Jour 2, Acte 6: L’eau prise deux

15 11 2008

De l’eau, partout de l’eau, je délire. Là je dirais que j’ai encore plus faim que tout à l’heure, disons que je suis à deux heures de passer le cap du 24 heures sans nourriture. Seul le sel de quelques larmes on donné du goût, du vrai goût à ma langue. Je vais bien, un bien assez bien pour que je me pose à moi même, mais qu’est ce qui va me tomber dessus, est-ce la nourriture qui me fera retomber ou simplement le sommeil, des plans pour que l’anorexie me gagne si c’est le cas. Non sérieusement j’aime manger, j’aime ces explosions de saveurs qui gagne ma bouche, ces odeurs, ces textures si différentes quand ma langue parcours chaque nouvelle découverte. Je crois que j’ai faim, je parle de nourriture. Ce soir j’ai faim de nourriture, j’ai faim de femme, mais je resterai à l’eau. Une journée encore, toute petite journée, je me sens prisonnier de moi même. Je sais que demain sera une grande journée, mais je sais pas pourquoi, une intuition, simplement. J’ai envie de mettre le nez dehors, mais je me garde la surprise pour lundi matin, toute ces beautés commencent à me manquer. Qu’est ce que j’ai eu comme idée de m’isoler, de plus que le seul contact avec la réalité que j’ai vraiment c’est maman qui appelle entre 17 et 18 heure pour savoir si je vais bien, je ne voulais pas l’inquiété alors c’est pour ça que je lui ai donné cette fenêtre pour m’appeler. Hier c’était la première journée et je dois dire que j’ai été un peu bête, pas désagréable mais bête du genre que je n’avais pas envie de discuter, mais je suis un être plein de contradiction et en plus de lui avoir donné cette fenêtre, d’avoir répondu et bien je lui ai pas dit que je n’allais pas super et que je n’avais pas vraiment envie de parler. Souvent on ne prend simplement pas le temps de dire ce qu’on pense croyant que l’autre le prendra mal. C’est dans notre tête ça, plutôt être réel. L’autre truc qui m’a gardé les pieds bien en place, c’est le boulot, loin d’être workoolic, quand on me donne un mandat, je le livre jusqu’au bout, mais ça c’est moi, je m’arrangerai bien pour avoir un long congé le weekend prochain en m’assurant bien sur de pas me faire déranger, de passer le flambeau. Le weekend prochain aura les allures un peu à l’inverse de celui ci, c’est à dire dehors, je prendrai le temps d’allez voir ailleurs si j’y suis. Consacrer un peu de temps à mes intérêts, à mes passions.

Ca rend euphorique de pas manger? Je sors de la douche, je réfléchissais sous l’eau. Je me suis dit qu’après la merde de conversation que j’ai eue, je me porte plutôt bien. Je crois que ce weekend m’est bénéfique après tout. Cet isolement me fait prendre connaissance de ce qui me manque dehors. Mon introspection me fait simplement rendre compte que je dois rester vrai, tenir mes valeurs comme je l’ai toujours fait et surtout, écouter la petite voix qui dit « Par ici… Pas par là! » et surtout « Sauve toi, tu es le seul qui peut te sauver! ». Je suis conscient que les gens autour de moi m’ont vu sans sourire depuis des semaines je dirais, un sourire forcé, moi qui aime tant m’amuser. Je ne dis pas que je serai sur mes pieds complètement guérit de tout ça, mais je prendrai le temps de m’arrêter. De me promener vers le boulot, avec ce regard intrigué bien à moi qui scrute tout ces gens, me demandant à quoi ils peuvent bien pensé.

Bon allez un autre Lost avant que le sommeil me gagne, j’irai rêver que je mange surement, demain matin… ooooh chocolatine et café!!! J’ai déjà hâte, ces chocolatines chaudes qui prennent le temps de se gonfler avant même que je les cuie quand on n’oublie pas de les sortir au moins huit heures à l’avance!





