Comme j’enrage de cet orage qui arrache les arbres, me les laissant de travers dans la gorge. Je brûle de rage mais ne les consume pas, ils restent là pris d’incompréhension. Comme ce rêve essoufflé qui me revient sans cesse, triste je m’assoie sur la grève et regarde la tempête qui s’achève. Ne te souviens tu pas de cette pluie d’été qui te rendait grise et morose? L’hiver habile a gelé le passé, figé sans bruit sans que tu aies vraiment compris. Aujourd’hui d’un ton obscur tu me reproches ton bonheur alors que je cherche le miens sans toi, sans foi. Ton insolence nocturne me met hors de moi et de rage je comprends enfin le manège et me libère de ce piège bien qu’il ne me laisse pas insensible.
Rêve est soufflé
20 02 2009Commentaires : 4 Comments »
Catégories : Bonheur, Colère, La pluie, Troubles
Sang froid, steak haché et service à la clientèle
7 12 2008Il est stupéfiant de voir que parfois on n’a pas les valeurs placés au bon endroit. On est dimanche 15h45, je reviens de ma journée délicieuse avec la famille, bien du plaisir et des rires. Je tourne le coin près de la maison et je crois sur ma route un McDo, c’est là que débute l’aventure.
Je suis comme un enfant quand je vais chez McDo, du coté bouffe c’est toujours les mêmes cheese burger que je prends, seulement ketchup depuis aussi loin que je me souvienne. Alors que j’ai hâte de rentrer chez moi, je passe au « service » à l’auto. Je passe ma commande, format gonflé, tant qu’à être là, puis je passe payer. Je repars sourire aux lèvres et le sac rempli de « bonne » chose dans mon sac. En conduisant je ne peux pas m’empêcher de plonger ma main dans le sac pour y valider la marchandise. Les frites de McDo, quel délice, mais pas là, ça goûte les frites de midi, mais il est 15h50. Je fais une croix la dessus, il neige, je ne retourne pas pour des frites un peu défraichie, ça reste du McDo quand même. Alors plus capable de m’en priver, je sors le premier cheese. J’ai pris l’habitude de l’ouvrir car je n’aime pas croquer dans la moutarde, oignons et cornichons. Deuxième surprise, c’est rempli de tout plein comme je ne l’aime pas! Je décide à ce moment de rebrousser chemin, ok des frites ça reste des frites, mais un repas complet aux poubelles, y a que McDo qui s’engraisse. Je suis de nature calme, surtout que cette fâcheuse expérience m’arrive à l’occasion, quoi que non pardonnable elle ne nécessite pas que je m’emporte. Je repasse au « service » à l’auto, « Bonjour, je viens de passer cherchez 2 cheeseburger Ketchup seulement et ils ne sont pas ketchup seulement! » suivit d’un passé à la caisse, je passe à la caisse. Elle me donne mes deux cheeses seulement ketchup, j’en profite pour faire changer mes frites causes de elles sont froide. Le tout de retour dans le sac ma voiture s’élance sur la rue, au coin je me dis… « Et si? ». J’ouvre cheeseburger #1 tout garni, pas besoin de dire que c’est la même chose pour le #2. Re-demi-tour dans les sens unique de Montréal, direction McDo. « Bonjour, je suis passé chercher deux cheese deux fois et ce n’est pas encore que du ketchup qu’il y a dedans! » que je dis à la boite métallique, qui me dit de passé à la caisse. Devant la petite fenêtre coulissante j’entends la caissière dire au cuisinier de se dépêcher parce qu’elle sait bien que ce n’est pas la première fois qu’elle me voit aujourd’hui. Enfin service plus que rapide, c’est le cuisinier lui même qui les livrent au travers de la fenêtre. Heureux je repars enfin pour les déguster, mais dans ma tête ca fait… « Et si? ».
Nouveau paragraphe car la suite, c’est de l’emportement pur et simple pour un cheeseburger!
