Le souffle du vent glacial m’a irrité les yeux une fois de plus. Les larmes ne pouvant plus couler car crystallisées aux coins de mes yeux, sur le long de mes cils, par chance je ne suis plus aussi fragile. Lorsque j’ai vue cette photo, je l’ai regardé, je me suis demandé par la suite si elle était en couleur tant que j’ai focussé sur le contenu et non le contexte artistique. Je me suis concentré comme sur un ciel étoilé sur l’ensemble sans vraiment me questionner. Je me suis dit que lorsqu’on est mort on ne sens quand même plus les coups de poignard nous transpercer, mais cette douleur de moins en moins vivre me rend tout de même morose le temps d’un silence, d’un respire, d’une dernière larme peut-être que se crystallise sur ma joue. Le temps passe doucement, le gris de l’hiver me dit simplement que j’ai besoin encore de temps. Je suis le voyeur masochiste qui pourrait se taire de voir plutôt que de souffrir encore. J’ai ce choix et je le prends à demi conscient ne sachant vraiment sur quoi je tomberai, comme le sportif extrême qui se lance en bas d’une falaise, mais moi sans vraiment jamais valider si j’ai quelque chose pour me retenir. C’est maintenant sur papier, « Mr. Scarecrow, vous êtes un extrémiste! » que la fille des RH m’a dit au bout de 216 questions, comme si j’avais besoin d’un test pour le savoir. Je cherche aujourd’hui comment donner un sens à ma vie, libre comme le vent j’attends, je pense en attendant. J’essais d’écouter mes pulsions mais jamais elle ne goute aussi bon que je le souhaiterais, tout goûte gris, où est ce plat de bonbon tout collé ensemble qui se tenait sur la table de grand-mère, où je me pose aujourd’hui la question à savoir si j’avais plus de plaisir à les manger qu’à les décoller les uns des autres. Je cherche à retrouver cet univers simpliste qui m’émerveillait tant. Émerveille-moi, laisse le sommeil me quitter enfin pour simplement que je t’apprécie, vie que je vis. Laisse le soleil entré chez moi, que ce vent gris et ces mots roses me quittent. À l’aube d’une vie plus calme, j’écris des mots roses ou gris pour faire passer se vent d’hivers qui m’a un jour refroidit.
Vent divers et mots roses
8 02 2009Commentaires : 2 Comments »
Catégories : Bonheur, Douleur, Femmes, Solitude, Troubles
La courbe du bonheur
18 12 2008C’est drôle, je viens de remarquer que WordPress me créait de son plein gré une courbe du bonheur.

Happiness
Et pour la bonne compréhension de tous, voici quelques explications. Cette courbe contient des hauts et des bas qui varient en fonction des jours. Ces hauts et ces bas correspondent à l’achalandage sur mon blog à chaque jour. Plus je suis triste plus je suis inspiré, donc plus la ligne monte plus je suis triste et inversement pour le bonheur. Je dois avouer ce graphique comme paradoxal car je dois dire que j’aime écrire, même si souvent je ne suis inspiré que lorsque j’ai le coeur qui déborde faisant monté la marée de mes yeux. J’aurais peut-être dû appeler ce graphique « Life » plutôt que « Happiness » mais bon, c’est ma vision des choses, maintenant au moment où j’écris.
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Catégories : Bonheur, Douleur, Le Là, Perceptions
Si j’étais superhéro!
18 12 2008Si j’étais un superhéro, mon pouvoir serait celui de disparaitre. J’ai l’impression ces temps ci que j’en suis un superhéro, j’ai l’impression de disparaitre doucement. Je ne sais plus comment me prouver que je suis en vie, je me réveille nuit, simplement pour être certain que ce n’est pas fini. Doucement je transparais, je disparais, plus je respire plus au travers moi on peut lire. Comme un livre sans page, une page sans ligne, une ligne sans mot je reste là, à me demander encore pourquoi. J’attends que ça change sans changer ce qui m’attend. Noël n’aidant en rien, la télé me projetant des images de familles, d’enfants, j’en suis encore un. J’ai tant à apprendre sur la vie et je ne me donne pas le temps, j’aimerais avoir tout vu, tout mangé, tout digéré avant même d’avoir choisi ce qui allait ce trouver dans mon assiette. J’ai besoin de redonner des couleurs à mon être, de le faire renaitre. J’ai besoin de temps, plus besoin de vent qui me déracine sans cesse, sans que je m’y oppose parce que je crois pour un instant que c’est bien, qu’il est miens. Ce sentiment d’appartenance, d’appartenir fausser par le simple voile d’addiction inventer par l’homme, consommé par moi simplement pour fuir ma réalité. Je ne m’appartiens même plus car je ne sais même pas qui je suis. J’essais d’être un exemple que je n’aime pas, j’essais d’être correct avec les autres et pas avec moi même. J’ai simplement peur des regards, des dires et quand je me cache ça ne devient que pire avec le temps car ça sort en pain (douleur en anglais). Je veux me retrouver avec moi, chez moi, un instant je veux dormir. J’ai besoin de bras autour de moi, j’ai besoin qu’on me réconforte quand je pleure, aujourd’hui je n’ai que les bras de la nuit pour étouffer mes cris. J’ai l’impression d’être devenu un superhéro, mais je n’en veux pas de ce super pouvoir.
