Je suis arrivé les mains vides. Rien à déclarer, ni la moindre idée où j’allais aller. Un monde si vaste devant moi et pas la moindre idée de ce qu’était en fait une idée. Je suis arrivé les mains vides, avec la seule envie de pleurer, je suis né. J’ai rempli ma tête de mille et une idées, j’ai rempli mon lit d’aventure que jamais je n’oublie. Aujourd’hui tout est vide, le moindre des racoins de mon esprit cri, tout sonne écho, je n’ai rien fait comme les autres, je n’en ai pas envie. À la course vers le bonheur, je ne suis quand même pas dernier, si je me compare aux autres, je n’ai pas pris le même chemin, doucement j’ai marché, à l’opposer de ce qui avait été pour tous déterminer. Femme, enfants, chien, maison, vie rangée, bien souvent malheureuse, j’ai échoué selon la nature humaine forgée à coup de catholicisme, dans les années de colonisation qui voulait que l’on peuple et repeuple. Peuple et repeuple s’en vont en bateau… qui qui reste? Il ne reste que des gens aigris ou simplement gris, sans lumière, sans odeur particulière d’avoir achevé quelque chose. Je n’ai pas d’enfant, j’ai aujourd’hui convenu qu’il se pouvait que je ne laisse rien derrière moi. Je suis arrivé les mains vides, repartirai-je ainsi? Ceci ne me fait plus peur, ceci me désillusionne un brin, je m’enlace dans un divan pour regarder le temps, pour regarder ce que les autres ont fait, pour oublier ce que je n’ai pas fait. Mes projets empilés que je garde pour moi, cette fenêtre sur une partie de ce que je suis, de ce que je veux et des mots mensongers sur ces projets qui m’attendent et auxquels je ne consacre pas de temps, un peu comme ma vie. Je me refais cette liste de choses à faire, de projet à écrire, Lydia, Chaque matin, Des Lettres, tant de projets qui dorment avec moi. Je suis en deuil continuel, je regarde ma vie mourir à petit feu et je me frotte les mains pour me réchauffer. Chaque mot s’effrite dans le vent d’un appartement trop vide, dans le ventre d’un écrivain trop peureux. J’écris ici en silence de ce que je suis vraiment, peur de jugement, peur d’avoir peur, phobophobe que l’on appelle. Je brule ma vie comme une chandelle à espérer une muse qui restera, la vie est courte à ce qu’on dit et être bien en dépit de l’image, n’est point donné à tout le monde. Je me suis fait l’amant temporaire d’histoire déjà décomposé, je me suis laissé aimer et j’ai aimé à en perdre la tête. Aujourd’hui, le vide remplit ma vie. Je l’ai créé et je l’ai alimenté, j’ai fini par créer le vide de toutes pièces. On dit que sur terre, le vide n’existe pas, j’ai l’impression d’être continuellement dans la lune. Mais j’ai cette rage, cette voix qui crie profondément de la laisser sortir, elle aussi je l’étouffe doucement à coup d’éthylène bien placer, juste au bon moment, quand les idées reviennent en même temps que cette tristesse qui m’assaille l’âme et me rappelle ma solitude. Je n’ai besoin de rien, me dis-je bien souvent, mais la peau douce d’une femme me fait sentir le contraire. Je n’ai jamais été avare, une seule me suffit, que je puisse adorer, surprendre, chérir. Maintenant, le vide est complet, il ne me reste que des points d’ancrage précis, vitaux, rares. Le temps me laisse l’opportunité de vieillir encore un peu, je suis maitre de ce que je fais et immobile je tente d’arrêter le temps, innocemment. J’ai fermé la porte derrière moi, j’ai pensé qu’il était mieux ainsi pour ne pas avoir froid. Maintenant je suis de glace, de pierre, et je n’ai qu’envie d’une chose, de ne pas repartir les mains vides.