J’arrête sur le coté de la rue, devant le McDo, parce que je me dis que si ce n’est pas la bonne affaire, je n’aurais pas à faire le tour mais je pourrai y aller tout de suite. J’ouvre mon sandwich et que vois-je? Et oui, c’était bien du ketchup. Si j’arrêtais là le texte aurait pas de but, mais bon pour les curieux qui se demandent maintenant ce qui c’est passé, voici la suite. Dans mon cheeseburger il y avait du fromage, du ketchup, beaucoup de ketchup, beaucoup trop de ketchup, du ketchup assez qu’on aurait pu en faire une donation dans les paniers de Noël, assez de ketchup que s’en était ridicule, impossible de toucher au sandwich sans en être souillé. Ça y est, ma patience à des limites, je ne paierai pas pour une guerre entre une caissière et un cuisinier, ce n’est pas vrai, je paie pour un cheese ketchup, je veux un cheese ketchup. Je stationne la voiture complètement, je pars de pas décidé vers le McDo, je vois noir je vous dirais, à y repenser je crois que j’ai beaucoup trop mis d’énergie dans mes sentiments envers ce cheeseburger et aussi envers cette situation sans intérêt. J’avance donc voyant noir vers le McDo, j’entre, je vais aux caisses, sans dépasser personne j’attends mon tour. À mon tour, je tente de garder mon calme avec mon « Je peux voir la personne en charge? », il arrive, me regarde, il ne me connait pas, moi non plus. La caissière qui m’a répondu à trois reprises me regarde, elle comprend que ça ne passe pas encore, elle doit se demander si je vais faire sauter le McDo par ma colère. Mais je la contiens, j’en ai envie d’exploser, mais je ne peux pas parce que c’est comme ça, je n’aurais pas aimé qu’on me tape sur la tête non plus avoir été dans la position inverse. Je le regarde et tente de respirer et en expirant je lui dis, sortant mes emballages jaunes de mon minuscule sac brun « Je suis ici pour une 4e fois, je veux savoir si c’est normal qu’à 2 reprises on se trompe dans ma commande et que quand on finit par me donner ce que je voulais, mes cheese burgers ressemble à ceci! » en lui montrant mes piscines de ketchup au cheese burger. Après m’avoir dit de patienter, il part cheese burger à la main, l’air moins furieux que moi mais en même temps pas l’air contant, a côté un gars me sourit avec sa copine, voyant la situation, il arrête de sourire quand il voit que je ne vois rien en fait. Le gérant revient, deux cheeses à la main, un billet de courtoisie, un désolé en bouche et me remercie d’avoir passé chez Mc Do. Je suis bleu, noir, je ne comprends pas, je ne sais pas en fait quelle était mes attentes rendu là, je voulais juste passer ma colère et je ne l’ai pas laissé sortir parce que j’avais devant moi des êtres humains. Dépareiller je regarde le gérant, qui a fait exactement ce qu’on lui à appris. Je lui dis en remettant les cheeses et le billet sur le comptoir, « Garder tout, j’ai plus faim, je trouve cette situation ridicule! », lui de rétorquer « Vous voulez que je vous rembourse? », il s’exécute à mon approbation, « Vous pouvez prendre le billet et les cheeses si vous voulez! » ce que je fais. Je le regarde et lui dit quand même « Vous savez monsieur, ça fait 20 minutes que je tourne en rond autour d’ici pour manger des cheeses burgers, je trouve le service inacceptable qu’en 3 reprises on ne soit pas capable de combler un besoin si simple. Je sais que ce n’est pas de votre faute mais je tiens à vous en faire part, c’est inconcevable! ». Mes talons tournent sur mes dernières paroles, je pars d’un pas décidé vers ma voiture où je mangerai deux cheeses burgers empochant un remboursement ainsi qu’un prochain lunch gratuit. Je compte trouver un itinérant prochainement et lui remettre ce bon de repas parce que je me trouve ridicule de prendre panique pour un foutu cheese burger quand il y a des gens dans la rue qui se serait contenter de n’importe quel des 6 cheeses burgers qui se ramasseront dans les vidanges…
Mea Culpa! Je crois que je suis dû pour une cure de vraie vie, d’aider les gens dans le besoin et d’arrêter de me sentir sur les besoins que je me crée. J’en tire quand même du bon, un texte qui reste une belle petite histoire quand même rigolote, la conscience de mes besoins et ceux des autres.
