Sentimatinal

18 08 2008

Quand on a que l’amour… c’est en fait la chanson qui joue quand je commence cet article sur un Ipod qui contient trop de souvenir, trop de lourdeur, beaucoup trop de nourriture pour la tête. Je me suis levé le coeur lourd sans raison apparente. Tout va bien. J’écoutais de la musique j’avais envie de pleurer, Mùm. L’émotivité à son maximum, mais pourquoi? J’aurais resté à la maison, sous la couette, dans la pénombre à écrire mélangeant chaleur, odeur et bien être. On dirait qu’on n’est pas maitre de notre vie. Je ne serai jamais millionnaire, parce qu’après ca serait trop facile de se laisser allez, de tout décidé. Je crois qu’on aime bien que la vie nous guide un peu.

Ce matin je me sentais comme en peine d’amour, vague à l’âme (je ne crois pas à l’âme mais à l’expression qui fait qu’on se sent simplement mélancolique, un peu triste). J’ai peu de raison de me sentir ainsi, la vie me traite bien. Peut-être est-ce qu’un peu de fatigue du weekend, mélangé au dépressif de l’alcool, ca fait que je me sens comme je me sens aujourd’hui. Je m’enfuirais dans une cabane dans le bois. Mais la vie est faite pour être vécu, j’ai entendu toute la fin de semaine « Elle n’est pas belle la vie? » c’est vrai qu’elle est magnifique. C’est juste triste que Bell ce soit approprié un concept si loin d’eux, comme si la téléphonie et les « services » que Bell nous donne font vraiment que « La vie est Bell », ça me lève le coeur. Toutes ces formes illusoires de ce qu’est le bonheur. Quand on regarde les gens qui sont partout on se rend bien compte que Bell ne livre pas la marchandise, que je ne lis pas dans le visage des gens le matin que la vie est belle. Moi j’ai la chance d’avoir un visage qui me dit la vie est belle de façon continuelle avec un sourire rempli de sincérité. Chaque petite minute qui doit passer me rappelle que je dois en profiter. On a l’impression parfois que le bonheur quoi qu’il peut-être continu n’est pas constant dans sa façon de se manifester. Peut-être est-ce ma peur de ce matin! Au lieu d’avoir le focus sur je suis bien, j’ai le focus sur la peur d’une fin de ce moment de bonheur. C’est simplement un matin noir, ça passera! Sinon ça gâche souvent nos moments de bonheur d’avoir la tête ailleurs. Mais j’ai comme envie de vivre ce moment lourd, on dirait que ma tête se remplie de plein de truc, ca démarre l’inspiration et en même temps ca me bloque parce que ca va trop vite.

Il y a de ces journées où il n’y a pas vraiment rien qui va mal, que des petites merdes, mais plusieurs petites merdes ca donnent une grosse merde. Où je pense à me coucher tout de suite pour être demain. Où je serais resté collé contre un corps nu pour caresser ces formes et embrasser son corps. Simplement regarder le temps passé et laisser la vie glisser entre nos doigts nous laissant simplement des bons moments.





Fuck Ouch!

14 08 2008

C’est ce matin que ça fait le plus mal. Pourquoi? Souvent la fatigue nous fait devenir plus sensible. Une phrase qu’elle prononce et ça me rappelle le passé, pourquoi je focus pas sur le présent? Elle n’a pas à être celle qui ramasse mon silence parce que j’ai été affecté par le passé. Comme si ça pouvait se finir là!

Mais non, « appelle-moi! », qu’elle me dit par sms sur mon cell. Je l’appelle. Malaise parce qu’elle ne veut pas se sentir mal à mon égard et je ne veux pas qu’elle soit mal à mon égard. Je suis pris par mes sentiments, qui pour elle, grandissent. Je n’y peux rien, tout est parfait. Tout sauf le fait qu’elle est là et qu’elle ne veut pas vraiment de moi, du moins pas pour une longue période. Les heures sont comptées avant que le couperet me fasse rouler la tête qui est déjà un peu absente ces temps ci. À chacun ses besoins, les miens ne peuvent pas être comblé. Elle veut du simple, elle veut de sexe. Je lui donne du simple et du sexe. Je veux bâtir. En fait tout ce qui est dans nos têtes ce bouscule. Les paroles sortent de sa bouche et me lacère le coeur « Tu es amoureux? » … non je lui réponds. Quel mensonge, je tente de rattraper la balle en balbutiant un « Et si je l’étais ca changerait quoi? Il est vrai que je suis bien avec toi, que j’aime tout ce qu’on partage, que j’aime ta présence. » parce que justement ce n’est pas que du sexe, c’est une relation toute simple où les échanges intellectuels autant que charnels sont magistraux. Pourquoi je n’ai pas dit « Oui je suis amoureux » c’est la première fois que je vois une photo, sans voir plus de la personne, que quelques échanges courriels et que je me dis « Wow! », mais je garde les pieds par terre parce que je ne la connais pas. Maintenant je la connais « Wow! ». Quand affinités et timing sont de paire, tout peut arriver, là, il manque le timing. J’ai déjà écrit dans un courriel comme sujet « Pourquoi quand je fais tic tu fais tac? ». C’est triste tout de même. La réalité en plein visage. Mais cette discussion par téléphone je ne me souviens pas comment ca c’est terminé. Probablement en fuite mal à l’aise vers un espace de mon cerveau ou ce trouvait un sujet bidon. Mais le seul truc que je suis sur, c’est que la défense de la fuite c’est enclenchée pour une raison de non retour. Non retour sur les sentiments qui m’habitent. Malgré les presque 3 semaines de fréquentation (je sais, c’est peu) il n’y a que 3 jours que nous n’avons pas dormi ensemble. Semble que ca voulait dire quelque chose que pour moi même si ce n’est pas souvent moi qui initie la démarche. Je finis par raccrocher, coeur serré et l’envie de fumer, pleurer, m’enfuir. Pourquoi c’est comme ça? Probablement parce que je dois encore apprendre beaucoup sur la vie. Probablement parce que la vie me montre ce que je veux vraiment, elle mais avec le timing. Ça n’arrivera pas malheureusement.

