Ce matin je t’ai cherché, dans mes draps pour me coller. J’avais l’impression de tourner en rond dans un grand lit rectangle, ça ne faisait aucun sens. Je sais que tu n’étais pas là, je sais que tu es plus là, j’ai tout de même tenté ma chance. Je ne fais jamais les choses par habitude, je fais les choses parce qu’elle mérite d’être faite. Te chercher ce matin, je me suis dit … des fois que. Le chat couché en boule sur un vieux pyjama qui trainait là, il m’a regardé, j’ai compris, j’ai pleuré. J’ai pleuré pour plein de raison, tel que remplir le vide, l’eau on sait que ça remplit bien n’importe quoi d’assez étanche. J’ai pleuré pour me vider de ma peine, c’était comme des verres communiquant, avec la seule impression que ça ne fonctionnait pas, qu’il en restait toujours un peu, profondément, quelque part, quelque chose qui voulait pas partir, comme rattaché à toi, parce que je t’aime, parce que le vide se replis pendant longtemps. Je t’ai cherché toi longtemps, j’ai toujours un peu cherché en fait, même quand tu étais là, j’ai cherché à me faire aimé, à ne pas me faire oublier. C’est fou de mettre autant de temps dans un projet qui n’en est pas réellement un, dans une histoire qui se finit un jour. J’ai toujours eu de la misère à lire pour cette raison, je n’aime pas les histoires qui terminent, surtout quand je trouve qu’elles sont belles, on aurait envie d’en écrire des pages et des pages encore, pour ne pas que ça se termine, pour que ça chemine au long des chapitres. Je n’ai jamais lu en diagonale, je ne sais pas comment, je ne veux pas savoir comment, j’aime trop ces mots qui me parlent de toi, un peu dans chaque histoire. Il y a des chances que je cherche longtemps comment, pourquoi, quand, les trois mousquetaires d’une réflexion qui fait aucun sens. Je sais quand, je ne sais pas pourquoi ni comment. J’ai l’impression d’avoir tout faite pour pas que ça arrive, j’ai l’impression de n’avoir rien fait pour que ça arrive non plus. Le silence m’horripile, je sais que je dois mettre fin à ma recherche, que ça ne servira à rien, comme du temps de la ruée vers l’or, ce que l’on veut est rarement ce que l’on trouve.
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26 03 2016Commentaires : 3 Comments »
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Le large
9 11 2014J’ai peur que tu m’oublies, j’y ai rêvé mercredi, je te serrais fort dans mes bras et tu glissais doucement entre mes doigts. Tu glissais comme le sable, celui d’un sablier, ou celui de la mer, celui qui glisse doucement sans que je ne puisse rien y faire. Je n’ai jamais cru que le sable serait si cruel, sauf quelques fois oui, dans mes souliers, où il s’était infiltré en douce pour me blesser juste un peu, un petit peu, à chaque pas que je faisais. Il est parfois si doux, si fin, si chaud lorsqu’avec toi j’y marchais en même temps que le soleil glissait dans sa fente pour passer la nuit. Je m’ennuie du sable, du soleil, de toi. J’ai enlevé mes souliers, parce que ça me faisait mal. Je ne croyais pas que tu prendrais le large, si vite, trop vite. Doucement vers la mer je te voir repartir, j’ai le coeur gros et encore tant à te dire. Ces mots qui glissent comme des galets qu’on utilise pour les ricochets, propageant l’écho à la surface de l’eau, tombant dans l’oubli bien avant la nuit. Je suis pétrifié, cherchant où je dois aller, j’ai perdu mon sens, j’ai perdu mon essence, j’ai perdu dans la mer bien plus que mon coeur de pierre.
