À moi

5 09 2014

Salut moi!

Fait pas le saut, c’est un peu ça le futur, on est capable d’envoyer les courriels en modifiant la date de réception, c’est un petit bug de Microsoft, mais là je sais que tu te dis que c’est surement un courriel de fraude, alors voici pour toi, tu vas comprendre que c’est bien toi-même qui te parles, je te donne un détail que toi seul sais et je n’en dis pas plus, le 19 avril 1995 (oui oui il y a quelques jours seulement).

Bon maintenant, je voulais juste prendre quelques instants avec toi pour te donner des petits conseils, je sais que tu n’en as rien à cirer, t’as la tête aussi dure que moi. Premièrement, je dirais qu’il y a aujourd’hui encore beaucoup de choses que je ne comprends pas, mais n’y a rien que je ne referais pas, parce que chaque fois qu’on a pris une décision c’était la bonne. Boulot, tout roulera tout seul, tu sais ce que tu fais, t’est brillant. Je te dirais de gouter à la sauce à Pa, ça lui ferait plaisir, tu vas voir, tout ce que tu ne goutes pas aujourd’hui est vraiment bon dans yeule, tu verras bien par toi-même, tu ne me croiras pas de toute façon si je te dis que tu fais la sauce à spag toi-même maintenant.

Là je sais que tu dois surement avoir plein de questions, j’aimerais ça tout te dire, mais je crois que je vais te laisser certaine découverte par toi-même, je peux tout de même d’informer de quelques trucs en vrac.

  • Ton amour actuel n’est pas la femme de ta vie, tu lui parles toujours
  • Maman et papa ne se sont jamais séparés
  • Tu vas faire des beaux voyages, mais j’ai de la difficulté à comprendre que l’on faisait des rêves de volcans à Montréal et que maintenant à mon âge, je choisis des destinations voyages où il y a des volcans
  • Essais de contrôler l’alcool, on oublie parfois des bouts
  • Tu vas avoir un cellulaire, fais-toi une raison tout de suite
  • T’en fais pas avec la vie, elle t’est bonne même si des bouts des déçus
  • Je pense avoir trouvé la femme de ma vie, mais tu te dis ça aussi en ce moment alors … pour ce que ça vaut!

C’est ça, ce n’est pas si pire le futur, les chars ne volent pas, la technologie évolue, les gens sont toujours pareils.

Je ne voulais surtout pas que tu te questionnes sur tes valeurs, elles sont encore bonnes 20 ans plus tard.

Ne tente pas de me répondre, le bug fonctionne seulement dans ma version de courriel.

 

Défi du jour : Lettre que j’aurais voulu m’écrire à mes 18 ans





Tout est égal

5 09 2014

Je t’ai cherché partout, parce que tu n’étais plus là, j’imagine. Je cherchais, mais en même temps je ne voyais pas vraiment grand-chose, tu sais, quand j’ai trop bu, ça affecte autant ma vision que mon jugement. Je vois comme des cercles concentriques de moins en moins clairs, du milieu vers l’extérieur, soit l’inverse de quand je suis à jeun, mais ça, on appelle ça de l’astigmatisme. J’ai vraiment cherché pourtant, quatre fois aux mêmes endroits et tu n’étais pas là, je suis allé m’assoir, pour prendre un verre, un dernier, car je ne peux pas rester ici, alors je me suis enfui à l’intérieur de moi, ça marche chaque fois, en attendant que tu me retrouves. Après, je ne me souviens plus très bien, l’après immédiatement après. Le lendemain, j’avais mal, partout, ma vie, mon corps, l’estime de moi-même, le désir de partir encore, mais tu me connais ce n’est pas vraiment moi de me faufiler dernière moi-même, un temps pour réfléchir et je reviens, sauf quand c’est la dernière fois. J’ai déraillé, je sais, je ne sais pas pourquoi, sinon je n’ai pas vraiment envie d’en parler, tu sais ce que c’est de ne pas avoir envie de me parler? À non, c’est vrai, ça va au-delà de ça, ce n’est pas une question d’en avoir envie, c’est, je ne sais pas, en fait je ne l’ai jamais su. Tout a été amplifié avec le temps, je crois que le fait que tu disais que je ne te faisais pas confiance, des fois je me demande si ce n’était pas l’inverse, en fin de compte, parce que moi je parlais, pas toi. Tu sais, le vouloir essayer et échouer c’est une chose, celle de juste éviter, c’est une autre. J’ai clamé souvent que mon absence était liée à mon inexistence pour toi, mais jamais rien n’a été fait ou dit à ce sujet, c’est toujours resté en suspens dans l’air chaque fois. J’ai toujours eu confiance en ce que tu me disais, j’ai toujours eu peur de ce que tu ne me disais pas. Est-ce que les mots inexistants sont notre réalité? J’ai juste demandé d’être rassuré, j’ai obtenu un silence. Je ne peux pas m’empêcher d’aimer ce que tu es tout de même, je comprends, quelque part, j’aurais aimé que tu comprennes aussi de ta part. Je ne peux pas m’expliquer ce vide laisser ouvert, douloureux, mais je sais que tu me manques. J’ai surement été jaloux à mes heures, j’ai surement été obsédé à l’idée de te perdre plus d’une fois, mais j’ai décidé d’y mettre un terme avant que ça m’arrive, parce que je n’obtenais pas ce que je désirais, parce que quand je n’étais pas là je n’existais pas, mais ça je n’ai pas eu besoin de l’entendre, je l’ai juste lu, l’après… silence.

