En fin

27 06 2010

C’est comme une odeur de fin, un silence de mort qui en résulte mon sort. Tous ses mots trop souvent récités, comme un couteau dans mon dos planté, comme le projectionniste sur son écran lancé. Et le vent tourne enfin, ses paroles, ses je t’aime évaporer comme la pluie l’été. Je reste seul maintenant devant ce tableau qu’elle a dépeint. Le temps passera encore une fois, le temps d’oublier ce qu’elle a été pour moi. De son sourire je rêverai sans cesse, son odeur hantera encore mon atmosphère, les draps qu’elle remplissait avec moi. Maintenant qu’elle sait ce qu’elle veut, le fait qu’elle l’ait toujours su me trouble un peu. Combien de vérité déposée à la volée sur l’oreiller. Je me suis, une histoire inventée puis je me suis trompé. Mon coeur rempli de passion n’a pas su se protéger de la réalité et doucement je sombre dans une triste réalité. Le temps passera, jamais je ne pourrai lui en vouloir, quoi qu’elle puisse croire.

C’était un vieux message brouillon. Le temps n’a rien fait pour me protéger, peut-être parce qu’il n’existe pas vraiment. La seule personne qui aurait pu me protéger c’est moi-même. Mais le regret n’est pas un sentiment que j’adopte, je laisse derrière moi le noir souvenir de l’avoir vu venir et garde celui d’avoir vécu une passion plus forte que moi. Aujourd’hui, mon coeur n’a plus envie de se poser des questions sur mes différentes passions, il n’a qu’envie d’être, de renaître, ailleurs, mieux, bien. Certaines histoires durent, certaines histoires meurent, l’important c’est que l’histoire existe, en vrai, en rêve, quelque part dans notre tête.





Mots divins

12 04 2010

Je pense à toi
Je m’ennuie de toi
J’aimerais bien te voir
Je souris quand je pense à toi
J’oublie le temps quand tu es là
Le soleil me fait sourire parce qu’il te fait sourire
Je cherche ton odeur, dans les fleurs, dans les fruits
Quand je ferme les yeux, je cherche tes lèvres, quand je les ouvre, je cherche tes yeux
Ma solitude est accompagnée de pensées de toi, comme ça plus jamais je ne suis seul sans toi
La tête dans tes rêves, je rêve de voir ce à quoi tu rêves, éveillée j’ai envie de te partager ma vie
Quand mon coeur de déchire doucement, je tente de m’accrocher à ces doux moments très longtemps
Si l’idée de demain m’effraie, je me dis simplement que j’ai au moins vécu ce que tu m’as permis un peu dans ta vie
Lorsque ma tête se remplit de musique, c’est de ton odeur que je me souviens, de tes yeux, de toi
Je veux m’accrocher le plus longtemps à ce moment, ces moments où tu te trouvais là
Mes rêves de toi deviennent plus fréquents que la réalité, où es-tu?
Je m’isole pour être plus prêt de toi, plus près de moi
J’ai peur que ce qui brûle en moi me consume
J’ai peur de perdre ce qui brûle en moi
À tout moment, je pense à toi
J’aime ce que tu es
Je t’aime





Deux cent

9 01 2010

Tant de mots, tant de mémos pour simplement dire ce que je ressens. J’exploite à tout vent dans de courts textes mes sentiments. Deux cents textes pour simplement expliquer, jeter sur papier les mots dans ma tête. Des mots maintenant pour toi parce que tu combles ce temps, cet espace et que je t’aime vraiment. Un deux centième texte, dédié à ce que je ressens, dédié à ce que je ressens pour toi. Et le temps qui passe, j’apprécie sans cesse les moments où tu es présente. Et le temps passe et j’apprécie les moments où seules mes pensées t’accompagnent. Une pensée, un rêve, une passion toujours présente quand ton image reste et m’enchante. Ces deux cents mots sont pour toi, parce que tu es de plus beau, pour ce que tu es de plus vrai. Parce que tu m’apportes une vue sur la vie que je ne connais pas, parce que tu partages avec moi ce que tu as de plus grand. Et le temps, et le temps, tout se met en mouvement, mais mes yeux restent accrochés à ton sourire, juste avant de dormir. Tous les mots de la terre ne pourraient expliquer comment je peux t’aimer.  Je t’aime!

C’était le 200e texte que j’ai écrit ici, il s’est endormi dans des brouillons une nuit et ne s’est réveillé que ce matin… déclassé, mais toujours vivant.