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Et si tout commençait là
22 04 2014Et si tout commençait maintenant, pas aujourd’hui, mais hier, donc déjà commencé il y a de ça bien des années, mis en suspend, pendant dans le temps, temps d’un silence, d’un respire ou d’une vie, tout simplement vécue dans l’oubli. Si tout naissait comme la mère accouche son enfant, sans rien demandé, de nature exécuter, d’un miracle évoqué, comme ça, sans but, sans gloire, parce que c’est un peu ça la vie. Et si je me compliquais les choses, chaque jour, simplement sur le dos de l’amour, sur le dos de toi, sur le dos de moi. Me créant de vils bonheurs, d’interminables attentes, comme si tout ceci était nécessaire, comme si, investi d’une mission, je mettais mon malheur sur tout ce qui ne vient pas de moi. Comme si les autres étaient responsables de ce que l’on ne décide pas soi-même. Comme si à la base, non décider d’être là, j’étais parti du mauvais pied, attendant que tout se dessine pour moi. À l’aube d’un an qui fait mal, partout, dans le corps et l’esprit, j’investis toujours mon temps dans ce que je crois aimer le plus, m’acharner sur mes mots, mes maux. À ne plus entendre ce qui cri en moi, ce qui dort, ce qui, étouffer par mes silences meurt doucement, comme un vieux qui n’attend que le trépas. Suis-je en si mauvaise posture ou simplement, je reprends conscience de ce qui reste? N’est-il jamais trop tard?
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Lucide et Confusion (une histoire d’automne)
20 11 2012C’est l’histoire de Lucide et Confusion. Une histoire un peu triste, mais remplie de passion. C’est l’histoire d’une double solitude, celle de Lucide, belle et gracieuse au soleil, seule et triste la nuit. Ou celle de Confusion, grand et fort du matin jusqu’au soir, ivre, perdu et noir comme la nuit. Ce fut Crépuscule qui présenta Lucide à Confusion, une histoire un peu étrange, un peu oubliée, où face à la nuit, Confusion voulait déjà oublier. Quand les yeux de Lucide touchèrent ceux de Confusion, ce fut le début d’une fin, comme un jour qu’on laisse derrière, pour entamer ce que l’on pourrait penser un long voyage, mais ce n’était en fait qu’un court manège, comme ceux des parcs d’attractions auxquels on ne fait plus attention. Lucide savait, Confusion sentait, personne n’aurait pu expliquer, ni pourquoi, ni comment cela c’est produit. Lucide faisant refléter les atouts d’une autre, Confusion toujours plus profond dans le regard de Lucide. Confusion ne comprenait pas pourquoi Lucide agissait ainsi, comme de la peur, un faux désintérêt comme celui d’un chien devant un boucher, c’était pour les deux la faim. Confusion bu, entraînant Lucide dans son monde, sans force, naturelle, Lucide se laissa allez. Se laissa allez jusqu’à respirer le matin, fraîcheur d’aube littéraire, où sur la plage les cheveux faux ne font que passé. Confusion dans de beaux draps les a entendu, passer et repasser, la veille si loin et le matin bien trop clair pour ses yeux sombres. Lucide n’était plus, Confusion déambulait dans une maison bien trop vide, bien trop inconnue, mais en même temps si familière. Le temps passait à coup de deux horloges, il fallait rentrer ou revenir. Crépuscule revint enfin, pour venir unir Lucide à Confusion encore. Confusion se perdait bien trop souvent dans les étoiles de Lucide. Les lèvres de cette dernière s’étirant, s’ouvrant à bout portant pour laisser sortir un son, une chanson ou un rire, s’unissant simplement pour embrasser Confusion. Ce fut le bon temps, le temps bon où on ne compte plus ce qui se passe, qu’on se rappelle pour pouvoir le compter aux enfants qu’ils auront, enfants qui ne verront pas le temps non plus, un enfant qu’il nommerait Amour, en cas de grisaille pour se souvenir du temps, du temps où il n’existait pas.