Jour 2, Acte 5: Enfin ça ne goute pas l’eau

15 11 2008

Il est presque temps de dormir. Je ne peux plus tourner ça dans ma tête, je provoque, j’appelle. Je ne veux plus que tu m’appelles, j’ai trop mal, mes mots sortent pas de ma bouche comme j’aimerais car ils le font en silence. Je n’ai pas l’énergie pour me battre, j’éclate, un simple sanglot, une coulée de larme qui glisse vers ma bouche, ce gout de sel, encore. Tous ces mots que j’aurais aimé lui dire ne sont pas sortis. Elle les a peut-être entendus, déformer par cette trop grande émotivité qu’ils véhiculaient. Mais si je pouvais lui taper au téléphone l’émotion qui passe comme je le fais ici, mais non elle est voix et je suis doigt. Laisse moi t’écrire une histoire d’amour, d’amour l’estomac vide et le coeur rempli. Vivre d’amour et d’eau fraiche, tant qu’il restera toujours de l’eau ça me va. De l’eau pour alimenter mes larmes une fois de plus. Construire pour elle un dernier courriel où j’ai tout dit? Dans ma gorge les mots ce sont entassé pour y rester pris en boule. Par chance je ne me les revomirai pas dans la bouche, je n’ai rien mangé. À l’heure où mon sommeil manquant reste le seul compagnon de ma faim, ce soir je dormirai bien. Les sentiments qui affluent cachent mes yeux, me donne l’envie de bouffer mes sentiments.

Coulez larmes, coulez pour une dernière fois. Le pire est passé je crois.





Jour 2, Acte 4: Et le temps passe, je suis perdu

15 11 2008

Je regarde les heures passées et je m’occupe de mon environnement. J’adore réfléchir les mains dans l’eau, en fait tout le corps submergé c’est encore mieux mais si l’eau est là mes pensées sont plus clair. J’ai eu de grandes idées lorsque j’étais sous la douche ou lorsque je fais la vaisselle. Maintenant, j’ai plutôt des idées constructives ou je réussis presque à ne plus penser. Entre une idée qui me fait dire que le respect est aussi dans l’amour une qualité qui présentement n’est pas partagé, c’est c que je trouve le plus difficile, au début ça m’amusait presque cette déchirure de l’âme qui dit oui et qui dit non mais maintenant j’ai besoin de faire le ménage. Au début je croyais attendre notre discussion pour avoir les idées claires mais maintenant je sais simplement que c’est ma décision, non par protection mais par respect de moi je vais mettre fin à cette histoire. Je vais lui demander de respecter le fait que je ne veux plus la voir. Malgré toutes les affinités que nous avions, ce n’est pas d’une amie que je recherchais chez elle, donc les besoins de chacun différent on se doit de continuer nos routes en respectant le choix de chacun. C’est ce que j’ai envie, tourner la page enfin.

Là j’occupe mon esprit, j’écoute des épisodes de Lost en rafale car la maison commence à être propre. J’entends dehors l’eau sous les roues des voitures qui passent, j’imagine qu’il pleut. L’autre bruit que j’entends c’est l’estomac qui me lance des signaux, rien d’alarmant mais la faim se fait sentir. Seize heures sans nourriture, je n’ai pas une faim de loup mais je mangerais bien… du chocolat, du chocolat noir, des ferrero rocher noir. Torture! Chassez ces images de ma tête, les deux litres d’eau que j’ai bue ne me comblent en rien! Je retourne sur mon ile, tranquille.





Peine d’amour

29 10 2008

Certains me disent, quand ils me voient perdu dans mes pensées, elle doit être belle. C’est ça le problème, elle n’est pas seulement belle. Si ce n’était que ça, ca passerait plus facilement, ou comme un mauvais médicament, mauvais quand ça passe mais par la suite on sait le bien que ça nous fait.

