Faire les choses en plusieurs étapes

28 02 2012

Choc

Paralyser, je ne comprends pas où je suis rendu. Mille pourquoi, mille comment, sans réponse valide, car le silence réside. L’avantage de voir venir les coups est une chose, mais celle de les manger en pleine gueule en est une autre. On n’a pas le contrôle sur ce qui se passe, sinon on l’aura que sur notre petite personne une fois que tout sera derrière soi. Sans mot c’est un peu ce que je suis devenu, sans aucune capacité à réagir, en ne pas ressentir, à continuer ma route.

Déni

Ce n’est pas comme si je ne le savais pas, mais je me suis dit, des fois que… peut-être que… le sombre espoir qui plane l’instant d’un soubresaut de l’humeur qui tend vers un éternel optimisme. Le temps du temps qui passe doucement, toujours trop lentement. Ça ne se peut pas, pas encore une fois, pas encore cette fois, vu à distance, mais sans réagir, on subit ce qui arrive, sans vraiment vouloir y croire.

Colère

POURQUOI??? En majuscule ça fait plus sérieux, ça sort du fond, ça arrive comme ça, un beau lundi soir où rien n’y personne n’y peuvent quoi que ce soit. Je suis trop bonasse pour exploiter la colère, je n’y trouve rien, elle est fade et ne donne rien. J’ai tenté de trouver ce que j’aurais pu dire ou faire pour l’exprimer, mais c’est en silence qu’elle est passée. Tant d’encre ne servira pas ma cause. Tant de colère, je m’y oppose.

L’abattement

C’est triste, que dire de plus. L’investissement n’en vaut pas vraiment un résultat qui sera le même. On voit s’envoler des mots, des sentiments, des silences. On fait sa chance, on la tente, on est parfois déçu. Je renommerais le tout… déception. L’abattement, l’abattoir, l’endroit où l’on se voudrait reclus parce que le monde autour de soi n’existe plus. Le monde que l’on s’est monté en tête simplement parce que les attentes étaient bien plus grandes que ce qui arriverait en réalité.

Résignation

J’ai fait tout ce que j’ai pu. J’ai donné tout ce que j’étais. Cette situation est inévitable et sans issue. C’est de cultiver le temps que de s’accrocher à ces vaines histoires sans lendemain, car même à 100 % de ma personne, je ne suis qu’à 50 % de résultat concluant. À quoi ai-je pensé? Le temps m’a donné cette avance qui ne peut être rattrapée. On mise souvent sur un facteur et c’est souvent celui qui ne se présente pas, à 11h00 le matin, pour annoncer de bonnes nouvelles.

Acceptation fataliste

Bis sur résignation. C’est la vie, cette satanée de vie qui coule sans cesse dans mes veines, qui me rend plus fort, mais toujours aussi vulnérable. Elle me rentre dedans et j’en veux encore. Viens salope de vie, me faire vivre ce que bon te semble, j’en veux encore, je n’ai pas d’autre alternative que de t’endurer doucement, des soirées durant.

Accueil

Bienvenue chez moi expérience. Ce fut vraiment un beau voyage, court, mais bon. J’en garde que des apprentissages, des souvenirs, de sourires. Demain n’est pas la veille où je serai serein face à tout cela, demain ne sera pas aussi vain qu’hier ça c’est certain. J’ai enfin accéléré le processus qui me menait à cette résultante, j’ai avoué que je l’aimais en tentant n’avoir aucune attente. Me suis-je trompé quelque part? Non, je recommencerais demain, car c’est ainsi que je sens cette vie qui coule à nouveau dans mes veines. Le voyage en valait le coup, le coup en valait la chandelle.

Laisse-moi savourer chaque moment de mon existence, laisse-moi me blottir contre ton sein. Que le temps passe et ne me laisse que des traces de ce que j’ai vécu, je prendrai que le bon et je ne serai pas déçu. L’univers m’aura laissé une bonne dose d’inexplicable, je suis bien avec cela, ma vie est plus qu’acceptable. Je ne prendrai plus à creuser pour comprendre, je continuerai ma route et la vie saura me surprendre.