Commentaires : 10 Comments »
Catégories : Bonheur, Colère, Des tites affaires bitch
Jour 3, Acte 2: L’invisibilité, l’ombre et autres barrières
16 11 2008Je suis parti, tuque sur la tête, je suis embarqué dans ma voiture, j’ai foncé vers le travail. Dans ma tête un grand vide, je tente de me concentrer sur la route. Chaque fois que je freine, la lumière qui indique qu’il me manque de liquide lave vitre allume, si je n’arrête plus il ne m’en manquera donc pas, mais j’en ai pas besoin alors je freine où il se doit. Je débarque au boulot et je me rends compte de deux choses, la première c’est que j’y suis pour rien, la deuxième, j’ai faim. Tant qu’à la première, c’est simplement parce que les gens avec qui je travaille se sont fait une barrière psychologique de la langue, plutôt que de prendre le temps d’expliquer dans une autre langue à quelqu’un de plus intelligent qu’eux, je dois me déplacer pour faire le boulot, je ne dois pas, j’ai voulu parce qu’ils n’étaient pas à l’aise et je ne connais que peu la personne qui était sur place, maintenant je sais qu’il a une tête bien plus que nous tous, je ne me laisserai plus avoir, le temps fait son oeuvre et plutôt que d’écouter les autres on devrait s’écouter nous même, c’était la première chose. Deuxième chose, je suis là, donc je vais travailler, mais avant, café et sandwich gracieuseté Tim, je ne crois pas avoir mangé d’aussi bon sandwich depuis des lunes, soit que c’était vraiment le cas, soit que mon appétit délirant c’est fait un délice de tout gober et d’apprécier chaque bouchée.
Constatation sur la route, personne ne sait que je suis sorti cette nuit, sauf le boulot bien sur qui me gardait une patte sur le sol. Quand je suis parti, les gens sortaient des bars, quelques uns saouls, je suis invisible dans cette nuit noire. Au retour, les rues désertes me donne l’effet que je n’existe plus. Je dirais que je suis bien, je suis seul, je suis épuisé. J’ai en tête un courriel qui roule sans cesse, un ami, des reproches de ne pas avoir été la hier, de ne pas avoir été là il y a deux ans déjà. J’ai la sainte horreur des événements spéciaux, ils volent la vedette aux jours normaux. Deux jours et il ne se souvient que de ça, que de ces attentes envers moi. Et vlan dans la figure, je suis pareil. En vacances j’ai dit simplement « Ce qui nous empêches d’avancer, ce sont nos attentes, on ne peut pas demander au gens qui nous entoure d’agir comme on le voudrait, selon nos attentes », c’est encore plus vrai, j’ai le tour d’apprendre de mes propres commentaires. Mais bon, deux jours si important dans sa vie que je n’étais pas là, j’avais envie de lui répondre, te souviens tu quand ton père est décédé, quand ta copine t’as laissé, quand avec ta mère tu t’es chicané, j’ai toujours été là. Mais c’est à deux tranchants car je n’aime pas qu’on remonte le passé pour justifier le présent, ni dans le positif, ni dans le négatif. Pourquoi pas simplement me poser la question « Tu vas bien? » au lieu simplement de penser que ces attentes ne sont pas satisfaites? J’aurais pu lui dire ce qu’il savait déjà, que j’ai le coeur en miette, que j’essaie de me remettre, que je suis présentement pas heureux au milieu de gens heureux, que de voir tout ces gens, jeunes parents ou en attente d’enfant n’a rien d’heureux aujourd’hui à mes yeux, car l’envie mélangé à la tristesse ne fait que rendre plus triste. Outre ce qui tourne autour de moi, cette peine qui passera, j’ai ce qui m’est tombé sur la tête depuis vendredi, ce temps pour moi anéanti presque entièrement par le travail. Il y a quatre heures je dormais, maintenant je ne sais pas si je pourrai compléter ces deux heures de sommeil par d’autres au courant de la journée. J’ai simplement toujours l’impression d’avoir à justifier ma vie, je n’aime pas ça. Je comprends que j’ai déçu un ami, mais pourquoi il remonte le temps, aujourd’hui, probablement peiné par mon absence. Je n’ai pas cette énergie, je ne sais pas si ce n’est pas un manque de sommeil, de nourriture mais je n’ai pas envie d’être empathique. Cette fin de semaine pour moi, j’ai probablement déçu plusieurs personnes, simplement parce que j’ai tenté de penser à moi, que j’ai quand même tenté de livrer un projet sur lequel on m’a mis. Je suis bien avec mes décisions et prendrai toute les conséquences de mes actes, voilà.