Les mains vides
29 01 2012Commentaires : Leave a Comment »
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Petits déjeuners et distance
22 01 2012Tu ris comme. À toutes les fois que tu le fais je me retourne, et chaque fois, ce n’est pas toi. Déçu, je reviens à moi et je pense à toi. Il y a si longtemps tu te souviens, le temps où ces rires c’est moi qui les provoquais. Quel beau chaos que l’on a vécu ensemble il me semble! Si les contraires s’attirent, on ne pouvait pas viser plus juste. Tu recommences, ce n’est toujours pas toi. Je continue de faire l’amour tendrement à mon bol de café au lait. Je me suis surpris à y éprouver un plaisir, retirer la crème doucement sur la surface du café, savourer chaque bouchée. Je t’ai déjà dit que j’étais allergique au lactose? Encore les extrêmes que je m’impose. Le plaisir que j’éprouve vaut cent fois, voir mille fois les conséquences, c’était un peu comme ça avec toi. Cette première fois où j’ai mangé mes oeufs miroirs, c’était avec toi, une impression de redécouvrir quelque chose qui avait toujours eu le même goût et cette sensation qui me rappelait quand je mangeais ton sexe, je ne les mange plus autrement. Les petits déjeuners c’est vraiment du sexe dans l’assiette, un mélange de saveur et de texture, une envie de retourner au lit aussitôt que c’est fini. J’ai faim et je pense à toi, toi où elle, va savoir. Encore ce rire qui retenti, ça me rappelle notre histoire. Pas seulement ton rire, mais la fréquence à laquelle tu le laisses retentir, parfois court, parfois long, avec une certaine distance entre chacun d’eux. C’est fou tout ça, la distance qui fini par séparer les gens, certain même appelle ça le temps, ça ne reste qu’une certaine distance. Tu ris encore, je me retourne plus, j’ai compris, j’accepte cette distance et ne garde que les souvenirs. Je sais qu’à ne plus me retourner, ce rire cessera, car je ne serai plus à proximité et les souvenirs pourront doucement s’effacer.
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Mal-o-dit
11 01 2012Je te jure, ta cadence indécente est aussi prévisible que risible. Comme un tango argentin fait par des débutants, tes pas sont comptés, mais la passion n’a pas encore monté. C’est maladroit, drôle et presque innocent à la fois, qu’il y est juste toi qui ne t’en aperçoives pas. Tu as le tempo, mais tu ne manques pas d’air, un deux trois, un deux trois, d’une valse que ne durera pas. Sur mes pieds tu marches, mais tu dis que ce n’est pas toi et quand mon coeur tu arraches, est-ce que ce n’est toujours pas toi? Et la vie, cette symphonie si finement orchestrée, suis-je le seul à détecter cette note si malhabilement jouée, cette note qui se joue contre toi, cette note vile et malsaine qui se cachait en arrière-scène. Si le mensonge est malhonnête, la preuve est faite que l’omission l’est tout autant, à force de ne pas vouloir mal paraître, le silence est souvent bien plus dense que l’on pense. Cette mélodie serait-elle aussi belle si j’omettais le Si à mesure que je joue? Si je peux sentir ta peau à des milles d’où je suis ne crois-tu pas que je peux subir les gestes omis et incompris? C’est une larme bien douce que le sel à quitter, qu’un petit peu d’eau qui fera me rappeler, combien, oh combien de lunes j’ai vues passée, doucement glissée dans ce ciel étoilé. Le silence fera son oeuvre, on fera comme ci, ça tiendra quoi, une autre lune encore, qui sait peut-être plus, où tous deux en silence on saura, mais où tu douteras.
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Le vide
7 01 2012Vide, vide, vide… plus je te regarde te remplir haute dans le ciel, plus mon verre se vide, je hurle. Tout me semble du pareil au même, certain jour le même le gris persévère. L’impression d’un rien comblant mon espèce, mais qu’est-ce qui diffère d’hier et comment sera demain? Un de ces jours insupportables où je me sens vain, où je sens que rien ne vaille. L’esprit noir, la matière grise et le vin rouge ne l’emporteront pas sur moi. C’est qu’une journée sanguinaire où le vin prévaut sur le sommeil. Où même la bouteille ne répond plus de moi, où sans raison, sans savoir pourquoi le verre se vide, sans moi. Mes yeux, ma tête et mon coeur aride ne cherchent même plus pourquoi. Je sais que demain sera autrement, différent. Je regarde autour de moi, rien ne semble rempli de ce que je voudrais, ma tête, mon verre, mon lit. Toujours cette même distance, toujours cette même souffrance, quel est ce creux qui existe, restera-t’il? Il n’existe qu’un pas entre toi et moi, le franchiras-tu? Ce n’est point une question de temps, mais une question de Tu. Je fais abstraction de mes idées et fais face à la réalité, est-elle vraiment réelle? Si je ferme les yeux, tout existe, tout est sensation, passion, émotion. Suis-je le seul à faire disparaitre l’univers quand allongé contre moi tu m’enivres. Ce moment, cette distance, mais putain quelle chance, tu es là et moi je fais disparaitre l’univers, simplement pour nous, un instant seulement, histoire de savourer ce qui est vrai pour moi, ce qui reste ce que je suis pour toi. Cet instant n’existe que dans les livres. Cet instant n’existe que sur un bout de blogue secrètement cisailler pour tes yeux, les miens, ceux des voyeurs qui passeront ici. Ces mots que l’on croit parfois faux, que l’on croit parfois vrais, mais au fond qui le sauraient. Une histoire comme toutes ces histoires taboues que l’on tue avant même de se voir terminer, une histoire à laquelle une chance on n’a pas donné. Ton silence me tue, ton absence m’angoisse, j’ai envie que ton regard me réconforte. Je prendrais un bras, si je ne peux pas avoir les deux, mais un peu de chaleur me rendrait vraiment heureux. Si je jouais un air de piano, si je savais jouer, je te le jouerais surement sur un air mineur, car c’est sur ces airs que l’on pleure. Mais tu sais, ce n’est pas si terrible, j’ai seulement envie de tes yeux pour combler mon vide.
