Bilan du corbeau vieillissant

25 04 2010

Je suis à l’aube de me retrouver avec quelques plus blanches en plus. Je me regarde là devant moi écrivant encore tout ces mots qui m’appartiennent ou pas. Dans le même air que je respire semaine après semaine, je regarde mes textes, brouillons, empiler sans questions, empiler simplement dans le but de faire passé l’émotion. Un jour comme aujourd’hui aurait pu faire que je les publie, mais loin de moi l’envie de retourner là, de retourner derrière moi encore une fois simplement pour me noyer dans les larmes pas encore séchées. J’ai envie d’avancer aujourd’hui parce que c’est plus simple. Pour la première fois dans ma vie, j’ai décidé de ne pas me remettre en question, de ne pas me demander si j’avais agi comme je devais, de ne pas me repositionner en fonction de ce que je désirais. À presque 33 ans de vie, je me suis rendu compte d’une simple chose, je sais vraiment ce que je veux et je veux vraiment ce que je veux. Le reste, ça m’importe peu, j’ai plus le temps de me casser la tête, je veux prendre le temps de vivre chaque jour. Pour la première fois dans ma vie, je réalise tout ce qui fait partie de moi, probablement encore des zones grises existent, mais je prends le temps, le temps de vivre, de sourire, d’avoir envie de sourire, de rendre les gens heureux autour de moi, de ne plus m’en faire avec ce qui se passe dans ma vie, dans celle des autres, si je garde l’oeil ouvert, je n’arriverai qu’à une chose simple, être heureux chaque jour. J’ai fini de remettre ma réalité en doute, car j’ai compris que c’était la bonne! C’est la bonne parce que c’est la mienne, je n’ai pas envie de me questionner sur tout ce qui traîne dans la vie et sur ce que je ne comprends pas, je choisirai désormais mes combats sainement, car encore une fois, je reviens à ce que je voulais, il y a 2 ans, je veux que ce soit simple, passionné et rempli d’absurdité! Aujourd’hui, je suis calme, je ne comprends pas tout ce qui tourne dans ma vie. Je vais bien… c’est effrayant, mais j’aime ça!





Et le temps repasse

15 10 2009

Et le temps repasse, un fois de plus sous mon nez, celui d’un amour inavoué, d’un désir de connaitre, d’un désir de renaitre. Et le temps passe et laisse sur ma carcasse une pointe de plus dans mon dos, sur mon torse où il ne restait presque plus de place. Sur mon dos ou sur mon cou, où les marques profondes sont plus présentes que les souvenirs de baisers tendrement déposés. Un ruisseau d’eau salé sur ma joue fraie son chemin, larme d’ennui ou de chagrin, qu’elle est la différence, tant de larmes ne réussiront pas nécessairement à guérir toutes mes plaies. J’use mon coeur à d’autres fins que celle qui lui serait profitable. Je ne sais comment tout cela fonctionne. Je ne sais comment apprivoiser les battements superposés et asynchrones de mon coeur qui perdent lentement leur sens. Je me crée doucement de fausses illusions de bonheur qui cache lentement mes rêves les plus profonds. À quoi je joue? De qui je me joue, sinon que de moi, à force de me mentir, je finirai délibérément par me croire. Et le temps repasse sous mon nez, une fois de plus, laissant sur mes lèvres un goût salé et un arrière-goût amer qui ne me rappelle pas la mer. Des traces blanchâtres sur mes joues rappelleront dans quelque temps que le passé existe toujours, mais qu’il n’a plus la même consistance, car j’en ai conscience. Et le temps passe et repasse, ce que tu souhaites, tu n’es pas prête à le recevoir, que j’aie fait le ménage de tous mes tiroirs, aujourd’hui le temps n’a rien changé, c’est moi qui me suis transformé, qui me suis consolé. Si aujourd’hui, d’homme en armure je suis passé à la nudité, accroché mon bouclier pour simplement vivre, sentir et désirer cette vie encore une fois. De toi, je ne peux me lasser qu’en acceptant ce que moi même j’ai peut-être instauré. Mes paroles sur mes paroles, j’accepte, les mots sur mes pensées un mur ne peut plus traverser. Paisible, j’écoute, j’attends et ne crois plus au temps. Je suis bien, mais sur mes talons je crois que je devrai tourner. Car le temps passe et repasse e rien ne se passe, c’est à moi à trouver ma place.





