En fin de semaine…

5 12 2008

Certain me demande, qu’est ce que tu fais en fin de semaine. Les dernières fins de semaine me laissent croire que je suis mieux de rien me planifier. J’ai dormi, très bien dormi la nuit passé et j’aimerais ce weekend me reposer. Je ne suis pas capable d’imaginer ce que je pourrai faire, la tête vide, épuisé des dernières semaines je n’ai envie que de douceur et de calme, la dernière fois que j’ai voulu me retirer, on sait comment ça c’est terminer. Ce weekend j’aimerai peut-être remettre ça, car de me mettre les pieds solidement par terre quand je suis sur un bateau c’est plus difficile, je dois m’arrêter un instant pour me recentrer. Les semaines passées on été mouvementées et se sont bien passées mais comme dans de l’eau boueuse je n’ai pas eu l’impression de voir à travers. Même si j’ai arraché ma gale elle ne m’a pas donné l’effet escompté, celui de vivre. Je dois donc arrêter de courir partout, me laisser me rattraper, me regarder et me demander « Qu’est-ce que je fais maintenant? ». Les paradis artificiels ne m’apporteront pas le bonheur, ça j’en suis certain car les lendemains ne sont que toujours plus vide. J’ai eu beau tenté de mettre sur la plaie, la vraie, un bandage mais elle est béante et j’en suis conscient. Je dois y enfoncer les doigts et sentir la douleur, savoir qu’elle existe, prendre le bobo par les cornes, je vieillis, par où je m’en vais? Hier un collègue me demandait, « Ça te fait peur de vieillir? Ça te fait peur de vieillir seul? De vieillir célibataire? » j’ai répondu non à toute ces questions, ce qui me fait dire sincèrement que j’en suis rendu là, je suis rendu dans une étape de ma vie où j’accepte cette solitude. Il est certain que j’aurais quelque peu de difficulté à me voir sans enfant mais pour l’instant je ne peux me voir avec qui que ce soit et cela c’est bien parce que plus je suis seul, plus je suis avec moi, quand j’y serai vraiment bien, je pourrai reprendre la route de ma vie, la vraie, pas l’expérimentale. J’ai cette semaine repris contact avec le passé, de façon saine, surprenante sans attente. Je ne peux pas me permettre d’enterrer les vivants, ils existent. Ils font parti d’une ancienne tranche de ma vie, mais ils existent, sans le regard nostalgique, il faut simplement faire la paix, parce qu’on veut que tout le monde soit bien et zen avec hier. Ce weekend je ne veux pas abuser de la vie, je veux un peu me recentrer sur ce que je suis, voir la famille un peu, je m’ennuie d’eux. Mon neveu m’a même demandé de partir avec lui, un petit voyage, au début c’était le Mexique, maintenant c’est la France, ça me plait d’avantage! On regardera ça pour la fin de l’hiver. Je dois me satisfaire de ce que la vie m’apporte, les opportunités se présentent à moi, il ne me reste qu’à les saisir.





VCR : Vivre, Croire, Recommencer

30 11 2008

Dimanche, jour du seigneur, je n’y crois pas. Depuis six heure je suis debout, devant un écran, et après on me dit pourquoi tu n’écris plus? Parce que mes yeux sont brûlés par les cathodes et les LCD, où est ce vieux papier où mes mains caressaient doucement chaque ligne, chaque morceau blanc de page que mon crayon dévorait. Et tout ça parce que j’ai fait mes choix, par chance on peut en faire d’autres.