J’ai cette peur de me retrouver seul soudainement, enfin pas vraiment une peur, plutôt un questionnement. Jeudi on me disait « Tu es l’homme rêvé pour toute femme! » aujourd’hui, c’est la solitude qui me guette. Pourquoi? Je ne sais pas, j’ai peut-être aucune aptitude à l’amitié, j’ai peut-être aucun talent pour cultiver et entretenir ces relations. J’ai pourtant une chose qui m’est cher, je tente de reprocher rien à personne, je tente de toujours respecter ceux qui m’entoure sans juger, je suis là quand on a besoin de moi, j’ai un problème éminent d’attention, il faut que j’y fasse attention. Je ne peux simplement plus m’oublier à travers ces relations, j’ai beaucoup à donner, je demande jamais rien, j’ai besoin de peu, puis-je simplement conserver ce petit espace qui est le miens? Petit mais important pour moi? Je vais m’acheter des petits poteaux, les planter un à un dans le sol autour de moi, m’y installer, moi ScareCrow l’épouvantail va parler.
Commentaires : Leave a Comment »
Catégories : Colère, Des tites affaires bitch, Fatigue, Humeur, Justice, Perceptions, Solitude, Un pas dans une direction
Jour 2, Acte 2: Faim, fatigue et frigo
15 11 2008Il est déjà très tôt. Et je suis fatigué même après avoir dormi, ce n’est pas la nuit mais bien le boulot qui me rend ainsi. J’ai déjà très faim. Et je me suis dit qu’aujourd’hui je ne m’empoisonnais pas, pas de café, pas de nourriture infecte. Je tenterai de jeûner. Si je me sens trop mal, je mangerai, si c’est endurable je continuerai (phrase qui rassurerait ma mère). Mais doit essayé quand même, qu’est-ce que la faim? Dois-je connaitre la faim pour connaitre la fin? Souffrir un peu. Quel mélange ma faim et ma fatigue auront ensemble. Inventerais-je un nouveau langage que moi seul déchiffrera. Comment mon corps réagira. La facilité de combler cette faim n’est qu’en fait un automatisme pour beaucoup, j’ai faim, je mange. Je n’ai pas besoin de me battre pour me nourrir, du moins pas aujourd’hui. L’homme qui à faim, n’a pas la nourriture près de lui, n’est pas une torture plus grande que je m’inflige? Je pourrai toucher cette nourriture mais ne pas la mangé. C’est plus facile pour moi, j’ai quand même l’espoir que demain je mangerai, plus que l’espoir, la disponibilité. Le temps va passer, je suis mieux de ne pas y penser. Je vais dans la cuisine, frigo, je ne l’ouvre pas, pour la première fois je remarque dessus, à travers les photos, un mot, un simple mot collé là, isolé, seul comme perdu dans cette blancheur froide du frigo. Je ne me souviens plus quand c’était, je me souviens plus qui c’était, qui l’a laissé, mis, aimanté là devant moi. Comme cette note du dentiste qu’on revoit le lendemain de notre rendez-vous, il nous saute au visage. Sur son fond papier carton, la noirceur de ces lettres me saute au visage, m’enrage. Sur ce petit bout d’aimant, les lettres laissent transparaitre un mot, un rêve. Cet ultime acte d’amour que je chérie, pas nécessairement dans la cérémonie mais surtout dans l’esprit du symbole qui l’alimente. …Marry…
Commentaires : Leave a Comment »
Catégories : Amour, Colère, Fatigue, Troubles
Jour 2, Acte 1: Sommeil léger sous les vibrations de ton corps
15 11 2008Maintenant 6:00, je ne dors plus. Le sommeil léger, je n’ai vraiment pas bien dormir. Je suis responsable d’un projet que je ne connais pas, j’ai mis en place une équipe qui ne m’appartient pas, mais tout le monde met la main à la pâte. Chaque vibration du téléphone me fait croire que ça y est, un problème fait surface. Je sais qu’il n’en est rien, j’étais réveillé avant lui, quelque seconde pour lui faire savoir qu’il ne m’avait pas réveillé.
