Un jour sans ailes

2 09 2008

Un jour sans ailes, c’est un jour qui ne vole pas haut. Un jour sans elle c’est plutôt noir mais si c’est la décision qu’on y prend, je crois que c’est pour le mieux. Je regarde passé les minutes de ma journée, souhaitant un signe, un seul, d’elle. Mais rien ne vient. Seul l’envie de fondre en larme. Je ne donnerai pas de nouvelles, parce que c’est plus facile que d’en donner. Parce que j’espère que comme ça le temps passera et fera digérer les choses plus facilement. Et puis merde je lui écris. Je lui écris comment je me sens, qu’est ce que je vis, qui je suis. Mais qui suis-je? J’arrête mon message et je me pose la question. Me suis-je oublié à un certain moment dans cette relation? Je crois bien que oui. Mes 350 mots qui forment un texte émotif se mettent en veilleuse un instant, sauvegarde en brouillon s’impose. Mais à quoi bon écrire l’estomac vide. J’ai remarqué un jour que quand j’ai fait je suis plus émotif, alors allons se remplir l’estomac. Devant le comptoir du Culture, ces mots retentissent d’une sonnerie que je connais bien, « Bon matin AZ, xxxx » à non pas ça. Par chance le courriel n’est pas parti. Des becs… Elle est de bonne humeur, elle pense à moi. Non, moi qui pensais que c’était enfin le signe que c’était fini. Je me laisse prendre dans ce texte, mes émotions s’emmêlent, je n’y peux rien, hors contrôle. Retour à la case départ, espoir, une nuit encore contre son corps nu, à sentir son doux parfum, à ressentir cette chaleur qui dégage de nos corps enlacés qui ne cesse de se réclamer. J’aimerais être capable de me détacher de mes sentiments, misé sur ce qu’on s’apporte l’un à l’autre. Profiter de cette sexualité si parfaite qui existe entre nous. Parce qu’au cours d’une vie, quand on se rend compte que la sexualité ce n’est pas la même chose d’une personne à l’autre et que quand on tombe sur une personne avec qui ça clique en tout point on apprécie.

Et si ce n’était que ça. Un besoin de faire l’amour. Un besoin de caresses partagées, les phéromones qui s’excite à la seule vue de l’autre. Est-ce possible? Je dois y croire un peu car sinon ça ne me traverserait pas l’esprit. Je ne suis pas vagabond et de tenter de trouver quelqu’une d’autre avec qui l’histoire serait peut-être différente ne me traverse même pas l’esprit parce que c’est dans ces bras que je suis bien. Pour ce qui est du reste, qui suis-je, je crois que je le sais bien, je sais ce que je veux, où je vais et qui je suis. À ce point si je devrais me réveiller car il n’est jamais trop tard. Je tente de me dire « Be yourself » et je sais que je le suis, un peu ennuagé par des sentiments qui ne peuvent sortir pour ne pas effrayer l’autre. Mais pourquoi avoir cette peur qui pourrait en fait tout changer. Si je disais « Je t’aime. Je t’aime parce que tu es toi, avec tes défauts et tes qualités que j’aime autant les uns que les autres. Je t’aime parce que je partage avec toi des moments inoubliables, des discussions interminables. Je t’aime parce que tu me fais voir la vie sous un autre angle et tu prends le temps d’écouter ce que j’en pense. Je t’aime parce que je sais que je peux être moi-même mais je n’y arrive pas parce que ce sentiment que je ressens me fait devenir maladroit. Depuis la première fois que je t’ai vue, je me suis dit simplement que je t’aimais. ». Comme dans les films j’aimerais que ça déclenche cet instant seul où le temps s’arrête sur les regards de chacun, où le désir de l’un et de l’autre ne font qu’un pour simplement s’aimer. Mais ma vie n’est pas un film. La réalité est faite autrement. Que cette passion qui brûle me fait mal au trippe. Que si je fais abstraction de mes sentiments, de cette odeur de fin, probablement que je vivrai mieux avec tout ça, sinon pourquoi elle reviendrait à la charge si elle ne ressentait pas un peu la même chose que moi. J’ose y croire. Je ne peux pas toujours vivre dans cette peur de demain. Je dois vivre maintenant et arrêter de penser, de me faire des idées. En suis-je capable?

