si je suis l’autre, celui qui n’existe pas que dans les chimères d’une vie que tu n’as point eue? Pourquoi je devrais essuyer cette larme sur ta joue, cette lourdeur qu’est ta vie, je ne suis pas le sauveur de tes erreurs. Je sais, j’ai été là, j’ai écouté, désiré, rêvé d’impossible et me suis ressaisit, mes valeurs ont refait surface dans la nuit. Je suis en âge d’être heureux, trop jeune trop sérieux, trop tard tu as montré que tu étais intéressée. Combien de fois est-ce arrivé? Toujours serait une réponse sincère, jamais tu n’as voulu partager mon univers. Aujourd’hui tu vois ce que t’as laissé la vie, tu aimes tes enfants, mais ton mari? Désolé je ne suis pas la porte de sortie. J’ai su taire mes cris, à travers le temps je les  ai endormis. Tu veux ce que j’ai toujours été, trop tard tu l’as réalisé. Mais pourquoi serais-je le remède de tes choix? N’as-tu jamais pensé à moi? Moi non plus ne t’inquiète pas, mais j’ai changé, je crois. Mon coeur doucement enflammé restera ainsi pour l’éternité, mais dans mes yeux plus jamais tu ne verras briller ce désir nostalgique de n’avoir été pour toi qu’un deuxième choix. D’une tristesse qui me fait mal au coeur, j’ai compris aujourd’hui que je suis le vainqueur, car si à première occasion tu m’avais choisi, ça aurait été moi ton triste mari.





Maintenant tu peux te taire

19 12 2010

J’ai gratté des pages de vieux papiers, pour donner un sens à ma vie. J’ai encré tout mon être de mots pour mieux renaitre. J’ai tenté disparaitre, sans même chercher pourquoi, j’ai cherché dans tout mon être pourquoi je le faisais pour toi. Aujourd’hui, la moitié de ma vie à rêver et pleurer, j’ai passé. Maintenant, mon coeur dans la neige, mort de froid trop de fois. Je n’ai même plus la force du temps qui passe, même plus le vent qui fait sourire mon visage. Je ne comprends pas, je ne veux plus comprendre. Je suis là, debout, horizontal ou vertical, sans vraiment que ça m’achale, je n’ai plus envie de tout ça. Je regarde au loin qui n’en finit plus, je regarde, je ne cherche plus où je vais, qui je suis. Je n’ai plus envie de laisser ma vie s’influencer doucement par les humeurs des autres. J’aime, j’aide, j’écoute, mais je ne suis pas le porteur de douleur de ce que tu vis. Je trimbale avec moi plus d’histoire que je n’ai de doigts pour les compter, des histoires tristes, d’amour qui n’a peut-être jamais eu lieu. Aujourd’hui, j’ai envie de faire cavalier seul. Je n’ai jamais demandé de te taire, peut-être aurais-je dû! Quand tu as tenté de me réexpliquer ce qui t’était arrivé, pensais-tu que je ne t’écoutais pas ou tentes-tu de te réinventer de la tristesse pour mieux la vivre cette fois? Tu peux me casser tout le sucre sur le dos que tu voudras, mais rappelle-toi, je vis dans ma carapace… RAPACE!





Du sel à l’amer

17 07 2010

Je suis passé, du sel à l’amer, de l’hier au présent, douloureusement. Dans la nuit cent pourquoi et comment, pour faire passé le temps. Mes larmes ont séché à la chaleur de mes joues, ça me rend fou. Chaque mouvement, chaque souvenir me rendent fou. Je suis fou, de toi, de ça, de ce qui a été un jour quelque chose qui devait ressembler à l’amour, mais qui s’est épuisé, qui a brûlé comme une traînée de poudre, comme une traînée de toi. Dans chaque parcelle de temps qui passe trop lentement tu t’es quand même consumée, enflammée dans un instant de liberté qu’avec moi tu t’es accordée. Puis tout s’est envolé avec le temps, avec toi et une partie de moi ne le sais-tu donc pas? Que c’est t’il passé entre vendredi et vendredi, entre hier et aujourd’hui entre toi et moi? Adolescente inconsciente tu as commis cet homicide involontaire d’une partie de ce que je suis, de ce que l’on était. À ne rien vouloir manqué, à vouloir tout garder, mon coeur, mon coeur comme j’ai toujours envie de te retrouver, comme le premier jour où tes yeux se sont posés sur moi, dévorant d’une bouchée tout ce que j’avais à donner. Qui a commis le crime? Du sel à l’amer, il ne me reste que le doux goût de tes lèvres, je suis donc coupable.