J’ai cette habitude soudaine de me réveiller la nuit, peu importe l’heure, peut importe la journée. Moi qui avais un sommeil de plomb maintenant je me réveille à la moindre pulsation. Sentirais-je ton corps qui au loin a du plaisir? Je me réveille, excité par l’idée que je m’empare de ton corps. Comme une vibration dans toute mon âme, j’ai besoin de se fix, j’ai besoin de cette drogue que tu es devenue. Comme un junkie mon corps tremble qu’à y penser, je m’éveille, en sueur, où es tu? Se manque en moi si grand, j’ai beau cherché dans la maison, je ne trouverai pas quelque chose pour calmer ce besoin si grand qui se génère en moi, m’apportant des idées noires. Avec qui es-tu? Pris entre des pensées qui se rassemble toute derrière le même nom, jalousie, avec qui es-tu, pourquoi pas moi, je n’ai pas besoin de savoir, je te sens.
Nos corps s’aiment et nos corps s’appellent. Tu te rappelles, on se l’ait dit. Plus fort que tout vent, nos corps se composent mais ne se rejoigne plus. Ce besoin si pressant de se blottir l’un contre l’autre. Comme des animaux de se dévorer, de se prendre l’un l’autre comme pour se soulager et se jamais à petite dose. Des heures à se sentir, puis à se sentir encore doucement, deux amants qui ne cesse de ce redécouvrir. Épuisé sur le dos, trempé de sueur, de salive, de sexe, sourire aux lèvres, rassasié un instant, seulement, de se fix que tout deux on attendait. Des paroles de rêve sortent de nos bouches, délire fabulatoire d’âmes satisfaites de cette drogue qui coule dans nos veines. Nos mains qui parcourent nos corps lentement avec passion simplement pour s’agriper quand ils crieront encore.
Commentaires : Leave a Comment »
Catégories : Amour, Colère, Fatigue, Femmes, Le Matin, Sexe
Jour 1, Acte 4: Travail, torture et temps libre
14 11 2008La vie s’occupe de nous. Même si j’essais de m’isoler, je n’y peux rien. Je travaille depuis maintenant trois heures sur une urgence au bureau. Je serai sur appel tout le weekend. C’est des journées comme ça qui me donne envie de tout lâcher, mais au lieu de cela je donne mon 100% dans le boulot parce que c’est simplement nécessaire pour ma survie. Le temps je le gère plus, on s’en occupe pour moi. Maintenant mon weekend de repos se transforme en weekend de boulot. Des journées comme ça je me dis, avoir fait de l’argent en écrivant des livres, je serais bien dans mon lit douillet à ne pas être sur appel à trouver des ressources qui travailleront tout le weekend. Ce n’est pas beau la vie? Note à moi même, avec toute dose de responsabilité vient aussi une dose de déplaisir éventuelle. Dans la vie on dit que rien n’arrive pour rien, j’ai bien hâte de voir ce que je constaterai de tout ça.
J’essais quelque chose, dès que la situation est stabilisé je reste sur mes plans initiaux. Est-ce que ça sera possible???
Commentaires : Leave a Comment »
Catégories : Colère, Fatigue, Le Là, Troubles
Jour 1, Acte 3: Tu m’empêches d’avancer
14 11 2008Je te donne tant d’importance que je n’existe plus, même dans ma bulle les paroles retentissent encore dans ma tête, celle d’hier, celle d’avant. Je suis supposé guérir ce weekend et je ne pense qu’à lundi, cet appel qui doit se faire, d’un sens ou de l’autre, simplement pour entendre la même chose encore et encore. Je ne comprends donc rien « Sauve-toi en courant! » que je me dis encore, je ne peux pas, la fuite n’est pas mon allié je préfère affronter. J’ai donc pris mon cellulaire à deux mais pour savoir si je ne pouvais pas régler ce dossier avant lundi. Pas de réponse. J’enrage. C’est ridicule. Tout ça à commencer par une histoire de cul, c’était bien plaisant. Mais cette relation n’a plus rien de plaisante désormais. Rien n’est resté de ces nuits où mes lèvres parcouraient son corps de long en large comme un explorateur redécouvrant mille fois les mêmes paysages mais toujours de façon bien différente. Où nos bouches remplient de désir s’embrassaient sans cesse, simplement pour se mélanger, accompagné