Habituellement quand je me fais vraiment à l’idée d’une histoire impossible, quand je décroche totalement de cette histoire, il n’y a pas de retour en arrière. C’est écrit en grosse lettre FIN et c’est la fin. Souvent à ce moment je reviens aux sources, je suis moi sans l’ombre d’un doute car le feu éteint, mes yeux ne brûlent plus à la fumée. Peut-être pourrais trouver une façon de bien doser tout ça. À voir…





J’ai soif de toi

25 08 2008

Le weekend déjà passé, tu t’es envolée à la volée, déposant sur mes lèvres un baiser. J’avais encore l’impression de rêver mais la route me rappelait à l’ordre me disant simplement que je n’étais pas où je voulais être. Cette habitude que j’ai d’être à tes cotés et ces lundi trop lourd d’un vide sans toi mais avec quelques pensées. Elles te sont toutes destinées. Mais où est ta chaleur, ta douceur, cette peau qui sur la mienne brûle doucement. Mon coeur s’enflamme et ma tête tremble. Puis-je être vraiment si bien. Me retrouverai-je sur la route un matin, les yeux remplient d’eau parce que j’aurai trop bu de toi. Je suis un alcoolique de ta personne, j’ai soif de toi. Laisse moi boire à toi, laisse-moi me saouler, m’endormir, reboire à en être malade. Laisse-moi me noyer dans tes yeux, nager sur ta bouche, me consoler sur ton sein, t’aimer. Non. Ne pars pas. Le temps passe si vite. L’ouïe attentive ne dort plus sur un téléphone muet. Il est trop tard maintenant pour reculer pour moi. Je me dessèche lentement, revient. J’ai soif de toi. Je t’aime.





À mort le deuil! (Partie 2)

25 08 2008

Bon, quelques jours depuis le dernier article qui fût quand même lourd. On a beau vivre son deuil, quand on parle des trucs qui nous ont touché je crois qu’on retombe dans le coté émotif du moment passé. La deuxième partie de cet article, c’est pour l’autre deuil, celui des gens qui demeure en vie. Il est facile de se résilier à la mort d’une personne quand on sait très bien qu’on ne peut plus rentrer en contact avec cette dernière. Mais lorsqu’on vit un deuil d’une personne vivante, c’est plus facile de rester accrocher et de tenter de revenir en arrière. Que ce soit d’avoir décider de faire une croix sur un ami pour X raison ou le cas le plus commun, celui de laisser une personne qu’on a aimé parce que la vie nous a menée vers des trajets bien différent.

Je fais un simple survol du premier cas, celui de laisser un ami derrière nous. Ca ne m’est pas arrivé souvent mais tout de même c’est déjà arrivé. Souvent on décide de s’acharner parce que les souvenirs, les moments passés nous rendent nostalgique. Il faut se rendre à l’évidence qu’un moment donné dans notre vie on se doit de couper les liens plutôt que d’envenimer la relation. C’est similaire qu’en couple à l’exception près d’un tantinet plus d’intimité en couple. J’ai toujours ces bons souvenirs et je crois que peut-être un jour la relation pourra reprendre, certain passade de vie font qu’on s’éloigne, le temps de vivre certaines expériences (la drogue dans laquelle mon ami était) pour un jour reprendre un chemin moins difficile. Je sais qu’aujourd’hui il a des enfants, sa copine, je suis content pour lui qu’il ait terminé ses « trip ». Je crois que je reste plus attaché au souvenir qu’à une relation actuelle possible.

L’autre cas, c’est plus délicat parce que personne ne le voit de la même façon. J’expliquerai quelques concepts qui régissent ma vie de façon générale. Je partage ici ma façon de penser qui n’est pas celle des autres, mais je vis bien avec ça et je suis ouvert à l’évolution de mes pensées. Premièrement je ne crois pas à l’amitié entre les gars et les filles. Beaucoup de gens y croient, beaucoup de gens veulent y croire. Je pense que une relation gars-fille ca finit toujours par aller vers une relation rempli de désir d’un coté ou de l’autre, sinon des deux. Souvent les filles (ou gars) qui disent qu’ils ont plein d’amis de gars (ou fille) ca cache souvent un désir ou une relation passé, une relation consumée, une passion cachée. Ça na rien de mal, si on s’entend bien avec une personne du sexe opposé, c’est parfaitement normal qu’on se demande si c’est la personne qu’il nous faut dans notre vie ou simplement un désir sexuel qui grandit parce que l’autre personne nous attire par tout ce qu’elle représente. En partant ce se fait, moi je n’ai pas de nombreuses amies de filles, souvent justement des relations passées et quand je regarde autour de moi, que j’interroge, c’est souvent le cas pour les autres aussi.