Parce que le vent souffle toujours que d’un coté à la fois.

12 01 2009

C’est comme l’inspiration, il passe, parfois fort parfois faible, parfois motivé par un mouvement de vie quelconque. Ma vie fût remplie jusqu’ici de plus d’une bourrasque. Je m’accroche à ce doux moment qui m’inspire au toi ma muse. Ma vie toute pleine de rondeur, toute pleine de recommencement encore et encore. Ma vie me ramène sans cesse à mes muses, que ça ne m’amuse ou non je ne peux pas m’en défaire. C’est comme ces fameux films où quelqu’un meurt et il reste dans ma vie jusqu’à ce que l’histoire soit réglée. Ai-je tant d’histoires infinies, non terminées? Je ne crois pas. Et si la vie me lançait simplement un: « Tu n’es pas obligé d’arrêter ça là! » simplement parce que mes muses je les ai aimé, adoré, adulé. Et si ma vie n’était que pour me laisser inspirer? Dans un petit calepin que je tiens sur moi je laisse allez mes plumes en pensant à celle qui ont traversé ma vie.

Mon dernier amour suite à j’ai soif de toi:
– Je dois réapprendre à marcher, car mon cerveau à été touché, lorsque d’elle j’ai trop bu, je me suis noyé car j’avais trop soif.

À une nouvelle rencontre:
– Tout cela était bien normal car bien avant l’euphorie de l’ivresse émergeait ce désir de retrouver mes lèvres contre les tiennes, l’alcool ne fût que le prétexte.

À une douce amie que j’ai revu hier après tant d’année:
-Comme un plaisir en bouche, comme tes lèvres sur les miennes, j’avale chacun des mots qui ne sont pas les tiens mais qui reste près de moi, comme tu me l’as demandé indirectement par ce cadeau. Mais quand ces 500 pages seront terminées, qu’adviendra-t-il de nous?

Elle est maintenant une maman épanouie, encore pleine de rêves et d’étincelles dans les yeux!

Ces temps ci je réfléchis sur la vie, je dirais que je suis bien, que la vie est simple, belle et que j’ai envie de prendre cela un jour à la fois.





À l’aube de demain

29 12 2008

J’ai pensé simplement mettre une autre chanson de Sia, simplement parce qu’elle raisonne chez moi depuis que j’en ai fait sa découverte, elle s’intitule : The church of what’s happening now. Simplement parce que beaucoup vont se reconnaitre à l’aube d’une année qui change, on a souvent aussi besoin de changer.

Lyrics:
i want to change, to rearrange
what is going on

i need to change, i need to play
like a five year old

i can’t detach from the past and all of the pain
i need to learn, start from scratch begin again

throw away yesterday
today is a brand new day
throw away yesterday
today is a brand new day

so i’m going to eat one hundred sweets
i don’t care if i get fat
and i’m going to speak one i won’t censor me
i know i can take nothing back

and i’m going to jump i will unburden
i cannot go too deep
i will not run from bad things i’ve done
they’re things i’ll try not to repeat

throw away yesterday
today is a brand new day
throw away yesterday
today is a brand new day

welcome to
the church of what’s happening now
head straight through
it costs nothing but change

(3X)

throw away yesterday
today is a brand new day
throw away yesterday
today is a brand new day