de nos corps pour s’aimer toutes les nuits, parce que nos corps s’aiment. Aujourd’hui nos discussions ont perdus l’intérêt d’antant qui nous plaisant tant. Ne laisse pas ce qui reste être détruit par le vent, par des paroles qui ne mênent à rien car plus on discute, moins on s’écoute. C’était si simple avant, avant quoi déjà? Avant que mon être s’attache à toi. J’ai maintenant besoin d’air, de recul, de moi sans toi s’il te plait achève moi. J’aimerais être méchant pour que tu m’envois promener, brutalité psychologique qui jetterais sur toi cette douleur que j’ai, cette douleur d’aimer. Les heures passent comme des minutes, le temps est long, je me tiens compagnie doucement. Dans le noir les chandelles dansent sur de la musique triste. Mes yeux en larmes ne s’assèchent pas. Mon coeur raisin sec ne demande qu’à boire. J’ai cent kilos sur la poitrine qui m’empêche de respirer. Et comme un boulet je te traine en pensée sans même pouvoir me déplacer. La maison immense qui m’entoure, tout me parait trop grand, je suis minuscule dans ce monde où amoureux je ne suis qu’étranger. Rappelle moi, j’écrirai fin au bout de cette histoire, tu veux vivre tes aventures, je respecte totalement cette décision, mais respecte moi, respecte ce besoin si grand que j’ai de vouloir passer à autre chose, sans toi. Cesse de me répéter sans cesse les mêmes histoires, j’ai compris depuis longtemps, mais comprends aussi ce que je dis. Aveugle devant le mur du son, j’y fais fasse, pourquoi t’es tu retourner?
Commentaires : 3 Comments »
Catégories : Amour, Colère, Femmes, Sexe
Jour 1, Acte 1: Parce que j’étais déjà par terre
14 11 2008Je suis là, sur le divan, le laptop sur les jambes, prêt à affronter ce marathon de solitude. Je me suis lever, la tête un peu dans l’alcool d’hier, j’ai l’impression que mon cerveau se cogne sur mon crane dès que je bouge la tête. Minuit, j’étais chez moi, sinon bien avant. Hier, comme si ce n’était pas assez, blessé, étendu sur le sol, la seule envie de ne plus bouger car immobile on ne sent plus la douleur, l’envie de pleurer, le téléphone sonna comme un dernier coup de pied dans les côtes, son nom sur l’afficheur, je réponds. Elle voulait me parler, n’avait rien à me dire. Elle voulait me parler d’hier, du passé, mais n’avait rien à ajouter. La colère en moi montait, mais simplement à l’intérieur, ne peux tu pas me laisser tranquille comme je te l’ai demandé? Ne comprends tu pas que je souffre grâce à toi, grâce à moi… mais la colère intérieur et tout ces mots, tout ces maux, sont resté à l’intérieur pour laisser place à la tristesse, je sais plus comme l’exprimer et la colère me gâche la vie. Ces mots étaient sourd, répété comme un disque un peu usé, jusqu’à ce qu’elle s’arrête pour me demander « Comment tu vas ? » et pour la première fois sort de ma bouche directement à elle « Je ne vais pas bien, j’ai vraiment le coeur en mille morceaux », elle trouve ça poche, je sais pas si c’est le bon mot qu’elle a utilisé, mais l’empathie qu’elle me portait n’avait aucun poids. « Je trouve ça simplement difficile cette histoire, je me suis attaché, j’avais l’impression d’attendre que tu me tendes la main mais lentement je me noie. Tu m’avais dit de te laisser savoir quand j’avais envie de te voir, je l’ai fait et à chaque reprise, j’ai avalé de l’eau! » que j’ai ajouté. Pourquoi on frappe sur les gens qui sont par terre? Pour être certain qu’ils ne se relèvent pas? « On vit exactement la même chose! » qu’elle m’a menti! À ce point j’ai un peu paniqué, qu’est ce qu’elle me raconte, « moi aussi je me suis attaché », fuck you, madame veut conquérir le monde, je n’ai pas de problème avec ça, mais mêle moi pas à cette course autour de Montréal à savoir si tu trouveras ce que tu cherches, mais tu cherches quoi au fait? Pourquoi tu me gardes jamais loin de toi, au cas où? Penses-tu te réveiller un jour, te rendre compte que la vie, c’est ça, que ça, que si tu baises avec la ville entière, y