Le temps tournait sans eux, il tournait à s’en rompre l’aiguille dorsale, deux fois plutôt qu’une. Le calendrier n’a pas pu entendre la sonnette qui lui disait de changer de page. Sage, Confusion n’a pas compris, c’était un peu cette dualité qu’il vivait, ne pas comprendre et sentir. Sentir et ne rien comprendre, d’un coup de vie dans la cage thoracique le coeur lui éclata, du jour au lendemain. Quand Confusion voulait comprendre, il questionnait, quand il questionnait, il obtenait des réponses qui n’étaient pas toujours ce à quoi il s’attendait. Lucide, de répondre, les pieds bien au sol comme le font les arbres, ce que Confusion ne voulait pas entendre. Ce dernier de partir, à la hâte sans un mot, sans comprendre, sans tenter d’en savoir plus, déçu, désolé, surtout brisé. Il partit pour sentir le temps qui passait sur sa peau, dans son être tout entier. Il ne se retourna pas, même pas un instant, sinon qu’en pensées, pour savourer ce qu’avait été cette histoire unique. Il rêvait souvent, mais tentait surtout d’endormir les douleurs à coup de vie mal placé, à coup de cidre, de malt, de produit alcoolique, calmant temporairement cette fixation qui était Lucide. Un soir où il levait son dernier verre avant d’allez s’éteindre au lever du jour dans les draps froids, vide et sans lui, car même quand il y était, il n’était pas tout à fait là, ses pieds sur un axe de demi-cercle pivotèrent pour se mettre à dos le bar, mais bien en place, toujours sur ses pieds implanter dans le sol, Lucide s’y trouvait, comme apparue dans la nuit juste avant que Confusion ne s’éteigne. Il n’est pas tord de dire que tous les mots qui existaient sur cette terre n’auraient eu aucune utilité pour le moment qui était en train de se produire. Dans l’univers tout entier n’existait qu’une chose, à ce moment exact, Lucide blottie dans Confusion, cherchant à stopper toutes les horloges de la terre. Un recommencement nouveau, un passé oublié, il n’y avait rien qui importait plus que ce moment, cet instant qui dura… qui dura.
Lucide savait, Confusion se doutait. La fragilité de l’un et les pieds bien ancrés de l’autre s’affrontèrent à nouveau. Les mêmes raisons, un peu plus d’action, un rêve que Lucide avait. Lucide rêvait aussi, peut-être moins que Confusion, en fait personne ne le sait vraiment, mais à cet instant, elle rêvait. Elle rêvait de chevaux, de sable, de Confusion, mais pas assez pour abandonner ce qui existait avant, ce qui existait maintenant, à un pas de se déterrer la racine pour mieux se l’enfouir ailleurs, elle devait aller au bout, on sait jamais ce qu’il y a au bout tant que l’on ne s’y retrouve pas. Confusion comprit Lucide, s’extirpa à nouveau sans attendre, sans tout à fait comprendre, s’éloigna avec tristesse, Lucide derrière lui à nouveau. Le temps n’aidait plus à la chose, il passait, repassait sur le visage de Confusion, n’arrivant pas à assécher les larmes que causaient Lucide. Il s’interrogeait fréquemment sur la nature de ce qui s’était passé. Se demandant si Lucide avait trouvé au loin ce qu’elle cherchait, si le bout était vraiment ce qui s’était s’était montré en rêve. Confusion ne voulait plus, plus de rien autour, plus d’Amour, plus de Lucidité, il avait rencontré des gens pour la faire oublier, dont la belle Insipide et l’autre Folle, avec qui il avait cru qu’il était possible de refaire le monde à coup d’amour, mais ce ne fut que poudre aux yeux. Le temps avait raison de Confusion qui vieillissait, qui comprenait de plus en plus les rouages de ce qu’était le paysage que les gens appelaient la vie. Il devint gestionnaire d’attentes, de ses propres attentes, devenant gris, un gris milieu qui ne goûte que la poussière, se fondant à la masse, ne prenant plus sa place. Le temps avait raison de lui et sans raison il le laissait faire, ne pouvant plus l’arrêter.