C’est arrivé un neuf

9 02 2012

C’est arrivé, comme ça, j’étais ici, je regardais là, rien de particulier, rien ne bougeait si je ne bougeais pas. Puis c’est arrivé, un moment donné, sans vraiment m’expliquer, je me suis mis à raconter quelques mots pour que le silence soit brisé. Deux, trois mots, au fil des deux, trois bières que je m’enfilais, sans que personne vraiment le vît. J’ai pris plaisir, à simplement écrire, tout ce qui me passait par la tête, sans vraiment que je m’y arrête. Et le vent me souffle à l’oreille « Man.. Tu es en train d’avoir une conversation avec toi! », par chance, j’ai pu me rabattre sur le fait simple que peut-être quelqu’un lirait, un jour, quelque part, anonyme, d’une ombre inconnue, de la rue. Je me suis tue, tué ce vent qui passait par là, me rappelant un peu le pourquoi tout ça a commencé, c’était quel jour déjà… bouge pas… je crois que c’était un 9… quoi d’autre, je réagis toujours les 9… aujourd’hui, la preuve et ce n’était même pas prévu. J’ai vu ça, je me suis mis a éternué, l’allergie du neuf, ça sentait la plante, de quoi on parlait déjà… ah oui, le 9. Je ne sais plus, si c’était le début ou la fin, quelle importance en fait? Tout est arrivé à cause de toi, t’aimes quand je t’accuse? Moi je dis que c’est madame chose, avec le pipe wrench, dans le living room… fucking living room, par chance que les murs ont que des oreilles, parce que s’ils avaient aussi eu des yeux ils auraient bavé de toutes leurs bouches. Il y avait vraiment quelque chose de spécial, je m’en rappelle, comme si c’était hier, mais ce n’était pas le neuf hier… donc demain je recommencerai, ça devrait marcher. J’ai cherché après, pas longtemps parce que je savais que ça ne donnerait pas grand-chose, y en a juste une comme toi et je dis pas ça pour te plaire là, je dis ça vraiment parce que tu es unique, tant mieux pour l’humanité que j’ai tenté de protéger en te gardant pour moi. Si j’étais demain, je dirais que tout ça, bien c’était hier, mais ça avait commencé bien avant. Tu ne le sais pas, moi je ne sais pas pourquoi je le sais, en fait, ça rien à voir avec le savoir. Je ne sais pas ce qui c’est passé, un jour, c’était peut-être un neuf aussi, j’ai juste compris, j’ai juste senti, un peu trop, comme si le volume était fort, comme si je n’avais pas vraiment besoin d’écouter, juste sentir, je sais. Ce n’est jamais la même chose, le même pourquoi, le même temps de l’année, c’est probablement souvent un 9. Il est presque neuf heures, rien n’a changé, combien de mois, combien d’années, j’ai la main sur le fil, ça se trémousse encore un peu, bip, bip, bip, toujours plus lent, suis-je encore conscient? Sur le cardiogramme, je me sens ralentir, doucement, je le sentais déjà, comme un instant de folie, une pure joie quand je pense à toi, puis je l’arrête, doucement, 12, les yeux fixés sur le moniteur, 11, allez mon coeur rappelle-toi, 10, je sais qu’encore que tu le sens, 9… Shlack! biiiii_______________________________p.





Si tu veux…

4 02 2012

« Si tu veux, je te fais un bébé, deux, trois ou plus, comme tu veux… » c’était des mots dans mes commentaires il y a quelques jours. Des mots remplis de poids, qui remplissait un vide, mais étaient-ils vraiment remplis? Ce que je peux dire, c’est qu’il n’était pas dépourvu de sens. Sans qu’ils soient nécessairement bien remplis… une plaisanterie? De mauvais goût ou simplement une perche pour savoir où j’allais. Je me suis posé la question. J’ai eu envie de répondre oui, mais des enfants sans mère, parce que ça faisait partie du contrat, ce n’est pas pour moi. Il faudrait que je me trouve une mère après ça qu’on m’a dit, de simples mots sans vision de leur portée. On ne met pas des enfants au monde comme ça… pour faire plaisir a quelqu’un, même si ce quelqu’un c’est moi et que je saurais bien m’en occupé. Mes pensées se sont chevauchées, mes pensées ont passé. Qu’est-ce que je fais encore là? Je passe mon temps à remplir ma vie de vide et à souhaiter autrement. Mes pieds ne touchent plus à terre quand la tête légère, je pense à toi. J’ai répondu à ce commentaire, des bébés sans toi, je n’en vois pas l’intérêt. Quand les directions parallèles ne se croiseront jamais, l’impact est imminent, inévitable.