La vie: Passé, présent et futur

23 12 2008

Elle est drôle cette vie, elle est triste cette vie, mais j’en ai envie. C’est une fin d’année difficile pour moi en même temps qu’une envie d’être demain en 2009. C’est rempli de passé, de présent et de futur inexpliqué et qui tourne comme une roue. Aujourd’hui j’ai eu des nouvelles d’une amie, une amie de loin, une amie de Belgique de qui j’étais amoureux, il y a plus de 5 ans. Elle me donnait des nouvelles du présent, des nouvelles de son futur et tout plein de souvenir nostalgique de passé, de « Et si? », remplis de regret de ne pas avoir essayé d’être avec moi. Je lui ai dit que le passé était passé et que l’on devait garder ces souvenir comme de belles expériences, j’écrivais et je pleurais, comme sensible comptant les jours qui me rattachent à cette année 2008, 31e de ma vie. La rétrospective est là, je regarde le passé comme une expérience enrichissante et douloureuse par moment. Tant de temps porté par le vent, à simplement profiter du présent, sans trop regarder vers l’avenir. Mais là, 2009 est toute près, comme de pivot sur un poteau je regarde cette deuxième moitié de vie plus vers l’avant, j’ai envie de changer, j’ai envie d’être, de renaitre avec ce que m’a appris hier pour foncer vers demain. Y a t’il quelque chose que je n’ai pas compris à un certain moment de  ma vie pour que toute celle qui ont traversé ma vie sont aujourd’hui maman ou femme d’un autre homme, la vie me pousse et je me laisse emporter trop épuiser pour par terre mettre pied. J’ai envie de terre, j’ai envie de souffle, de sourire, de repartir de ce faux départ dont j’avais surement besoin parce que je l’ai vécu. Les jours de vacances me seront profitable, seul avec mon chat temporaire dans une maison remplie de papier, de crayons, d’idées autant noires que colorées, mon univers à moi. J’ai envie comme les moines de faire un voeu, non de chasteté, non de silence mais d’écriture, y vouer ma vie simplement parce que j’en ai envie. Que dans mes priorités ça deviennent de très haute importance. Je me le souhaite pour la nouvelle année, je me servirai de ce passé rempli de belle aventure pour m’inspirer, me projeter vers l’avant. Je veux dormir, je veux rêver, je veux me créer les plus belles histoires d’amour car je les ai déjà vécue, une fois, deux, encore briser contre les rochers, noyer par les larmes, épuiser d’avoir aimé à tord et de travers mais sans aucun regret sinon que la tristesse d’être seul sur cette colline sans vent.





La courbe du bonheur

18 12 2008

C’est drôle, je viens de remarquer que WordPress me créait de son plein gré une courbe du bonheur.

Happiness

Happiness

Et pour la bonne compréhension de tous, voici quelques explications. Cette courbe contient des hauts et des bas qui varient en fonction des jours. Ces hauts et ces bas correspondent à l’achalandage sur mon blog à chaque jour. Plus je suis triste plus je suis inspiré, donc plus la ligne monte plus je suis triste et inversement pour le bonheur. Je dois avouer ce graphique comme paradoxal car je dois dire que j’aime écrire, même si souvent je ne suis inspiré que lorsque j’ai le coeur qui déborde faisant monté la marée de mes yeux. J’aurais peut-être dû appeler ce graphique « Life » plutôt que « Happiness » mais bon, c’est ma vision des choses, maintenant au moment où j’écris.





Comme une histoire d’amour

11 12 2008

C’est comme une histoire d’amour. Le froid dehors c’est installé, le vent c’est levé pour gratter ma peau lorsque dehors je marche. Vers où je ne sais pas, mais il fait très froid. Armé de musique j’avance mon chemin comme dans un but précis mais je ne sais pas ma destination. Les minutes sont longue sous le froid bercé, mes pas avalant chaque bout de neige que recouvre le trottoir. J’ai trop froid, je dois me réchauffer. Dans un pub de quartier je suis entré, je suis si loin de chez moi, pourquoi? J’avais envie d’explorer, je n’ai pas de repère dans cet environnement dans lequel je suis. Je m’assois à une table, il fait déjà chaud, je me sens bien, je me sens moins loin. Je commande un cidre, pourquoi un cidre, j’ai comme un vague souvenir, comme s’il me rappelait noël, sans raison apparente. Le blanc du cidre m’obsède, son goût en moi me rassure. Les gens autour de moi, festif, vivant, comme tous les êtres me passionnent. Je suis bien, je suis comme un amoureux qui observe la vie simple d’ici. La porte s’ouvre, se referme, laissant entrer de plus en plus de convives plus les minutes passent. Le cidre descend, la chaleur monte, les cris, les rires, les sourires remplissent l’endroit où je me retrouve, c’est vivant, je suis vivant.