Dans un pli ciré d’une lettre bien pliée, Confusion eu la surprise d’une vie, en repensant il considéra que c’était peut-être la troisième, mais le passé venant à la rencontre du présent, était toujours pour lui quelque chose de surprenant. Lucide, dans des mots serrés sur une feuille de papier, donnait des nouvelles. Elle était comme ça elle, elle donnait, son coeur étant si grand que le monde elle aurait pu donner s’il lui avait appartenu. Confusion content et confiant, le temps l’ayant brutalement ramené sur terre eu l’instant d’un moment un vertige. Le papier de Lucide le regardait droit dans les yeux, encore. Lucide racontait, sa vie, son rêve enfoui et rattraper d’un autre coté, comme la vie et de l’inattendu. Elle racontait, les joies d’un mélange quelconque qui avait donné naissance à Trésor, dans lequel elle avait enfoui tout ce qui lui restait de rêves. Lucide n’avait plus cette lumière dans le regard, Confusion, conscient de cette situation lui demanda où elle était passé, pas elle, mais cette lumière qui avait éblouie Confusion à leur première, voir deuxième rencontre. Et les lettres s’échangèrent, de part et d’autre, la question de Confusion restant rempli de silence, Lucide n’était plus aussi ancrée qu’au temps du Tic où elle répondait Tac. Confusion ne comprenant pas les silences de Lucide, reposa encore et encore la question, jusqu’à ce qu’en un instant, rempli de lumière, les coins de la lettre se sont ouverts pour laisser place à Lucide, maintenant un peu plus timide, mais toujours là bien cachée. D’histoire en histoire, l’histoire c’est tissé, de mots dans les lettres rien n’était oublié. C’était encore l’automne, pour la troisième fois, quant au pris avec une pinte de bière Confusion s’accrocha à Lucide. Les mêmes yeux, vivants, limpides, jamais oubliés venaient le regarder. Elle savait où le trouver, chaque fois comme une nouvelle, une surprise, il était là. Ils n’étaient pas les deux seuls à être là, il y avait aussi l’histoire, le temps, le passé, les souvenirs, mais surtout la déception. La déception de part et d’autre, pour la même raison, mais expliquée différemment, reprochée d’une autre façon, blessante, inutile. C’est la faute du temps je vous le jure, s’il n’était passé au même moment, personne ne serait parti. Il fini toujours par passer et on ne sait pas trop pourquoi, c’est toujours Confusion qui quitte la scène du crime.
Personne n’a eu ce qu’il voulait dans cette histoire, soit par abandon ou par remplacement. Aujourd’hui c’est toujours pareil, Confusion c’est fait une raison, Lucide ne sait plus. Le temps a été brutal avec eux. Ils ont été brutaux, l’un avec l’autre, s’acharnant sur leurs rêves à chacun, croyant que tout ça existait dans le format dont il rêvait. Il n’en était rien, rien dans la forme, mais tout dans le contenu. Deux êtres merveilleux, magiques, qui s’aimaient et s’aiment encore aujourd’hui, dans l’ombre, ils plient des lettres, remplies de mots, simplement pour cesser d’être gris, simplement pour que la vie goûte encore ce premier soir où Lucide se perdit dans Confusion.
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Seul
16 11 2012J’ai peur d’être seul, j’en ai perdu l’équilibre sur un terrain fragile. Je suis passé d’un extrême à l’autre, voir si ce qui goûtait le mieux, j’en suis arrivé à ne pas savoir, à figer sur place, à n’être que transparent, le plus possible, que l’on voit à travers moi, comme l’eau, avec ce goût insipide. On sait que le goût, c’est une chose qui se discute, d’autres sont plus catégoriques, mais d’une bouche à l’autre rien a le même goût. Je me souviens encore de la tienne… D’un extrême je suis passé, à butiner toutes les fleurs, de l’autre, rester terrer dans ma torpeur. Je me suis donné le rôle de l’ermite qui dans le noir se raconte des histoires, c’est toujours comme ça quand je ferme les yeux, mais quand je les ouvre, je suis toujours là, à vouloir exploser mon air stoïque à vouloir vivre simplement parce que c’est mieux. Mieux que qui? Mieux que tout ça qui ne bouge pas, qui ne bouge plus depuis les années où je m’enflammais d’un sourire, où je me réfugiais en larme consoler par un oreiller pour enfin me retrouver dans les bras d’une autre, chaque fois, relation plus malsaine et aucunement en contrôle de mes sentiments. Quand on les contrôle les sentiments, ils se poussent, ils ne restent pas là, à attendre un ordre, ils vont voir ailleurs si je n’y suis pas. Je suis conscient du danger, je n’ai plus envie d’avoir peur, de la vie, la vraie, celle qui caresse ma joue d’une main pour me poignarder le coeur de l’autre. Un moment, tout petit, encore un instant, juste une minute, embrasse-moi avant de fuir encore une fois, chaque fois pour recommencer ce même manège qui est parti d’un seul et unique point… j’ai peur d’être seul.