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Accoster
5 12 2011Je jette l’encre sur des maux trop souvent répétés. Je ne déserterai guère, car capitaine sur un navire en peine, je sombrerai avec ce que j’ai créé. Je coulerai comme tous ces crayons que j’ai fait pleurer sur des bouts de papier. À la fin d’un rêve, je publierai ce qu’il était devenu, une histoire parmi d’autres vécue. Pour accoster, il me suffit d’être près, je crois que je suis assez prêt de ce dont j’ai envie. Ma vie sur un navire, Novencento, une histoire qui sera maintenant mienne. J’abandonne donc la mer que j’ai tant cherchée pour m’immobiliser au quai. Je décrirai ce qu’était pour moi cette chimère que l’on appelait l’amour. Mon coeur à sec, je mouillerai de vos larmes des pages qui ont été mienne, je ferai jaillir des rires que vous ne croyez plus exister. J’attache à bon port ce qu’a été mon corps, enveloppe fine et sensible, douce et passionnée. Moussaillon n’ayant pas trouvé le navire, j’épongerai seul le pont de mes nuits. Mon navire coulera de mots imprimés, mais jamais réprimés. Avec le doux remous des vagues, je m’endormirai pour me lever au matin frais, au son du corbeau qui là toujours était. D’une nuit à l’autre, je parcourrai mes mémoires afin d’immortaliser mes souvenirs qui deviendront à jamais histoire pour s’endormir. Jaloux de mon silence, je serai probablement boudé. Mais moi, dans cette nuit enivrante je danserai en souvenir de toi, afin de mieux te haïr au matin. Méduse, sirène, ma douce colombe, peu importe le nom que je t’ai donné, je ne pourrai te renier. Ma quête se termine où une autre ne fait que commencer, celle qui dormait dans mes cales, celle qui fut toujours à côté de moi. Armé de mon perroquet, je pourrai en silence affronter ces soirées où de ma lampe s’échappera doucement lueur et odeur qui me rappelleront toi, un fragile espoir qui s’éteint doucement se balançant au vent. Mille fois encore, je me souviendrai de ton corps, de celui qui t’a précédé, de l’autre encore, car il ne restera par la suite que des mots, des mots qui me racontaient toi, qui me racontait moi. Je temps file et je le suis. Vient me retrouver un soir de mai, je te raconterai comment tout cela a pu arriver.
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Je lui ai dit…
27 11 2011Je lui ai dit, arrête de mourir. Il glissait doucement, en silence, entre les doigts de la mort, mais toujours là, pas tout à fait à elle. Quand je lui ai dit, il n’était pas là, du moins pas totalement, au moins un peu, je sentais encore ses doigts qui n’avaient rien perdus de leur chaleur. Quand je lui ai dit, c’était en silence, moi, lui, les deux ont étaient en silence. Moi, je savais que plus rien ne serait pareil après, lui j’imagine qu’il s’en doutait, du moins un peu quand il a senti les larmes coulées de mes yeux. C’était le genre de moment qui dure trop longtemps mais en même temps jamais assez. J’aurais eu jamais assez de force pour le retenir totalement, au début j’étais seul mais après c’était pareil. On est tous un peu seul dans ce genre de moment. Il faisait si noir dehors, je crois que j’aimerais mieux mourir quand il fait noir aussi. J’ai eu la chance de lui dire avant de partir, on croit souvent avoir tout dit, mais il me restait quand même une petite chose qui s’est finalement échappé de ma bouche. Des mots tristes qui brûlaient mon être, mes enfants qu’il ne pourrait jamais connaitre. Puis c’est arrivé, c’est arrivé ou pas, en fait tout c’est arrêté, le temps, sa vie, la nôtre aussi. Aujourd’hui ça fait longtemps que ce moment est passé et encore malgré les souvenirs, malgré le temps qui passe, malgré ce qui nous reste, je lui dis encore, arrête de mourir.