Puis entre une fille charmante, le sourire à la main. Elle me regarde, s’approche, s’assoit. Le blanc de mon cidre l’inspire tout à coup, elle se commande une pinte de noire. Cette différence nous rapproche, m’enchante. Les discussions démarrent, le temps passent sans qu’on ne puisse le saisir, sans qu’on ne veuille le saisir, sinon le désir de le suspendre, un instant seulement. Noire sur blanc, blanc sur noire, le nectar réconfortant nous accompagne, la musique nous rassure, nos discussions s’entremêle au rire, au regard qui parcours sans gêne l’autre, simplement pour en apprendre plus, se découvrir. Le temps passe et il faudra partir, déjà, car sinon dehors on nous jettera. Pour vaincre le froid, les couches s’empilent sur nos corps car dehors le froid pince encore. La marche à l’extérieur est courte, les marches vers sont appartement sont longue, à leur pied, je la salue, simplement. Les yeux dans les yeux, nos bouches se désirent, un court instant, un doux moment. Puis je lui souhaite bonne nuit, je reprends ma route, le sourire aux lèvres encore humides qui se matin on gercé, doux souvenir d’une merveilleuse soirée.

Des fois il est mieux de rêver que vivre, le réveil est souvent moins difficile.





Un mardifférent

9 12 2008

Bon un jeu de mot facile, je sais. Mais bon je me sens bien ce matin. J’ai envie de courir sous la neige la gueule ouverte pour manger des flocons. Je bois un bon café, enfin, j’ai remisé l’autre parce que son goût de fumée ressemblait plus à du bruler. Ce matin j’ai le calme, le repos en moi. Ma journée d’hier m’a été bénéfique en introspection. Je n’ai pas trouvé de compréhension où l’aide que je cherchais, mais je me suis débrouillé seul, je comprends que les préoccupations que j’ai, ne sont que ma responsabilité, j’aurais simplement aimé qu’elle me dise « prends-toi en main! Je sais que tu es capable! » mais c’était mes attentes, je n’ai rien demandé et ce matin je comprends. Aujourd’hui j’aurai une journée pas facile, je dois passer la souffleuse sur ma vie parce que j’ai laissé accumuler la neige dans mon entrée. J’ai l’habitude d’être radical et franc, alors je serai fidèle à moi même. Cette journée risque de grafignée de tout bord tout coté mais je me dois d’être vrai, moi, celui que j’ai envie d’être et pas un zombie dans ma propre vie. Quand je vais très bien comme quand je vais très mal, j’ai tendance à la création, tant mieux. Je sais que mes soirées souvent plus difficiles car je manque de gaz pour la terminer m’empêche de créer, je finis amorphe sur mon divan, mais je crois que si je dirige mes énergies vers du positif j’en serai que plus avantagé. De ce petit mardi sans vie, je serai l’opportuniste, je prendrai chacune des minutes qui m’appartiennent pour avancer vers demain. Demain, c’est une autre étape de ma vie qui sera difficile, je ne veux pas me faire peur mais c’est demain que je dois remettre les clés, seul symbole encore existant d’une relation passée. C’est demain que la boucle se fermera, demain que pour la dernière fois je verrai son visage, son sourire, ses yeux dans lesquels je me suis mainte fois plongés. Je dois dire que j’ai un peu peur, même si je vais bien, j’ai cette peur de cette rencontre comme la peste, c’est jamais évident la première fois, la première dernière fois, la fois où maintenant on sait que c’est peut-être la dernière car les fois d’avant possédaient cet espoir de revoir l’autre. J’en ai vu d’autre, ça m’est arrivé souvent par le passé de revoir l’ex être aimé et j’en suis encore en vie aujourd’hui. Maman disait « Il va falloir que tu focus sur ce que tu as, pas sur ce que tu n’as pas! », elle me dit ça a 3 jours de sa retraite, arrivée au bout de ce que tous espère aussi, le repos, on met de coté ce que la vie nous a obligé parce qu’on ne pouvait pas vraiment faire autrement dans cette vie ou les besoins en argent ne sont pas négligeable. Elle a raison, c’est clair c’est une maman, même si on ne l’écoute pas ou si on n’est pas prêt à l’écouter, elle a raison souvent, je ne dirais pas tout le temps tout de même, faut se garder ne petite marge d’erreur. Mais voilà, j’ai une grosse semaine devant moi, une belle semaine si je me tiens sur ce que je suis pour avancer vers l’avant, je ne crois pas que je suis au point où je sais vraiment ou je veux allez, mais quand le brouillard se lève, on voit quand même un peu en avant de nous. J’avancerai donc à pas prudent vers l’avant et je me dis que pour chaque pas devant il est possible de reculer dans toute occasion pour changer de direction.