J’aime ce sentiment amoureux et j’aimerais qu’il soit réciproque. J’ai beau tourné la situation de tout bord tout coté, je me rends compte maintenant que je ne peux pas allez de l’avant. Premièrement parce que je suis un amoureux seul, j’aime et je ne peux pas qu’espérer que les sentiments changent de l’autre coté. Aujourd’hui je me rends compte que je n’ai pas ma place auprès d’elle, que j’aurai jamais ma place auprès d’elle. Maintenant j’accepte, il ne me reste que mon coeur à guérir, la tête elle me rappelle à l’ordre continuellement, rendant cette situation beaucoup moins lourde à vivre. Quand j’ai écrit le courriel lui demandant de ne plus la revoir, elle m’a rappelé en pleurant, « je ne veux pas arrêter de te voir! » qu’elle m’a dit au travers des larmes. Aujourd’hui je comprends qu’elle n’a rien compris, que mon coeur blessé avait besoin de temps pour cicatriser. Que ces larmes n’aidaient en rien les sentiments que j’avais. Mais c’est ma faute à moi, sans me mettre le poids sur les épaules je suis conscient que j’ai déclaré mes sentiments, mais que je n’ai jamais déclaré ce que moi je voulais dans cette relation, mes besoins, mes buts futurs sont restés sous le silence pour ne pas faire peur. Mais en voulant ne pas faire peur je me suis fait mal. La conscience de tout ça aide à prendre action sur sa vie. Je sais ce que je veux et ce n’est pas ce qu’elle m’offre. Il ne me reste qu’à lui expliqué parce que dans ma tête même si c’est réglé, elle continue à m’appeler, à prendre le pouls, à tirer sur cette corde qui me retient encore en partie à elle mais qui doucement se détache doucement d’elle. Je suis le seul maitre de ma vie, à moi de choisir mes combats.

Ceci était un texte Brouillon qui dormait depuis 2 semaines… le premier paragraphe en faisait parti, le reste conclu ce texte, je suis maintenant apte et conscient qu’il faut que je passe à autre chose. Sur la bonne voie je suis en marche, lentement je contourne l’arbre dans l’espoir de ne pas me cogner la tête sur le prochain, le truc est peut-être d’avancer lentement!





Aveugle devant le mur du son

11 10 2008

Je ne sais pas pourquoi, ce matin je me suis levé très tôt. La tête remplie de penser encore très fragile, je vais tout de même bien. À un moment où je naviguais sur le web sans trop savoir où j’allais atterrir une pensée à traverser mon cerveau. Cette pensée c’était simplement une phrase, une phrase remplie de sens probablement parce que je m’ouvre les yeux lentement. Cette phrase c’était, aveugle devant le mur du son… je ne sais pas où j’ai pris ça. Des fois des idées pop dans ma tête comme du maïs éclaté et laisse simplement des images dans ma mémoire. Je trouve ce genre de pensées colorées et j’en profite pour les exploiter, alors voilà.

Aveugle devant le mur du son. Je tente de voir ce qui se passe mais je n’entends rien. Les mots retentissent dans mes oreilles ne laissant aucune trace, mais pourtant ils passent, sans que je ne les perçoive. Aveugle devant le mur du son, je me sens sourd un instant, aveugler par le vent, par l’odeur qui s’infiltre en moi. Aveugle devant le mur du son, je te vois mais ne t’écoute plus, pourtant tu me parles depuis le début. Toutes ces paroles que je n’entends pas, tous ces silences où j’attends, doucement je ferme les yeux. Comme un sifflement strident dans mon oreille, j’entends ce que je vois, ce que je veux bien voir, ce que je veux bien entendre, car moi qui, aveugle devant le mur du son, je ne m’explique pas. Tu ne m’avais pas dis que tu ne parlais pas comme moi? Alors pourquoi tes mots je ne les comprends pas? Aveugle devant le mur du son, je m’efforce, je tâche de tout saisir, j’y colle l’oreille mais tu n’es plus là. Aveugle devant le mur du son, on est toujours mieux d’y faire face car lorsqu’on y est de dos, on ne voit pas toujours ce qui s’y passe.