L’eau d’heure

24 05 2010

Comme une odeur de toi, envoûtante qui tournoie autour de moi, comme le doux vent au printemps. Comme une odeur de toi, qui demeure chez moi, que le temps ne chasse pas, mais que je surprends de temps en temps. À ces odeurs s’accrochent des souvenirs, auxquels je tiens et que je ne veux laisser partir. Et que l’heure qui tourne et tricote, que l’eau qui s’écoule de mes yeux, ne change rien à l’affaire, je n’éprouve maintenant que colère. Comme une odeur de déjà vu, je me suis pris les pieds comme par le passé. J’en veux à ce que je suis, mais en même temps je me remercie. Je n’oserai crier les trucs qui me passe en tête, sans cesse, car ces mots qui sommeil en moi ne donnerait aucun résultat, sinon que l’exorcisme d’un moment et culpabilité pour plus longtemps. Je m’en veux de ne pas m’être écouté, mais j’ai appris en même temps avec le temps, que je ne pouvais pas faire autrement, j’avais besoin de cet exemple, ce dernier pour me réveiller. Aujourd’hui, je suis assis, je pense à tout ceci. Près d’un an, à un an près, la continuité d’une leçon il y a bien longtemps entamé, celle qui disait seulement de m’écouter. Par le temps passé, tout s’est tassé, dans une histoire qui avait mal commencé. Une histoire commencée d’une intense intuition, passion, toujours grandissante, mais peu à peu mourante. Une relation qui avançait laissait des traces, toujours plus profonde chaque fois. Une relation qui était remplie de reproches, de projections, de ce que je n’étais pas, mais qui m’était lancé tour à tour pour me rappeler. Me rappeler à l’ordre que je suis grand, je suis moi, je suis quelqu’un que tu ne connaîtras jamais, car à s’appuyer sur le passé on oublie souvent le présent. Aujourd’hui, j’ai besoin de tourner la page, je ne trouve même plus le livre, mais je sais.





Clue ou qui est le coupable

29 11 2009

Je suis dans un jeu de Clue humain. On cherche le coupable. Mon département c’est mise à cherche LE coupable. D’un désastre quasi nucléaire vendredi est découlée cette recherche à savoir qui l’on enverra à la potence. Je n’étais pas là, les absents ont toujours tort. Alors que d’un coté on cherchait les comment, de l’autre on cherchait le qui, car on connaissait bien le pourquoi. Un pourquoi bien déphasé par des histoires à dormir debout, des inventions de toutes sortes, des scénarios de films d’horreur. Je suis arrivé, on m’a demandé qui? J’ai répondu moi. La lame s’est mise à descendre doucement, arrêtant au niveau de mon cou. Quelle douleur que cette torture, achevez-moi! Mes recherches passées à chercher un autre endroit pour travailler étaient l’exemple pur et simple que je n’étais pas bien. Si je n’ai qu’un conseil à donner, c’est de ne jamais accepter le poste contenant des activités où vous êtes impuissant. On m’a demandé de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’incendie, je ne suis pas pompier, on m’a demandé de veiller à l’électricité, je ne suis pas électricien, de gérer l’air et l’aire. Je ne suis pas ça, je ne suis pas la personne qu’il leur faut pour gérer ces trucs, personne ne l’est. Je suis donc coupable d’avoir dit oui à un moment de ma vie. Scare prend des allures étranges, de peur de demain, ou d’après demain. Je ne suis pas le coupable, laissez-moi sortir!