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Ce matin…
9 10 2012C’est mon tour maintenant de me réveiller, de te voir dormir sur le ventre, de te caresser le dos, descendre sur tes fesses, tes cuisses… Glisser ma mains doucement entre tes cuisses, sentir la chaleur qui provient de tout ton corps, me coller à toi pour que tu sentes le plaisir que j’ai à te regarder, te toucher…
Te sentir t’ouvrir à mes caresses, lentement, comme ma main sur ton sexe qui commence à me laisser savoir qu’il apprécie ce que je lui fais. Mes doigts qui glissent doucement et fermement sur ton clitoris, un doigt qui s’insère en toi, pour te sentir encore plus chaude, excitée, excitante…
Mon bassin qui se frotte a toi, je suis excité par toi, je n’en peux plus, je me lève doucement, je me mets entre tes jambes, mets mon pénis contre ton sexe, me couche sur ton dos pour te sentir, ta chaleur et ton plaisir en même temps. Prendre le temps de t’embrasser, embrasser ton cou. Je glisse mon pénis contre ton sexe, dur d’envie de toi. Ton sexe humide ne m’invite qu’à m’insérer et je ne peux rien lui refuser. Naturellement, le bout entre doucement, facilement, tes fesses se soulève un peu pour s’assurer que je ne te quitte pas, que je m’insère bien profondément en toi, toujours collé à ta peau je m’enfonce, profondément, prennant le temps de bien te sentir, chaque millimètre de ton sexe qui accepte le miens. Quand je suis bien au fond de toi, je ne bouge plus, pour sentir le plaisir de nos corps qui ne font qu’un. Avant de me retirer complètement, et de sentir les mouvements de ton bassin qui m’invite à revenir, ce que je fais bien sûr, avec un peu plus d’énergie, car j’ai faim de toi, je ne veux pas que ça arrête, je m’enfonce encore en toi, et encore, toujours aussi profondément, toujours plus rapidement, t’embrassant, nos bouches se cherchent, se veulent. Puis, je te colle au lit, te retenant les bras, te maîtriser, te sentir à ma merci, pendant que je te pénètre encore et encore. Il fait chaud et le plaisir ne fait qu’augmenté, ne fait que nous rapprocher de se plaisir extrême, qui il vient, je laisse tes bras pour me recoller à toi, trouver ta bouche et me laisser venir profondément en toi, sentir ton tremblement, ton plaisir.
Satisfaits, nos corps roulent sur le côté, pour apprécier la fraîcheur du matin et se rendormir en paix.
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Dans le temps
5 08 2012On donne une symbolique vraiment à ce que l’on veut. Brel chante le temps, je me rends compte que mes premiers articles datent de juillet 2008. Et le temps qui passe me glisse entre les doigts, les mêmes manques, mais certains résorbés par les décisions que j’ai posé. On ne contrôle pas, mais on peut tout de même choisir où on a mal. Probablement que la voix de mon père a résonné dans mes oreilles, longtemps, je me souviens, pleurant sur mon lit à un retour du travail, me disant… « Si tu ne l’aimes pas ta job, trouves-en une autre! » si simple, si difficile en vieillissant, on s’empile des responsabilités et des engagements dépourvus de sens qui nous lient faussement à des emplois qui nous rendent la vie pénible. Maintenant mon travail ne me gâte plus l’esprit. Quatre ans sont passés depuis la naissance de Scarecrow… pseudonyme que je me suis attribué sans oublier qui j’étais. Je ne fais pas encore partie de la balade des blogues morts, je m’agrippe solidement simplement parce que sans les mots je ne suis plus. Des projets plein la tête, j’attends toujours ma muse, peut-être un autre faux espoir sur une vie remplie d’illusions, de rêves et d’expériences. Peut-être me suis-je trompé en cour de route, peut-être devrais-je jeter mon être dans ce qui m’a toujours suivi, poursuivit, mes idées, mes rêves et mes écrits.