Rewind sur une cassette sur laquelle je ne sais pas combien il reste d’heure, sur une cassette qui à commencer vierge mais qui c’est rempli avec le temps. Je tente de voir où l’information a été enregistré, où tout ça à commencer. Il ne faut pas trop que je recule, sinon big bang sur ma vie, un black out qui n’a rien à voir avec ceux que je connais. Puis enfin play, je joue sur ma vie, j’y regarde où je suis, qu’est ce qui m’a porté ici. On se demande souvent à quel moment de notre vie on à décider d’en arriver là. J’ai acheté mon premier ordinateur, j’avais 14 ans, avec mon argent de poche, j’ai tout mis, j’ai tout pris, je me suis fait avoir aussi, personne n’a pu m’aider, mais j’ai vite compris. Branché sur les babillards électroniques je discute virtuellement avec des gens que je ne connais pas, mon monde ce crée enfin autour de moi, ce monde virtuel que j’ai maintenant laissé, mais qui m’a été un exutoire durant mon adolescence. J’ai même participé des plus activement à un forum de poésie 200 textes j’ai écris là bas, je les ai tous encore. Donc c’est durant mon adolescence que j’ai pris goût à l’écriture, à l’informatique, je suis encore dans les deux domaines aujourd’hui, un me rapporte, l’autre me supporte. Mais bien avant ça, 9 ans, je passe des journaux, je découvre le service à la clientèle, c’est mon domaine, j’adore, je veux y retourner et on dirait que plus de porte aujourd’hui ne s’ouvre à moi vers ce domaine, j’y rêve pourtant, ca me coule dans les veines. J’ai beau faire arrêt sur image, je suis en accord avec chacun des choix que j’ai fait, je sais qu’ils n’ont pas toujours été facile, qu’aujourd’hui je me sens bien loin de ce que j’ai envie de faire mais que je ne m’empêche pas d’y rêver, un jour… un jour, je tente d’ouvrir les portes, lentement. Je peux pas et je n’ai pas envie d’enregistrer par dessus ce qui est passé, j’ai une belle vie jusqu’ici, avec des hauts hauts et des bas bas. J’ai envie de faire un Record sur ma vie maintenant, mettre des choses de l’avant, changer le passé en faisant de nouveaux choix… et si? Et si j’étais allez en création littéraire plutôt qu’en informatique? Et plutôt que de regarder derrière je me dirais pas, pourquoi pas regarder devant, qu’est ce que j’ai pour mener à bien ce que j’ai envie de faire? Je sais écrire, j’ai plein de projet en tête, j’ai aussi une facilité pour le service à la clientèle, je dois être à l’affut, je veux faire cela de ma vie, écrire, servir les gens dans des besoins qu’ils ont, je comprends comment ça fonctionne alors je me dois de me concentrer la dessus. C’est professionnel, c’est possible, tout est possible non?

Je copule hors couple parce que je suis seul. Parce que j’aime ne pas l’être mais je ne sais pas trop ou je me positionne à ce niveau. J’ai envie, j’aime à penser que je ne finirai pas mes jours seuls, encore là je me repasse ma cassette, où j’ai manqué à la chose qu’on appelle l’amour? Je crois que je n’ai simplement pas été informé de comment ça fonctionnait, y avait t’il un manuel? Est-ce que je sais comment mais sans vraiment vouloir écouter tout ce qui se passe. Est-ce que j’ai appris dernièrement mes lacunes? Est-ce que je peux, je suis prêt ou j’ai trouvé la femme… LA femme? Je n’en ai aucune idée, trop fatigué aujourd’hui pour y penser, ai-je encore été surmené par ce weekend de boulot? Surement, j’ai la tête vide et l’écoeurement présent, sur le bord des lèvres j’ai envie de dire, de la marde, je ne rentre pas demain, je ne rentre pas mardi, je rentre plus dans ce travail que je commence à détester. Est-ce fuir? Non je crois simplement que c’est en avoir assez. Mais les responsabilités sur les épaules, je dois continuer mais prendre de décision rapidement sinon je ne vais pas arriver à réaliser mes rêves, personnel, professionnel et sentimental.

