Écrire par finir d’écrire

1 07 2009

Je ne sais pas quoi écrire mais j’en ai envie, je sais que ça déborde souvent dans n’importe quel sens et je prends une chance. La musique de Mùm qui tourne en boucle depuis deux bonnes heures je réfléchis. Je pense à tout ces textes que j’ai écrit, que je n’ai pas complété, que je n’ai pas fini de retaper…combien de textes? Je ne sais plus, si je fais l’inventaire de ce que j’ai de fait, de taper, comptant tout les textes à date tapé, j’ai plus de 250 textes de fait, certain terminés, d’autre en cours. Dans ces textes c’est rempli de sentiments, je ne sais même plus où jeter l’encre pour avancer dans une quelconque direction. J’ai choisi un texte, je m’étais dit non, je dois tout retaper, mais je me suis lancé à la poursuite de lumière, d’un livre sombre découlant d’une histoire où j’ai sombré, je parcours les yeux mouillés chacune des phrases que j’ai composé dans le passé. Les larmes simplement pour l’évacuer de mon système, simplement parce que je me mets en face de ce miroir que j’ai retourné simplement pour enfin me voir, de haut, de coté, de près. Je suis en train de m’expliquer à moi même ce que j’ai vécu simplement pour me rappeler, simplement parce que le temps ne passe jamais assez vite quand on le veut et le contraire quand on voudrait qu’il s’arrête. Je vais bien, ma tête contrôle mon coeur, le protège en fait, le temps qu’il guérisse complètement. Je regoûte doucement à la vie et ne contrôle pas mes envies, je les écoute et me rend compte qu’elles me sont plus propre, plus axées sur le futur. Je ne peux plus ou ne veux plus que profiter du temps qui passe, j’ai blessé des gens et me suis fait blessé, comme le pendule tranche le temps de façon égale, j’ai gouté à une médecine irréfléchie, le temps simplement de me rendre compte, de me rendre compte que même si dans ma vie, y a toujours moi qui compte, je dois simplement considérer l’impact d’un simple baiser.

J’ai dans ma vie rien regretter, je suis juste conscient de ce que j’ai fait ou dit dans les dernières années et prend conscience que j’ai pu blesser ou décevoir. J’aime blâmer le temps dans ces occasions, le temps brut, pas celui qui se lit, celui qui se vit, celui qui fait qu’aujourd’hui je peux me dire qu’avant ça c’est passé et qu’après on verra. Celui qui me dit simplement qu’aujourd’hui passera et que je peux simplement le regarder ou l’accompagner. Je me suis toujours dit que je ne croyais pas aux excuses (ma mère aime pas ça quand je dis ça) simplement parce que si on regarde de façon générale, on s’excuse pour des choses qu’on a voulu ou des choses qu’on n’est en fait pas responsable. On met sur le dos de l’alcool, du temps, du vent tant de chose que l’on n’est en fait pas prêt à porter. Assume, ne t’excuse pas trop vite et prend le bagage que te laisse tes expériences, les bons cotés ainsi que les mauvais.

À celle qui me lit encore peut-être aujourd’hui, qui m’a un jour écrit sur l’amour muet à ma demande parce que l’on tait bien trop souvent nos sentiments,  j’aimerais dire que je ferai mon texte, simplement des années de retard, simplement pour expliquer que le temps passe et tasse ce qui a pu être exister vécu ou qu’on aurait aimé autrement. Je sais que je l’ai blessé, je ne sais pas si elle sait que ce fût réciproque et qu’aujourd’hui on se retrouve avec un passé qui restera peut-être toujours aussi lourd… mais qui nous sert probablement déjà dans notre vie de tout les jours…