J’ai cette façon bien à moi de vivre le deuil qui fait que quand ça termine, quand ça fait stop dans ma tête, que je décide de prendre une décision de renoncer au couple, cette journée c’est vraiment la dernière. Je vis la mort du couple pendant le couple, c’est horrible à y penser mais quand la relation termine, je me pose des questions sur le pourquoi je me sens comme ça, qu’est ce que je peux faire pour régler la situation, j’en parle avec ma copine, on voit ce qu’on fait, s’il y a des actions possibles pour revenir au couple solide. Souvent, je sais très bien que quand cette question surgit, il est trop tard, le processus de fin est enclenché. Je suis fait comme ça, quand je suis en amour, je ne me pose pas de question sur le couple, des questions oui mais pas du genre « est-ce vraiment la personne de ma vie », je préfère y croire. Un peu romantique, passionné ou aveugle, j’ai peu d’expérience en couple. Mais du moins, quand tous les temps difficiles sont passés, que la décision est prise d’agir pour son bien personnel et aussi pour celui de l’autre, cette journée là c’est la dernière. C’est jamais facile ces décisions, c’est déchirant et pour moi c’est un point de non retour. Suis-je dur avec moi même ou les autres? Je ne crois simplement pas aux deuxièmes chances. J’ai tellement vu de genre se laisser, revenir, se relaisser, se revenir pour donner le même résultat qui était la décision initiale de mettre fin au couple. Je ne crois pas qu’on change foncièrement mais par dessus tout je crois que si on prend une décision aussi importante et cruelle que de laisser l’autre, je crois qu’il faut s’assurer que c’est la bonne décision qu’on prend, que toutes les options ont été tentées avant de prendre la décision finale. Soit ça ou que les gens sont foncièrement masochiste que d’aimer les ruptures et les tortures du coeur. C’est certain que je suis comme ça et que je trouve que c’est correct, c’est pas toujours facile parce que c’est encore une fois bourré de souvenirs et de sentiments, mais pourquoi pas faire comme dans le cas d’une mort réelle et pas vivre notre deuil et continuer en se souvenant des bons moments passés? Je trouve très difficile et même maintenant je tente de me tenir loin quand je vois que les sentiments de l’autre traine encore dans les émotions passées. Parce que si on ne prend pas le temps de guérir, on risque de blesser encore parce qu’on aura eu la tête dans le brouillard. C’est souvent ce besoin d’affection qui nous fait nous rapprocher des autres sans qu’on y pense vraiment à si on a fait notre deuil ou pas.

Je trouve que les gens devraient plus être à l’écoute de leur émotion. Le passé existera toujours et c’est clair que je ne veux pas non plus pas m’en débarrasser car c’est lui qui me forme, qui m’apprend tant de chose aujourd’hui. Même si les gens laissés en deuil d’amour survivent, je ne veux pas avec eux entretenir des relations amicales avec eux. Je laisse en bon terme n’est pas nécessairement synonyme de mes ex sont mes meilleures amies. J’ai eu une relation où la fille côtoyait tout les gars de son passé et ça n’a rien de plaisant de souper avec l’ex. Je n’ignorerai jamais une ex (relation ou copine) mais je ne courrai pas non plus après un lien que je ne veux pas couper parce que je me suis attaché pendant une période de ma vie à cette autre personne.

Mon passé est réglé, j’avance en gardant tous les apprentissages que j’y ai fait en tentant d’être heureux et laisser moi vous dire que ça marche assez bien! Mais c’est ma façon à moi de vivre mes deuils. Mon coté passionné m’empêchera malheureusement jamais de tomber amoureux d’une fille au passé pas réglé où je me casserai la gueule, encore… Mais ne vous inquiété pas, on est bien fait nous les êtres humains, on se relève toujours un jour.





À mort le deuil! (Partie 1)

20 08 2008

Je passe une semaine en dent de scie. L’important toujours c’est d’en rester conscient et de savoir pourquoi on vit ce qu’on vit, sinon on meurt. J’ai l’impression d’être en demi-semaine de deuil, où la vie est plus noire et plus lourde. Pourquoi? Je crois que les événements, discutions et sentiments qui remplissent ma vie me porte à beaucoup de réflexions. Une de ces pensées c’est le deuil. J’ai lu ou vu quelque part que le deuil était nécessaire à la vie mais qu’il n’avait pas de délai, de date de fin, d’expiration. Si on ne vit pas notre deuil pour un événement quand il arrive, cela s’accumule jusqu’à ce qu’on fasse le deuil d’un autre événement. Il semble que si on n’a jamais vécu de deuil de notre vie, un seul suffit pour tous les vivre. J’imagine que l’intensité varie selon le nombre qu’on a mis en banque. Ça c’était mon petit bout théorique, j’espère juste que ce n’était pas un rêve! Ce petit article je le dédie au deuil, pas seulement à la mort physique mais aussi à la mort des relations qui nous entoure, à cette façon bien à moi de les vivre.

Quatre ans, quatre mois, quatre jours qu’il est mort. Je crois que ça rend plus les gens mal à l’aise que moi quand vient le temps d’en parler. Les gens sympathisent ou deviennent mal quand on parle de mort d’un proche. J’ai vécu mon deuil de façon adéquate. Mais comment ca c’est passé et à quel moment? Probablement 4 mois après son décès. Mais bon repartons depuis le début. C’est la maladie qui a eu raison de mon père. C’est donc 4 ans avant sa mort qu’il eu le diagnostique du médecin qui lui disait « Monsieur X, vous avez le cancer » d’une façon glaciale. Mon père fût assommé (le mot est faible) et pourtant c’était un homme fort, faut croire qu’on trouve toujours un plus fort que nous. Donc pour abréger l’histoire je dirai que le reste c’est passé comme ça: opération, radio, chimio, radio, rémission (1 an), recancer, rechimio, reradio, rechimio et « Madame, il ne reste qu’un mois à votre mari à vivre! ». Madame?!?!?! Et oui mon père voulait pas le savoir alors il a autorisé le doc à le dire à ma mère et qui nous l’a dit. Donc quatre ans ont passés, mon père ressemblait à une petite bête de laboratoire quand il visitait le docteur à l’oncologie, à croire qu’il y a juste les riches et personnalités publiques qui guérissent de façon permanente, ça leur fait une belle jambe aux chercheurs d’avoir des porte-paroles connus pour financer leurs recherches (bon ok c’est un peu émotif mais j’y crois tout de même). Donc la chronique d’une mort annoncée arrivait donc dans notre famille.