OBIOOB ou la mort de l’espoir

10 10 2008

Hier j’ai eu une superbe journée, superbe si on la compare à toutes celles qui l’on précédé. Une journée remplie de tranquillité mais aussi de bon vent. OBIOOB c’est peut-être tiré d’une autre langue ou sorti droit d’un rêve mais ça annonce la fin de l’espoir, la résiliation, l’abandon. Bien que ce mot soit tout de même pas le plus joyeux que j’ais lu, il reste un pas vers une nouvelle direction. Hier je suis allé souper avec des amis, puis je suis allez en rejoindre d’autre dans un petit pub de quartier où j’ai fait ce que je ne croyais jamais plus être capable de faire. J’ai dansé, j’ai dansé à un rythme effréné oubliant ce qui pouvait m’entourer et ce toute la nuit, enfin jusqu’à ce que je me retrouve épuisé vers 2h du mat, trempé dans mon t-shirt qui me disait que le méchant sort. Tout ça je l’ai fait sans alcool, je l’ai fait simplement parce que mes jambes et tout mon être me le réclamaient, il avait besoin de sortir une énergie que je n’avais pas mais qui est tout de même sortie. Puis de temps en autre j’allais au bar, je me prenais un verre d’eau car celle qui était déjà dans mon corps fuyait. L’eau qui déserte, c’est quand même intérressant comme image. Et sur un tabouret je pensais, OBIOOB, l’espoir me quitte, je n’y crois plus. Ce qui me surprit le plus c’est cette immense tristesse qui m’avait quitté, comme si mes larmes m’avaient abandonné, je n’avais pas envie de pleurer, les larmes aussi me désertent. Et enfin, debout, je repartais pour une autre longue période, les pieds piétinants le sol, les mains libres dans l’air, je m’amusais, je ne pensais plus, je laissais la musique résonnée de chaque note dans le creux de mon être. Autour plus rien n’existait, mon esprit à son tour désertait. Il y a longtemps que je n’avais senti cette sensation de bien être, de calme en moi. Puis de retour au bar, ça revient, je réalise enfin que c’est là, Obioob, et ça ne m’affecte pas, je ne comprends pas mais en même temps je trouve ça bien, je trouve que ça fait du bien. J’ai cette vague sensation que le téléphone ne sonnera plus me laissant entendre ça voix, en fait je le souhaite, car si à chaque fois que je sens l’obioob elle revient, ce n’est pas la mort de l’espoir mais celui de l’amour qui s’entame. Je ne dirais pas que je suis heureux encore, mais je dirais que je ne suis plus très triste. Je pense beaucoup plus calme, oui il y a des choses que je ne veux pas voir encore, il y a des choses que je ne comprends pas mais qui sont balayés par obioob lentement. Probable qu’il y a des choses que je ne pourrai jamais comprendre, mais je crois qu’il faut s’y résilier un jour ou l’autre, on ne peut pas tout comprendre.

De façon surprenante je ne suis pas fatigué aujourd’hui, j’ai un long weekend sans planification vraiment établie, que des propositions ici et là, des expos arts et musique à Montréal, des arbres remplient de couleur qui s’endorment doucement. Je continuerai à faire attention à moi, peut-être les montagnes russes de mes émotions me donneront du fils à retordre mais je tente de garder la tête froide, les idées en place, je vais bien et je travaille pour allez mieux. Pour la première fois j’ai verbalisé hier ce sentiment, car il faut s’écouter dans la vie, ce qu’on ressent est souvent bien présent, les signes ne mentent pas souvent, il faut simplement apprendre à les écouter même si parfois la tentation est forte. Si je me reporte au début de ma relation, après une seule semaine, à un ami commun, j’ai dit : « Tu sais, je crois que je vais me péter la gueule avec cette histoire. Mais bon, au point ou j’en suis, aussi bien continuer, j’aurais au moins de beaux souvenirs ». Ce n’est pas facile de repenser à ça ou de repenser à un message qui disais « Je t’offre pas un grand voyage mais juste une mini ride ». C’est fou comme on ne veut pas voir ces trucs, on ce crée des attentes, de faux espoirs mais dites vous maintenant un truc, à tout faux espoirs obioob est là pour faire un jour le ménage, pour reprendre conscience, pour aider à récupérer.





