De l’eau, partout de l’eau, je délire. Là je dirais que j’ai encore plus faim que tout à l’heure, disons que je suis à deux heures de passer le cap du 24 heures sans nourriture. Seul le sel de quelques larmes on donné du goût, du vrai goût à ma langue. Je vais bien, un bien assez bien pour que je me pose à moi même, mais qu’est ce qui va me tomber dessus, est-ce la nourriture qui me fera retomber ou simplement le sommeil, des plans pour que l’anorexie me gagne si c’est le cas. Non sérieusement j’aime manger, j’aime ces explosions de saveurs qui gagne ma bouche, ces odeurs, ces textures si différentes quand ma langue parcours chaque nouvelle découverte. Je crois que j’ai faim, je parle de nourriture. Ce soir j’ai faim de nourriture, j’ai faim de femme, mais je resterai à l’eau. Une journée encore, toute petite journée, je me sens prisonnier de moi même. Je sais que demain sera une grande journée, mais je sais pas pourquoi, une intuition, simplement. J’ai envie de mettre le nez dehors, mais je me garde la surprise pour lundi matin, toute ces beautés commencent à me manquer. Qu’est ce que j’ai eu comme idée de m’isoler, de plus que le seul contact avec la réalité que j’ai vraiment c’est maman qui appelle entre 17 et 18 heure pour savoir si je vais bien, je ne voulais pas l’inquiété alors c’est pour ça que je lui ai donné cette fenêtre pour m’appeler. Hier c’était la première journée et je dois dire que j’ai été un peu bête, pas désagréable mais bête du genre que je n’avais pas envie de discuter, mais je suis un être plein de contradiction et en plus de lui avoir donné cette fenêtre, d’avoir répondu et bien je lui ai pas dit que je n’allais pas super et que je n’avais pas vraiment envie de parler. Souvent on ne prend simplement pas le temps de dire ce qu’on pense croyant que l’autre le prendra mal. C’est dans notre tête ça, plutôt être réel. L’autre truc qui m’a gardé les pieds bien en place, c’est le boulot, loin d’être workoolic, quand on me donne un mandat, je le livre jusqu’au bout, mais ça c’est moi, je m’arrangerai bien pour avoir un long congé le weekend prochain en m’assurant bien sur de pas me faire déranger, de passer le flambeau. Le weekend prochain aura les allures un peu à l’inverse de celui ci, c’est à dire dehors, je prendrai le temps d’allez voir ailleurs si j’y suis. Consacrer un peu de temps à mes intérêts, à mes passions.
Ca rend euphorique de pas manger? Je sors de la douche, je réfléchissais sous l’eau. Je me suis dit qu’après la merde de conversation que j’ai eue, je me porte plutôt bien. Je crois que ce weekend m’est bénéfique après tout. Cet isolement me fait prendre connaissance de ce qui me manque dehors. Mon introspection me fait simplement rendre compte que je dois rester vrai, tenir mes valeurs comme je l’ai toujours fait et surtout, écouter la petite voix qui dit « Par ici… Pas par là! » et surtout « Sauve toi, tu es le seul qui peut te sauver! ». Je suis conscient que les gens autour de moi m’ont vu sans sourire depuis des semaines je dirais, un sourire forcé, moi qui aime tant m’amuser. Je ne dis pas que je serai sur mes pieds complètement guérit de tout ça, mais je prendrai le temps de m’arrêter. De me promener vers le boulot, avec ce regard intrigué bien à moi qui scrute tout ces gens, me demandant à quoi ils peuvent bien pensé.
Bon allez un autre Lost avant que le sommeil me gagne, j’irai rêver que je mange surement, demain matin… ooooh chocolatine et café!!! J’ai déjà hâte, ces chocolatines chaudes qui prennent le temps de se gonfler avant même que je les cuie quand on n’oublie pas de les sortir au moins huit heures à l’avance!