Le reste de l’après midi, j’ai pensé. J’ai pensé que c’est vrai au fond que je ne recherche pas ce genre de relation dans ma vie. Je me suis fait prendre à un jeu auquel je n’ai aucune aptitude sauf celui d’être moi, sauf celui d’être là pour elle. On c’est créer un confort bien à nous et on s’y retrouve fréquemment. Je sais que la meilleure façon de m’en sortir c’est de mettre un terme à cette histoire. Mon être tout entier n’est malheureusement pas capable de se dire simplement… en attendant, car quand je suis avec une personne je ne peux pas être avec une autre. C’est simplement fermer une porte et rêver, croire en dieu, croire en l’impossible et remettre cela entre les mains de quelqu’un qui ne fera rien. La seule personne qui peut agir c’est moi et je dois mettre fin à cette histoire. Je suis séparé en deux parce qu’une partie de moi aime, l’autre raisonne.

La journée en temps que tel c’est déroulé comme à l’habitude, des échanges de mot, de désir, de plans pour la soirée. On se voit encore ce soir et ma tête crie « Pour une dernière fois ».





Pourquoi tu n’es pas marié?

6 08 2008

J’ai entendu cette phrase, dans mon lit, après avoir sexer, après avoir fait un massage complet à une douce femme qui m’avait prêté sa peau parce que je lui ai dit que ca me plaisait de la toucher. Ensuite cette phrase fût son apparition… « Pourquoi tu n’es pas marié? » Je dois avoir balbutié un truc tu genres, « parce que personne ne veut se marier avec moi » un peu pris au dépourvu par la question qui est venue gratter en moi un bobo que dans ses bras j’oubliais. La vraie envie aurait été de dire « Parce que je t’attendais! » mais dans ce genre de relation faut pas allez trop vite, faut pas dire ce genre de chose qui effraie, faut garder ça pour soit parce qu’il est trop tôt (qui a établi ces règles?), qu’elle n’est pas prête car son dialogue envois des messages qui font que maintenant, c’est pas d’un couple qu’elle veut mais de moment de tendresse parce que dans sa vie, ses relations lui ont donnés du fils a retordre à gérer les attentes, à ne vouloir pas décevoir. Je comprends et prends ce qu’elle me donne parce que j’y suis bien. Parce que pour l’instant cette situation me convient, parce que personne d’autre dans ma vie ne peut me donner ce qu’elle m’apporte, sourire, discussions de toutes sortes, tendresse. Ce que je partage c’est simple, mais moins depuis le temps qui passe, on dirait que plus on voit une personne plus on pense lui devoir quelque chose, moins on veut la décevoir. Il est clair qu’elle hante mes pensées, mais pour la première fois de ma vie je veux être patient. J’aime la petite place qu’elle me laisse avoir dans sa vie. Mais depuis cette question, ça tourne dans ma tête… pourquoi je ne suis pas marié?

Je pense que j’ai fait une partie du tour de la question depuis… 4 jours à me le demander. J’ai refait un peu l’historique de mes histoires d’amour pour me rendre compte que c’était normal en bout de ligne. Souvent je me mets dans des situations qui ne sont simplement pas saine pour moi. J’ai peu d’expérience en couple mais je ne crois pas être difficile à vivre, bien au contraire je m’adapte très bien au style de vie des gens qui m’entoure. Je crois simplement que c’est une question de respect de l’autre, tant que ce n’est pas à sens unique (tiens une bibitte dans ma vie) ça passe bien. On peut s’abandonner à l’autre mais pas s’abandonner soit même, c’est important de ne pas s’oublier (2e bibitte). Je suis conscient de mes bibittes, l’expérience qui rentre je crois, ça aide à évoluer. Je parlais à un ami et je lui disais que ce qui me fallait, c’est d’être capable d’apprendre de l’autre et lui apprendre, le partage c’est pour moi important. Dans toute mes relations passées le partage était présent, très dynamique. Donc chaque relation aurait pu être celle d’une vie… pourquoi donc ça n’a pas fonctionné? Je crois que les rencontres fonctionnelles sont basées sur 2 choses, les affinités et le timing. Affinités parce que sans elles il n’y a pas de connexion, faut se plaire, physiquement, mentalement. Timing parce que dépendant où on se trouve dans notre vie, on n’a pas les mêmes besoins et ces mêmes besoins évoluent dans le temps. Je donne juste deux points parce que déjà là ça complique les rencontres qui sont dite fonctionnelle. Le reste c’est l’apprentissage de chacun qui fera que ça débloque ou pas.