Le calme après la tempête

1 10 2008

Enfin mon être ce calme, lentement et avec plein de raisonnement. Lundi je voyais les secondes passé, hier les minutes et aujourd’hui les heures. J’occupe ma tête à autre chose que des pensées figées sur mes sentiments. Quoi on en dise, le temps fait sont oeuvre, me laissant parfois un goût amer qui se dissipe doucement. Bientôt je sortirai de mon chez moi voir le monde, j’en ai besoin. Le temps que je prends à analyser la relation que je viens d’avoir m’est cher. Ce n’est pas la première fois que je me mets dans cette situation, aimer en patientant de l’être en retour. J’ai cette triste habitude de me passionner de filles qui ne sont pas prête à s’engager, est-ce ma façon passionnée de démontrer mon amour qui fait peur? Je n’ai pas vraiment envie de changer, d’être ce grand passionné quand j’entreprends quelque chose peu importe le domaine me font soulever des montagnes. Et pourquoi lorsque je recule, on avance vers moi?

La poussière retombe, la plaie se cicatrise, beaucoup de travail reste à faire en moi. Chaque jour où je gagne du terrain est un retour sur mes pieds. « On s’appelle ce weekend » cette phrase me hante, l’oubliera t’elle, je le souhaite même si une partie de moi souhaite que ce soit vrai. Je suis peut-être masochiste, peut-être je suis simplement amoureux. Rien de mieux que de se sentir apprécié par quelqu’un qu’on aime. Mais je crois que c’est un mirage, un mélange de besoin et de raison qui quitte s’emmêle. C’est pourquoi je travaille fort pour rester fort, pour ne pas succomber à la tentation d’un retour en arrière. Oui j’avais pris la décision de rester dans cette situation mais je crois maintenant que ce n’est pas sain, plus le temps passe plus je me rends compte que ça m’envenime les pensées, m’éloignement de plus en plus de ce que j’ai vraiment envie. J’ai été élevé dans une famille unie, remplie de belle valeur, j’y crois, je crois que c’est possible encore aujourd’hui en 2008, bientôt 2009. Je ne peux pas dire que je ne retomberai pas dans ce même pattern au cours de ma vie mais de chaque relation on apprend un peu quelque chose de nouveau.

Je devrais écrire quelque chose de plus joyeux, quand on parle de bonheur ne sommes nous pas plus près de l’atteindre? Et pourquoi pas un petit texte sur mes vacances en Guadeloupe?





Le transfert d’émotions

6 09 2008

Les yeux fermés je réfléchis à ce qui m’arrive. Parfois le vide s’installe, ne me donnant envie de rien d’autre que le sommeil. Le reste du temps, mon coeur s’emporte et me fait rêver, réfléchir, m’inspire. Mais pris dans ce courant de sentiment je bloque à ne plus savoir comment agir. À ne plus savoir comment penser et que faire de ces idées. Pourquoi je ne me servirais pas de cette énergie dégagée par ces sentiments pour créer. J’ai depuis des années accumulées des idées, des projets que j’ai mis sur papier, qui sont maintenant dormant car les années ont fait que je les ai mis de coté. Quand je commence à écrire je ne peux plus arrêter car tout s’anime dans ma tête. Donc logiquement si l’activité qui m’anime, je la transferts vers mes projets, je suis certain qu’ils avanceront. Me reste simplement à me donner un petit coup de pied au derrière pour faire avancer les choses. Peut-être un jour ces projets deviendront autre chose que des rêves.





Le bonheur

2 09 2008

Qu’est ce que le bonheur si ce n’est qu’une sensation de bien être. On se sent bien maintenant et on aime ce qui nous entoure. Je me suis dit, tiens, pourquoi ne pas me remémorer à moi ce qui me rend heureux, ces petites choses qui ne coutent rien et qui font se sentir mieux.