Par fois en boucle, ma vie semble ne pas avancer. Mais aujourd’hui je dois faire une pause, réfléchir avant de poursuivre l’enregistrement. Si je me considère à mi-vie, j’ai encore le temps d’accomplir un tas de choses dont j’ai envie… Une chose à la fois! Je dois me trouver un emploi…





Saoulerie et plaisir garanti

22 11 2008

Hier je me suis dit, allez juste une petite bière en terminant. J’étais seul mais je sais que j’y trouve toujours des gens qui comme moi le sont aussi, des collègues de travail, des amis, ils sont déjà là avant moi parce qu’ils savent que l’on se donne rendez-vous aléatoire toujours au même endroit. Alors on a rit, on a bu, on a rerit, on a rebu. Les heures tricotant le temps de ses aiguilles agiles, l’ivresse tranquille m’a rejoint. Douce et déstabilisante, comme un amour qui naît. Ce stade où l’on sait que la saoulerie est présente, mais pas assommante. C’est plaisir, pool et pichet que nous partagions. Lentement car je n’aime pas passer du coté noir de l’alcool, où nos yeux se ferment, même ouvert. Discussions, échanges, rigolades, j’étais bien, mais chaque bonne chose à une fin et histoire de changer l’atmosphère de ce salon de l’ivre, je suis allez écouter de la musique accompagné de cidre, de gens ivres et de peu de place pour survivre. Je suis vieux dans tout ce monde de jeune, ai-je bien ma place ici? C’est quand on y pense qu’on a peur. Ai-je ma place… Je prends ma place, je m’assois, je commande, je bois, je regarde et j’écoute ce qui se passe autour de moi car le monde est beau, rempli d’histoire d’hier, de demain, de ce soir sans lendemain. Moi je suis là, sourire aux lèvres, il y avait longtemps que je n’avais pas fait cela. Seul au bar, boisson et musique, les plus belles histoires qui passent en boucle dans ma tête. C’est drôle de voir les gens autour, qui me regarde, je suis seul dans mon habit d’homme qui scrute l’horizon. On vient me parler, on me dit que je suis beau, que j’ai des yeux magnifiques. Je suis timide, je remercie, je souris, je n’ai aucune envie de ça aujourd’hui. J’ai pas envie de ça aujourd’hui parce que demain je ne sais pas, mais je suis trop bien présentement avec ma personne pour me laisser de coté ce soir, je reste avec moi. Discussions remplient de vide, je peux me transformer en être inintéressant l’espace d’un moment, le temps de reprendre mon espace. « On est là-bas si tu veux me revoir! » je souris, mais pas ce soir. Cette douce tranquillité c’est quand on s’y trouve bien qu’on ne peut la garder. « Que fait un beau gars seul ici au bar! », mais ça suffit, je souris, je souriais avant alors pourquoi ne pas le garder afficher ce sourire. Je réponds que j’apprécie simplement ma soirée, que la musique me comble. Je n’ai pas de mémoire pour les noms et encore moins ce soir. « Bonne soirée! » venait surement après un dialogue quelconque, j’ai oublié, je n’ai pas écouté en fait, j’ai envie de rien, j’ai envie de moi. La Bohème joue, encore, il y avait longtemps, c’est la fin, les lumières s’allument sur des gens trop saoul, je rigole de voir les visages remplis de surprise de voir que le Roméo ou la Juliette qu’ils avaient choisit, n’a pas la même tête dans la lumière ou dans l’ombre, mais bon, il est trop tard pour changer d’idée. Je reste là, quelques gorgées, on me salue à deux reprises, « Bonne soirée! », je n’ai pas trop déplu, on me sourit encore, insistance, puis tourne le dos. L’endroit ce vide un peu, je pourrai y aller à mon tour. Dehors le froid fesse, si je sors ma langue, elle restera coller à l’air si froid. Ce froid si intense qui me donne simplement envie de ne pas être seul ce soir, ça passera, n’y pense pas, tu as fait ce qu’il y avait de mieux pour toi. Dans mon lit les couvertures rappelles le dehors, jusqu’à ce que lentement elles comprennent que c’est moi qui décide de la température. Dans mes draps je m’endors, heureux et demain surement encore et demain peut-être avec un corps qui ne sera pas le miens.





