Je ne suis pas allé. Je ne me suis jamais rendu, du moins pas pour le moment. L’idée qu’on se fait entre le chemin à faire pour une destination et le temps qu’il en prend pour s’y rendre est bien différente, j’ai décidé d’attendre, un brin, un moment, un instant. Je n’ai pas baissé les bras, je les ai simplement détendus un peu. Histoire de me reposer. Changer de vie, de carrière, se rendre ailleurs, ça prend de l’énergie, surtout dans l’imprévu. Vouloir y aller trop vite, sans prendre de raccourcis pour autant, découvrir en cours de route que le chemin n’est pas ce que l’on pensait qu’il serait. C’est le printemps, le temps du changement, l’arbre vieillissant se fragilise sous le poids de la neige. Du moins, il y croit. On vieillit, rien ne change, il prend seulement de l’expérience, une prise de conscience, un moment de trop pour penser et s’en rendre compte qu’avec le temps on est simplement plus peureux dans une même situation. On devient tropophobe dans un monde ou tout va à une vitessse qui prend plus de s qu’il en est nécessaire. On attend, on espère, on manque notre coup. Où sont mes couilles d’il y a trente ans? Celle qui me servait à sortir la machine à écrire de ma mère pour clamer mon mécontentement à de grandes entreprises. Le temps nous transforme-t-il vraiment d’acteur en spectateur? Est-ce moi qui mets sur le dos du temps tout le fardeau des décisions que je ne prends pas? De l’action qui ne se passe pas. Quand j’ai laissé la peur avoir le dessus, elle qui main dans la main avec la colère me propulsait en avant, dans le changement, dans l’évolution de qui j’étais? Se rendre compte, c’est déjà le début de quelque chose non?
Se rendre
27 03 2023Commentaires : 1 Comment »
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Attendre
16 03 2023Attendre le bus, le métro, la première rencontre d’une journée. Attendre le diner, son retour, la fin de cette journée. Attendre le métro, attendre le bus, attendre pour rentrer. Attendre sa douce pour souper, attendre pour souper avec sa douce. Attendre le livreur. Attente peut-être trop haute sur le goût du repas vu que l’on a attendu beaucoup trop longtemps. Attendre que l’émission commence, en choisir une autre. Attendre d’aller dormir, attendre son tour pour la douche et attendre de s’endormir.
Attendre son amour, attendre un enfant, attendre un appel qui ne viendra peut-être pas. Descendre ses attentes, mais continuer à le faire quand même. Attendre. Attendre de vivre parce que maintenant on travaille, on élève, on apprend, on s’occupe, on ramasse, on refait, on bâtit quelque chose, pour quelqu’un, pour nous, pour soi. Attendre des autres qu’ils lisent nos pensées, rester déçu. Ne pas attendre de leur communiquer notre déception.
Attendre que tout soit parfait, le timing, la femme, le boulot, le texte que j’écris, que je réécris pour la centième fois, qui fini pas ne plus être ce premier texte qui m’avait poussé à écrire, inspirer. Le revoir cent fois pour être certain que vous aimez ça. Attendre encore et encore de le publier.
Ne vous attendez pas à le lire, je l’ai effacé. En fait, je suis en attente de vider la corbeille. Expirer. Simplement parce qu’il n’y a rien de plus vrai que l’instant. Ce moment où s’ouvrent nos yeux pour la première fois, devant notre mère, notre soeur, notre première copine, nos premiers amis, notre premier emploi, l’amour d’une vie, nos enfants, une nouvelle destination, que l’on visite pour la troisième fois. Voir chaque fois, pour la première fois. S’émerveiller de chaque instant. S’éblouir encore et encore. Cesser d’attendre. Regarder. Aimer. Inspirer!
Ne jamais attendre sa mort.
Mourir.
Expirer.
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Phénix
13 02 2023J’ai commencé à mourir quand je suis né, je me suis dit que c’était la meilleure façon de ne pas procrastiner. Je suis mort bien des fois depuis. Sans comprendre toujours pourquoi ces petites parties de moi me quittait doucement. Amour, d’un jour, d’une vie. Voir son amour, sa grand mère ou son père mourir me causait à chaque fois ces petites morts desquelles je me relevais souvent, tout le temps. Imbibé de ce que tout ça m’avait laissé comme marque, apprentissage, m’aidait à être ce que je suis.