La musique de façon générale me transporte, tout ce qui est doux à mes oreilles me racontant des histoires que j’ai déjà vécu ou que j’aimerais vivre. Les odeurs, quelles sont les odeurs qui me viennent à l’esprit qui me réconforte? J’ai toujours aimé le gazon fraichement coupé, la senteur de la pluie rafraichissante au printemps. De passer sur une rue et de recevoir l’effluvent de la sortie de la sécheuse lancer son air chaud et rempli d’assouplisseur. J’hésite encore avec deux odeurs parfois forte et parfois pour certains dégoutant, celui de l’essence en station service, ça rappelle les voyages, les road trips et celui du goudron de toiture rappelant l’été. Une odeur que m’a partagé ma mère c’est celui de l’après rasage de mon père, le bon vieux Old Spice me rappelle mon père et quoi de plus réconfortant qu’un père et une mère? La poire pour d’anciens amours.

J’aime le vent qui souffle, un peu frais, qui semble me porter ailleurs, enveloppant. La pluie me calme parce qu’elle ne fait que tomber, sans que rien ne l’arrête, elle glisse sur tout. J’aimerais être la pluie. J’adore la chanson Rain King de Counting Crows. J’aime aussi les gros flocons qui tombent bercés par le vent les belles journées d’hiver. Le soleil entrecoupé du vent doux. J’aimerais être le vent. J’aime les nuits remplient d’étoiles en campagne, encore mieux sur le bord d’un lac où le bruit des vagues est si apaisant.

J’aime découvrir la nourriture. J’aime bien mangé. J’aime le chocolat, pour l’instant de plaisir qu’il me donne en me faisant oublié que la terre tourne. J’aime manger avec ma famille car elle est réconfortante. J’aime ma mère parce que malgré qu’elle pense qu’elle est nerveuse elle réussi quand même à me calmer, qu’elle est là pour moi et je crois qu’elle sait que je suis là pour elle aussi. J’aime ma soeur pour son coté rebelle, pour son coté rien ne me dérange, pour son coté qui ressemble aussi tant à mon père. J’ai pensé, parlé à mon père car même si je ne crois pas qu’il puisse m’entendre vraiment, je sais qu’il est en moi, 50% génétiquement et surement l’équivalent de mon éducation. J’aime les enfants, ceux de ma soeur en particulier parce qu’il me rappelle que c’est bien d’être enfant. Cette innocence inoffensive qui rappelle qu’on a déjà été nous aussi insouciant et que la vie était, il me semble, bien moins complexe. J’aimerais être un enfant à nouveau.

J’aime le cinéma, pour les mêmes raisons que la musique. J’aime ce que je suis, ce que je pense, ce dont je rêve quand je suis seul. J’aime ma solitude, qui revient toujours simplement pour que je fasse le point sur ma vie. J’aime contempler la vie pour ce qu’elle me donne, pour ce qu’elle ne me donne pas en me disant « Si tu penses que je vais tout te donner, travaille et rêve un peu ».

J’aime les gens, ceux que je connais, ceux que je ne connais pas, leurs réactions spontanées de la vie me fait sourire. J’aime tenter de comprendre ce qui leur passe par la tête quand ils agissent de la sorte. J’aime l’amour que les gens ont de nature les uns pour les autres. J’aime l’amour, le vrai, qui brûle les trippes, qui fait décoller les pieds de la terre. J’aime la photo, pour simplement montrer au gens ce que j’ai trouvé beau. J’aime la vie parce qu’elle est fragile.

J’aime le corps de la femme, parce qu’il est doux, parce qu’il sent bon. Parce que mes mains qui se livrent à des caresses ne font pas arrêter le temps même si c’est mon désir le plus ultime. Chaque forme si différente, chaque baiser si tendre, si unique.

Appuyé sur stop quand la vie nous est chère comme sur le VCR. C’est un rêve que bien des gens chérissent. En reprenant les paroles d’une publicité « J’veux pas que ça arrête! » c’est un peu comme ça qu’on se sent quand on vit le bonheur. Je crois qu’il est possible de le faire. Il suffit simplement de s’arrêter à ces bons moments, les savourer, ne pas penser à leur durée mais au bien-être qu’il nous procure. Le bonheur aussi est fragile et c’est de s’accrocher à chacun des petits moments qui nous font du bien qui nous rendra heureux.