Ta peau

9 01 2010

Quand s’évanouit cette nuit noire me revient cet espoir de te retrouver au matin, douce, endormie et dans un sommeil certain. Ta peau qui m’interpelle et cette envie de lui répondre dans un langage qui nous est secret. Ton sommeil si paisible et ces rêves que tu parcours coupent mon geste simplement pour te laisser de cette fin de nuit profiter. Le temps passe et je t’observe, ta peau de satin qui m’ensorcèle et mes mains ne tiennent plus en place. Doucement, un doigt glisse le long de ton dos dénudé, de ton cou à tes reins, que je redécouvre chaque fois. Ton mouvement démontre le contentement que tu apprécies ce moment. Je me colle à toi, amant secret et aimant discret. Le temps s’arrête en fin, j’ai réussi un tour de force, est-ce ta faute? La nudité de nos corps dans la lueur du matin m’émerveille sans fin. Ma peau découvre tes courbes, ton corps ta peau encore un peu. J’aimerais tenir ce moment, m’y rester fixer dans le temps. À ton réveil je partage tout, ton corps, ta tête, tant de discussion qui m’apporte ce bien-être de partager avec celle que je peux aimer. Le temps je l’arrête comme bon il me semble, je le laisse passé quand nous ne sommes pas ensemble. Cet amour qui n’a rien ne ressemble, il sera toujours en moi présent où en souvenir, quand je te vois partir je ne peux qui croire.

Texte sorti droit des boules à mites.





Le pied dans l’hiver

5 12 2009

J’ai sorti le nez de la couverture, il faisait froid, j’étais seul, trop seul pour ces matins où la chaleur est le véritable réconfort. J’ai perdu le sommeil, un jour ou deux, je ne m’en souviens plus, de fatigue je suis affecté et je ne trouve même pas l’énergie de m’endormir. J’ai tourné plusieurs fois sur moi même, dans les draps, simplement pour savoir dans quelle position je trouverais le sommeil. J’ai fermé les yeux, je les ai ouverts, j’ai tenté d’écouter le silence, la musique n’était pas plus réconfortante. J’ai mis le pied dans l’hiver trop vite. D’un vent glacial qui touche mon visage et me fige l’esprit. Je n’étais pas habillé, du moins pas assez. J’avais hâte de marcher dans la neige, de laisser mes pas derrière moi, avant tout le monde, mais je suis sorti avant la neige. Il n’y avait que moi, le froid, les arbres sans feuilles et cette odeur dans l’air qui n’appartient qu’à l’hiver. J’ai décidé après un moment de rentrer chez moi, ou il fait plus chaud, ou sous une couverture je lirais ton histoire et d’autre, pour passer le temps, pour laisser mes yeux se chargés de mots, s’alourdir, se fermer, pour enfin m’endormir.





Sent toi

28 11 2009

Sans toi, sous mes draps, je te cherche, mais tu n’y es pas. Dans mes draps douillets, remplis de duvet d’oie, tu n’y es pas. Ton odeur y est par contre imprégnée, jusqu’au creux de mon oreiller. Ça sent toi. Doucement, je ferme les yeux et ton image m’apparaît comme un doux rêve. Où es-tu si loin de moi? Ce sentiment d’avoir envie de faire mille lieux simplement pour te retrouver, t’embrasser et dans mes bras te serrer. J’ai si hâte à ce moment où je te retrouverai enfin, où contre moi je te garderai sans fin. Où tes yeux croiseront les miens, encore, comme au premier jour. Où les mots perdaient leur sens, nous laissant cette douce innocence d’être simplement confortables dans les yeux de l’autre. Comme si longtemps j’avais cherché ce regard où je me suis réfugié. J’ouvre les yeux, tu n’y es pas, pas vraiment là, mais quand même avec moi. Mes pensées t’accompagnent, te cherchent, te retrouvent encore et encore. Je m’ennuie de toi, de tes yeux, de ton corps, encore et encore. Ce lit qui ne te contient pas me repousse enfin. Son confort n’est rien quand tu ne t’y trouves pas. Des mots blancs sur un tableau noir me rappellent la douceur de ta voix. Le téléphone me la fait entendre. Tout sourire ma journée peut se poursuivre, demain je te retrouverai enfin. Les vêtements laissés empiler dégagent cette odeur de toi, je les serre contre moi, mais tu n’y es pas. Sans toi mes pensées ne font que vagabondées, entre le futur et le passé. J’ai hâte que ce futur soit présent et que sans toi deviens sent toi.