Aujourd’hui, plus mort que jamais. STOP. Je suis partagé entre un bonheur que je croyais impossible et cette incapacité de bouger. STOP. Ma tête a lancé un signal au reste de mon être. STOP. Tout a arrêté d’un coup. STOP. Brusque comme un télégramme. STOP. En fait ce n’est pas une mort, mais une pause. STOP. Une pause. STOP. Une pause. STOP. Je n’étais pas bien. STOP. Je ne suis pas bien. STOP. Je m’excuse à ma douce. STOP. Elle me dit de cesser. STOP. J’aime ma douce. NONSTOP. Ma capacité à prendre des décisions m’a quitté. STOP. Mon sommeil m’a quitté. STOP. Mon docteur m’a mis en arrêt. STOP. Les pilules ont parlé avec mon insomnie. STOP. Mes idées ne font que tourner. STOP. Se bousculent. STOP. Je suis fatigué. STOP. Je ne trouve pas de solution. STOP. Je sais simplement que je ne veux pas que ça s’arrête. STOP. Je dois laisser le temps coulé. STOP. Le temps guérit tout. STOP. Le passé me l’a démontré. STOP. Je devrais renaitre quelque part au printemps. STOP. Comme la nature suit son cours. STOP et FIN.
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Pour moi
20 09 2020Briser mon cœur, j’ai brisé mon cœur mainte et mainte fois simplement par amour pour moi. L’idée que je m’en faisais, l’idée simplement de l’amour m’enivrait, aveugler par le fait que tout ça n’était pas vraiment vrai. J’ai baissé les bras, la tête haute, simplement par amour pour moi. Je me suis fermé, je me suis enfermé, comme le coffre d’une banque, le cœur trop fragile. L’idée d’être, demain dans un futur proche, dans un avenir qui m’était impossible aujourd’hui, hier en fait, mais aussi impossible demain. Diseur de bonne aventure, je lisais leur avenir, pas le mien. Je me suis immunisé, « equalizer » sur une fréquence que même moi je ne pouvais plus ressentir. Cassé, déçu, désabusé, désamusé, je me suis perdu sans même savoir pourquoi.
Guéri par une sorcière du sommeil éveillé pour ne plus me rappeler ce que c’était d’aimer. Elle m’a, en fait, brisée encore plus que je ne l’étais et le temps pour guérir ne fut que trop long. Je suis un persévérant, un battant et je guéris avec un peu de temps parfois plus que je ne le souhaiterais.
Pour moi, j’ai décidé d’arrêter de me protéger, de cesser de m’en faire, sans jamais arrêter de m’écouter. La douceur est arrivée, la douceur m’a complètement enveloppé, enfin, irréelle, bien présente. Parce que c’était comme pour elle, mais pour moi, le synchronisme enfin parfait, le temps se suspendant à nos lèvres laissant peu de mots pour se dire : je t’aime.
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Qui a tué les spaghettis
24 06 2019J’étais là autour de la table à attendre de me faire servir, c’était la première fois que ça m’arrivait, c’est moi qui cuisine normalement. Pas parce qu’elle ne veut pas, mais parce que j’aime ça, ce n’est pas vraiment important c’est chose là, du qui fait quoi et quand, c’est plus important de comprendre pourquoi ça se passe ainsi, sans brimer la vie de personne qui participe à l’expérience. La première fois en deux ans, j’avais hâte, j’avais mis la table, ouvert la bouteille de rouge, servi les verres pendant la préparation parce qu’un verre de vin en cuisinant, ça fait aussi parti de la recette. La radio jouait ce qu’on lui avait demandé, Folk-Indie, j’ai toujours été fan de guitare-voix. L’heure filait doucement au son de Bon Iver, dans la maison flottait un arome italien bien connu. C’était la première fois, les pâtes c’est toujours un bon premier choix, surtout avec moi, pâtes, pain, patates, peu importe ce que l’on en dit. Les discussions étaient rares, efficaces, on se connaissait depuis près d’un an maintenant et j’ai toujours été un homme de peu de mot, du moins tant que le vin ne faisait pas effet, après je m’emportais dans des tirades passionnées parce que c’est un peu ça ma vie. Elle tient à peu de choses, mais elle m’impressionne toujours, ces gens, ces lieux, enfin tous ces petits riens qui en font un univers magique. On se parlait peu de boulot, peu de nos familles, peu de nos vies. On savourait le temps ensemble, parce que c’est tout ce que l’on connaissait. Deux mondes, deux réalités, deux êtres ensembles dissociés de tout. Pourquoi ce soir elle décida de faire le repas? Peut-être que tout ça avait changé, ce temps où l’on vivait bien, où l’on ne décidait de rien, où la vie nous trimbalait dans son courant. Peut-être je me faisais trop d’idées, tant d’histoire je suis capable de me raconter. On riait beaucoup semble, tous les jours, je pense à elle, simplement dans le but de la revoir, de la sentir, tout près, là. Les dernières semaines avaient été plus difficiles, d’un manque de conversation elle est passée au secret. On les a tous, mais pourquoi maintenant, elle le faisait consciemment ? Le vin avait goût un peu plus amer, la chaleur étouffante de la canicule y étant surement pour quelques choses. Le pain sorti du four, la valse de service à la table commença. Quand atterrit devant moi mon grand bol de spaghetti, je compris que tout était fini. Fourchette et cuillère à la main je me suis retrouvé impuissant devant mon assiette, rien à faire avec ces armes de guerre, sans la regarder j’ai su que c’était notre dernier repas, je déposai ma fourchette et conserva la cuillère, il n’y avait plus rien à faire, on avait tué les spaghettis.