Donc avant de me lancer dans le pourquoi ca marche pas faut d’abord se demander quoi on veut non? Qu’est ce que je veux déjà? Une femme, de la simplicité, de la tendresse, je dirais de la beauté mais je sais que ça déplait à certaine, je n’ai pas envie de définir la beauté pour moi. Je trouve les femmes belle en générale, intérieur et extérieur, c’est un tout, c’est un déclic, je ne dis pas à toute les femmes qu’elles sont belle, seulement quand pour moi c’est important qu’elle sache que je la trouve belle, que je la désire. Je veux que ce soit dynamique, sans oublié le confort (qui n’aime pas le cocooning occasionnel). Je veux que ce soit sensuel, sexuel parce que ca garde le couple en vie. Je veux que ça soit respectueux, rempli de confiance. Je pense que j’ai fait le tour, je me fous du fait qu’elle est les cheveux blond, bleu, brun, qu’elle ait des enfants, qu’elle n’est pas la même religion, si vous comprenez bien le respectueux, le reste va de soit. Si j’ai envie de passer beaucoup de temps avec elle c’est que c’est bon signe. Il ne faut jamais oublié qu’on a tous une vie avant le couple et qu’elle ne doit pas s’arrêter. J’écris tout ça et je me dis « Criss c’est simple il me semble! » mais semble que je ne suis pas encore marié. Faut pas tenté de penser pour l’autre, à savoir si on lui a fait de la peine, s’il sera en désaccord, faut simplement en parler. Qui ne présume pas les pensées de ceux qui nous entourent, du genre, il à dit ça, ça doit vouloir dire ça, ou il a réagit comme ça alors ça doit être signe que! Si j’ai besoin de solitude, ce n’est pas contre elle, c’est que ça toujours fait parti de ma vie, un besoin de me recueillir. Si je suis seul je ne m’ennuie pas, si je suis seul, je peux penser aussi à elle. Les petites attentions, pensées ne doivent pas être mises de coté. Le tout bien sur à double sens car c’est bien d’aimer et de désirer mais c’est aussi bien de se faire désirer et de se faire aimer. Je crois que ça résume bien ce que je veux, ces certains qu’on peut faire une liste de tout ce qu’on a aimé et pas aimé dans nos anciennes relations, mais c’est autant mieux de se repositionner par rapport à soit même.

Donc toujours pas marié, même après ces 3 premiers paragraphes… qu’est ce qui se passe… à oui, j’oubliais, le mariage n’est pas un absolu, on s’entend à dire que le mariage ce n’est pas tout le monde qui y croit, on parle ici surtout d’engagement l’un envers l’autre et ce pour un bon bout de vie sans penser à une fin même si dans la vie ces choses là arrive.

Mes relations. Je ne rentrerai pas dans le détail ici, même si certaine histoire sont digne du cinéma. J’ai eu 2 vraies copines dans toute ma vie. Quatre ans et deux ans. La première c’est dirigé à l’opposé directement de ce que je suis. C’était bien parti, mais l’évolution fait en sorte de changer les gens et de les amener ailleurs, un ailleurs trop différent pour moi qui ne ressemblait plus à la première fois que je l’ai rencontré. La drogue, les afters, la Main sont des choses qui ne collent pas dans ma vie quand elles deviennent une habitude. Donc le partage c’est changé en vie individuelle et elle a utilisé le mensonge pour sauver le couple… mauvais! Dans le deuxième cas je me suis oublié, ce n’est pas de sa faute, si je ne m’étais pas oublié j’aurais probablement mis fin à cette histoire bien avant, mais en rien je regrette aucune de mes relations car dans chacune on apprend. Mais la dernière, je dois dire que j’ai fait ce qu’on peut faire de pire en couple alors si vous me lisez et que vous n’avez jamais expérimenté soyez attentif: ON NE PILE JAMAIS SUR NOS VALEURS! Puis il y a eu, les amours à sens unique, ça c’est lorsque ça clique, mais juste d’un coté. Les amourettes, je pensais que ca y était mais la découverte de l’autre nous amène pas vers où on pensait allez. Dans le cas des amourettes c’est souvent quand on voit le coté que la personne n’a pas voulu montrer au début qu’on décroche. D’ailleurs, pourquoi on est pas franc dès le début, ça sauverait du temps à tout le monde. Arrêtons de se faire des accroires, il n’y a personne de parfait, mais il y a quelqu’un de parfait pour nous alors arrêtons de se cacher. Il y a eu les amies de lit. Les amies de lit chez moi ça c’est passé de deux façons bien différentes. Dans le premier cas, c’est clair, parce que quand je sens que ce n’est pas la femme de ma vie, faut mettre ca au clair, même si ca deux effets, celui de repousser ou celui de rester. Dans les deux cas c’est jamais évident, dans les relations d’amies de lit on fini toujours par blesser ou se faire blesser. Les autres amies de lit… douleur immense remplie de manipulation. Je suis pas là pour faire pitié loin de là, chacun vie ses histoires à sa façon mais je crois en partie que les relations qui mon plus le fait de tord ne sont celle que dans lesquelles, après coup je m’en suis rendu compte seulement, l’amour est aveugle, où j’ai été un peu manipuler, quand tout le monde nous dit fait attention et qu’on continue d’avancer, où probablement dans le fond de nous une petite voix nous le crie aussi mais la maudite on la mise sur mute. J’ai souvent tombé de mon nuage.