Jour et Nuit

7 12 2008

Perdu sur une mer sans nom où mon bateau dérive toujours. Des fois bien alerte sur ce qui se passe, des fois dans le grand brouillard. Les matins à coeur léger sont d’un parfait contraste avec les nuits noires et lourdes où je marche à tâtons vers je ne sais où. J’attends encore que le matin arrive, chaque nuit. Ces matins doux où tout m’émeut, tout me touche. La musique, les gens, j’ai le coeur léger mais l’être nostalgique à la vu de jeunes amoureux qui s’embrasse. Je les envie un peu, en fais j’ai simplement hâte de retrouver ce sentiment d’amour, d’être là pour l’autre, d’être l’autre là. Les journées passent, se termine parfois dans la solitude, ou dans l’ivresse, rendant les jours qui suivent plus difficiles à vivre. C’est dans ce temps où je me dis que je dois simplement faire attention à moi, car il est facile de perdre la tête. J’ai beaucoup de temps à prendre pour moi, déjà cette journée fût pour moi quand même une belle journée. L’imprévisible est on pour le bonheur, j’ai renoué avec une amie, j’ai revu mon gros matou qui je crois m’a reconnu. Le temps est bon quand on le laisse passé doucement, quand on ne le force pas. Maintenant fatigué je vais allez dormir, les idées noirs et la tristesse de cette solitude pèse sur mon être de tout son poids. Demain ce sera une journée famille, ca me fera le plus grand bien!





En fin de semaine…

5 12 2008

Certain me demande, qu’est ce que tu fais en fin de semaine. Les dernières fins de semaine me laissent croire que je suis mieux de rien me planifier. J’ai dormi, très bien dormi la nuit passé et j’aimerais ce weekend me reposer. Je ne suis pas capable d’imaginer ce que je pourrai faire, la tête vide, épuisé des dernières semaines je n’ai envie que de douceur et de calme, la dernière fois que j’ai voulu me retirer, on sait comment ça c’est terminer. Ce weekend j’aimerai peut-être remettre ça, car de me mettre les pieds solidement par terre quand je suis sur un bateau c’est plus difficile, je dois m’arrêter un instant pour me recentrer. Les semaines passées on été mouvementées et se sont bien passées mais comme dans de l’eau boueuse je n’ai pas eu l’impression de voir à travers. Même si j’ai arraché ma gale elle ne m’a pas donné l’effet escompté, celui de vivre. Je dois donc arrêter de courir partout, me laisser me rattraper, me regarder et me demander « Qu’est-ce que je fais maintenant? ». Les paradis artificiels ne m’apporteront pas le bonheur, ça j’en suis certain car les lendemains ne sont que toujours plus vide. J’ai eu beau tenté de mettre sur la plaie, la vraie, un bandage mais elle est béante et j’en suis conscient. Je dois y enfoncer les doigts et sentir la douleur, savoir qu’elle existe, prendre le bobo par les cornes, je vieillis, par où je m’en vais? Hier un collègue me demandait, « Ça te fait peur de vieillir? Ça te fait peur de vieillir seul? De vieillir célibataire? » j’ai répondu non à toute ces questions, ce qui me fait dire sincèrement que j’en suis rendu là, je suis rendu dans une étape de ma vie où j’accepte cette solitude. Il est certain que j’aurais quelque peu de difficulté à me voir sans enfant mais pour l’instant je ne peux me voir avec qui que ce soit et cela c’est bien parce que plus je suis seul, plus je suis avec moi, quand j’y serai vraiment bien, je pourrai reprendre la route de ma vie, la vraie, pas l’expérimentale. J’ai cette semaine repris contact avec le passé, de façon saine, surprenante sans attente. Je ne peux pas me permettre d’enterrer les vivants, ils existent. Ils font parti d’une ancienne tranche de ma vie, mais ils existent, sans le regard nostalgique, il faut simplement faire la paix, parce qu’on veut que tout le monde soit bien et zen avec hier. Ce weekend je ne veux pas abuser de la vie, je veux un peu me recentrer sur ce que je suis, voir la famille un peu, je m’ennuie d’eux. Mon neveu m’a même demandé de partir avec lui, un petit voyage, au début c’était le Mexique, maintenant c’est la France, ça me plait d’avantage! On regardera ça pour la fin de l’hiver. Je dois me satisfaire de ce que la vie m’apporte, les opportunités se présentent à moi, il ne me reste qu’à les saisir.