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Je t’ai cherché
26 03 2018Je t’ai cherché sans le savoir vraiment. Je t’ai trouvé par hasard, d’un premier regard. Tu ne me regardais pas, du moins pas en même temps, la magie de cette vitre qui nous séparait. Puis je t’ai aimé, beaucoup, tout d’un coup, au complet, en un instant, sans vraiment me demander pourquoi, seulement parce que je le savais, comme chaque fois, je me trompe rarement. Je le sais, simplement parce que je le sens, c’est comme ça. Je n’ai rien demandé, parce que je demande rien, je me satisfais, simplement parce que c’est moins difficile après, quand le temps passe, quand le temps casse. Je n’ai pas vu venir ce coup-ci, ce coup-là dans la gueule, je n’ai pas compris ce qui s’est passé, j’ai attendu, encore et encore, que tu reviennes… sans nouvelles. Je ne t’ai plus cherché, je savais que t’existais, quelque part. J’ai juste attendu, encore et encore, jusqu’à se que mon corps se détériorise, espérant que ce serait ma mémoire qui flancherait en premier, ou mes pores qui ne cessent de te réclamer, mais ça n’a rien donné. Le temps ne fait que le prendre trop souvent. Il me laisse las à chaque fois. Il me fait me questionner sans arrêt. Puis je finis toujours par y comprendre pourquoi je t’ai cherché, sans vraiment le savoir, pourquoi je t’ai laissé filer, sans que je puisse serrer les doigts assez fort pour te retenir encore.
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Amoureux
4 06 2017Je la regarde là, dans le métro, amoureuse, les yeux qui brillent et ça me manquent. Je ne la connais pas, je le remarque simplement. Je n’ai pas l’envie de ce qu’elle a, j’ai plutôt envie de ce que je n’ai pas. Être amoureux. Dans être amoureux, tu n’existes pas, je suis amoureux de toi, mais tu n’as rien à y voir, depuis longtemps. C’est un peu triste de le constater, avec le temps qui passe. Tu n’es pas responsable de mon état, c’est ainsi comme ça, sans force, je me laisse glisser doucement, mes yeux s’illuminent, les coins de ma bouche tentent d’aller voir ce que voient mes yeux, j’ai l’air heureux, un instant. Puis tu disparais souvent, trop vite, simplement car je ne me lasse pas, j’ai plus tendance à te fuir, tu ne me comprends pas. Tu ne comprends pas pourquoi je suis encore là, pourquoi j’ai l’air d’un lunatique devant toi? Le temps n’y changera rien, je n’y comprends rien. J’aime ta douleur, ton trouble, tes angoisses. J’aime ton sourire, tes mots, ce que tu es. Je ne me pose pas de question, c’est comme ça, tu es là et moi aussi, tu es là et je n’ai aucune raison du contraire. Tu es là, mais il y a que moi qui suis ainsi. Dans l’amour, on ne peut rien y comprendre, ça existe, ou pas. Ça existe parfois pour un, parfois pour l’autre, parfois pour les deux, mais en deux temps, un peu asynchrone, un peu similaire, jamais identique. Avant de découvrir que ce n’était pas ta faute, que c’était moi, que c’est moi qui étais amoureux, j’idéalisais l’amour. J’écrivais des fables sanglantes pour le coeur, des choses tristes qui n’existaient qu’au pays des contes de fées, qui n’existe pas aujourd’hui. J’ai vieilli depuis, je ne me bats plus, je ne me torture plus, je ne fais que remarquer que c’est là, que je n’y peux rien, que parfois ça me fait mal assez pour vouloir fuir et que lorsque j’ai entamé ma course, j’ai simplement envie de me retourner, pour être certain que je ne te perds pas de vue.
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Faites du bruit
18 09 2016La solitude et le bruit me réveillent de cette nuit. Pas mon chat, qui respecte mon sommeil à la veille de cette fin si proche d’une errance totale. Cette fin où j’ai mis du bruit, simplement pour ne pas entendre mes pensées, simplement pour oublier que j’existais un moment. