Du café à la bière

5 12 2010

Je suis passé du café à la bière et j’aurais dû simplement me taire. Me terrer dans un coin et cesser de parler. Mes maux n’ont plus d’impacts, n’ont plus de sens, n’ont plus d’innocence. Je me suis tu à toute tête de tout mon être. Je suis bête. De ce qu’éveille en moi un café bien tassé, j’ai préféré me retourner vers le houblon doré. Plutôt que de me tenir éveiller, j’ai tenté de m’endormir, sans rien dire. Sans comprendre d’où j’étais venu, je me suis étourdi un instant de plus. Et le paysage ne fait que passer sans cesse sans s’arrêter. J’ai mal au coeur, de blessure, d’ivresse, d’un manque de tendresse. D’une main dans mes cheveux, je veux. Mes larmes sonnent l’alarme et tombe sur le sol dans un vacarme. La neige à côté de moi n’a rien de froid. Ma tête veut exploser, se décomposer, donne moi un baiser. Un seul pour m’endormir, me consoler, pour alléger ma tête qui ne cesse de penser. Mais qu’ai-je fait ce matin-là en me levant. Devrais-je prier, je m’en prie, je ne peux plus en prendre. Je ne suis pas seul dans mon désespoir. C’est probablement ce qui me tient là, en vie, encore, devant moi. J’ai pris le temps de me perdre un instant, trop longtemps et mon être s’en ressent. J’ai besoin de ma famille, de mon chez-moi, de toi, mais surtout de moi. Mais je ne me trouve plus. Ai-je trop demandé? Ai-je ambitionné à un moment où je n’ai rien donné? Il est maintenant trop tard, comme si de ma vie, je n’avais plus envie. Le temps tourne, je le regarde, le temps m’imprègne à la tête. J’ai trop aimé, trop appris, trop conquis. J’attendrai que tout cela passe, le regard perdu dans une pensée où personne ne me trouvera. J’ai blessé, trompé, compris, que je ne suis pas là où je devrais être aujourd’hui. À quel moment je me suis trompé, où ma route a bifurqué de ce dont j’ai toujours rêvé? Est-ce hier, victime de demain, sans lendemain. Je me suis fait mille promesses que je n’ai su tenir ou je n’ai su me retenir. 3 fois le corbeau a chanté et je l’ai encore oublié. J’ai tenté de ne rien perdre en m’accrochant à tout, mais en n’ayant jamais assez de bras pour que ça fonctionne bien.  Qu’est-ce qui m’attend demain? Encore noirceur ou chagrin, cette fois ci bien à cause de moi, car je ne laisse plus personne me rejoindre. J’attendrai de digérer, ma bière par petites gorgées. Un jour on m’arrachera ce pourquoi j’ai écrit tout cela. J’écrirai mes plus belles histoires d’amour, celle dont je me souviendrai toujours, celle qui encore en tête je savoure.





Thunder Storm

7 02 2010

Le ciel orageux recouvre désormais la ville. Moi je marche, les yeux vers cette grisaille qui au-dessus de moi se prépare. Dans un verre, on me jettera un peu de bonheur jusqu’à ce que la nuit se soit bien imposée et qu’à la rue on doive me jeter. J’aurai encore une fois rempli un cahier, un nouveau, simplement pour quelques mots que j’aurais eus en tête. Quelques mots qui un à un se répéteront, se mélangeront jusqu’à devenir une histoire déjà racontée dans bien d’autres cahiers. Des histoires comme le temps, bien grises, bien sombres, lavées par la pluie, les larmes et mes ennuis. Je ne suis jamais vraiment triste, j’ai simplement besoin de cette morosité pour pouvoir jeter des mots sur du papier. Des mots qui n’ont de sens qu’un instant, un seul, celui où je les écris, car ce n’est pas ce que je vis. J’aime cette lourdeur de faux tristes dans des mots qui existent que sur le papier, car ce n’est rien en vérité. Ces histoires brûlent doucement mon coeur, à petit feu comme le bois encore humide, les flammes me consument doucement, lentement, jusqu’à ce qu’elles m’emportent en fumée et qu’il ne restera que cendres au fond de mon être.