Comme un lundi matin…

17 11 2008

Il est bien différent ce lundi. Moins noir, voir même clair. J’ai ouvert tout les stores de la maison, une lumière chaude rentre dans mon grand appartement tout froid, mais confortable. La lumière à eu pour effet d’aspirer le noir qui se trouvait à l’intérieur. Ça fait du bien, malgré un manque de sommeil éminent, je suis bien. Je vois mes frères sur le fils de fer, bien haut qui me regarde, fidèle au poste ils m’attendent pour m’accompagner où je vais. Amis corbeaux, ce n’est pas pour ce matin car je reste là, à la maison car mon teint me fait croire que je me transforme en plante. Par chance j’aime l’eau! J’ai décidé de rescaper madame araignée que j’avais négligée, dépouiller de ses feuilles séchées et arroser, j’espère qu’elle comprendra que je ne la voyais plus. Cette fin de semaine, je dirais que je l’ai bien terminé, j’ai pu discuter avec l’ami qui était blessé et il a compris car c’est mon ami. Nous aurons surement des discussions à ce sujet dans le futur, mais sans se servir du passé comme arme de torture.

C’est comme un lundi matin, pas comme les autres lundi, un lundi tout neuf qui goûte un peu plus la vie. J’ai envie de faire attention à moi, j’ai envie de faire attention au gens autour de moi. Je crois que cette sensibilité humaine qui m’habite prendra un tout autre sens si je suis en mesure de donner au gens se goût d’être en vie, d’aimer vivre parce qu’ils ne font pas que survivre. Sourire. Être traité comme des individus à part entière et non comme de simples numéros. Comme un révolutionnaire armé de mes pensées, je crois qu’une partie du monde on peu encore être réveiller et recommencer à rêver.

Bon je ne sais pas si c’est le manque de sommeil, le weekend, le manque de nourriture, le soleil, la vie qui me rend euphorique ce matin… mais bon prenons chaque petit moment de soleil qui passe!





Jour 3, Acte 5: The last souper

16 11 2008

C’est de l’énergie qu’il me reste, que du bout des doigts je tape mes derniers mots d’un weekend qui fût ma fois, pas comme je l’avais prévu. C’est avec pain, vin et ravioli que je célèbre cette fin de semaine qui fût ma fois riche. D’une part dans mes découvertes, d’une autre dans mes actions à prendre pour changer mon demain quotidien. J’ai compris que si je ne faisais pas attention à moi, il m’était impossible de faire attention à ceux qui m’entourent. J’ai vécu une parie de ma peine d’amour, j’ai compris et mis au clair certains trucs qui me rendent l’être plus léger. J’ai encore beaucoup d’apprentissage à faire sur moi, sur la vie. C’est un peu ce qui me tient en vie, l’apprentissage et l’amour. Avec plusieurs articles j’ai peuplé ma fin de semaine. Me vider le coeur, me relire enfin, cette extériorisation continuelle m’aide à mieux voir clair. Ce weekend m’a apporté beaucoup, j’ai même été capable de décevoir deux personnes, dans un cas c’est peine perdue, dans l’autre c’est un ami, j’espère qu’il comprendra que je ne voulais pas faire autrement, j’avais besoin de ce weekend. J’ai l’impression d’avoir été égoïste mais je ne m’en veux pas, ce n’est pas dans ma nature et je crois que tant que ça n’entre pas dans l’extrême, il n’y a pas de quoi s’en faire. Je suis vachement épuiser, j’espère que ce repas, qui sans être copieux était délicieux, ainsi que ce verre de vin seront m’emporter dans les bras de Morphée.