 

Défi du jour : Jalousie





Fumée

5 09 2014

J’ai laissé tout ce que j’aimais pour m’enfoncer dans cette chambre. Je n’ai plus que le peu d’espoir qu’un jour tout changera pour le mieux, mais je ne suis pas certain de ce qui est le mieux pour moi. Plus je prends un recul sur ce qui m’habite, plus je me rends compte qu’il est question que de deux ou trois petites choses sur lesquels je me concentre, ardemment pour tenter de m’en sortir oubliant tout ce qui tourne autour, tout ce qui est présent et fonctionne. Tous les œufs dans le même panier, plus de paniers pleins que de vide, mais quand j’ai le dos tourné, les paniers se vident d’eux-mêmes, par négligence de ma part. Qu’est-ce qui ne va pas bien, qu’est-ce qui prend tant toute mon énergie, la quête de l’amour, toujours l’amour, depuis ma tendre enfance, chercher l’approbation, dans le désespoir que chaque pas que je fais est un peu un pas de travers. Je ne suis pas multitâche, j’ai mis tous mes espoirs dans tes bras parce que partout ça va. Partout ça va, famille, travail, partout sauf avec moi qui cherche toi. Je regarde dehors, j’ai le ventre vide, j’ai les nerfs qui me lâchent doucement, je n’ai plus envie de toi, de rien, du moins c’est ce que je me répète en attendant d’y croire.

 

Défi du jour : Lunettes trop roses ou trop noires





Tu dépasses tes mots

5 09 2014

Cher humain, à mots cachés ton intention se dévoile discrètement. Comme pour assurer une certaine confidence, confiance en toi, en ce que tu contrôles doucement chaque fois. Tu protèges les gens autour de toi en masquant le fond de la vérité, la vérité que tu dis, celle que tu fabriques. Les gens te croient, souvent parce qu’il ne t’écoute tout simplement pas, ils t’entendent, mais seulement les mots, leur intérêt est ailleurs. C’est peut-être c’est moi qui me fait des idées, quand tu dis les mots, je les entends, mais je comprends aussi le fondement, l’intention que tu poses en ouvrant la bouche, le non-dit, le mensonge. Bien souvent, j’ai l’impression d’être devant un miroir déformant, un miroir que me parle un peu de toi. Est-ce nécessaire, est-ce pour me plaire où ne pas me déplaire. Peut-être que je me fais des idées, peut-être ne l’as-tu pas remarqué, mais je capte tout ce qui se passe, même ce qui me dépasse, souvent je ne veux pas y croire, souvent j’aime simplement mieux ne pas voir. Pourquoi, pour qui est-ce que l’on ment autant? Est-ce que la vérité, les mots sans voiles, les paroles à découvert, comme ton corps à nu n’existe-t-il pas aussi simplement. Un grand sage disait, en fait c’était mon père, que tout finissait pas se savoir, le temps, la douleur, devrait être évitable.

 

Défi du jour : Miroir déformant





Désespiration

1 09 2014

Inspiration par la force de l’émotion suivant un moment difficile.