Retrouvé dans un cahier non daté





Le pied dans l’hiver

5 12 2009

J’ai sorti le nez de la couverture, il faisait froid, j’étais seul, trop seul pour ces matins où la chaleur est le véritable réconfort. J’ai perdu le sommeil, un jour ou deux, je ne m’en souviens plus, de fatigue je suis affecté et je ne trouve même pas l’énergie de m’endormir. J’ai tourné plusieurs fois sur moi même, dans les draps, simplement pour savoir dans quelle position je trouverais le sommeil. J’ai fermé les yeux, je les ai ouverts, j’ai tenté d’écouter le silence, la musique n’était pas plus réconfortante. J’ai mis le pied dans l’hiver trop vite. D’un vent glacial qui touche mon visage et me fige l’esprit. Je n’étais pas habillé, du moins pas assez. J’avais hâte de marcher dans la neige, de laisser mes pas derrière moi, avant tout le monde, mais je suis sorti avant la neige. Il n’y avait que moi, le froid, les arbres sans feuilles et cette odeur dans l’air qui n’appartient qu’à l’hiver. J’ai décidé après un moment de rentrer chez moi, ou il fait plus chaud, ou sous une couverture je lirais ton histoire et d’autre, pour passer le temps, pour laisser mes yeux se chargés de mots, s’alourdir, se fermer, pour enfin m’endormir.





Se nourrir

2 11 2009

Couché dans son lit, je lui prépare un repas. Ce repas qui guérit le coeur, un mélange d’Oméga et de 3. Il semble que c’est bon pour le coeur, le coeur physique, mais aussi le coeur cérébral. Il sera plus facile de passer au passé. Il sera plus facile d’oublier, d’accepter, de passer à demain. Calme il regarde le plafond, il cherche un point de fuite, un point où se réfugier. J’écris ses histoires quand il ne va pas, j’écris ses histoires quand il souffre, car c’est le seul moyen que j’ai de lui laissé exprimer cette partie de lui qui crie. Dans l’obscurité, ses larmes sècheront avec ses pensées qui se volatiliseront. D’un weekend encore frais dans sa mémoire, nous devons tout deux reprendre la route que nous avons choisie, parce que le temps, parce que le vent c’est levé et à signer de sa violence la fin d’un repos bien mérité. Des mots pour lui ont plu, ayant pour effet que de l’enchainer un peu plus, lui donnant que de la difficulté de passé à autre chose, de passé sa route, de continuer. Nous comprenons ce qu’il se passe et c’est pour cela que la douleur semble plus facile à passé. L’impuissance devant une situation impliquant deux êtres sensibles ne peut que sembler illogique, mais ne peut qu’être présente. Demain sera doux, demain sera encore une fois une route pour une quête que l’on croyait terminée. Cette histoire sans fin, cette histoire sans faim me rend affamé me donne envie de mordre une fois de plus dans la vie, dans ma vie. Goliath regarde à ses côtés dans ce lit déserté, il sourit des souvenirs imprégnés et laissés sur cet oreiller. Il décide enfin de se lever, avale ce que je lui ai apporté. Il est prêt à reprendre la route, sans aucun doute, il assume une fois de plus que la vie lui a donné une fois de plus cette leçon de vie qui lui servira sur le chemin qui le mènera vers où il veut se trouver. Triste ses pas deviendront une quête vers le bonheur. Tristesse qui se dissipera doucement avec le temps. Il ne peut garder en tête que le bon, car c’est ainsi que le bonheur se crée. Le temps fait qu’un sentiment se transforme en espoir que tout est possible. Le temps ne fait que balayer ce que l’on trouvait horrible. Nous ne pouvons rien sur cette situation, car l’authenticité de ce que je suis n’a fait que transparaitre dans chacune des actions posées. Demain sera un jour ensoleillé où la marche sera longue et où les décisions ne seront qu’assumées. Je me nourrirai de la vie, car la route est maintenant tracée, car je suis prêt à l’assumer.





Fidélité?

25 03 2009

Nom Féminin singulier
– Qualité de celui qui est fidèle à ses engagements
– Qualité d’une chose conforme à la vérité, exactitude…

À ma grande surprise, je voir cette définition prise sur le-dictionnaire.com, une référence rapide que j’utilise fréquemment.

Pourquoi ce mot? Parce qu’hier(le 18 mars) lors d’un souper la discussion a tourné dans ce sens. Donc l’homme ou la femme qui trompe sa femme avec quelqu’un d’autre peut être fidèle, tant que c’est sa vérité? Baliverne!

La discussion tournait surtout autour de l’exclusivité, de n’être disponible que pour une seule et unique personne. Elle ne trouvait pas ça normal, moi je ne comprenais pas. Elle disait que c’était une invention de l’homme, je lui répondais que les pingouins nous avaient donc copiés. Elle n’avait jamais trompé ses copains, pareil pour moi, avec mes copines. Deux univers bien différent, des mots qui sont appuyés par leurs actions seulement dans une direction. Mais cette immense déception. Épuisement devant ce château de carte qui vient encore de s’effondrer, mais d’où vient ce foutu vent?