Jour 3, Acte 2: L’invisibilité, l’ombre et autres barrières

16 11 2008

Je suis parti, tuque sur la tête, je suis embarqué dans ma voiture, j’ai foncé vers le travail. Dans ma tête un grand vide, je tente de me concentrer sur la route. Chaque fois que je freine, la lumière qui indique qu’il me manque de liquide lave vitre allume, si je n’arrête plus il ne m’en manquera donc pas, mais j’en ai pas besoin alors je freine où il se doit. Je débarque au boulot et je me rends compte de deux choses, la première c’est que j’y suis pour rien, la deuxième, j’ai faim. Tant qu’à la première, c’est simplement parce que les gens avec qui je travaille se sont fait une barrière psychologique de la langue, plutôt que de prendre le temps d’expliquer dans une autre langue à quelqu’un de plus intelligent qu’eux, je dois me déplacer pour faire le boulot, je ne dois pas, j’ai voulu parce qu’ils n’étaient pas à l’aise et je ne connais que peu la personne qui était sur place, maintenant je sais qu’il a une tête bien plus que nous tous, je ne me laisserai plus avoir, le temps fait son oeuvre et plutôt que d’écouter les autres on devrait s’écouter nous même, c’était la première chose. Deuxième chose, je suis là, donc je vais travailler, mais avant, café et sandwich gracieuseté Tim, je ne crois pas avoir mangé d’aussi bon sandwich depuis des lunes, soit que c’était vraiment le cas, soit que mon appétit délirant c’est fait un délice de tout gober et d’apprécier chaque bouchée.

Constatation sur la route, personne ne sait que je suis sorti cette nuit, sauf le boulot bien sur qui me gardait une patte sur le sol. Quand je suis parti, les gens sortaient des bars, quelques uns saouls, je suis invisible dans cette nuit noire. Au retour, les rues désertes me donne l’effet que je n’existe plus. Je dirais que je suis bien, je suis seul, je suis épuisé. J’ai en tête un courriel qui roule sans cesse, un ami, des reproches de ne pas avoir été la hier, de ne pas avoir été là il y a deux ans déjà. J’ai la sainte horreur des événements spéciaux, ils volent la vedette aux jours normaux. Deux jours et il ne se souvient que de ça, que de ces attentes envers moi. Et vlan dans la figure, je suis pareil. En vacances j’ai dit simplement « Ce qui nous empêches d’avancer, ce sont nos attentes, on ne peut pas demander au gens qui nous entoure d’agir comme on le voudrait, selon nos attentes », c’est encore plus vrai, j’ai le tour d’apprendre de mes propres commentaires. Mais bon, deux jours si important dans sa vie que je n’étais pas là, j’avais envie de lui répondre, te souviens tu quand ton père est décédé, quand ta copine t’as laissé, quand avec ta mère tu t’es chicané, j’ai toujours été là. Mais c’est à deux tranchants car je n’aime pas qu’on remonte le passé pour justifier le présent, ni dans le positif, ni dans le négatif. Pourquoi pas simplement me poser la question « Tu vas bien? » au lieu simplement de penser que ces attentes ne sont pas satisfaites? J’aurais pu lui dire ce qu’il savait déjà, que j’ai le coeur en miette, que j’essaie de me remettre, que je suis présentement pas heureux au milieu de gens heureux, que de voir tout ces gens, jeunes parents ou en attente d’enfant n’a rien d’heureux aujourd’hui à mes yeux, car l’envie mélangé à la tristesse ne fait que rendre plus triste. Outre ce qui tourne autour de moi, cette peine qui passera, j’ai ce qui m’est tombé sur la tête depuis vendredi, ce temps pour moi anéanti presque entièrement par le travail. Il y a quatre heures je dormais, maintenant je ne sais pas si je pourrai compléter ces deux heures de sommeil par d’autres au courant de la journée. J’ai simplement toujours l’impression d’avoir à justifier ma vie, je n’aime pas ça. Je comprends que j’ai déçu un ami, mais pourquoi il remonte le temps, aujourd’hui, probablement peiné par mon absence. Je n’ai pas cette énergie, je ne sais pas si ce n’est pas un manque de sommeil, de nourriture mais je n’ai pas envie d’être empathique. Cette fin de semaine pour moi, j’ai probablement déçu plusieurs personnes, simplement parce que j’ai tenté de penser à moi, que j’ai quand même tenté de livrer un projet sur lequel on m’a mis. Je suis bien avec mes décisions et prendrai toute les conséquences de mes actes, voilà.