Triste marguerite

2 11 2009

Le pas lourd sous une lune pleine, je chevauche un trottoir trop gris à cette heure trop lourde. Le coeur lourd et rempli de chagrin je déambule vers chez moi où personne ne m’attend, où personne ne m’espère. La tête remplie de pensées, la tête remplie d’espoir, de désespoir. Le chemin est long et le vent est bon. L’appartement se fait sentir de plus en plus proche, comme au bord des larmes, mes pas résonnent dans un vacarme. Enfin la maison, mes jambes lourdes montent une à une les marches brunes qui me séparent de mon antre, de mon nid où bien je suis. Aussi haut que mon coeur, au bout de ma course, repose sur l’entrée des fleurs déposées. Ces marguerites que l’on effrite, de leurs pétales une à une, elle m’aime, un peu beaucoup, énormément, à la folie, pas du tout. De tristes marguerites, qui percent mon oeil de leurs tiges effilées pour laisser les larmes déversées. Quelqu’un pense à moi, quelqu’un quelque part tient à consoler ces tristes pensées que j’ai, que j’ai. Mais d’un sourire effacer pour laisser la place au sanglot, je ne peux pas contrôler le flot. Pourquoi est-ce ainsi que le passé revient, ce passé dont je n’ai pas envie? J’ai eu d’abord envie de les détruire, mais sur la table elles se sont retrouvées, rose, mauve et jaune elle décore maintenant la table, dans le simple but de me rappeler. Me rappeler que j’ai souvent aimé, j’ai été désappointé, mais quelque part j’ai marqué, trop tard, mais il me reste l’espoir. L’espoir qu’un jour ces fleurs, par douzaine j’enverrai à celle qui sera prête à m’aimer. Un réconfort bien mince pour un état précaire, mon monde à refaire, réaligné les pierres, comme les étoiles dans le ciel. Et une douce lueur au fond de mon oeil sans peur, une lueur qui grandira, doucement, jour après jour, me préparant à l’amour. Ces tristes marguerites sont arrivées trop tard, dans une vie où j’étais passé à autre chose. J’ai chassé des fantômes, qui m’envoient maintenant des fleurs, comme s’ils sentaient encore, ce que peut ressentir mon corps. Et la roue tourne et je me retourne, sans sourire, sans larmes. Puis s’effritera ce vacarme, comme on effrite les marguerites, comme un amour qui longtemps on souhaite et que le temps fait faner. Merci douce amie… merci.





Incompréhension

27 07 2009

J’ai l’incompréhension de l’aveugle qui tente de saisir Daly sans lui touché, du sourd qui tente d’apprécier Mozart sans le sentir vibré. Qu’est ce qui cloche et que je n’entends pas vraiment chaque fois que je m’ouvre à toi. Peut-être pris en vrille je suis simplement étourdi et ne possède pas la capacité de mettre par terre un pied. Déstabilisé, chaque fois je prends un temps à remettre tout en perspective. Quand mon espace se vide comme le désert aride, que la soif de toi, toi qui n’est pas vraiment toi mais celle qui se trouve là devant moi à ce moment précis où dépourvu de carapace tu me dévores comme une rapace, je sombre dans l’oubli de ce que je suis. Où cette confiance, cette assurance de moi est partie, comme évaporé au dur soleil de l’été? Après un temps elle retombe sur moi, en un orage voulant nourrir la terre de mon être dans le but de me faire renaitre. Donne moi encore un instant, explique-moi franchement, d’où vient cette lassitude remplie de mensonge protecteur à mon égard? Ne sais-tu pas que je suis roi sous cette averse d’une vérité que tu ne peux affronter? Fuis pendant qu’il en est encore temps, car ce temps te rattrapera en trottant toujours à tes cotés avant même que je ne t’ais oublié.

 

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Texte qui dormait dans les brouillons, donc aucune valeur chronologique.





David et Goliath

25 06 2009

Entre David et Goliath il existe un lien plus fort que tout. Entre David et Goliath je suis en train de devenir fou. David le petit homme, l’homme en moi qui ne prend sa place qu’en raisonnant de tout son être pour ne laisser aucune place à Goliath. David le petit et non le moindre, qui tente de faire son chemin au milieu de mon être en oubliant cet instinct animal simplement pour ne pas avoir mal ou faire mal. David est maintenant déconcentré, il tente de trouver la surface, il s’occupe pour ne pas laisser à Goliath sa place. Goliath le grand, la brute, l’animal qui sommeil. L’animal qui ne dort plus, me rappelant à mes instincts les plus crus. Goliath prend le dessus, il veut sortir, comme le soleil à l’été, il veut profiter de sa nature animale, de sa nature de brute, primale et sexuelle. Un être rien de bien vilain, plein de passion mais un être qui vit que pour répondre à ses pulsions. Devant la maison de Goliath, David c’est installé. Devant la porte verrouillée il s’assure de le contrôler. Adossé à la porte, David sent maintenant que derrière l’homme la bête se trouvera toujours et c’est pourquoi il a fermé à double tour. David ne sait pas ce qu’il fait là car il serait plus simple de quitter cet endroit et laissé la bête erré un moment, un simplement moment où quand rassasier il retournera dormir Goliath rêvera simplement de recommencer à son réveil. Entre l’homme et la bête, la bête gagne bien plus souvent que l’homme, entre la bête et l’homme, rien n’est vraiment dissociable que l’équilibre à bâtir entre la passion et la raison. D’ici à ce que la bête soit calmé, David guette patiemment, pense à une solution, s’occupe pour ne pas écouter la voix qui crie derrière lui.