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L’aube
4 02 2012C’est à l’aube de nulle part que je pars, seul sans le sou. Si rien n’avait changé, que demain n’était pas différent d’hier, mais que je ne touche toujours pas à aujourd’hui. Les heures ne sont plus lourdes et je suis bien. Les heures où tu pars ne sont qu’éternelles, car chaque heure, chaque minute, chaque tic est interminable. Mais le temps n’est pas long, le temps n’est rien. Je te raconterais bien, mais je n’ai plus de temps. Je ne laisse derrière moi qu’une poignée de souvenirs qui ne vont jamais mourir. J’ai appris tout ce que je voulais, je te connais par coeur. J’ai tendance à croire que demain changera, je m’en charge. J’ai envie de changement, de mouvement, de toi. J’ai envie de mots, d’actions, de sang-froid. Je me suis poussé en bas de l’escalier, je ne me suis même pas abîmé. Seul un genre de colère subsiste, un genre de rage, dû au supplice. Tu te souviens ces yeux croisés, dans le hasard et la fumée, sous lesquels tu voulais tant te défiler. Et bien ces yeux-là n’existent plus, sec ils sont tombés dans la neige et en les cherchant, je les ai réduits dans une flaque gluante et je suis rentré. Même aveugle la musique a cet effet de me faire voir les plus belles choses, ou du moins d’imaginer quelles existes.
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Ton absence
4 02 2012Tu existes. Si je ne le savais pas, la vie serait parfois plus simple, mais maintenant je le sais, tu existes. Tu es là, quelque part, et je n’ai droit qu’à des mots ici et là qui me rappellent que tu es bien là. Chaque jour des pensées s’envolent à ton égard, sans que je comprenne comment, ni pourquoi, mais tu restes là. Si je ne savais pas, si je ne m’étais jamais arrêté à scruter ce que tu es, d’abord au loin, mais pas très longtemps, car tu t’es approchée, tu étais près, beaucoup trop près pour ne pas sentir ton existence. Comme un rêve récurant tu t’es ajouté à ma vie, doucement, comme s’installe la chaleur au printemps. Je ne comprends pas pourquoi ton existence a tué bêtement mon indifférence, dès le premier soir où tes yeux se sont reposés dans les miens, un instant simple qui m’a fait du bien. Aujourd’hui, je suis là, à te chercher du regard, à ne t’avoir qu’en pensée, à ne jamais te retrouver. Tu retiens sans cesse ce qui te parle aussi, sans le comprendre et c’est ainsi que jour après jour, il se ressemble tous, je scrute l’horizon dans l’espoir de toi. Cette planète non découverte où je foulerais le sol pour l’éternité, simplement pour découvrir qui tu es. Me laisserais-tu te raconter tout ce que j’ai et m’étendre sur ta surface et y faire fondre cette glace? Ton vent caressera-t’il mes cheveux les matins frais où rêvassant de toi tu me signifiais par ce geste que tu étais encore là? Tu seras toujours là, car je sais que tu existes, mais tu sais ce que je trouve le plus difficile dans tout ça?
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Matin et tanin
22 08 2010Une fumée blanche sur ma tête s’abat pour que je reste au lit. La fraîcheur d’un matin gris ne me rend pas aigri. Entre le trait sonore d’une voix aiguë et celui des oiseaux dans la rue, je reste là d’un sourire satisfait. La solitude ne m’accable pas, car ce matin je pense à toi. Entre ma bouche et mes yeux démarre une discussion qui ne fait qu’allez dans la même direction. De concert, ils sont d’accord, comme si la soirée faisant place à la nuit n’avait pas rempli cette envie d’être encore là, ici, là près de toi. Je n’avais pas assez d’yeux pour savourer ton visage, pas assez de temps pour immortaliser ton image. Le temps se joue de moi, encore une fois, sans même tenir compte de ce que moi je veux, il continue sa route, me laissant seul. Seul, mais avec cette seule envie de remettre ça aujourd’hui, comme hier et demain encore. Même si mes lèvres souvent noircies par le vin, ses tanins, ont eu bien avant l’impact envie de noircir les tiennes, il fallait qu’elles se retiennent. La soirée a filé, chaque minute entre mes doigts a glissé, je n’ai pu que retenir, ce que l’on appellera des souvenirs. Ce matin, enfin, la tête et le coeur dans les tanins, je me retiens, la musique comme ennemi, j’attendrai encore quelques minutes, voir une vie pour te signaler cette envie de faire de demain ce qui était hier.
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