J’écris peut-être ce texte parce que je sais que j’ai tout pour être heureux. Tout ce que j’ai écrit au dessus je peux l’avoir, tous les jours, sans même ne demander rien à personne. Je m’attarde ces derniers jours sur un point de ma vie qui est l’amour. Je crois que ça m’en prend pour être heureux mais je crois que si je suis réaliste, je sais très bien que ce n’est pas à n’importe quelle condition, que la vie est bonne en générale et que si ce coté de ma vie ne fonctionne pas, je dois m’appuyer sur les autres. Une ancienne copine me disait toujours « C’est important de pas tout mettre ces eux dans le même panier! » en parlant de sa vie car elle trouvait qu’elle mettait toutes ces énergies dans son travail. Je crois que c’est vrai cette histoire d’équilibre. Il faudrait que j’équilibre ma vie car dans toutes les sphères nommés et que j’ai oubliées, j’en ai assez pour être heureux.





Une odeur de fin

1 09 2008

Pas de post depuis au moins 6 jours. Rien en fait de publié. Que des débuts, que je désespère. Je suis un peu tanné de me plaindre, de geindre sur une situation dans laquelle je me suis mis, dans laquelle je reste comme un abruti simplement parce que j’ai un confort quelconque et des espoirs qui s’estompent lentement. On dirait que j’attends simplement que tout éclate de façon majestueuse pour qu’au lieu de juste sentir, ça le soit la fin. Je pars en vacances pendant deux semaines dans pas très longtemps, serait-ce ma porte de sortie? Une fuite majestueuse où seuls les silences s’expliqueront d’eux même? J’aimerais avoir le courage de dire « Salut, j’ai passé du très bon temps avec toi. Je sais que l’on cherche pas la même chose et qu’on serait peut-être mieux de s’arrêter là, avant que tout éclate et que je me fasse mal la dedans. », mais impossible de le faire parce que j’ai toujours cette envie de retourner dans ces bras. Ces bras maintenant mais je sais très bien qu’en laissant le temps passé ça un jour les bras d’une autre, celle qui sera rendu au même stade que moi. Pour l’instant je tente de ramasser mes forces, j’aimerais tellement agir mais c’est fou comme mon coeur ne m’écoute pas dans certaine situation. Tantôt heureux et tantôt le coeur rempli de chagrin. J’aime a croire que ça s’arrangera… mais personne ne change. Je n’ai qu’à entamer le deuil, a me résilier que cette histoire avait une odeur de fin dès le début, c’était écrit en toute lettre « Je ne te propose absolument pas un grand tour mais bien une mini-ride » qui était supposé de se terminer à l’aube, il y a déjà un mois!

Voici tout de même la première version de cet article.

C’est comme une odeur de fin. C’est terrible à imaginé mais c’est ce que ça sent. C’est comme un vertige, cette peur du vide qui arrive dans les trippes sans trop qu’on comprenne. J’ai beau rêvé d’autre chose mais seul le temps fera qu’on s’habitue à cette sensation. Qu’est ce qui c’est passé? Pourquoi j’en suis arrivé là. Une histoire qui commence se termine toujours un jour mais pourquoi maintenant? Tant de question qui me laisse sans réponse. Le plus grand des pourquoi sans réponse. En fait sans réponse qu’on ne veuille vraiment voir. Cette envie de fuite simplement pour ne plus penser à tout ce qui arrive. L’envie d’aller vers et en même temps d’aller à l’opposer. Pourquoi ce n’est pas clair? J’ai besoin de ce coup de hache qui fend le bois trop sec. Et pourquoi ce n’est pas moi qui le donnerait? Simplement parce que j’espère encore. Je sens la fin mais j’espère que ca n’arrête jamais. Toutes ces idées qui passent sans s’arrêter, je les couches maintenant sur papier, un papier trop clair, trop blanc.