La vie: Passé, présent et futur

23 12 2008

Elle est drôle cette vie, elle est triste cette vie, mais j’en ai envie. C’est une fin d’année difficile pour moi en même temps qu’une envie d’être demain en 2009. C’est rempli de passé, de présent et de futur inexpliqué et qui tourne comme une roue. Aujourd’hui j’ai eu des nouvelles d’une amie, une amie de loin, une amie de Belgique de qui j’étais amoureux, il y a plus de 5 ans. Elle me donnait des nouvelles du présent, des nouvelles de son futur et tout plein de souvenir nostalgique de passé, de « Et si? », remplis de regret de ne pas avoir essayé d’être avec moi. Je lui ai dit que le passé était passé et que l’on devait garder ces souvenir comme de belles expériences, j’écrivais et je pleurais, comme sensible comptant les jours qui me rattachent à cette année 2008, 31e de ma vie. La rétrospective est là, je regarde le passé comme une expérience enrichissante et douloureuse par moment. Tant de temps porté par le vent, à simplement profiter du présent, sans trop regarder vers l’avenir. Mais là, 2009 est toute près, comme de pivot sur un poteau je regarde cette deuxième moitié de vie plus vers l’avant, j’ai envie de changer, j’ai envie d’être, de renaitre avec ce que m’a appris hier pour foncer vers demain. Y a t’il quelque chose que je n’ai pas compris à un certain moment de  ma vie pour que toute celle qui ont traversé ma vie sont aujourd’hui maman ou femme d’un autre homme, la vie me pousse et je me laisse emporter trop épuiser pour par terre mettre pied. J’ai envie de terre, j’ai envie de souffle, de sourire, de repartir de ce faux départ dont j’avais surement besoin parce que je l’ai vécu. Les jours de vacances me seront profitable, seul avec mon chat temporaire dans une maison remplie de papier, de crayons, d’idées autant noires que colorées, mon univers à moi. J’ai envie comme les moines de faire un voeu, non de chasteté, non de silence mais d’écriture, y vouer ma vie simplement parce que j’en ai envie. Que dans mes priorités ça deviennent de très haute importance. Je me le souhaite pour la nouvelle année, je me servirai de ce passé rempli de belle aventure pour m’inspirer, me projeter vers l’avant. Je veux dormir, je veux rêver, je veux me créer les plus belles histoires d’amour car je les ai déjà vécue, une fois, deux, encore briser contre les rochers, noyer par les larmes, épuiser d’avoir aimé à tord et de travers mais sans aucun regret sinon que la tristesse d’être seul sur cette colline sans vent.





Si j’étais superhéro!

18 12 2008

Si j’étais un superhéro, mon pouvoir serait celui de disparaitre. J’ai l’impression ces temps ci que j’en suis un superhéro, j’ai l’impression de disparaitre doucement. Je ne sais plus comment me prouver que je suis en vie, je me réveille nuit, simplement pour être certain que ce n’est pas fini. Doucement je transparais, je disparais, plus je respire plus au travers moi on peut lire. Comme un livre sans page, une page sans ligne, une ligne sans mot je reste là, à me demander encore pourquoi. J’attends que ça change sans changer ce qui m’attend. Noël n’aidant en rien, la télé me projetant des images de familles, d’enfants, j’en suis encore un. J’ai tant à apprendre sur la vie et je ne me donne pas le temps, j’aimerais avoir tout vu, tout mangé, tout digéré avant même d’avoir choisi ce qui allait ce trouver dans mon assiette. J’ai besoin de redonner des couleurs à mon être, de le faire renaitre. J’ai besoin de temps, plus besoin de vent qui me déracine sans cesse, sans que je m’y oppose parce que je crois pour un instant que c’est bien, qu’il est miens. Ce sentiment d’appartenance, d’appartenir fausser par le simple voile d’addiction inventer par l’homme, consommé par moi simplement pour fuir ma réalité. Je ne m’appartiens même plus car je ne sais même pas qui je suis. J’essais d’être un exemple que je n’aime pas, j’essais d’être correct avec les autres et pas avec moi même. J’ai simplement peur des regards, des dires et quand je me cache ça ne devient que pire avec le temps car ça sort en pain (douleur en anglais). Je veux me retrouver avec moi, chez moi, un instant je veux dormir. J’ai besoin de bras autour de moi, j’ai besoin qu’on me réconforte quand je pleure, aujourd’hui je n’ai que les bras de la nuit pour étouffer mes cris. J’ai l’impression d’être devenu un superhéro, mais je n’en veux pas de ce super pouvoir.