À suivre…





David et Goliath

25 06 2009

Entre David et Goliath il existe un lien plus fort que tout. Entre David et Goliath je suis en train de devenir fou. David le petit homme, l’homme en moi qui ne prend sa place qu’en raisonnant de tout son être pour ne laisser aucune place à Goliath. David le petit et non le moindre, qui tente de faire son chemin au milieu de mon être en oubliant cet instinct animal simplement pour ne pas avoir mal ou faire mal. David est maintenant déconcentré, il tente de trouver la surface, il s’occupe pour ne pas laisser à Goliath sa place. Goliath le grand, la brute, l’animal qui sommeil. L’animal qui ne dort plus, me rappelant à mes instincts les plus crus. Goliath prend le dessus, il veut sortir, comme le soleil à l’été, il veut profiter de sa nature animale, de sa nature de brute, primale et sexuelle. Un être rien de bien vilain, plein de passion mais un être qui vit que pour répondre à ses pulsions. Devant la maison de Goliath, David c’est installé. Devant la porte verrouillée il s’assure de le contrôler. Adossé à la porte, David sent maintenant que derrière l’homme la bête se trouvera toujours et c’est pourquoi il a fermé à double tour. David ne sait pas ce qu’il fait là car il serait plus simple de quitter cet endroit et laissé la bête erré un moment, un simplement moment où quand rassasier il retournera dormir Goliath rêvera simplement de recommencer à son réveil. Entre l’homme et la bête, la bête gagne bien plus souvent que l’homme, entre la bête et l’homme, rien n’est vraiment dissociable que l’équilibre à bâtir entre la passion et la raison. D’ici à ce que la bête soit calmé, David guette patiemment, pense à une solution, s’occupe pour ne pas écouter la voix qui crie derrière lui.





Un dimanche à l’épicerie…

4 05 2009

C’était dimanche, hier, après une journée bien reposante à me remettre d’une fête la veille. J’ai déjà entendu qu’on pouvait rencontrer la femme de notre vie à l’épicerie. C’était un dimanche ensoleillé…

Je crois que j’ai mis ce texte qui n’était pas fini dans une publication. Je n’ai pas rencontré la femme de ma vie, je trouvais drôle surtout de sortir dans un bar sans alcool qu’était l’épicerie. Étais-je vêtu de façon adéquate pour m’y trouver? Il était 17h00 et c’était rempli de gens de 25-30 ans.

J’ai ramassé mes trucs et j’ai quitté, je suis tanné de sortir dans les bars!





30 secondes avant de mourir

5 04 2009

Hier lors d’une soirée théâtre : Pièces pour emporter des Néos, plein de petites pièces ont été présenté à partir d’une présélection, le public choisissait ce qu’ils voulaient voir. Des pièces remplient d’expérience, d’une certaine lourdeur où les expériences personnelles passées étaient exposées par chacun des 10 comédiens tour à tour ou en groupe. Des pièces qui faisaient réfléchir, qui amenaient à se tourner vers soi-même. Des pièces qui étaient joué avec toute l’émotion vécu par le passé, craché par les douleurs encore présentes où les traces et le temps ont apporté la sagesse des mots choisies. Un 90 minutes de pur plaisir.

Une pièce s’intitulait : Pièce dont vous êtes le Néo, une personne de l’audience devait répondre à un défi, celui de s’exposer à l’audience et de répondre à une question durant 30 secondes. La question : Que diriez-vous s’il ne vous restait que 30 secondes à vivre. Et moi si j’avais été dans cette même position? Ça aurait peut-être été comme suit:

La vie, elle a passé vite, je n’ai pas eu le temps de tout faire ce que je voulais et maintenant je ne veux plus courir même si le temps me presse à mourir. Chaque jour j’ai tenté de vivre heureux. Chaque minute je me suis demandé comment faire. Ce sont les fois où je me le demandais le moins que ça fonctionnait le plus. Les fois où par instinct je prenais la décision de foncer, les fois où les yeux fermés je vivais de façon passionnés. C’est ce qui me manquera le plus, cette foutue passion qui brûle les tripes à vouloir dire simplement de concert arrête ou continue encore de me brûler le corps. Ces trente premières secondes où ses yeux ont croisé les miens, chaque fois, ainsi que celles qui ont suivit.