J’ai cette peur de me retrouver seul soudainement, enfin pas vraiment une peur, plutôt un questionnement. Jeudi on me disait « Tu es l’homme rêvé pour toute femme! » aujourd’hui, c’est la solitude qui me guette. Pourquoi? Je ne sais pas, j’ai peut-être aucune aptitude à l’amitié, j’ai peut-être aucun talent pour cultiver et entretenir ces relations. J’ai pourtant une chose qui m’est cher, je tente de reprocher rien à personne, je tente de toujours respecter ceux qui m’entoure sans juger, je suis là quand on a besoin de moi, j’ai un problème éminent d’attention, il faut que j’y fasse attention. Je ne peux simplement plus m’oublier à travers ces relations, j’ai beaucoup à donner, je demande jamais rien, j’ai besoin de peu, puis-je simplement conserver ce petit espace qui est le miens? Petit mais important pour moi? Je vais m’acheter des petits poteaux, les planter un à un dans le sol autour de moi, m’y installer, moi ScareCrow l’épouvantail va parler.





Jour 2, Acte 6: L’eau prise deux

15 11 2008

De l’eau, partout de l’eau, je délire. Là je dirais que j’ai encore plus faim que tout à l’heure, disons que je suis à deux heures de passer le cap du 24 heures sans nourriture. Seul le sel de quelques larmes on donné du goût, du vrai goût à ma langue. Je vais bien, un bien assez bien pour que je me pose à moi même, mais qu’est ce qui va me tomber dessus, est-ce la nourriture qui me fera retomber ou simplement le sommeil, des plans pour que l’anorexie me gagne si c’est le cas. Non sérieusement j’aime manger, j’aime ces explosions de saveurs qui gagne ma bouche, ces odeurs, ces textures si différentes quand ma langue parcours chaque nouvelle découverte. Je crois que j’ai faim, je parle de nourriture. Ce soir j’ai faim de nourriture, j’ai faim de femme, mais je resterai à l’eau. Une journée encore, toute petite journée, je me sens prisonnier de moi même. Je sais que demain sera une grande journée, mais je sais pas pourquoi, une intuition, simplement. J’ai envie de mettre le nez dehors, mais je me garde la surprise pour lundi matin, toute ces beautés commencent à me manquer. Qu’est ce que j’ai eu comme idée de m’isoler, de plus que le seul contact avec la réalité que j’ai vraiment c’est maman qui appelle entre 17 et 18 heure pour savoir si je vais bien, je ne voulais pas l’inquiété alors c’est pour ça que je lui ai donné cette fenêtre pour m’appeler. Hier c’était la première journée et je dois dire que j’ai été un peu bête, pas désagréable mais bête du genre que je n’avais pas envie de discuter, mais je suis un être plein de contradiction et en plus de lui avoir donné cette fenêtre, d’avoir répondu et bien je lui ai pas dit que je n’allais pas super et que je n’avais pas vraiment envie de parler. Souvent on ne prend simplement pas le temps de dire ce qu’on pense croyant que l’autre le prendra mal. C’est dans notre tête ça, plutôt être réel. L’autre truc qui m’a gardé les pieds bien en place, c’est le boulot, loin d’être workoolic, quand on me donne un mandat, je le livre jusqu’au bout, mais ça c’est moi, je m’arrangerai bien pour avoir un long congé le weekend prochain en m’assurant bien sur de pas me faire déranger, de passer le flambeau. Le weekend prochain aura les allures un peu à l’inverse de celui ci, c’est à dire dehors, je prendrai le temps d’allez voir ailleurs si j’y suis. Consacrer un peu de temps à mes intérêts, à mes passions.

