« À quoi tu joues? » que je lui ai demandé, avant qu’elle ne se mette à tourner sur elle même, nue, étant dans son bras et son doigt devant, venant de se lever promptement du lit dans lequel elle dormait à ses cotés. « À quoi je joue hein? Mais je ne joue à rien! » ne cessant sa ronde, les yeux un peu fous, les yeux un peu flous. J’étais pourtant là, à côté, quand ils se sont regardés, pour la première fois. Comme un tableau dessiné, moi je les regardais, mais eux ne me voyaient pas, encore une fois. La rage me brûlait, me consumait en dedans. Je n’osais plus bouger, ne pas faire de bruit, simplement regarder jusqu’où ça pouvait aller. Les têtes se rapprochant, mon coeur s’arrêtant chaque fois, un peu de battre pour elle, puis reprenait, simplement pour la haïr davantage. Flash, je suis là à côté, dans le même lit, dans de beaux draps, où les mouvements ne laissent rien deviner, car ils ne sont que là, bien réel. « À quoi tu joues? » que je lui ai demandé, sans désir profond de le savoir, trop blessé, trop brisé par l’instant, partant, me réfugiant, seul, encore. Mes larmes coulant sur mes joues, ne voulant plus d’explication, ne voulant que le silence, le coeur déchiré, mais pire encore, l’être réduit à néant, vide et vivant. J’ai crié « Nooooon! » et ça m’a réveillé, les larmes coulaient pour de vrai, c’était comme un rêve, mais en vrai.
À quoi tu joues?
24 06 2014Commentaires : Leave a Comment »
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