Pour ceux qui croient que j’ai eu de la chance de le savoir un mois à l’avance qu’il allait mourir, détrompez-vous! Ça ne veut rien dire du tout. Au début les gens me disaient de lui parler, de tout lui dire ce que je voulais lui dire, que j’en avais de la chance. Je m’assoyais à coté de lui, à me demander que dire, à ne pas profiter du temps qu’il nous restait tout les deux. J’ai compris bien vite que les gens me trouvaient chanceux simplement parce que j’avais du temps. Du temps avant sa mort pour rattraper le temps pendant sa vie. Et bien figurez vous que j’en avais pas besoin, j’étais à jour avec mes parents et je leur disais pas mal tout. Donc j’ai arrêté de me faire du mauvais sang et j’ai passé du temps de qualité avec lui, jamais autant que j’aurais voulu parce que ce mois sembla une semaine où il dépérit rapidement et où le jour J moins quatre il rentra à l’hôpital, soins palliatifs, pour une durée indéterminée, quatre jours. Le temps que j’ai passé avec lui là-bas c’est deux journées, la première et la dernière. Où j’ai été fort et j’ai consolé ses frères, ma soeur, ma mère. Où j’ai eu le droit de lui dire seul à seul en dix minutes, la seule chose que je pus lui dire alors parce qu’avant je ne pouvais pas, souvenez vous qu’il ne voulait pas savoir sa date de fin de vie, mais à ce point il savait très bien ce qui l’attendait. Je lui ai dit « Papa, part en paix, ma soeur et moi s’occuperont de maman. Tu sais papa, je suis vraiment triste que mes futurs enfants ne connaitront jamais leur grand-père! ». J’étais là lors du dernier souffle, avec ma mère, c’est vraiment difficile ce moment, je suis presque certain que j’ai moi même sauté quelques battements lorsque c’est arrivé, je lui tenais la main. Après c’est la valse des larmes, les appels, les câlins de réconfort, les visites chez le notaire, chez le salon funéraire avec tout ce qui s’en suit. Moi je suis resté debout devant tout ça. Je n’ai pas vécu le deuil à ce moment parce que je me suis donner comme mission de supporter ma mère, ma soeur, enfin tout le monde qui en avait besoin à ce moment. Pour ceux qui croit que le chiffre quatre était sur-utilisé, j’en suis désolé, je n’ai malheureusement pas le pouvoir des faits qui entoure cette histoire.

Donc quatre mois plus tard, j’ai toujours pas vécu mon deuil, j’ai laissé le plus possible l’alcool de coté pour ne pas m’emmêler les idées, mais ça m’a frappé, comme ça : Dring Dring ! (c’est un téléphone) « Salut, je voulais simplement te dire que mon père aussi est décédé. ». C’était la voix de mon ex petite amie, qui venait elle aussi de perdre son père. Je ne lui avais pas parlé depuis le service de mon père. Parce que moi quand je termine une relation, je tiens pas à garder des liens d’amitié avec mes ex. J’ai pas envie de devenir un fantôme qui passe une fois l’an dans la vie de quelqu’un, mais ca j’y reviens. Donc, mort égal service funèbre où je me rends parce que j’appréciais beaucoup son père, sa mère, elle, sa famille. Je me rends et j’ai mangé le pire coup de barre dans le front de ma vie, retour dans les souvenirs, j’y ai probablement pleuré: ma rupture, son père et surtout mon père. Larmes en fontaine, en vrac, les lacs, les rivières, j’ai probablement fait augmenté l’action d’un grand fabriquant de mouchoir. C’était là que je le vivais et personne ne comprenait l’intensité du moment sauf moi. La suite? Le temps a passé, je pense souvent à mon père, je n’en garde que de bons souvenirs.

Le deuil, personne ne le vit de la même façon ni dans le même délai de temps. Moi je suis l’exemple de mon père qui a perdu quatre personnes de sa famille proche en une seule journée, Il faut vivre sa peine quand elle passe, comme on l’entend, mais après il faut continuer notre vie et allez de l’avant quand on est prêt en se souvenant toujours de ceux qui sont passé dans notre vie. C’est simple mais en même temps complexe de penser comme ça car quand on est dedans, on ne voit pas grand chose. Mais le temps passe!