Perdre le nord

23 02 2009

Ce matin je vais bien, c’est drôle parce que quand on ne va pas bien pendant une longue période et que PAF on va bien sans raison un matin, on se pose plusieurs questions, comme « Demain est-ce que ça veut dire que je vais allez comme de la merde? ». Faudrait simplement ne pas me poser la question. L’autre chose que je fais c’est d’analyser le pourquoi ce bonheur ce matin? Je regarde les gens qui ont l’air triste et je suis heureux, pas qu’ils aient l’air triste mais de me dire que je pourrais peut-être changer leur vie, leur accroché un sourire. Il ne fait pas beau, j’ai bu du vin et du porto hier, je me suis endormi dans l’alcool et le Perrier (pas littéralement ne vous inquiétez pas). J’ai passé une journée tranquille hier avec maman lui disant que j’étais stoïque, ni heureux, ni malheureux, comme sur une ligne droite d’électrocardiogramme, je l’ai même fait jouer à Rock Band, elle a vraiment aimé. Sinon ce matin j’ai trouvé encore plus drôle de croiser un homme qui ressemblait à Nil Leblanc (de Triolax) que je trouve toujours très drôle mais sans raison particulière, peut-être parce qu’il aide les gens à faire caca en fait. Sinon je ne sais pas, peut-être ne pas me poser de question et simplement vivre ce petit moment.

Ah oui, pour le titre… J’ai simplement pensé que c’était drôle cette expression, perdre le nord, comment on peut perdre quelque chose qui ne change jamais de place! 😛 J’aime ça pensé au premier degré!

P.S. J’ai sur-utilisé drôle dans ce texte…





C’est comme ci

19 02 2009

Dans la poste un paquet, il m’attend dans son lit douillet qu’est l’enveloppe capitonnée dans lequel il est emballé. Je m’emballe aussi car qui n’aime pas recevoir par le courrier un paquet qui lui est adressé. Je l’ouvre et à l’intérieur j’y trouve un livre, Écrire une chanson. Ce livre vient d’une amie, d’une muse, par surprise, quelque chose que je pourrai lire.

Dans mon lit je lis, simplement la préface parce que j’ai déjà un livre de commencer, chercher le vent qui vient me chercher énormément, me fait rêver, je me sens concerner. Je lis donc la préface, mais je déteste les préfaces alors l’attention n’y est pas, je pense simplement à autre chose.

C’est comme si mes doigts sur ces pages caressaient ses doigts. Comme si en ouvrant les pages de ce livre,  je pouvais sentir son cou, son corps qui à parcouru une à une les pages de ce bouquin. Comme si mes yeux qui parcourraient les mots vu par ses yeux établissent un regard entre nous, discret, présent, secret. Comme si c’était tabou, non dit, comme si chacun des mots lus ou écris formaient une histoire qui ne doit pas exister, ou simplement cachée, comme dans le temps passé. Comme si j’étais dans une roue, comme un hamster qui ne peut se sortir de ce paysage émotionnel continue, simplement parce que mes repères précieux de vie, son ce que le passé remet dans le présent sans futur.





Vivre ma muse

12 02 2009

Il me semble qu’il est si facile de composer avec la muse. Tant de gens s’y se sont frotté qu’on dirait le sujet épuisé. Là n’est point mon sujet, malgré ce jeu de mot facile, la situation en est bien plus complexe.

Ma vie, mes sentiments me donnent souvent bien des interrogations. Je suis dans un moment de ma vie où je croyais que mon coeur rigide suite à la dernière relation acide m’avait brûlé ce qui était en moi si sensible. J’erre sans cesse, les yeux scrutant d’autres yeux, sans cesse, sans y trouver vraiment ce que je cherche. Je rêve un instant dans le bleu, le brun, le vert d’un regard et tout s’évanouis rapidement. C’est plus fort que moi, je nage dans la complexité de ne pas être capable de m’attacher à une histoire simple et pourtant ça ne serait que plus simple, plus sain plus terne selon ma vision de l’amour. Je nage dans un océan où je cherche à me noyer dans l’amour. Et si ce n’était pas ça ma vie? Le haut de coeur que j’ai, en pensant que je ne peux que baiser facilement, docilement me fait comprendre que j’en suis plus là, je sais que ça existe, j’ai déjà donné. Aujourd’hui, devant cette solitude qui n’est que mienne, je m’assois un instant et regarde au loin en voulant voir au travers du brouillard qui ne se dissipe pas. Vivrai-je seul pour le restant de mes jours? L’idée me traverse l’esprit et ne me laisse pas indifférent mais ne me rend pas triste non plus. Pourquoi?