Mes pas raisonnent

7 12 2008

Le temps lent, d’une longueur trop lourde pèse sur mes épaules aujourd’hui. La fatigue me nuit car je ne dors pas bien la nuit. Je vais marcher dehors, sous la neige, sur la neige, je ne m’y fis pas trop car sur le sol mais pas raisonnent. Mes pas raisonnent dans ma tête parce que sur le sol les pas feutrés, je ne peux les écouter. Mais pas garde la cadence de mes pensées, je ne sais pas où les diriger, à savoir si je parle de mes pas ou de mes pensées. L’ennui se mélange à la nuit simplement pour me noircir un peu plus les idées. Ai-je pris les bonnes décisions? Celle de marcher ce soir, celle de quitter hier, celle d’espérer demain? Souvent on ne sait pas ce qui nous attends, on ne sait pas souvent le résultat du « Et si? » et c’est tant mieux. Mes pas raisonnent comme des tambours plutôt sourd, comme la voix de l’horloge grand-père qui de son tic tac étouffé travers les murs du temps. Mes pas raisonnent mais je déraisonne seul à tenter d’expérimenter la vie, un tic à la fois et de me faire rabrouer le tac qui suit. Mes pas raisonnent et je ne suis pas, je ne suis plus, je ne me suis plus. Je me retourne et ne vois même plus mes traces de pas dans la neige fraîche. Où suis-je? Je ne suis pas à flotter mais je ne touche pas la terre. Irréaliste moment je ne sais plus où je vais mais je n’y suis pas totalement mal, ni totalement bien. Je dois remettre mes pieds sur le sol, retrouver l’équilibre qui fait que mes pas résonnent comme de la musique et non comme une cacophonie sans fin. Je dois établir mon rythme et le suivre enfin, sans fin.





Mieux dormir pour bien grandir

7 12 2008

Jeudi 4 décembre 2008

Hier j’ai joué au scrabble, toute la nuit j’ai joué avec les mots sur la planche, dans l’obscurité totale. Le temps a passé et je ne l’ai jamais vu, il était absent dans cette pièce éclairée que de musique, d’un peu de lumière de cellulaire qui allait et venait tour à tour quand je jouais. Jamais je n’ai vu les yeux de l’adversaire, ni avant le match, ni pendant, ni après. Seule une voix, parfois un rire perçait le silence:

– C’est ta première fois?

– Comme ça? Avec une parfaite inconnue?

– Non ce n’est pas de ça que je parle!

– Tu veux dire l’obscurité?

– Totale!

– Oui, première fois dans l’obscurité totale avec une inconnue

– *rire*

– Et toi?

– *rire*

Ce soir là je n’ai pas gagné, je n’ai gagné que l’expérience d’une nuit noire et des lettres qui s’étalaient une à une pour former des mots, parfois innocents, parfois suggestifs. Les points augmentaient sans vraiment aucune importance sinon celle de délimiter qu’un niveau d’attention, d’intelligence, de chance et de fatigue. Les discutions se mêlant à la nuit, la présence ne faisant qu’éloigner l’ennui. Bien que cette présence fût présente elle n’eût pas le crédit d’être réconfortante. J’avais encore l’impression de chercher dans la nuit à tâtons quelque chose sans vraiment de conviction. Les attentes ne sont-elle pas fort inutile quand ont à du plaisir? Qu’est ce qui fait qu’on les génère automatiquement, notre passé, nos besoins criant, peut-être qu’on se pose pas la question. Nous sommes dirigé par nos attentes, elles nous rendent heureux, malheureux et pourtant rien de tout ça ne nous appartient. Un jour je ferai surement un texte, sur les attentes, les latentes, les inhérentes celle qui seront comblées, celles qu’on préfèrera oubliées.





Jour et Nuit

7 12 2008

Perdu sur une mer sans nom où mon bateau dérive toujours. Des fois bien alerte sur ce qui se passe, des fois dans le grand brouillard. Les matins à coeur léger sont d’un parfait contraste avec les nuits noires et lourdes où je marche à tâtons vers je ne sais où. J’attends encore que le matin arrive, chaque nuit. Ces matins doux où tout m’émeut, tout me touche. La musique, les gens, j’ai le coeur léger mais l’être nostalgique à la vu de jeunes amoureux qui s’embrasse. Je les envie un peu, en fais j’ai simplement hâte de retrouver ce sentiment d’amour, d’être là pour l’autre, d’être l’autre là. Les journées passent, se termine parfois dans la solitude, ou dans l’ivresse, rendant les jours qui suivent plus difficiles à vivre. C’est dans ce temps où je me dis que je dois simplement faire attention à moi, car il est facile de perdre la tête. J’ai beaucoup de temps à prendre pour moi, déjà cette journée fût pour moi quand même une belle journée. L’imprévisible est on pour le bonheur, j’ai renoué avec une amie, j’ai revu mon gros matou qui je crois m’a reconnu. Le temps est bon quand on le laisse passé doucement, quand on ne le force pas. Maintenant fatigué je vais allez dormir, les idées noirs et la tristesse de cette solitude pèse sur mon être de tout son poids. Demain ce sera une journée famille, ca me fera le plus grand bien!