Vu la longueur du texte, je ferai une deuxième partie pour ce qui est de l’autre style de deuil, déjà que c’est lourd… 😉





Musique S.V.P.

19 08 2008

Pourquoi on ne soigne pas plus les gens par la musique? Le monde tournerait bien plus rond. J’adore voir des spectacles car c’est un 2 dans un, en plus de voir un groupe pour lequel je me suis acheté des billets, j’assiste à un des plus grand rassemblement humain qui sont tous là pour la même raison sensiblement, celle de se laisser transporté par des airs auxquels ils s’identifient. Personne n’as envie de casser la gueule de son voisin, on est tous là pour partager un moment qui nous laissera de magnifiques souvenirs.

J’imagine que ce n’est pas la même chose pour tout le monde mais moi quand je me mets de la musique dans les oreilles, ca me transporte dans des environnements toujours bien différent en fonction de comment je me sens. Bien des groupes meublent les heures d’écoute qui remplissent mes journées. Je dois écouter au moins 3 albums par jour. Parfois du aléatoire sur mon iPod ou je passe les chansons qui me vont moins bien à ce moment. C’est toujours une question de maintenant quand j’écoute de la musique. Je peux passer des dizaines de chansons sans les écouter simplement parce que je n’en ai pas envie.

Les années ont bien peuplées mes choix musicaux. Tant de découverte que j’ai fait par moi même ou par des rencontres que j’ai fait au travers le temps. Certains groupes ce sont ajouter à ceux que j’écoutais déjà pour mieux remplir mes humeurs. Pour n’en faire qu’une courte liste : Counting Crows, Muse, System of a down, Modest Mouse, 65 days of static, Mùm, DJ Shadow, Lamb, Portishead, Jean Leloup, Pascale Picard, Thomas Fersen, Stephen Eicher… c’est eux qui me donnent le sourire, qui me font pleurer, qui me rendent hyperactif ou qui m’aide à m’endormir. Je trouve que c’est bien de rester ouvert aux autres groupes, j’aimerais qu’on me suggère un nouveau groupe par jour, savoir ce qui transporte les gens.

Lumière fermée, chandelle, étendu sur le divan je me laisse transporter par les histoires qu’on veut bien me raconter. Et vous qu’est-ce qui vous fait rêver?





Sentimatinal

18 08 2008

Quand on a que l’amour… c’est en fait la chanson qui joue quand je commence cet article sur un Ipod qui contient trop de souvenir, trop de lourdeur, beaucoup trop de nourriture pour la tête. Je me suis levé le coeur lourd sans raison apparente. Tout va bien. J’écoutais de la musique j’avais envie de pleurer, Mùm. L’émotivité à son maximum, mais pourquoi? J’aurais resté à la maison, sous la couette, dans la pénombre à écrire mélangeant chaleur, odeur et bien être. On dirait qu’on n’est pas maitre de notre vie. Je ne serai jamais millionnaire, parce qu’après ca serait trop facile de se laisser allez, de tout décidé. Je crois qu’on aime bien que la vie nous guide un peu.

Ce matin je me sentais comme en peine d’amour, vague à l’âme (je ne crois pas à l’âme mais à l’expression qui fait qu’on se sent simplement mélancolique, un peu triste). J’ai peu de raison de me sentir ainsi, la vie me traite bien. Peut-être est-ce qu’un peu de fatigue du weekend, mélangé au dépressif de l’alcool, ca fait que je me sens comme je me sens aujourd’hui. Je m’enfuirais dans une cabane dans le bois. Mais la vie est faite pour être vécu, j’ai entendu toute la fin de semaine « Elle n’est pas belle la vie? » c’est vrai qu’elle est magnifique. C’est juste triste que Bell ce soit approprié un concept si loin d’eux, comme si la téléphonie et les « services » que Bell nous donne font vraiment que « La vie est Bell », ça me lève le coeur. Toutes ces formes illusoires de ce qu’est le bonheur. Quand on regarde les gens qui sont partout on se rend bien compte que Bell ne livre pas la marchandise, que je ne lis pas dans le visage des gens le matin que la vie est belle. Moi j’ai la chance d’avoir un visage qui me dit la vie est belle de façon continuelle avec un sourire rempli de sincérité. Chaque petite minute qui doit passer me rappelle que je dois en profiter. On a l’impression parfois que le bonheur quoi qu’il peut-être continu n’est pas constant dans sa façon de se manifester. Peut-être est-ce ma peur de ce matin! Au lieu d’avoir le focus sur je suis bien, j’ai le focus sur la peur d’une fin de ce moment de bonheur. C’est simplement un matin noir, ça passera! Sinon ça gâche souvent nos moments de bonheur d’avoir la tête ailleurs. Mais j’ai comme envie de vivre ce moment lourd, on dirait que ma tête se remplie de plein de truc, ca démarre l’inspiration et en même temps ca me bloque parce que ca va trop vite.