Assume

8 06 2009

Y a des ces journées où le coeur palpite mais pas nécessairement parce qu’il aime, ça c’est mes médicaments les allergies qui ne me supporte pas, ou vice versa.

Sinon y a des jours où on se sent plus… susceptible, probablement avec raison, le plus difficile c’est d’assumer. De ces jours épars où je n’écris pas, je ne vis pas plus, je lis un peu et mes doigts frappent à une vitesse folle les touches d’un clavier encore chaud d’hier. Mes pensées ne sortent plus de leur vase clos. J’ai tout à coup peur des contres coups. Mais qu’ai-je fait? D’une réputation qui me précède, elle reste une réputation, chacun pointe du doigt personne ne se regarde vraiment. Ce qui me fait peur n’est pas ce doigt pointé sur moi mais bien l’envie de me retrouver un peu. J’étouffe sous le poids que je me mets moi même sur les épaules. J’ai joué mon rôle de façon digne sans même y penser. Quand on a de l’eau à la taille, c’est encore le temps de ce demander si on sait nager. Je veux reculer, je sais nager mais je n’ai plus envie. Ce même doigt pointé vers moi. Je me regarde insatisfait, encore une fois. Mon coeur percé par maintes pointes est guéri d’anciennes blessures, à force de se blesser au même endroit le corps produit de la corne pour s’assurer de sa protection. D’une épaisse couche protectrice mon coeur n’a plus envie d’aimer, il me maintient en vie. Triste mon corps ne sait plus que faire, j’aimerais allez vers mais toute ces questions me laissent plein de contradiction. Je ne peux effacer le passer, je tente d’assumer avec le plus de maturité. Chaque action faite par le passé laissera une marque plus grande que ce qui c’est vraiment passé car d’une bouche à l’autre l’histoire sera transformé en histoires imaginées. Où est ce bouton de ma tendre enfance qui faisait simplement redémarrer le jeu, non je tiens à tout ce que j’ai appris, j’aimerais simplement être ailleurs, ailleurs qu’ici, avec derrière moi le vent qui fait sourire et devant de belle journée ensoleillée. Je veux me faire oublier, un instant seulement, le temps de reprendre des forces, le temps de m’assoir, d’écrire un peu, de terminer toutes ces histoires qui n’ont jamais connues de fin. Les fins de mes histoires, je les connais plus que par coeur, la fin de mes histoires, je ne les ai jamais écrites parce que j’en ai peur. Je ne sais pas par où commencer, peut-être à jamais me les rappeler. Je ne peux les fuir pour toujours car elle me rattrape, encore… et encore…





Fidélité?

25 03 2009

Nom Féminin singulier
– Qualité de celui qui est fidèle à ses engagements
– Qualité d’une chose conforme à la vérité, exactitude…

À ma grande surprise, je voir cette définition prise sur le-dictionnaire.com, une référence rapide que j’utilise fréquemment.

Pourquoi ce mot? Parce qu’hier(le 18 mars) lors d’un souper la discussion a tourné dans ce sens. Donc l’homme ou la femme qui trompe sa femme avec quelqu’un d’autre peut être fidèle, tant que c’est sa vérité? Baliverne!

La discussion tournait surtout autour de l’exclusivité, de n’être disponible que pour une seule et unique personne. Elle ne trouvait pas ça normal, moi je ne comprenais pas. Elle disait que c’était une invention de l’homme, je lui répondais que les pingouins nous avaient donc copiés. Elle n’avait jamais trompé ses copains, pareil pour moi, avec mes copines. Deux univers bien différent, des mots qui sont appuyés par leurs actions seulement dans une direction. Mais cette immense déception. Épuisement devant ce château de carte qui vient encore de s’effondrer, mais d’où vient ce foutu vent?