Pour tout ça je ne suis pas marié, parce que j’ai aimé sans l’être en retour, j’ai été aimé sans aimé en retour. J’ai été joué, je me suis oublié. Je me suis caché derrière des peurs parce que les douleurs passé ne me donnait pas toujours envie de revivre les douleurs d’antan. Je suis capable de savoir pourquoi. Ca me rend ni triste ni inquiet mais plutôt confiant pour le futur. Je me dis que maintenant je dois simplement m’écouter. J’aime tomber en amour, j’aime me relever et tomber. Je continuerai de m’attacher quand j’aurai confiance que ça pourra marcher, parce que je sais qui je suis et je sens ce que je vis. Je me mettrai encore dans des situations impossibles parce qu’elles me font sentir en vie, parce que le bonheur qu’elle me procure crée des souvenir qui demeure dans le temps bien plus que les peines.

À toi, qui était supposé passé qu’une seule nuit mais qui c’est retrouvé plus d’une fois dans mon lit et aussi dans ma vie, à ta question « Pourquoi tu n’es pas marié? » je pourrais répondre maintenant « Pourquoi le serais-je? ». Je veux laisser la vie suivre son cours.





Le temps qui passe

3 08 2008

Qu’il est parfois lourd le temps qui passe. Je viens d’écouter L’âge des ténèbres et je vous assure que c’est un film qui n’a rien à se tirer par les fenêtres, mais il a tout de même faite réfléchir l’homme en moi, jeune mais tourmenter par ce qui se passe dans sa vie. Un jour une amie c’est entêté à me demander « Es-tu heureux? » au début je répondais oui… maintenant je ne peux pas dire non. Mais quand la question se pose j’y réfléchi à se grand vide qui habite mes journées, remplie d’espoir, de rêve mais sans l’énergie pour me rendre à l’évidence qu’il me manque quelque chose.

Je « travaille » si on peut encore appeler ça comme ça. Pour moi le travail m’anime, me donne l’envie d’avancer, me donne l’envie de montrer au gens que je suis capable de faire avancer un train quand on m’en donne la responsabilité. Présentement il me manque la responsabilité, je n’ai qu’une petite barque qui flotte sur un cour d’eau sans vent. J’aspire a plus mais je ne demande rien car je ne sais pas vers où je veux aller. C’est fou car ma dernière copine c’était un peu la même chose, elle cherche encore ce qui l’anime, on dirait qu’on ne peut pas simplement travailler pour travailler, il faut aimer ce qu’on fait. J’aimerais avoir les fonds suffisant pour me retirer du travail, pour faire de ma vie une quête vers le bonheur. Mon bonheur c’est de rendre les gens heureux, de les aider à réaliser leur rêve, de les faire voir la vie sous un autre jour. Ai-je l’âme d’un Gandhi ou simplement ai-je besoin de l’amour des gens que j’aide et qui apprécie ce service. Ca me suit, j’essais, je deviendrais psychothérapeute simplement pour offrir une oreille à toute ces âmes en peine. Ma vie me lasse d’un gris trop foncé.

Quel est ce gros nuage qui plane sur ma vie présentement? L’amour comme je l’ai déjà vécu, un amour sens unique qui brûle l’intérieur de mon corps, l’entité de ma cage thoracique brûle d’espoir, de désir et d’amour pour celle avec qui je passe mes nuits. Une semaine où toutes les nuits sont remplies de son odeur et où sa chaleur m’enveloppe comme une couverture réconfortante que l’on donne aux enfants. N’est point un besoin que celui d’être aimer? Tant qu’on ne pose pas de question on risque d’avoir des attentes et quand les attentes sont réglées par les réponses, le tout devient lourd. Le tout ayant commencé par une histoire purement de cul, je me trouve maintenant piégé dans mon propre jeu. Comme un conte de fée commencé à l’envers, j’ai l’impression que la naissance de cette relation sera douloureuse. Est-ce des attentes? Est-ce que si j’avais lu le livre le Secret je serais en train d’aligner les astres pour un résultat que je connais ou pense connaitre? La fin d’une histoire trop vite commencer, d’une passion vite enflammée qui me consume jour après jours brûlant dans ma tête son visage si doux comme son corps si parfait. C’était supposé duré simplement une nuit et maintenant pas une journée depuis ce jour n’est passée sans que ces lèvres caressent les miennes, sans que nos sexes s’enlacent comme si on était fait l’un pour l’autre. Je crois que même si on croit être le meilleur au lit, je crois aussi que sans partenaire ce concept n’a pas lieu. Tout est parfait, les mots, les caresses, les regards où l’on se perd l’un dans l’autre, où les silences comme la musique nous berce un moment. J’ai besoin d’écrire tout ça car je ne peux pas vivre seul avec tout ça. Certain diront que je ne suis pas à plaindre, d’autre feront simplement abstraction simplement de cette histoire, mais je suis certain de n’être pas le seul à vivre ce genre d’histoire. Elle fait attention a moi, elle prend du temps pour moi, elle est là, dans ma tête, toujours. Le « Hic » c’est que c’est simplement une histoire de cul encore pour elle, a-t’elle peur de s’engager, n’est elle pas prête pour le faire? On se voit tous les jours et ce n’est pas assez, autant pour elle que pour moi. Le discours qu’elle maintient par contre, c’est le plaisir, toutes ces soirées ensembles, les discussions, la perfection de chacun des moments, c’est simplement pour le bon plaisir. C’est vrai que c’est plaisant, mais malheureusement, j’ai un coté grand passionné qui est en train de s’attacher, je sais qu’il est déjà trop tard, que si la situation reste plaisir, je serai anéanti, quelques jours, histoire de vivre ma peine. Je souhaite de tout coeur que ca fonctionne, mais tant que son discours ne changera pas, il me sera difficile d’être sur mes deux pieds. J’aime ce petit nuage confortable du moment où je suis dans ces bras. J’aime moi ce moment présent où mes doigts ne sont jamais assez habiles pour dire comment je me sens vraiment. Une partie de moi me dit de me sauver en courant, de ne pas rester là à attendre de voir ce qui se passe, me dit de vivre, de ne pas arrêter. Simplement en penser, cette sensation qu’elle me procure me transporte, fait battre mon coeur, je suis vivant. L’autre partie, celle qui a déjà vécu ça à plus d’une reprise, des relations passionnelles et douloureuses, me dit reste, soit patient, prend ton temps, savoure le moment. C’est ce que j’ai envie de faire malgré cette peur qui me tourmente.