Son amour est mort

2 11 2009

Je marche dans la rue, la tête remplie de musique, je ne pense qu’à toi. Je marche dans la rue et mon regard se prend soudain devant cette femme qui marche avec une poussette. Son amour est mort, je la connais. Son amour est mort trop vite, un soir où il rentait, un soir où pressé d’aller la retrouver il s’est fait frapper par le destin, par cette voiture qui roulait trop vite dans cette rue trop noire. Elle me sourit, un sourire franc, elle me reconnaît. Sa marche vers où je ne sais l’entraînait. Elle poussait devant elle, non pas des cris, mais son fils, leur fils qui ne connaîtra jamais son père. Ne le connaîtra pas, car mort trop vite, il n’a même pas pu assister à sa naissance. Elle sourit paisiblement, comme d’un amour naissant, comme l’amour de cette mère pour cet enfant, celui qui à jamais représentera celui qu’elle a aimé. Trop vite elle a connue la tristesse de perdre celui qu’elle aimait. Trop tôt, elle a dû se mettre à faire un deuil qui laissera sa trace à jamais. Et le temps passe, les yeux de son fils lui rappelleront à jamais ce père, ce mari, cet homme qui était le sien. On perd tous un jour un amour, cet amour qui restera graver à jamais en nous. On perd toujours trop rapidement cet amour qui souvent naissant se fait avorter contre notre volonté. Le temps passe, mais ne nous fera jamais oublié ces sentiments puissants qui donnent à la vie cette sensation que l’on existe vraiment. Cette sensation que son amour qui est mort vivra à jamais.





Se nourrir

2 11 2009

Couché dans son lit, je lui prépare un repas. Ce repas qui guérit le coeur, un mélange d’Oméga et de 3. Il semble que c’est bon pour le coeur, le coeur physique, mais aussi le coeur cérébral. Il sera plus facile de passer au passé. Il sera plus facile d’oublier, d’accepter, de passer à demain. Calme il regarde le plafond, il cherche un point de fuite, un point où se réfugier. J’écris ses histoires quand il ne va pas, j’écris ses histoires quand il souffre, car c’est le seul moyen que j’ai de lui laissé exprimer cette partie de lui qui crie. Dans l’obscurité, ses larmes sècheront avec ses pensées qui se volatiliseront. D’un weekend encore frais dans sa mémoire, nous devons tout deux reprendre la route que nous avons choisie, parce que le temps, parce que le vent c’est levé et à signer de sa violence la fin d’un repos bien mérité. Des mots pour lui ont plu, ayant pour effet que de l’enchainer un peu plus, lui donnant que de la difficulté de passé à autre chose, de passé sa route, de continuer. Nous comprenons ce qu’il se passe et c’est pour cela que la douleur semble plus facile à passé. L’impuissance devant une situation impliquant deux êtres sensibles ne peut que sembler illogique, mais ne peut qu’être présente. Demain sera doux, demain sera encore une fois une route pour une quête que l’on croyait terminée. Cette histoire sans fin, cette histoire sans faim me rend affamé me donne envie de mordre une fois de plus dans la vie, dans ma vie. Goliath regarde à ses côtés dans ce lit déserté, il sourit des souvenirs imprégnés et laissés sur cet oreiller. Il décide enfin de se lever, avale ce que je lui ai apporté. Il est prêt à reprendre la route, sans aucun doute, il assume une fois de plus que la vie lui a donné une fois de plus cette leçon de vie qui lui servira sur le chemin qui le mènera vers où il veut se trouver. Triste ses pas deviendront une quête vers le bonheur. Tristesse qui se dissipera doucement avec le temps. Il ne peut garder en tête que le bon, car c’est ainsi que le bonheur se crée. Le temps fait qu’un sentiment se transforme en espoir que tout est possible. Le temps ne fait que balayer ce que l’on trouvait horrible. Nous ne pouvons rien sur cette situation, car l’authenticité de ce que je suis n’a fait que transparaitre dans chacune des actions posées. Demain sera un jour ensoleillé où la marche sera longue et où les décisions ne seront qu’assumées. Je me nourrirai de la vie, car la route est maintenant tracée, car je suis prêt à l’assumer.