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Amitué
30 10 2011Le respect d’une amitié brisée par un secret que tu gardes pour toi. Un secret que tu partages avec moi sachant bien ma valeur bien contraire. Que tu oses déballer à mes oreilles choquées la volatilité de ton être insatisfait, ça peut aller, je n’ai pas à m’y coller. Lorsque tu marches sur l’amitié que je t’ai toujours portée seulement pour assouvir cet instinct animal en pensant que tu es seul à exister, je ne peux plus accepter. Traitres, tes actes égoïstes sur les autres agissent, tu ne penses qu’à toi et te retrouvera seul avec tout ça. Tu détruis un peu chaque jour ce que tu dis être le plus précieux. Sans te rendre compte que c’est le cas, mais pas pour les raisons que tu crois. Tu te détruis aux yeux de ceux qui t’ont tout donné. Peut-être que tu sauveras cette image que certains ont de toi, ta femme et tes enfants, peut-être jamais ils ne le verront. Les tissus de mensonges que tu tisses chaque fois que tu t’effraies de te faire prendre épongeront-ils la douleur de tous quand tu te feras prendre? Tout tourne, tout se sait, tu sais? Et même si ma présence dans ta vie n’a aucune incidence, comment expliqueras-tu mon absence? Et moi?
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Torture
16 10 2011Je ne suis capable d’aucune torture, mais tu me tues avec tes mots qui tranchent ma gorge à coups de couteau. Et je me terre dans un trou pour mieux taire mes tiraillements. De trouille, je suis accablé et je tremble en attendant. En attendant que tu t’éloignes de moi, que tu trouves une autre tâche sur laquelle travailler. J’ai trop souvent tenu ta tête pour t’embrasser. Toi, il n’y avait que toi pour toi et moi qui n’existait pas ou sinon que t’aimer, t’adorer, t’idolâtrer, te donner quelque chose ou quelqu’un qui te ferait sentir bien le temps que tu trouves ce que tu ne cherches pas vraiment. T’as même trouver du temps pour trier doucement, choisir patiemment et te tromper tristement. Chaque coup de traitre le temps te l’a rendu, chaque coup de pied donner dans mes jambes pour me faire tomber c’est pour moi effacé. Sur la tribune, je regarde ta tête et cette lame tranchante qui tombe tel le tonnerre gronde. Trop souvent tu t’es tourné pour me regarder, voir si encore j’étais là, pas trop près, mais assez pour qu’un jour tu trouves le temps pour terminer ton tourment. Tâche trop grande de me trouer le coeur d’un seul temps, la valse à recommencer pour que tu t’y reprennes trois fois. Tu ne te doutais pas que même si ces mots ont traversé tes oreilles autrefois, le temps t’isole de moi, tu te retrouves sans que je t’estime pour ce que je t’ai aimé. Trop tard le temps t’a trompé et tu t’es retrouvé avec toi, mais tu t’es fui encore une fois. Sur mon toit, je crois, je croasse que je t’aimerai toujours encore et c’est bien la seule vérité qui torturera à jamais mon corps.
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L’apnée du réveil
23 09 2011Je ne respire plus, en fait qu’un peu pour me tenir en vie. Je retiens pas mon souffle, mais je souffre, l’apnée du réveil. C’est comme une impression de déjà vu, une impression de déjà vécu, une impression que je n’en peux plus. Je ne suis peut-être pas fait pour cela, comment ça s’appelle déjà? J’ai cette frayeur qui embrouille et ce brouillard qui se débrouille, simplement pour me laisser dans le total néant. Ne dors-tu pas quand je pense à toi? Un lointain souvenir qui ne cesse de revenir. J’ai pour passion de recommencer sans cesse les mêmes situations. Le vin nappe sur mon jugement un peu seulement, j’y ai pensé longtemps, pourquoi je ne me sauve pas, encore une fois. Pourquoi je ne cesse jamais de courir, courir jusqu’au jour où je devrai mourir. J’ai envie de ça, de toi, de moi, mais je m’oublie encore une fois. N’ai-je pas dit hier que je ne resterais pas dans ce calvaire. Je génère le noir sans espoir et me torture de mes aventures. Ce soir je m’endormirai avant toi. Ce soir, je tenterai de retrouver ce qui c’est passé. Pourquoi t’ai-je dit oui simplement quand tu m’as souri. Je dis simplement des mots pour ne pas avoir à les vivre, je t’attends, innocemment.
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Guérir un peu
3 07 2011Sur un sol gelé, ton pied m’a tendu la main. T’offrant mon coeur, j’ai déballé ce que j’avais de plus sincère. Mon être à nu, dans cette rue où je t’ai connu, tu as piétiné de façon délibérée. N’as-tu pas compris que je ne bougeais plus, n’as-tu point compris que je ne vivais plus? Le temps a passé et n’a rien réparé, mon coeur n’a que gelé quand l’hiver pris la place de l’été. Aujourd’hui doucement d’un vent chaud je sens le changement, ton corps distant offre plus de chaleur au temps, temps qui passe et tes traces qui s’éloignent dans la neige. Mon corps dégèle dans une douleur impossible. Dans mes côtes fracturées, tu as continué d’asséner des coups de pieds, simplement pour t’assurer que tu m’avais achevé. Immobile mon corps refait ses forces. Je ne me vengerai pas, je garderai simplement le silence, car c’est un peu de ma faute si je t’ai aimé.
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