Et si…

16 12 2011

Et si un jour je suis triste grâce à elle, je pourrais me consoler en collant les petits bouts de bonheur que j’aurai eu au cours de ma vie. Un mélange de mots, d’images et de souvenirs simplement pour me rappeler qu’un jour ça a été. Cette musique qui rappelait l’autre, quand l’autre couchée à mes côtés dans l’obscurité rêvait d’un demain qu’on ne croyait pas aujourd’hui. Des odeurs, sa peau ou cette odeur qui se mélangeait quand nos corps s’enlaçaient pour ne faire qu’un, un moment seulement qu’on aurait suspendu dans le temps, à cet instant. Cette douceur dans les yeux, sur la peau, un heureux mélange qui me fait encore sourire. Quand je ferme les yeux, j’y suis encore, j’y suis bien vivant, un instant où je me surprends à oublier que je suis là, las et seul dans le noir de mes plumes. Une courte période où elle fut ma muse, mon inspiration et mon intension. On imagine des histoires, on se fait des histoires, on tente d’oublier, de boire. Au matin on se souvient que notre lit est bien vide, que son charme s’est envolé dans les premiers moments de clarté. D’une fois à l’autre, on ose rêver, on ferme les yeux simplement pour s’imaginer… Et si?





Je ne pourrai jamais

6 12 2011

Je ne pourrai jamais me sortir de cet état latent en t’attendant. Je ne pourrai jamais choisir les mots qui pourraient être assez juste pour être en accord avec ce que je pense vraiment. Je ne pourrai jamais même à répétition y arriver. J’aimerais tellement t’expliquer la différence entre raison et passion, mais je ne pourrai pas me croire sous ton regard. Je voudrais bien me sortir de ce que je crée pour créer où j’ai envie d’aller, mais je ne pourrai pas derrière moi te laisser. J’accroche, j’érafle le sol de mes ongles en m’éloignant doucement en croyant que je ne pourrai jamais revenir. Je ne pourrai jamais croire que le temps passe, même quand le jour de ma mort viendra doucement me cueillir, j’aurai eu raison de mes désirs et eux de moi. Je ne pourrai jamais te dire d’arrêter, d’arrêter d’exister dans ma vie. Je ne pourrai jamais dire les mots qui pourraient simplement vouloir dire de la fermer. Je ne pourrai jamais perdre espoir en ce que m’a donné la vie. Lorsque mes doigts sur ton dos glissaient, je ne pourrai jamais oublié cette chaleur qui se dégageait et de toi et de moi. Je ne pourrai jamais cesser de pouvoir, d’écrire et de me répéter.





On fuit

4 12 2011

On fuit, un jour de plus au grand air avant de mourir pour une dernière fois. J’ai toujours cette odeur en tête, comme un mélange de toi et moi. Rien de comparable sur terre, un inconnu qui nous est secret. Toi et moi, une simple chimie, un orchestre, un mélisme oublié que seuls toi et moi pouvons fredonner quand nos corps repus de s’être consommé laisse s’échapper cet arôme par nous deux inventé. Toi et moi, ça sent le sexe, mais pas seulement ça, une histoire infinie, un passé existé, une autre page de tournée sur ce que l’on a été. Une odeur qui nous appartient, que personne ne sentira jamais et dont je rêve encore.





Reste toujours

30 10 2011

Je marque ta peau fragile de mon regard indélébile.  Et d’un geste agile tu te défiles dans cette file,où cent gens attendent patiemment. Le temps s’arrête ainsi que les gens, mais toi tu cours dans ma tête. Tu ne t’arrêtes pas, même pour penser à moi. Le sommeil aussi fragile que mon coeur et l’amour qui me lève le coeur encore. Combien de temps solitaire devrais-je encore taire? Sans toi ou seul, il n’existe pas de différence. La chance que tu me donnes en me poignardant tristement ainsi. Toujours plus de sang pour encrer mes maux. Toujours plus de trace de cet amour qui s’efface. Je me confine une fois de plus dans cet espace qui me dépasse. La sortie au bout du couloir et cette grande envie qui en moi se prépare. Je ne répéterai jamais assez ces mêmes mots qui ont marqué mon coeur calciné. Combien de fois encore je savourai ton corps, à m’attacher à toi comme si je n’avais plus d’existence. Et sinon à qui sera la chance, de me découvrir et d’à petit feu me laisser mourir.