T’es toi…

30 10 2009

Je lui ai demandé de se taire. Je lui ai demandé de le faire plusieurs fois, mais il en était incapable. Incapable parce que cette rage de dire, d’exprimer ce que son coeur voulait explorer, exploser. Tais-toi que je lui ai dit, tu es toi, tu ne peux pas être celui que tu n’es pas. Terré dans un coin il me regardait, m’interrogeait du regard à savoir pourquoi j’étais ainsi à son égard. Pourquoi voulais-je le protéger, l’encager dans une solitude dont il ne voulait pas une habitude? Le tenir loin de douleur que je ressentais avec lui chaque fois qu’il se retrouvait dans cette même situation où l’amour comme de raison avait sur lui cette tendre passion qui l’obsédait sans cesse. Tu n’y peux rien, que je lui ai aussi confié, tu n’as de pouvoir que d’un côté, tu dois cesser d’être égoïste ou commencer à l’être vraiment. Pense à toi, pense à demain, car aujourd’hui n’est qu’un moment futile qui passera de façon non facile. Je l’ai par la suite bâillonné, être d’instinct il est incapable de m’écouter, de comprendre qu’une telle situation ne mène pas à ce qu’il souhaite nécessairement, mais souvent d’être triste de voir que ce que je lui avais dit était vrai. La douleur de la réalité, d’être à nouveau blessé, cette petite bête n’est pas si bête, mais a surtout le goût de vivre, le goût de laisser allez le temps rempli de sentiments. Ce pauvre Goliath, je l’ai maintenant bâillonné, dans un coin il s’est mis à pleurer et j’ai dû plusieurs fois changer son bâillon imbibé pour ne pas qu’il puisse se noyer. Son regard a finalement changé, il s’est rempli de ce qu’il avait compris, il s’est rempli d’une sorte d’acceptation dont il ne peut pas changer la situation. Même si telle est son envie, il préfère encore plus la vie, sa vie. Dans l’autre coin, il regarde son armure, celle que je lui avais fabriquée simplement pour le protéger. Je vois dans ses yeux qu’il ne peut plus la supporter, c’est pourquoi je lui en ai débarrassé. Il a compris, qu’enfin on doit vivre ensemble, moi David, lui Goliath, nous ne pouvons nous séparer, nous devons unir nos forces, nous laisser chacun sa place pour vivre vraiment ce qui se présente devant. Ne plus regarder derrière, car derrière nous a appris les leçons de vie qui nous serviraient pour le reste de nos jours. Le temps fuie et nous entraîne tous deux vers un point qu’il nous dépend de choisir. Le choix nous avons d’être celui que nous sommes, d’être moi, car je suis ce que j’ai envie, passionné et sensible. Pour les blessures, les coups d’épée, il me faudra du temps pour les cicatriser et poursuivre ma route, avec encore des embûches sans doute, mais vers où je veux allez, sans derrière regarder. Pleure mon ami et lève toi pour marcher avec moi, laisse-toi être un avec moi. Laisse-toi être nous, laisse-moi être toi, car tu es toi!





When the moon cry

19 07 2009

J’ai demandé à la lune de calmer les marées. J’ai été pris d’infortune car elle ne m’a pas écouté. Et le vent pris en tempête dans mes cheveux dépeignés, m’a rappelé d’où je venais, d’où je venais de tomber. Pris à mon jeu je me suis essoufflé, pris dans un voile qui m’a encore aveuglé. Et doucement je ferme les yeux pour voir demain arrivé car plus le temps tourne plus je suis maitre de mes pensés. La douceur du silence, la douleur si intense me fait prendre conscience qu’enfin, sans fin je recommence à chanter ce refrain. Ce refrain qui d’un même air me rappelle encore hier, un hier trop gris trop froid, un hier sans moi. Quand la lune c’est mise à pleurer, tristement je l’ai imitée. Comme une main sur mon épaule sa lumière à jouer son rôle. Le temps passe et vite je m’aperçois, le temps passe et vite il me reçoit, comme un enfant, un retour à l’innocence, j’aime à la vie faire confiance. Confiance qu’un matin où la fraicheur d’une autre endormie, je renaitrai à nouveau dans les bras doux d’une amie qui doucement me bercera et cette souffrance s’estompera. Quand ce matin fragile, d’un doux rayon, me tirera de mon sommeil et où seul j’apprécierai l’odeur de la brise qui caresse ma joue, enfin je comprendrai ce que c’est d’être aimer. L’innocence fragile qui encore me protège de ce moment que je croyais futile. Donne-moi encore ce fragment d’espoir, laisse-moi au moins y croire, un instant où à la moitié de ma vie je suis si seul ici. Comme par besoin masochiste de lacérer mon coeur blessé, mon être entier crie sans raison, pour expulser hors de moi des pensés envenimés. Naitre et être, les conditions pour vivre heureux, libre je choisis de m’accrocher au monde qui m’inspire pour écrire. Je suis, être sensible, fragile, au porte d’un matin qui saura m’accueillir enfin. À moi de franchir le seuil, à moi de laisser de coté tout deuil et avancer, d’un pas franc et décidé, vers enfin la paix d’un monde où les questions ne se poseront plus, où les mots déferleront comme les vagues sur les rochers que par la lune éclairée. Quand la lune pleure, écoute sa musique jusqu’au matin, laisse derrière le chagrin et crois encore que tout est possible.