 

Défi du jour : Invente un mot… définis le





Oui je le veux

1 09 2014

Sur la table de chevet, il y avait le bouquet qui trainait, un peu froissé, mais encore tout beau. Dans l’autre coin de la chambre, le radio jouait du jazz, enfin, Louis jouait, la radio ne faisait que répéter. La chambre d’hôtel était éclairée que par la lumière de la salle de bains, encore fumante, comme un pistolet qui vient de faire son travail. On était rendu dimanche, Marc venait de rentrer du mariage de son ami, venait de prendre sa douche et s’étendre sur le lit pour se laisser bercer par Louis. Il était seul, comme toujours, pas qu’il en avait vraiment envie, mais parce que c’était ainsi, sa vie, pour le moment. C’était une belle soirée qu’il esquiva à quelques reprises, car ce genre d’événement lui faisait le même effet que des allergies, yeux rouges et larmoiement. C’est lorsqu’il revint d’une de ces pauses qu’il reçut en plein dans les mains le bouquet que la mariée venait de balancer derrière elle. Il allait donc être le prochain à se marier, après toutes ses années. Les chances étaient bien minces, car il était toujours seul. Il avait toujours secrètement voulu se marier, mais ces choses-là ne se disent pas, surtout pour un gars, le mariage c’est une affaire de fille, ou dans sa tête, une promesse d’amoureux, tout simplement. Ce soir-là, Marc s’endormit, rêveur avant même de s’être endormi, le sourire aux lèvres.

 

Défi du jour : Mariage





Les bras d’une autre

31 08 2014

Je n’avais pas envie d’y aller, pas parce que c’est lui, mais parce que c’est là. On ne peut pas manquer l’anniversaire de quelqu’un que l’on apprécie, sauf quand on ne va pas vraiment bien, je me suis dit cela quelque part dans la soirée. Je suis arrivé quand presque tout le monde était là. Je n’ai jamais été fan des petites conversations de routine, comme si j’avais quelque chose de plus important à dire, mais ce n’est pas le cas, je suis un peu silencieux. Le suis-je devenu? Je crois que je me suis simplement amélioré avec le temps. Les 35 « Salut, ça va? » ça peut allez. Pour les plus intimes, « Alors le boulot, ça va? » qui passe encore, j’aime vraiment mon boulot. Et les 7 autres qui demande, comment ça va avec la blonde, comment vont les amours, la chasse est bonne, si tu ne sors pas, tu ne rencontreras personne. J’évite, à gauche, à droite. À la blague, quand on me demande comment vont les amours, je réponds que le travail va vraiment bien. Mon coeur se noue doucement, violemment même le DJ est en retard dans les nouvelles, d’habitude elles voyagent vite, je suis seul, pas besoin de me faire jouer la chanson de mon dernier voyage avec elle, mes yeux se remplissent d’eau, j’avale ma salive, il parait que c’est un truc pour ne pas pleurer. Je sors prendre l’air, seul, je ne suis vraiment pas bien, ça doit être à ce moment que je me dis que je n’aurais pas dû être là. Ça passe un peu, je rentre à nouveau. Beaucoup de gens que je n’ai pas vus depuis longtemps, comment je vais, comment vont les amours. Qui les a payés pour me faire violence? Non, je ne suis pas à la chasse, non je ne sors pas, je n’ai pas envie de sortir, non je ne veux pas rencontrer quelqu’un d’autre. Pourquoi c’est si difficile à comprendre de vouloir être un seul un moment, de vouloir cuver sa peine en silence, de ne pas avoir envie de tourner la page maintenant, d’avoir simplement envie de courir dans ses bras à elle et pas ceux d’une autre, parce que c’est frais, c’est douloureux et que je voudrais faire subir à personne la douleur qui m’habite. J’imagine que ça passera, un jour, pour l’instant, j’aime mieux garder mes derniers souvenirs d’elle au fond de mes bras, les serrer fort et attendre que l’on soit demain.