voir même la terre, tu te rendras compte que c’est pas ça tu recherches et que pour reprendre mes paroles, un jour tu te retourneras et je ne serai plus là! Pourquoi tu me dis, que tu en as peut-être pas pour longtemps, que ça ne durera surement pas, mais qu’aujourd’hui tu n’es pas rendue là? Pourquoi ces paroles génère chez moi des attentes, de faux espoirs? Comment peut-elle me dire qu’on vit la même chose, si c’était le cas elle n’aurait pas demandé comment j’allais, elle aurait su! Fin de conversation sur un « on se rappelle demain, mon fils rentre avec la gardienne » jeter comme à l’habitude quand je prends un peu de contrôle sur ce que je dis et que des vérités sortent de ma bouche. « Non! » que je lui réponds « Je disparais de la map ce weekend et ce jusqu’à lundi matin! » que je dis sur de moi! « D’accord alors appelle-moi lundi, je suis en congé! » click, personne ne parle maintenant au bout de la ligne. Je suis dans la toilette des hommes, l’ivresse n’a pas encore touché mon corps mais elle a touché mon être, du bout de son pied balancé dans les côtes, du sang sur mes lèvres. J’ai maintenant trop de matériel pour le weekend à penser, je croyais que c’était fini, mais ça ne dépend que de moi. Si je ne rappelle pas, elle le fera, si j’appelle, j’entendrai les mêmes mots que j’ai entendu 100 fois. Ce weekend il me sera vraiment utile.
Je n’ai pas acheté de nourriture comme prévu, je vais m’arranger. Je n’ai pas avisé tous les gens dont j’étais supposé, mais j’imagine qu’on comprendra. Je suis prêt à me lancer dans cette aventure, dans ce monde à moi. Je survivrai, si j’arrête de pleurer sur mon clavier, un choc c’est si vite arrivé.
Ce matin je me suis réveillé, la tête dans le brouillard, j’avais un peu de sang sur les lèvres et j’avais mal aux côtes. Je me suis levé tête baisser car je ne voulais pas voir dehors, j’ai fermé tous les endroits qui pouvait me laisser voir l’extérieur, fenêtre après fenêtre, une à une, le pied lourd je me suis déplacé. Ce matin j’ai décidé de me fermer sur l’extérieur car j’ai besoin de mon intérieur.
Commentaires : 3 Comments »
Catégories : Amour, Colère, Troubles, Un pas dans une direction
Négligence
9 11 2008Selon un site que je consulte assez souvent (www.le-dictionnaire.com), la négligence a comme définition:
1. Défaut de soin, manque d’application.
Pour moi c’est la réalité présente quand je pense que je n’ai pas écrit ici pendant quelques jours. J’ai démarré se blog pour laisser allez mes pensées mais présentement je les garde pour moi. La vue d’un nom sur mon cellulaire m’a un peu troublé, un rappel sur le passé que je croyais passer, des mots déjà entendu à maintes reprises qui me serrent le coeur. Un défaut de soin à mon égard de ne pas mettre fin à toute cette histoire, un manque d’application des pensées que j’ai en tête qui me font simplement dire que j’en ai assez. Hier, courriel, le dernier je le souhaite, sinon un autre, mais j’espère qu’elle respectera cette fois ma position.
2. Petite erreur due à un manque de précision, de rigueur
Je ne pouvais pas mieux définir ce mot, connu mais méconnu, une petite erreur du à un manque de précision, de rigueur à l’égard de ma vie, à l’égard de ce que je veux aujourd’hui. Je dirais que je suis très humain au travers de cette étape de ma vie, la rigueur à tomber devant des sentiments toujours présents mais maintenant ma tête prend le contrôle. Cet appel m’a un peu bouleversé et je n’en peux plus, je ne peux pas vivre comme ça.
3. Absence d’intérêt ou de considération
Elle a été un peu comme ça face à mes sentiments en voulant me garder près d’elle, je ne croyais pas que mon texte sur la colère allait réveiller chez moi un tel sentiment, un besoin d’être présent ou de disparaitre. Faute d’être là, je disparais, elle voulait me garder tel un pantin à ces cotés quand bon lui semblerait. Son absence d’intérêt et son manque de considération à mon égard me donne simplement l’envie de quitter sa vie.