Il faut toujours voir le coté pire des choses dans chacune des décisions que l’on prend, dans ce cas ci, le pire c’est que tout ce termine. Ce sera déchirant mais la peine comme l’amour est pour moi une façon de me sentir vivant. D’ici là, je ne peux que rêver quand elle n’est pas à mes cotés et embrasser chacune des parcelles d’épiderme qui constituent sa personne. Hier elle m’a même prêté sa peau car je ne peux pas m’en départir, mes mains fragiles ont parcouruent de façon agile son corps entier que j’ai recouvert d’huile. Pourquoi je ne suis pas marié fut sa question… j’avais simplement envie de lui dire « je t’attendais… »





Fatigue

29 07 2008

Mes doigts martels les touches du clavier et je me dis que chaque lettre sur lesquels j’appuie me fait perdre les infimes quantités d’énergie qui me reste. La nuit fût longue, réveil en sueur, change de coté de lit, réveil en sueur, je me lève et laisse sécher.

Sur l’ordi je navigue entre deux rêves, entres deux pensées, entre deux chaises et je me dis où va ma vie? J’ai l’impression de voir un doux brouillard qui ne tient pas nécessairement à se dissiper. J’ai besoin de m’évader, seul dans une prison. La fatigue surement. Ma mère me dit toujours de ne pas réfléchir quand je suis trop fatigué. Je lui prouve souvent que le contraire est bien plus agréable. Dans une situation ou je me sens pas bien, je suis capable d’énumérer chacun des points qui font défaut, sans m’emporter émotionnellement, sans me compliquer la vie par les « et si ». Ça déboule sans embûche de ma bouche, extériorisant ma penser, dissipant le brouillard. Lentement je prends action sur les choses de ma vie à régler, mais je suis faible et sensible à la femme et on dirait que retombe toujours, je devrais m’isoler.

Quand je suis fatigué, je n’ai pas l’énergie de me stresser, alors ça part déjà bien. On dirait que le manque d’énergie fait en sorte que je tente de prendre tout au premier niveau, sans complexité. Wow j’y vois clair maintenant. On devrait au moins un jour semaine, faire le Ramadan du sommeil, un jour d’éveil complet, suivit d’une méditation sur notre vie et d’un sommeil récupérateur. Le premier degré de réflexion enlève souvent tous les voiles sur notre jugement.

Je me sens pas clair, c’est la fatigue surement. Je vais partir en vacances, je tenterai d’être fatigué au moins une journée pour penser à ma vie mais à distance de celle-ci. Est-ce vrai que la distance nous rapproche de nous même?





Femme

28 07 2008

Inspire-moi, respire-moi, encore une fois puis expire-moi à la date que tu choisiras.

Ce matin dans le métro, on est lundi, je regardais les gens… pas tous les gens ce matin, une femme parce que je la trouvais belle. Pourquoi une femme, parce qu’elles sont toutes uniques, toutes belles dans leur costume de femme. Une femme, une autre, toutes les femmes parce que c’est beau une femme. C’est doux une femme, c’est mystérieux et simple à la fois. On cherche parfois à se casser la tête, mais on dirait que l’on fait simplement ne pas regarder la vérité en face quand on regarde la femme, on ne prend pas le temps de voir les signes clairs, les paroles franches et celles bourrées de poésie.