 

Défi du jour : Retard





Bon appétit

30 08 2014

Marie venait de servir le repas à son mari, la main un peu tremblante, la voix aussi. Elle l’appela doucement et l’entendi s’en venir au loin. C’était jeudi, on mangeait du spaghetti. Marie se sentait bien seule depuis quelques mois, Jean, son fils, parti en appartement à Sherbrooke, faisait qu’elle était seul avec André. Avant quand Jean était là, elle avait un peu de repos, maintenant, elle n’arrête pas. Elle a placé de façon impécable tout ce qui se trouvait autour de l’assiette, dont le verre de vin vraiment trop plein de son mari, celui qu’il le voyait toujours à motié vide. Il faut dire qu’André n’avais pas trop de difficulté à s’emporter, pour un oui ou pour un non, pour des pâtes vraiment trop froide, un vin trop chaud, où le fait que ça femme s’habillait comme une pute à l’occasion, jupe trop courte, camisole trop serrée laissant sortir ses seins un peu trop à l’air libre, ou même un col peut-être un peu trop roulé à l’occasion. Elle connaissait bien les habitudes de son mari, elle savait que la journée du spaghetti, c’était toujours une difficile journée, elle savait que c’était pas a cause des pâtes mais bien plus à cause de ce vin rouge bon marché qui tâchait les levres. Il arriva et s’assi sans un mot, commença à boire le premier verre, la bouteille était prête, Marie vint remplir à nouveau. Il piqua dans son assiette avec sa fourchette, fit des ronds pour enrouler le spaghetti, se rendi compte que Marie avait couper les spaghettis en deux, ce qui lui rendait la tâche bien plus difficile, il grogna, reprit du vin. Quand Marie eu rempli le troisième verre, vidant la bouteille, il l’agrippa par le poigna, celui qui avait encore les trâces de sa main, il commenta l’état du spaghetti, il lui donna un coup de poing sur la cuisse, lui rendant la marche pour le cellier beaucoup plus difficile. Dans le cellier, Marie pensa, fatiguée, qu’elle aurait aimé avoir une vie différente, elle aurait aimé toujours avoir son fils, mais surement avec un autre homme, elle regarda la bouteille, qu’il réservait pour leur vingt-cinquième aniversaire de mariage, un an encore, ils l’avaient reçu lors de leur mariage. Un larme coula sur sa joue, elle l’essuya rapidement, il lui était interdit de pleurer. Machinalement, elle prit une bouteille, revenu dans la cuisine, en avançant dos à son mari, l’idée lui venu de l’assomer, de s’enfuir, mais elle savait bien qu’elle ne pourrait rien faire pas la suite, fugitive, elle ne pourait pas vivre ainsi. Elle ouvrit la bouteille, se retourna vers André, il remettait du parmesan pour une troisième fois sur ses pâtes. Son verre vide, il leva les yeux vers Marie qui le servi. Il porta rapidement la coupe à sa bouche et ses yeux s’illuminèrent, il savait. Marie lui a servit de cette bouteille qu’il gardait pour leur aniversaire, Marie ne buvait pas. Il toussota un peu, grogna, sa tête commença a enflée. Il tenta de dire quelque chose à sa femme, rien de sortait de sa bouche, rien ne rentrait dans ses poumons. Elle lui dit qu’elle avait oublié de faire l’achat qu’il lui avait demandé, son Epipen pour ses allergies. Marie ouvrit l’armoire, saisi un petit verre à vin, se versa un verre en regardant son mari tomber la tête dans son assiette. Elle porta le verre à ses lèvres et bu, trouva ça divin, attendit un instant encore, André ne boubeait plus, elle le renversa par terre de sa jambe qui faisait mal, pris le téléphone, sa voix paniquée et appela aux urgences.

 

Défi du jour : Spaghetti





J’ai vraiment envie

30 08 2014

Je crois que je suis passé à côté de moi hier sans le savoir, quand je me suis vu, je ne me suis même pas reconnu dans la glace. Il semble que j’ai un besoin de partir, de m’enfuir, de m’isoler, simplement pour me retrouver. vingts jours, vingt nuits, vingt textes qui ne parlerons que de moi, que de ce qui me manque, que de ce que la vie m’a laissé. J’ai besoin de faire le point, la barre, un trait. J’ai besoin de nouveau, de vieux, de moi et mes trente-sept ans. J’ai besoin de trouver un sens, une raison, des mots qui me réconforteront. J’ai envie de me retrouver, d’arrêter de m’oublier, de sentir mon coeur battre jusqu’au bout de mes doigts. J’ai envie de vivre, heureux, amoureux, je ne sais plus comment faire, je ne sais plus comment rire. Dans vingt jours je reviendrai changer, mais surtout moi-même.

 

Défi du jour : Oublier





Mauvais goût

27 08 2014

Je suis amer, manque de sucre, manque de douceur.

 

Défi du jour : Limonade