4. Faute non intentionnelle due à l’inattention
Cette dernière phrase je la trouve un peu remplie d’inconscient. L’inattention, un manque d’intérêt pour une chose, une distraction momentanée, sort bien plus de nous que de notre inconscient. La faute non intentionnelle dû à ce manque d’intérêt reste tant qu’à moi plus consciente que l’on puisse le penser. Quand j’ai été négligent à mon égard, j’ai manqué momentanément d’attention sur ce qui était le plus cher pour moi, c’est à dire, moi.
Commentaires : 4 Comments »
Catégories : Colère, Humeur, Le Là, Un pas dans une direction
La colère c’est capital
6 11 2008Aujourd’hui je pourrais parler de tant de chose, que ce soit la victoire de Obama, la défaite de McCain, la super journée qui existe là dehors à 2 pas de mon bureau… mais qu’est ce que je fais à l’intérieur? Non, je parlerai d’un truc que j’ai ressenti mardi, simplement une petite colère que je devais laisser sortir. J’ai eu la visite de mon ex-copine, on a soupé ensemble, c’est drôle cette relation qui c’est transformée en pure amitié. Puis, je suis vu me moquer de cette relation qui vient de se terminer avec l’autre utilisant des mots qui sortent rarement de ma bouche, une raillerie qui faisait en fait allusion aux phases du deuil, j’ai eu le déni, la tristesse… pis là, la colère!
Ce matin en marchant pour le bureau, je me suis dit, mais pourquoi donc la colère est un péché capital si en même temps ça prend ça pour vivre notre deuil… On est étrange ou la religion nous met en tête le « Mal » comme un truc à éviter. Bon, vu que je ne suis pas croyant, je m’en fais pas avec ça, je pense simplement qu’à un moment ou à un autre, il faut que ça sorte, tout simplement, une colère c’est incontrôlé, je sais même pas si je peux vraiment être en colère, je me trouverais surement des façons politiquement correctes pour dire les choses. J’ai envie de me lancer, je ne sais pas si ça va être publié, censuré, à vous d’en juger… 😉
Pourquoi?
Heu c’est tout ce qui est sorti! Méchante colère! Ce n’est pas terrible mais c’est comme ça!
Pourquoi? Ne sais-tu pas que je t’aimais? En fait je ne peux dire qu’une chose, c’est que la vie t’a mis sur mon chemin simplement parce que je devais apprendre. La colère je l’ai contre moi, parce qu’il m’est impossible d’en avoir contre toi, sinon, « je t’aime » n’aurait plus son sens. Je suis fâché contre moi car les sentiments qui sorte de mon corps je ne les contrôlent pas. Parce que si on regarde ca de loin, tu m’avais dit ce que tu voulais et je n’ai pas écouté. Il est clair que je pourrais te dire « Pourquoi tu as agis de la sorte, connaissant mes sentiments, tu m’as doucement fait une place dans ton univers, pour m’en ressortir un coup de pied au cul! » Que c’est t’il passé durant mes vacances? J’ai même plus envie d’en prendre. J’aurais plus envie d’en prendre seul, sachant que je laisse quelqu’un que j’aime derrière moi. Pourquoi je m’accroche aux erreurs pour me protéger de situations qui ne sont jamais identiques? Comme j’ai fait avec toi! Au lieu de repartir from scratch, je base tout sur de rares expériences passées. Moi qui n’aime pas la généralité, j’ai eu ma dose de ravale tes paroles! Tu me donnes un choix que je ne veux pas, mais une partie de moi crois encore, moi le non croyant, je crois à l’amour, même si en grosses lettres c’est écrit « NON ». Rêveur passionné, je suis aujourd’hui blessé, honteux car l’orgueil de ne pas vouloir échouer c’est retourner contre moi. Je me suis accroché à un rêve impossible pensant qu’il l’était et il ne l’était même pas pour moi. Je suis fâché de ne pas connaitre mes sentiments, la différence entre l’amour et la poursuite d’une quête m’a rendu aveugle. Je suis en colère parce que je n’ai pas été capable de maintenir les décisions que j’avais prises, te laissant le libre choix de les prendre à ma place!
Je ne peux pas être en colère contre personne, car souvent, c’est à soit qu’on en veut. L’important c’est de comprendre ce qui nous donne cette animosité et de prendre les moyens pour ce calmer, pour finalement accepter ce qui c’est passé. Mais ne vous inquiété pas, je vais VACHEMENT bien je respire et reprends vie doucement!
Commentaires : 5 Comments »
Catégories : Colère