La gestuelle, une danse qui me séduit à tout coup. Plus la femme est loin plus ses mouvements sont évidents, plus elle est proche plus on devient aveugle, peut-être que l’odeur de la femme rend aveugle, ou simplement son regard qui rend fou. De loin, on peut voir comment son corps est construit, comment chacun de ses gestes suivent une chorégraphie bien symbolique. Tant que je ne suis pas repéré, je peux apprécier ses ondulations primitives de séduction, parce que la séduction commence souvent par elle même chez la femme. La séduction par comparaison de leur propre costume de femme par rapport à celui des autres. C’est fou de voir comment cette différence homme/femme est flagrante, peut-être dans ma tête en fait, mais flagrante pour moi, car moi dans le métro, je n’en ai rien à cirer de regarder les autres hommes pour me comparer, je n’ai pas envie de me changer pour qui que ce soit, je suis ce que je suis. Je regarde la femme, je la trouve belle, je trouve très souvent (parce que j’allais écrire toujours et ce n’est pas réaliste) ce qui rend la femme belle, chaque femme si belle. La femme elle regarde aussi la femme avant même de regarder l’homme, elle ne jette qu’un oeil rapide pour qu’on puisse lire dans son visage acceptation ou mépris. C’est au moment qu’elle a admis qu’elle soit LA plus belle qu’elle parcourra du regard ceux qui l’entourent. Je mets un bémol ici, je crois que la confiance en soi va jouer un grand rôle sur sa décision d’être LA plus belle. Une femme qui se sent belle ça se voit, ça se perçoit, une femme qui se sent trop au dessus de la moyenne aussi, ça aussi c’est palpable, personnellement c’est repoussant, ça fait peur. J’aime la femme qui fait attention à elle et par faire attention à elle j’entends simplement de s’écouter, de répondre elle-même à ses envies que ses envies passent de s’enfiler une poutine sans dire à tout le monde que ça va directement dans ses fesses, qu’elle s’alimente de végétation de toute sorte, qu’elle s’entraine, qu’elle préfère faire du « couch surfing » pendant un weekend, tant que les remords n’y sont pas c’est l’important, les remords, ça ne mène nulle part et ça fait dire que la décision prise n’était pas responsable. Il faut simplement qu’elle vive, qu’elle respire, qu’elle morde dans la vie à pleine dent parce que je pense qu’on est simplement là pour ça.

Le regard, le premier contact souvent depuis bien longtemps établi par moi, disons que je ne crois pas à la subtilité, j’aime bien qu’une femme sente mon regard peser sur elle, un regard plutôt fasciné, un regard intéressé, un regard de salutation qui dit simplement « Tu es jolie tu sais ». J’aime les petits sourires en coin un peu timides qui rendent la femme encore plus irrésistible, un sourire à faire arrêter la planète de tournée. Souvent, même dans mon cas, ça s’arrêtera là, la timidité et le rêve font en sorte que j’aime ce que je vis maintenant, que je ne me pose pas de question, que ce petit moment doux et simple, je peux m’en contenter. Bien souvent, on ne peut même pas l’échanger, car pour attirer l’attention sans bruit, sans mouvement, c’est plutôt difficile, il faut que l’autre personne ce poids que mes yeux ont sur leur être. Des fois je me dis comme dans La vie est belle, je me prends pour Guido qui se répète sans cesse… « Regarde-moi… regarde-moi… » des fois cela fonctionne, des fois je continue de rêver. J’aime bien rêver.

J’aime bien être un observateur silencieux, voir chacun des mouvements, observer chacune des lignes qui découpent leur costume de femme. Les plus grands designers ne sont-ils pas les parents de toutes ces femmes, qui conçoivent de magnifiques chefs d’oeuvres? Le détail porté à la composition de leur visage, les lèvres fines, parfois pulpeuse, parfois presque absente, leur seul point commun, l’envie de découvrir un baiser pour vraiment comprendre cette merveille que sont les lèvres. Ces mêmes lèvres qui s’entrouvrent pour laisser sortir un sourire, un rire, toujours bien personnel à chacune. Les yeux, expressifs, passifs, clairs ou foncés, c’est les 20 000 lieux sous les mers où un homme se noierait sans même se poser de question. Les plus belles histoires y passent si on y est attentif, les plus beaux compliments, les rêves les plus intimes. Ça me scie que d’y penser. Le nez, souvent complexe chez les femmes, mais personnellement je trouve qu’on y trouve tout le caractère de la femme, qu’il soit fin, allongé, aquilin ou plus présent, il personnalise celle qui le porte sans exception. La peau, ma préférée, douce, tendre, ferme, poilue, froide comme la neige, brulante de désir, c’est toujours un plaisir d’y glisser mes doigts, de la sentir, parce que ça sent bon la peau d’une femme, de sentir la chaleur d’une peau qu’on ne touche pas encore. À distance j’aime bien me faire des idées sur la sensation de la peau qui glisse sous ma main. J’aime aussi les touchers accidentels qui arrivent parce qu’il y a trop de gens dans le métro, qui rendent un peu mal à l’aise parce que de toucher un étranger c’est un peu tabou, interdit, mais tellement plaisant pour toutes ces mêmes raisons. Si on pouvait simplement dire, votre peau m’interpelle, je pourrais simplement en avoir un échantillon tactile pour le confirmer. Ça reste tellement personnel, mais la tentation fait en sorte que tout ça reste bien dans le domaine du désir. Sinon, il y a par la suite toutes les formes qui accompagnent la femme, parfois longiligne parfois plus ronde. Grande ou petite, mince ou ronde tant qu’elle se sente bien dans ce costume qu’elle habite. Moi je l’aime. À chacune son charme, à chacune de porter de façon élégante, gamine, rebelle, un agencement de forme qui la rend irrésistible. De la pointe des pieds jusqu’à la racine des cheveux, l’unicité de chacune est un pur délice. Toutes les formes, les seins, les fesses ou les cuisses me procurent un sourire qui ne décroche plus. Les seins qu’ils soient immenses ou presque absents, tant qu’elle est fière de les porter. Les haches qui donnent sur les fesses de toutes formes, un délice pour lequel un aveugle retrouverait la vue.