Il y a de ces journées où il n’y a pas vraiment rien qui va mal, que des petites merdes, mais plusieurs petites merdes ca donnent une grosse merde. Où je pense à me coucher tout de suite pour être demain. Où je serais resté collé contre un corps nu pour caresser ces formes et embrasser son corps. Simplement regarder le temps passé et laisser la vie glisser entre nos doigts nous laissant simplement des bons moments.





Fuck Ouch!

14 08 2008

C’est ce matin que ça fait le plus mal. Pourquoi? Souvent la fatigue nous fait devenir plus sensible. Une phrase qu’elle prononce et ça me rappelle le passé, pourquoi je focus pas sur le présent? Elle n’a pas à être celle qui ramasse mon silence parce que j’ai été affecté par le passé. Comme si ça pouvait se finir là!

Mais non, « appelle-moi! », qu’elle me dit par sms sur mon cell. Je l’appelle. Malaise parce qu’elle ne veut pas se sentir mal à mon égard et je ne veux pas qu’elle soit mal à mon égard. Je suis pris par mes sentiments, qui pour elle, grandissent. Je n’y peux rien, tout est parfait. Tout sauf le fait qu’elle est là et qu’elle ne veut pas vraiment de moi, du moins pas pour une longue période. Les heures sont comptées avant que le couperet me fasse rouler la tête qui est déjà un peu absente ces temps ci. À chacun ses besoins, les miens ne peuvent pas être comblé. Elle veut du simple, elle veut de sexe. Je lui donne du simple et du sexe. Je veux bâtir. En fait tout ce qui est dans nos têtes ce bouscule. Les paroles sortent de sa bouche et me lacère le coeur « Tu es amoureux? » … non je lui réponds. Quel mensonge, je tente de rattraper la balle en balbutiant un « Et si je l’étais ca changerait quoi? Il est vrai que je suis bien avec toi, que j’aime tout ce qu’on partage, que j’aime ta présence. » parce que justement ce n’est pas que du sexe, c’est une relation toute simple où les échanges intellectuels autant que charnels sont magistraux. Pourquoi je n’ai pas dit « Oui je suis amoureux » c’est la première fois que je vois une photo, sans voir plus de la personne, que quelques échanges courriels et que je me dis « Wow! », mais je garde les pieds par terre parce que je ne la connais pas. Maintenant je la connais « Wow! ». Quand affinités et timing sont de paire, tout peut arriver, là, il manque le timing. J’ai déjà écrit dans un courriel comme sujet « Pourquoi quand je fais tic tu fais tac? ». C’est triste tout de même. La réalité en plein visage. Mais cette discussion par téléphone je ne me souviens pas comment ca c’est terminé. Probablement en fuite mal à l’aise vers un espace de mon cerveau ou ce trouvait un sujet bidon. Mais le seul truc que je suis sur, c’est que la défense de la fuite c’est enclenchée pour une raison de non retour. Non retour sur les sentiments qui m’habitent. Malgré les presque 3 semaines de fréquentation (je sais, c’est peu) il n’y a que 3 jours que nous n’avons pas dormi ensemble. Semble que ca voulait dire quelque chose que pour moi même si ce n’est pas souvent moi qui initie la démarche. Je finis par raccrocher, coeur serré et l’envie de fumer, pleurer, m’enfuir. Pourquoi c’est comme ça? Probablement parce que je dois encore apprendre beaucoup sur la vie. Probablement parce que la vie me montre ce que je veux vraiment, elle mais avec le timing. Ça n’arrivera pas malheureusement.

Le reste de l’après midi, j’ai pensé. J’ai pensé que c’est vrai au fond que je ne recherche pas ce genre de relation dans ma vie. Je me suis fait prendre à un jeu auquel je n’ai aucune aptitude sauf celui d’être moi, sauf celui d’être là pour elle. On c’est créer un confort bien à nous et on s’y retrouve fréquemment. Je sais que la meilleure façon de m’en sortir c’est de mettre un terme à cette histoire. Mon être tout entier n’est malheureusement pas capable de se dire simplement… en attendant, car quand je suis avec une personne je ne peux pas être avec une autre. C’est simplement fermer une porte et rêver, croire en dieu, croire en l’impossible et remettre cela entre les mains de quelqu’un qui ne fera rien. La seule personne qui peut agir c’est moi et je dois mettre fin à cette histoire. Je suis séparé en deux parce qu’une partie de moi aime, l’autre raisonne.

La journée en temps que tel c’est déroulé comme à l’habitude, des échanges de mot, de désir, de plans pour la soirée. On se voit encore ce soir et ma tête crie « Pour une dernière fois ».





Le temps qui passe

3 08 2008

Qu’il est parfois lourd le temps qui passe. Je viens d’écouter L’âge des ténèbres et je vous assure que c’est un film qui n’a rien à se tirer par les fenêtres, mais il a tout de même faite réfléchir l’homme en moi, jeune mais tourmenter par ce qui se passe dans sa vie. Un jour une amie c’est entêté à me demander « Es-tu heureux? » au début je répondais oui… maintenant je ne peux pas dire non. Mais quand la question se pose j’y réfléchi à se grand vide qui habite mes journées, remplie d’espoir, de rêve mais sans l’énergie pour me rendre à l’évidence qu’il me manque quelque chose.