À bout de souffle…

16 10 2011

Je me suis reposé, un instant, simplement pour reprendre mon souffle. Tu es passé, comme le vent souffle. Doux, apportant un peu de fraicheur en mon coeur. Mais comme tout se termine au fur et à mesure que le soleil m’illumine. Tu es partie, as-tu donc vraiment été là un jour dans ma vie où je souffrais d’ennui? Je ne sais plus, je ne crois pas, mais je pense tout de même à toi. Comme ce vieux rêve que l’on fait enfant tu reviens très souvent, me hanter, me serrer et me laisser. Je ne pleure plus, je ne sais probablement plus. Immunisé mon être regarde, vide et encore plein d’espoir. Je tente de m’accrocher à de vieux rêves, à ce que mes parents m’ont laissé et je me rends bien compte que ce n’est pas pour moi, tout ça. Ce n’est pas pour moi, parce que je ne le peux pas, je ne le veux pas. Tout ce que j’ai vu jeune, tout ce que j’ai regardé plus vieux, je garde vraiment ce que je veux. Aujourd’hui je garde ce que j’ai le plus désiré, un simple rêve, un simple espoir, une passion constante de renouvellement différent, un sourire, un baiser, une nuit où seule la température pouvait justifier de l’intensité, et bien sur toi, et moi. Je veux sentir de ressentir une nouvelle fois. Toi qui n’es personne et tout le monde à la fois. Toi qui n’as pas de nom sauf le moment où tu passes dans ma vie. Toi avec qui le lien tisser restera pour la vie. La durée de ce moment n’existe pas. Le moment où tu seras remplacé par une autre toi, c’est probablement toi qui l’écriras. De cet échange, cette douce tendresse ne restera avec le temps que de doux souvenirs d’une relation qui fût probablement à bout de souffle.





Chaque matin

18 09 2011

Chaque matin les saisons longues rendent l’amour lourd
Chaque matin se cache une histoire qui fait rêvé
Chaque matin jusqu’à ma mort, le sourire aux lèvres,
Je partirai vers elle





Vivre… c’est mourir un peu

18 07 2011

Aujourd’hui, malgré le soleil, les journées sont sombres. Je cherche dans un rayon donné la lumière que je ne reçois plus de toi. Toutes ces journées sans toi. Mais qui es-tu? Je repasse sans cesse toutes ces histoires qui n’ont pas fonctionné, je cherche sans cesse quelque chose que je n’aurais pas capté. Je repasse en boucle tout ce qui me reste de toi, de souvenir, de mes rêves à moi. Je panique en détresse, l’impression que le temps me délaisse, même s’il n’existe pas, les années ont un effet sur moi. Où est-ce tout qui ferait un toi, où est-ce tout pour moi. N’ai-je points jamais eu la chance d’aimer au point de vouloir en crever, n’ai-je pas d’un revers de la main essuyé cette larme qui t’étais destinée. En silence, le temps d’une danse, d’un simple regard sans au revoir. De rêve en rêve, j’ai espéré qu’un jour tout allait arrêter, toi sur moi, synchroniser avec le temps qui passe, qui m’agace. On parlait de nous aux majuscules, de toi auprès de moi, de nous dans le temps soufflé par le vent. Le vois-tu mon rêve délicat qui s’est brisé tant de fois? Je n’ai rien demandé, souvent qu’un baiser, mais sans arrière pensé, j’étais bien avec toi, je n’ai été que moi. Aujourd’hui, je tente de convaincre mes viscères que la passion à eu raison de ce que je suis, ce que j’étais, ce que je m’ennuie être. En moi s’écrie une voix étouffée par moi, une voix qui t’appelle toi, chaque fois. Pourquoi suis-je rendu là seul encore une fois? C’est comme si le monde s’était arrêté pour que je puisse le regarder, un instant, sans moi, sans toi, sans ce que j’ai toujours voulu de moi. J’ai eu peur, trop peur. J’ai eu mal, trop mal. Douleur et torpeur, je me suis empêché d’avancer vers ce que j’ai toujours rêvé. Je me suis poussé de toi simplement pour ne pas avoir froid. Aujourd’hui, assis seul devant tout ça, je me pose tant de questions, où est rendue cette passion. Je ne peux plus vivre de raison, elle ne m’appartient en rien, où est ce feu qui me consumait, où est ce feu qui m’enflammait à tout moment simplement parce que tes yeux sur moi se posaient. Ma raison en rage s’est transformée, je ne peux pas la supporter, je ne suis rien d’autre que cet animal, agile, fragile, qui ne demande qu’à s’exprimer. J’adresse cette maladresse avec un peu de tendresse et souhaite à ce jour que tout redevienne, de ce dont je me souvienne, pure passion jusqu’à ma réelle disparition.