Pour toutes ces raisons, j’admire, louange, vénère la femme qui chaque jour attire mon attention, peu importe où je la trouve. C’est simplement une tendre passion pour le genre féminin.





Mardi… Quelle journée de merde!

23 07 2008

Un autre petit texte qui ne parle de rien d’autre que du fait que le mardi ça reste une journée de merde, on entend rarement les gens s’exalter sur le mardi. Je sais qu’à textes du genre on ne me lira peut-être jamais, peut-être le prochain je l’appellerai sexe, simplement pour attirer les regards!

Pauvre petit mardi, d’où il vient on ne sait pas trop, avait-on besoin de lui? Si on décortique la semaine en tranches fines on s’en rendra compte que chacun à sa place. Je sais que ce que je vais dire là est vrai pour beaucoup de gens, surtout les gens qui font du 5 jours semaine du lundi au vendredi… pour les autres à 5 jours, je suis certain que vous trouviez votre mardi dans votre semaine de 5 jours (un truc c’est la 2e journée de travail) pour les autres à l’horaire farfelu ou international, vous verrez peut-être là un point positif à ne pas travailler du lundi au vendredi.

Le petit premier, lundi, ça débute la semaine, ça nous ramène à notre réalité métro-boulot-dodo, beaucoup le trouvent déplaisant, moi je le trouve plein de charme, n’est-il pas celui qui nous donne l’occasion de faire du voyeurisme sur les vies des autres (eh oui! je suis un voyeur à suivre sur mon blogue… Voyeur VS Exhibitionniste). Lundi dans les transports en commun, les gens partagent leur gueule de pas réveiller, de mécontent de ce retour, c’est la journée zéro-sourire. Moi je les regarde souriant, je passe généralement de bons weekend, alors pourquoi ne pas le montrer à tout le monde que je suis en train de sourire de leur petit malheur du lundi, prenez le temps de regarder autour de vous, chercher les sourires, vous n’en trouverez pas beaucoup, peut-être que si vous passez le mot vous trouverez que la moyenne sourire augmentera. C’est aussi une journée 20 % productif/20% de que c’est-il passé la semaine dernière et 60 % sociabilité. Lundi, les gens répondent à la question « Comment ça va? » de la façon suivante « Comme un lundi » ce qui est particulier parce qu’on entendra rarement la même phrase pour les autres jours de la semaine. Il faut bien commencer quelque part alors pourquoi pas lundi.

Mardi je le passe pour le traiter plus tard (voyez, ça commence mal)

Mercredi, milieu de semaine, le petit nombril de la semaine, ce qui coupe la semaine en deux, le centre des 5 jours de travail, des 7 jours de la semaine complète sur la plupart des calendriers aussi. C’est probablement la journée la plus productive au travail aussi, sur la courbe de productivité on doit être au 80 % productif, le reste varie. Mercredi reste quant à moi le roi de la montagne, après on commence la descente vers le weekend. Cette journée devrait être honorée par une journée de congé (c’est personnellement ma préféré pour prendre une journée pendant la semaine, ça coupe, ça fait de petites semaines de 2 jours). C’est tout pour mercredi, il est là, inoffensif, douillet, réconfortant.

Jeudi, l’avant-dernière, le jour de la paye, le jour où l’on 5 à 7 jusqu’à 3 h (le 5 à 7… happyhour, ça reste bien en culture d’entreprise, les gens qui sortent dans les 5 à 7 ne sont pas les mêmes qu’après 9 h le soir). Le 5 à 7 du jeudi c’est comme célébrer dans un bar la fin de semaine qui s’en vient quand il nous en reste une à faire, je dirais aussi que durant les 5 jours c’est celle où les gens sont plus heureux, ils ont des attentes sur ce qui s’en vient pour le weekend. Jeudi on fait des folies et le vendredi ce n’est pas grave si on est un peu de travers pour la dernière journée, quand tout le monde est un peu de travers, on dirait quand même que le monde tourne rond. Aux jeudis festifs et remplis de surprise, je lève mon chapeau.

Vendredi, journée officielle de la fin de semaine, dernière journée de travail, la fatigue de la veille et l’attente récompensées, car la fin de semaine est là. Le vendredi c’est la même journée que le lundi, mais inverse dans son déroulement, elle commence productive et se termine sociale. C’est la journée où même si la fatigue se fait sentir, on a quand même bien de l’agrément à sortir le soir, la pression de la semaine se dissipe pour laisser place au repos du guerrier. La préférée de beaucoup.

Le dialogue est court sur le samedi et dimanche, on se la coule douce, on s’occupe des enfants s’il y a lieu, de notre domaine de vie. On pense plus à la semaine, certains ont une pensée pour le lundi quand ils arrivent au dimanche. Moi je trouve qu’on devrait attendre que ça arrive avant d’y penser, comme ça on ne gâchera pas notre weekend. C’est semble t’il les journées qui passent le plus vite, car on n’en a jamais assez de temps pour nous et que deux jours c’est bien peu pour le faire. Certains empièteront sur le vendredi ou lundi pour faire de leur fin de semaine un moment plus mémorable. La fin de semaine c’est aussi pour les longues matinées sous la couette, les fruits qu’on mange au lit sous les rayons du soleil, les chocolatines, le café qu’on peut vraiment prendre le temps de déguster.