Je « travaille » si on peut encore appeler ça comme ça. Pour moi le travail m’anime, me donne l’envie d’avancer, me donne l’envie de montrer au gens que je suis capable de faire avancer un train quand on m’en donne la responsabilité. Présentement il me manque la responsabilité, je n’ai qu’une petite barque qui flotte sur un cour d’eau sans vent. J’aspire a plus mais je ne demande rien car je ne sais pas vers où je veux aller. C’est fou car ma dernière copine c’était un peu la même chose, elle cherche encore ce qui l’anime, on dirait qu’on ne peut pas simplement travailler pour travailler, il faut aimer ce qu’on fait. J’aimerais avoir les fonds suffisant pour me retirer du travail, pour faire de ma vie une quête vers le bonheur. Mon bonheur c’est de rendre les gens heureux, de les aider à réaliser leur rêve, de les faire voir la vie sous un autre jour. Ai-je l’âme d’un Gandhi ou simplement ai-je besoin de l’amour des gens que j’aide et qui apprécie ce service. Ca me suit, j’essais, je deviendrais psychothérapeute simplement pour offrir une oreille à toute ces âmes en peine. Ma vie me lasse d’un gris trop foncé.

Quel est ce gros nuage qui plane sur ma vie présentement? L’amour comme je l’ai déjà vécu, un amour sens unique qui brûle l’intérieur de mon corps, l’entité de ma cage thoracique brûle d’espoir, de désir et d’amour pour celle avec qui je passe mes nuits. Une semaine où toutes les nuits sont remplies de son odeur et où sa chaleur m’enveloppe comme une couverture réconfortante que l’on donne aux enfants. N’est point un besoin que celui d’être aimer? Tant qu’on ne pose pas de question on risque d’avoir des attentes et quand les attentes sont réglées par les réponses, le tout devient lourd. Le tout ayant commencé par une histoire purement de cul, je me trouve maintenant piégé dans mon propre jeu. Comme un conte de fée commencé à l’envers, j’ai l’impression que la naissance de cette relation sera douloureuse. Est-ce des attentes? Est-ce que si j’avais lu le livre le Secret je serais en train d’aligner les astres pour un résultat que je connais ou pense connaitre? La fin d’une histoire trop vite commencer, d’une passion vite enflammée qui me consume jour après jours brûlant dans ma tête son visage si doux comme son corps si parfait. C’était supposé duré simplement une nuit et maintenant pas une journée depuis ce jour n’est passée sans que ces lèvres caressent les miennes, sans que nos sexes s’enlacent comme si on était fait l’un pour l’autre. Je crois que même si on croit être le meilleur au lit, je crois aussi que sans partenaire ce concept n’a pas lieu. Tout est parfait, les mots, les caresses, les regards où l’on se perd l’un dans l’autre, où les silences comme la musique nous berce un moment. J’ai besoin d’écrire tout ça car je ne peux pas vivre seul avec tout ça. Certain diront que je ne suis pas à plaindre, d’autre feront simplement abstraction simplement de cette histoire, mais je suis certain de n’être pas le seul à vivre ce genre d’histoire. Elle fait attention a moi, elle prend du temps pour moi, elle est là, dans ma tête, toujours. Le « Hic » c’est que c’est simplement une histoire de cul encore pour elle, a-t’elle peur de s’engager, n’est elle pas prête pour le faire? On se voit tous les jours et ce n’est pas assez, autant pour elle que pour moi. Le discours qu’elle maintient par contre, c’est le plaisir, toutes ces soirées ensembles, les discussions, la perfection de chacun des moments, c’est simplement pour le bon plaisir. C’est vrai que c’est plaisant, mais malheureusement, j’ai un coté grand passionné qui est en train de s’attacher, je sais qu’il est déjà trop tard, que si la situation reste plaisir, je serai anéanti, quelques jours, histoire de vivre ma peine. Je souhaite de tout coeur que ca fonctionne, mais tant que son discours ne changera pas, il me sera difficile d’être sur mes deux pieds. J’aime ce petit nuage confortable du moment où je suis dans ces bras. J’aime moi ce moment présent où mes doigts ne sont jamais assez habiles pour dire comment je me sens vraiment. Une partie de moi me dit de me sauver en courant, de ne pas rester là à attendre de voir ce qui se passe, me dit de vivre, de ne pas arrêter. Simplement en penser, cette sensation qu’elle me procure me transporte, fait battre mon coeur, je suis vivant. L’autre partie, celle qui a déjà vécu ça à plus d’une reprise, des relations passionnelles et douloureuses, me dit reste, soit patient, prend ton temps, savoure le moment. C’est ce que j’ai envie de faire malgré cette peur qui me tourmente.