Ca rend euphorique de pas manger? Je sors de la douche, je réfléchissais sous l’eau. Je me suis dit qu’après la merde de conversation que j’ai eue, je me porte plutôt bien. Je crois que ce weekend m’est bénéfique après tout. Cet isolement me fait prendre connaissance de ce qui me manque dehors. Mon introspection me fait simplement rendre compte que je dois rester vrai, tenir mes valeurs comme je l’ai toujours fait et surtout, écouter la petite voix qui dit « Par ici… Pas par là! » et surtout « Sauve toi, tu es le seul qui peut te sauver! ». Je suis conscient que les gens autour de moi m’ont vu sans sourire depuis des semaines je dirais, un sourire forcé, moi qui aime tant m’amuser. Je ne dis pas que je serai sur mes pieds complètement guérit de tout ça, mais je prendrai le temps de m’arrêter. De me promener vers le boulot, avec ce regard intrigué bien à moi qui scrute tout ces gens, me demandant à quoi ils peuvent bien pensé.

Bon allez un autre Lost avant que le sommeil me gagne, j’irai rêver que je mange surement, demain matin… ooooh chocolatine et café!!! J’ai déjà hâte, ces chocolatines chaudes qui prennent le temps de se gonfler avant même que je les cuie quand on n’oublie pas de les sortir au moins huit heures à l’avance!





Jour 2, Acte 4: Et le temps passe, je suis perdu

15 11 2008

Je regarde les heures passées et je m’occupe de mon environnement. J’adore réfléchir les mains dans l’eau, en fait tout le corps submergé c’est encore mieux mais si l’eau est là mes pensées sont plus clair. J’ai eu de grandes idées lorsque j’étais sous la douche ou lorsque je fais la vaisselle. Maintenant, j’ai plutôt des idées constructives ou je réussis presque à ne plus penser. Entre une idée qui me fait dire que le respect est aussi dans l’amour une qualité qui présentement n’est pas partagé, c’est c que je trouve le plus difficile, au début ça m’amusait presque cette déchirure de l’âme qui dit oui et qui dit non mais maintenant j’ai besoin de faire le ménage. Au début je croyais attendre notre discussion pour avoir les idées claires mais maintenant je sais simplement que c’est ma décision, non par protection mais par respect de moi je vais mettre fin à cette histoire. Je vais lui demander de respecter le fait que je ne veux plus la voir. Malgré toutes les affinités que nous avions, ce n’est pas d’une amie que je recherchais chez elle, donc les besoins de chacun différent on se doit de continuer nos routes en respectant le choix de chacun. C’est ce que j’ai envie, tourner la page enfin.

Là j’occupe mon esprit, j’écoute des épisodes de Lost en rafale car la maison commence à être propre. J’entends dehors l’eau sous les roues des voitures qui passent, j’imagine qu’il pleut. L’autre bruit que j’entends c’est l’estomac qui me lance des signaux, rien d’alarmant mais la faim se fait sentir. Seize heures sans nourriture, je n’ai pas une faim de loup mais je mangerais bien… du chocolat, du chocolat noir, des ferrero rocher noir. Torture! Chassez ces images de ma tête, les deux litres d’eau que j’ai bue ne me comblent en rien! Je retourne sur mon ile, tranquille.





Échec et moi…

11 11 2008

J’en ai de la chance moi. J’ai eu tout cuit dans le bec une information qui me sera chère et qui demeurera toute ma vie. J’ai fait les efforts oui c’est vrai pour obtenir de l’information sur moi, une introspection avec de l’aide. J’ai envie de l’écrire ici parce que j’imagine que si ça n’a pas sauté à mes yeux, je ne dois pas être le seul et si c’est le cas, ce sera alors une note à moi de moi!