J’ai cette muse qui me fait rêver, loin d’être disponible, loin d’avoir l’envie que cette situation change, autant pour elle que pour moi, je crois,  je me surprends à sourire quand elle m’écrit, quand elle me propose de travailler avec elle, quand elle me dit qu’elle pense à moi simplement parce que l’on est tout simplement capable de vivre cette relation remplie de respect, remplie de projet. J’imagine que ce n’est sain ni pour elle ni pour moi, j’imagine que l’on à tous les deux besoin de se sentir là pour l’autre, comme une énergie qui est toujours présente, on se sent à distance, je sais qu’elle pense à moi à ce moment précis où j’écris ces mots. Certains penseront que c’est que fabulation, mais je le sens dans tout mon être. Capable de diriger l’énergie d’une simple pensé vers une personne en particulier. Les messages se multiplient, d’un message aller-retour nous en sommes rendus à trois, autant de conversations simultanées simplement pour se sentir, se souvenir, se raconter. Je suis conscient de tout ça, je suis heureux de ce que je vis, cette énergie je la transforme en mot, tout simplement parce qu’elle m’inspire. C’est plus fort que tout, cette relation je l’adopte, je l’adore.





Parce que le vent souffle toujours que d’un coté à la fois.

12 01 2009

C’est comme l’inspiration, il passe, parfois fort parfois faible, parfois motivé par un mouvement de vie quelconque. Ma vie fût remplie jusqu’ici de plus d’une bourrasque. Je m’accroche à ce doux moment qui m’inspire au toi ma muse. Ma vie toute pleine de rondeur, toute pleine de recommencement encore et encore. Ma vie me ramène sans cesse à mes muses, que ça ne m’amuse ou non je ne peux pas m’en défaire. C’est comme ces fameux films où quelqu’un meurt et il reste dans ma vie jusqu’à ce que l’histoire soit réglée. Ai-je tant d’histoires infinies, non terminées? Je ne crois pas. Et si la vie me lançait simplement un: « Tu n’es pas obligé d’arrêter ça là! » simplement parce que mes muses je les ai aimé, adoré, adulé. Et si ma vie n’était que pour me laisser inspirer? Dans un petit calepin que je tiens sur moi je laisse allez mes plumes en pensant à celle qui ont traversé ma vie.

Mon dernier amour suite à j’ai soif de toi:
– Je dois réapprendre à marcher, car mon cerveau à été touché, lorsque d’elle j’ai trop bu, je me suis noyé car j’avais trop soif.

À une nouvelle rencontre:
– Tout cela était bien normal car bien avant l’euphorie de l’ivresse émergeait ce désir de retrouver mes lèvres contre les tiennes, l’alcool ne fût que le prétexte.

À une douce amie que j’ai revu hier après tant d’année:
-Comme un plaisir en bouche, comme tes lèvres sur les miennes, j’avale chacun des mots qui ne sont pas les tiens mais qui reste près de moi, comme tu me l’as demandé indirectement par ce cadeau. Mais quand ces 500 pages seront terminées, qu’adviendra-t-il de nous?

Elle est maintenant une maman épanouie, encore pleine de rêves et d’étincelles dans les yeux!

Ces temps ci je réfléchis sur la vie, je dirais que je suis bien, que la vie est simple, belle et que j’ai envie de prendre cela un jour à la fois.





Courir après sa queue

15 12 2008

C’est parce que je sais plus écrire. C’est parce que je sais plus quoi écrire. C’est parce que les mots me manquent et que ma vie devient terne au fils du temps. Parce que ce que je vis je m’en culpabilise à ne plus savoir ou je me trouve. Parce que quand je pense m’avoir trouvé un peu, j’agis pour me perdre, comme un jeu que je joue avec moi même. Par chance que je suis conscient, je finis toujours par me déjouer. Maintenant je suis là… ou las. On me demande, une histoire, la mienne encore, mais je n’ai plus de mot à y mettre. On dirait que je me découvre jour après jour mais qu’en même temps je me sauve de moi. Pourquoi? Je pense que des vieilles douleurs ressurgissent simplement me donnant raison sur le passé, me disant que je n’ai pas de contrôle sur ma vie ou simplement que j’ai peur d’en prendre le contrôle. Mais doucement j’essais – erreur, chaque jour qui m’est donné. Je sais plus où donner de la tête, j’ai besoin simplement de repos. J’essais, je sais, je ne fais pas ce qu’il faut, j’essais encore mais je ne comprends pas fort. J’ai peur, j’ai l’impression d’être souvent seul et je sais qu’on m’entoure. Je sais plus trop ce qui est vrai, ce qui est pas vrai, j’ai l’impression que j’ai changé 1$ pour 4 trente sous quand dans ma vie j’ai pris la décision d’arrêter, d’arrêter cet amour pour trouver l’amour. C’est comme un grand paradoxe qui me donne, oui des cordes à mon arc, mais aussi beaucoup de réflexions. Tant que je pense, tant que j’y pense. Les vacances me feront le plus grand bien j’imagine du moins. Le dernier trois jours me fit bien du bien, j’ai besoin simplement de me retrouver pour me comprendre. Je suis sur qu’à Noël je vais me surprendre en me retrouvant enfin.