Il faut toujours voir le coté pire des choses dans chacune des décisions que l’on prend, dans ce cas ci, le pire c’est que tout ce termine. Ce sera déchirant mais la peine comme l’amour est pour moi une façon de me sentir vivant. D’ici là, je ne peux que rêver quand elle n’est pas à mes cotés et embrasser chacune des parcelles d’épiderme qui constituent sa personne. Hier elle m’a même prêté sa peau car je ne peux pas m’en départir, mes mains fragiles ont parcouruent de façon agile son corps entier que j’ai recouvert d’huile. Pourquoi je ne suis pas marié fut sa question… j’avais simplement envie de lui dire « je t’attendais… »





Fatigue

29 07 2008

Mes doigts martels les touches du clavier et je me dis que chaque lettre sur lesquels j’appuie me fait perdre les infimes quantités d’énergie qui me reste. La nuit fût longue, réveil en sueur, change de coté de lit, réveil en sueur, je me lève et laisse sécher.

Sur l’ordi je navigue entre deux rêves, entres deux pensées, entre deux chaises et je me dis où va ma vie? J’ai l’impression de voir un doux brouillard qui ne tient pas nécessairement à se dissiper. J’ai besoin de m’évader, seul dans une prison. La fatigue surement. Ma mère me dit toujours de ne pas réfléchir quand je suis trop fatigué. Je lui prouve souvent que le contraire est bien plus agréable. Dans une situation ou je me sens pas bien, je suis capable d’énumérer chacun des points qui font défaut, sans m’emporter émotionnellement, sans me compliquer la vie par les « et si ». Ça déboule sans embûche de ma bouche, extériorisant ma penser, dissipant le brouillard. Lentement je prends action sur les choses de ma vie à régler, mais je suis faible et sensible à la femme et on dirait que retombe toujours, je devrais m’isoler.

Quand je suis fatigué, je n’ai pas l’énergie de me stresser, alors ça part déjà bien. On dirait que le manque d’énergie fait en sorte que je tente de prendre tout au premier niveau, sans complexité. Wow j’y vois clair maintenant. On devrait au moins un jour semaine, faire le Ramadan du sommeil, un jour d’éveil complet, suivit d’une méditation sur notre vie et d’un sommeil récupérateur. Le premier degré de réflexion enlève souvent tous les voiles sur notre jugement.

Je me sens pas clair, c’est la fatigue surement. Je vais partir en vacances, je tenterai d’être fatigué au moins une journée pour penser à ma vie mais à distance de celle-ci. Est-ce vrai que la distance nous rapproche de nous même?





À brasier ouvert

14 07 2008

J’ai un peu mal au coeur, pas un mal physique, mais un mal spirituel. Je ne sais pas d’où cela sort. Moi l’être passionné que j’ai déjà connu j’ai l’impression d’être éteint. On dirait que je n’avance plus. On dirait que chaque minute que je passe, je me pose la question si tout redevenait comme avant. Qu’est-ce qui met tant de lourdeur sur mes petites épaules?

Avant… Avant c’était simplement compliqué, un désagréable dont on ne peut pas se passer. Ça faisait mal sans raison autre que le désir brûlant de l’autre. Pas nécessairement un désir sexuel, mais un désir présent et grandissant d’envelopper l’autre de tous mes bras, simplement pour sentir aussi sa chaleur. Sans me poser de question. Je le faisais à qui mieux mieux un temps, mais depuis peu on dirait que ma flamme ne brûle plus du même feu. Où ça va tout ça? Où vais-je moi? On dirait que les journées ont toutes la même couleur, la même odeur, avec des variantes quand doucement une personne glisse un doigt sur une de mes cordes, mais jamais assez fort pour m’éveiller vraiment. Moi qui étais capable de tomber amoureux à la seule vue d’une belle demoiselle, on dirait simplement que j’ai perdu la vue. Peut-être devrais-je être patient, peut-être je devrai simplement laisser la vie faire son travail, me laisser allez à tout vent sans penser, seulement sans penser à « what’s next ». Je tente de garder les yeux, les bras, ouverts, mais j’ai l’impression que tout passe pas assez vite… je voudrais être demain et bien. Mon avant était douloureux, mais rempli de saveur, d’odeur, de goût qui faisait que tout brillait, que j’appréciais les nuages en pleurant, sachant très bien que demain j’allais sourire.

Pour maintenant, je tente de traverser cette étape de ma vie, en essayant de m’agripper aux sourires, à la pluie. Pour l’instant, un collègue passe devant mon bureau, pour me dire que j’ai l’air d’un chien battu, je lui réponds que c’est ainsi que je me sens, il me sert dans ses bras et me dit qu’il est là, j’ai envie de pleurer. Le chagrin, ça vient en motte, pis tant que le motton ne passe pas on est pris avec ça de travers dans la gorge. Ça, mélangé au pollen… ça m’empêche de respirer aisément.

L’important c’est d’être patient et d’y croire, croire que tout ça sera comme avant où l’innocence de la vie avait un goût plus doux.