Mais le mardi, ce mardi, il n’a pas de place dans cette semaine. Ce n’est pas le début, pas la fin, pas le milieu. C’est presque la journée inutile de la semaine. Personne ne se demande à quand la semaine des 4 mardis, comme on le fait avec le jeudi? Personne n’est particulièrement heureux que ce soit mardi! Les commerçants vont jusqu’à s’inventer des journées cinémas moins chers le mardi pour attirer des gens, car probablement que c’est la journée la plus calme de la semaine. Merci au Festival de jazz de Montréal de lui avoir laissé une journée pour faire sa grosse soirée. Mardi c’est la journée des opportunistes en fait, on s’en sert pour promouvoir des trucs qui en d’autres occasions n’aurait pas eu le même impact. Même mercredi profite du statut de journée moche pour se prendre pour le roi de la montagne, sans mardi mercredi n’aurait pas le statut de milieu.

Mais il semble qu’on pourra ne rien y changer, sinon que notre façon de voir les choses! On devrait faire de mardi une journée toute particulière. Reste à trouver quoi faire!





Mapocri

17 07 2008

J’aime les contractions de mots qui en donnent de nouveau. Un titre simplement pour dire que ma peau crie, réclame des câlins sans cesse à se rendre malade. Comme une plante sans eau, sans lumière, elle se dessèche, elle se meurt. Cela semble ridicule, mais qui n’a pas besoin de cette douceur qui calme l’être et lui fait un bien fou.

Le temps passe et me donne doucement l’envie de revivre. Les dernières semaines furent ma foi plus difficiles que je pensais. Mais le vent souffle pour pousser les nuages du soleil et me ré-énergiser enfin. Par chance il soufflera encore pour remettre en place ces porteurs de pluie qui m’inspire.

Disons que dans un appartement un peu dépouillé, il est difficile de faire son nid, quand la chambre est le seul refuge possible, le seul fait de s’y retrouver seul n’a rien de bien motivant. Mais doucement, je meuble une à une les pièces d’un univers que je fais mien. Tout ceci reste bien matériel et mes pensées souvent s’emmêlent sans raison. Le seul besoin de tendresse se fait sentir, mais je l’étouffe par peur, parce que j’en ai envie, mais que je n’ai envie que de ça pour le moment. Dans un espace de vie où le temps file, parfois on sent simplement cette envie de tendresse sans question, mais de peur de créer des attentes, je me prive de moments doux. Sauf hier, la situation s’y est prêtée et c’était simplement doux, chaleureux, divin sur mon divan.

Est-ce moi qui me pose trop de questions? Je ne sais pas, je ne crois pas. J’essaie de m’exposer cela d’un oeil externe, mais mon coté sensible me dit « Qu’est ce que tu fais là? » simplement parce que je ne sais pas ce que je fais, je laisse allez mes gestes comme mon corps me le demande, sans me poser de question. J’apprécie chaque minute où ma peau prend des degrés supplémentaires, réagissant à une caresse, jusqu’à ce qu’elle surchauffe, quel plaisir intense. Je ne pense pas à après, qu’à pendant et je n’ai pas envie de me poser de questions justement, juste d’accepter le moment, de le savourer pour chacun des centimètres de ma peau qui sont découverts par ses doigts. De rendre ces caresses, car une peau qui caresse est aussi une peau qui en obtient une. J’aurais envie de lèvre, mais je me dis que je pousse un peu, un baiser c’est si personnel, je me contente de caresses.

La raison et l’envie n’auraient pas fait bon ménage.





Le matin : Est-ce la faute d’hier ou de demain?

9 07 2008

Pourquoi y a t’il des matins comme ça, si différents les uns des autres, où même le goût du café prend un goût différent sur la langue? Pourquoi y a t’il des matins où je me lève tout sourire et pourquoi ces temps-ci je me lève si vide de tout sens? Est-ce la faute de ce qui s’est passé hier? Hier au sens large, un hier sans fin qui remonte aussi loin que ma tête peut même plus se rappeler par elle-même? Pourquoi on ne réinitialise pas cette humeur chaque jour, pour au moins avoir la chance d’avoir au moins un sourire au réveil? Faudrait-il encore être capable de plus se rappeler de nos rêves au réveil et cela serait bien moins drôle, car qui n’aime pas se rappeler d’une chaude nuit de sexe même en rêve, ça donne le sourire en coin au matin.

Par chance on peut changer d’humeur durant la journée, les gens sont si différents et remplis de surprise qu’on ne sait pas à quoi s’attendre, mais pourrais-je avoir au moins le plaisir d’un instant de matin, je demande juste la première heure (au moins) où le sourire est inconditionnel, où le café est bon, où tous les tracas ne sont pas encore allumé dans la tête comme la lumière des phares qui va et qui revient. Juste un petit moment de douceur qui fait que la pluie me joue des airs plus doux pour accompagner chacune des gorgées de ce café qui semble meilleur.

Je me couche chaque soir en me disant que peut-être demain, peut-être lui, me fera oublier hier et me lèvera tout sourire accompagné de café. On se couche souvent plein d’espoir que demain sera vraiment plus beau, mais on sait très bien que la vie est remplie de surprises, comme quand on attend Noël, on rêve parfois d’un nouveau vélo, mais on finit par se contenter du cadeau qui nous est donné.

Mais ça, c’est ma vision de ce matin, une perception plutôt noire de mon humeur basée sur ma nuit, sur hier, sur un café pas assez entamé, sur ce que je rêve de demain.