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Catégories : Douleur, Fatigue, Me moi, Solitude
Avide de vide
15 12 2008Cette soif assèche ma gorge qui brûle encore. J’ai envie de ton corps ou du tiens. Enfin. Chaque matin sont toujours plus difficile, vide, coupable d’avancer dans le vide, d’avancer vers rien. D’une addiction à une autre je pense comme une plaie des douleurs qui m’affligent. Un jour guérit, l’autre toujours aussi rempli de douleur. J’ai l’impression que le temps passe sans que mes pensées passent enfin. Comme si je chutais dans le vide, j’ai quand même la possibilité de regarder autour, j’ai plein de mains qui se tendent vers moi mais je tombe, à quoi dois-je me raccrocher? Maman, mes amis, ma famille… présentement je mets mes énergies dans le boulot, je me responsabilise à une tâche qui m’est donné parce que j’ai besoin de valeur, j’ai besoin qu’on me dise que je suis bien, que je suis bon, pas gratuitement parce que j’ai besoin de l’être pour ce que je suis. J’ai l’impression d’en avoir jamais assez, comme blessé par le passé, au lieu de me laisser guérir doucement, je cours pour ne pas me rattraper, mais j’en suis conscient et c’est douloureux. Comme un drogué je me pique à de la fausse passion, à de fausse émotion, à un vide que j’endure sans vraiment le chercher, mais comme un drogué, j’ai encore besoin d’un fixe
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Catégories : Absurde, Douleur, Me moi, Troubles
Cache les traces
8 12 2008Balai, balayeuse et moppe ne frotteront jamais assez fort les traces qui restent partout. Tous les jours je trouve une nouvelle façon de me rappeler, une nouvelle façon de me le cacher. Rien aujourd’hui ne brouille ma tête sinon que la musique qui parfois m’apaise, parfois fait jaillir les larmes de mon corps tout entier. Aujourd’hui je fais face à moi même, enfin. Y a rien de facile à faire le ménage et d’avoir comme seul compagnon sa vie. Les traces sur ma vie laissées derrière moi, certaines que j’ai tenté de couvrir d’un grand manteau de déni, de rêve et de sexe. Aujourd’hui j’ai décidé de reprendre ce manteau, pour voir ce qui se trouvait en dessous ou parce que j’avais très froid dû à mes larmes qui se glace sur mes joues, mes pieds qui deviennent bleus et des frissons à chacune des pensées qui passent dans ma tête. Je faisais une course à relais entre les différentes composantes qui m’aidaient à garder dans ma vie le son, l’odeur, les mots et les images. Je laissais toujours un petit bout de vaisselle, une petite tâche sur un plancher souillé par une nuit mouvementée, un verre, un élastique que moi seul je connaissais et qui était caché dans ce passé et dont je voulais garder la trace. De sexe en sexe, je courais pour ne pas perdre la sensation, pour tenter de la faire changer, disparaitre ou simplement exister. De femme en femme tenter d’oublier, tenter de retrouver ce que j’avais perdu, ce que je n’avais jamais eu. De femme en femme, je trouvais parfois ses mains, ses bras, son corps ou son sexe, mais jamais en même temps. Chaque matin, chaque nuit, unique, l’envie de disparaitre, enfin, sans fin de la surface de ma vie pour en avoir une nouvelle. Je cache les traces pour ne pas oublié, je cache les traces pour me rappeler mais aussi parce que je n’ai pas envie d’avancer, quelle trace je vais maintenant former maintenant sur la neige? Mes larmes en glaçons formeront t’elle un lac gelé où je pourrai marcher? J’ai peur de la douleur et pourtant je la recréer sans cesse! « Get over it! » c’est tout ce que j’ai à me dire. Pourquoi aujourd’hui je m’en rends plus compte? Simplement parce qu’avec moi je suis, qu’avec moi j’ai décidé de nettoyer les traces, une à une, cessant de les recouvrir, de les camoufler, de les dissimuler, sous l’oreiller ou sous mon pied. Je retourne à moi, je n’ai pas encore fini!
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Catégories : Amour, Douleur, Femmes, Me moi, Sexe, Solitude
Gratter la gale
3 12 2008La plaie béante guérit lentement. Les mots manquent dans ce que j’ai à écrire. Je n’ai pas muse, j’erre l’âme légère au travers du vide. Où est cet afflux de mots, d’images où je puisais dans la douleur le meilleur de moi même, le douloureux. Et si je grattais un peu, juste un peu, ce qui guérit, un instant, aujourd’hui. Et si je laissais un instant envahir mes pensées d’elle, simplement pour me sentir en vie, être envie et triste d’être dans l’envie. Ça me frappe enfin, mais à quoi j’ai pensé, ça ne se refermera pas seul, ça devra encore guérir et prendre le temps de se faire. Pourquoi je l’ai fait? Probablement que ce sentiment me manquait en bout de ligne, que je le recherche en fin de compte. Comme les romantiques de l’époque où l’amour était impossible, où déchirés par la complexité, l’impossible, je laisserai porter mes plumes sur le papier simplement pour gueuler ma douleur. Je t’aime douleur, ne croyais tu pas qu’un jour j’allais m’en rendre compte, c’est toi que j’aime car tu m’inspires, tu me fais respirer d’un souffle entrecoupé de désir charnel, de tendresse, de volupté. Quand tu caresses ma joue, ça me rend fou, quand en moi tu t’infiltres, je n’en peux plus, je flanche, je fonce dans cet abysse sans fond, ce vertige m’envoute, m’hypnotise, me paralyse. À toi je pense parce qu’une autre je n’ai pas rencontré. Je gratte ma gale car de cette façon je peux me rappeler que je t’ai aimé, encore une fois.
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Catégories : Amour, Bonheur, Douleur