Un mardifférent

9 12 2008

Bon un jeu de mot facile, je sais. Mais bon je me sens bien ce matin. J’ai envie de courir sous la neige la gueule ouverte pour manger des flocons. Je bois un bon café, enfin, j’ai remisé l’autre parce que son goût de fumée ressemblait plus à du bruler. Ce matin j’ai le calme, le repos en moi. Ma journée d’hier m’a été bénéfique en introspection. Je n’ai pas trouvé de compréhension où l’aide que je cherchais, mais je me suis débrouillé seul, je comprends que les préoccupations que j’ai, ne sont que ma responsabilité, j’aurais simplement aimé qu’elle me dise « prends-toi en main! Je sais que tu es capable! » mais c’était mes attentes, je n’ai rien demandé et ce matin je comprends. Aujourd’hui j’aurai une journée pas facile, je dois passer la souffleuse sur ma vie parce que j’ai laissé accumuler la neige dans mon entrée. J’ai l’habitude d’être radical et franc, alors je serai fidèle à moi même. Cette journée risque de grafignée de tout bord tout coté mais je me dois d’être vrai, moi, celui que j’ai envie d’être et pas un zombie dans ma propre vie. Quand je vais très bien comme quand je vais très mal, j’ai tendance à la création, tant mieux. Je sais que mes soirées souvent plus difficiles car je manque de gaz pour la terminer m’empêche de créer, je finis amorphe sur mon divan, mais je crois que si je dirige mes énergies vers du positif j’en serai que plus avantagé. De ce petit mardi sans vie, je serai l’opportuniste, je prendrai chacune des minutes qui m’appartiennent pour avancer vers demain. Demain, c’est une autre étape de ma vie qui sera difficile, je ne veux pas me faire peur mais c’est demain que je dois remettre les clés, seul symbole encore existant d’une relation passée. C’est demain que la boucle se fermera, demain que pour la dernière fois je verrai son visage, son sourire, ses yeux dans lesquels je me suis mainte fois plongés. Je dois dire que j’ai un peu peur, même si je vais bien, j’ai cette peur de cette rencontre comme la peste, c’est jamais évident la première fois, la première dernière fois, la fois où maintenant on sait que c’est peut-être la dernière car les fois d’avant possédaient cet espoir de revoir l’autre. J’en ai vu d’autre, ça m’est arrivé souvent par le passé de revoir l’ex être aimé et j’en suis encore en vie aujourd’hui. Maman disait « Il va falloir que tu focus sur ce que tu as, pas sur ce que tu n’as pas! », elle me dit ça a 3 jours de sa retraite, arrivée au bout de ce que tous espère aussi, le repos, on met de coté ce que la vie nous a obligé parce qu’on ne pouvait pas vraiment faire autrement dans cette vie ou les besoins en argent ne sont pas négligeable. Elle a raison, c’est clair c’est une maman, même si on ne l’écoute pas ou si on n’est pas prêt à l’écouter, elle a raison souvent, je ne dirais pas tout le temps tout de même, faut se garder ne petite marge d’erreur. Mais voilà, j’ai une grosse semaine devant moi, une belle semaine si je me tiens sur ce que je suis pour avancer vers l’avant, je ne crois pas que je suis au point où je sais vraiment ou je veux allez, mais quand le brouillard se lève, on voit quand même un peu en avant de nous. J’avancerai donc à pas prudent vers l’avant et je me dis que pour chaque pas devant il est possible de reculer dans toute occasion pour changer de direction.