Personne n’aime la défaite. Personne n’aime perdre de façon générale. Personne n’aime essuyer un refus, un non, un revers. Je suis de ces personnes aussi. Je suis quelqu’un de persévérant, de patient, de déterminer. Je me rends compte simplement que je ne suis pas franc avec moi. J’ai des projets qui trainent depuis des années, des projets d’écriture surtout. J’écris depuis que j’ai 15 ou 16 ans. Des projets qui me tiennent à coeur mais qui reste depuis des années chez moi dans la peur. La peur de quoi? La peur de refus. J’ai toujours dit que je n’aimerais pas nécessairement être publié un jour. Je me mens à moi même quand je dis ça car je ne serais pas là à vous écrire si je n’avais pas envie de partager ce que j’ai en tête. La problématique c’est que je le contrôle sur ce que je peux produire. Certain diront « Mais ce n’est pas une problématique!!! » mais oui ce l’est quand la peur d’essuyer un refus m’empêche d’avancer. Ça c’est le premier constat, un coup que j’en prends conscience c’est à moi de faire avec. À moi de persévérer, de faire de mon mieux dans mon écriture et de produire des roman qui feront rire autant que pleurer. Je suis connecté sur mes sentiments quand j’écris et j’ai des idées des plus… farfelues alors au pire, je ferai lire à ma mère, à mes amis. J’ai cette chance d’être persévérant, c’est pourquoi quand quelque chose ma passionne je m’y lance à fond et de façon générale je réussi assez bien. Et comme certains disent, on a les défauts de nos qualités. La persévérance, la patience et la passion mélangées peuvent donner quelque chose d’assez explosif.

Il est vrai que c’est un constat qui semble plutôt simple de se rendre compte qu’on a peur d’essuyer un refus. Dans un cas de refus, j’ai ce malheur de persévérer et d’essayer à tout prix d’arriver à mon but. Et bien, vous allez me dire c’est bien de continuer à travailler pour atteindre ces buts. Oui mais… MAIS!!! J’ai trouvé pourquoi j’étais si triste de ma dernière histoire d’amour, en fait pas seulement de celle là mais des autres aussi. Je n’aime pas le non, je n’aime pas subir l’échec, le refus et malheureusement en amour ça arrive. Je me suis accroché après ce rêve que la situation change. Que cette fille qui n’avait rien de prête à être en couple, ne veuille pas de moi, pas seulement de moi mais de personne dans sa vie. J’ai cru bêtement que moi, ScareCrow, j’allais tenir bon, que j’allais faire pencher la balance et lui faire comprendre combien je suis une bonne personne. Mais le problème ce n’est pas moi, sinon mon acharnement à croire, mon acharnement à essayer de renverser les choses. Ce que j’ai compris aujourd’hui??? Simplement que si on a aucun contrôle sur le but à atteindre, mieux vaut se résilier que s’acharner. Je voulais qu’elle change sa façon de penser, qu’elle soit enfin prête à être avec quelqu’un, avec moi, que j’ai tout misé là dessus, j’ai tenté pour ne pas essuyer un échec de m’accrocher, d’y croire quand je n’avais aucun pouvoir.

D’une pierre deux coups, je peux maintenant me concentrer sur mes échecs! Mais non, je peux simplement choisir mes combats. Si j’ai envie de me battre pour faire passer mes romans, c’est ma simple responsabilité, mes mots contre des éditeurs, je peux retomber en écriture, cogner à d’autre porte, mais ça reste mon combat! Pour l’amour, c’est simple, faut que je sois à l’écoute de moi, de l’autre et de ne pas tenter de changer les choses sur lesquels je n’ai aucun pouvoir!

C’est tout! C’est tant qu’à moi assez pour aujourd’hui sur l’introspection et la compréhension de ma petite caboche.





Le calme après la tempête

10 11 2008

La dure journée s’achève. Elle fut longue et rempli de vague. Est-ce la fatigue, est-ce un weekend trop vide de vie. Je me suis calmé, enfin les nuages se sont dissipés. J’avais le coeur triste, est-ce la pluie qui m’inspirait ces pleures? En fait je ne m’écoute pas assez, je savais que ce creux allait venir sous peu. J’aime bien laissé sortir tout ce que je peux ressentir. La lune peut-être croissante joue sur mon humeur. Les événements du weekend m’ont-ils fait comprendre que la vie doit avancer, à autre chose je dois passer. Je remercie ceux qui m’appuient sans cesse. Je vous pondrai quelque chose de plus joyeux dans un jour ou deux… Histoire que le temps passe, que mardi se termine et que je danse un peu mercredi. D’ici là ne vous inquiété pas, la tête remplie de sentiments, tout ça doit simplement sortir et la porte la plus simple c’est pour moi celle de l’écriture.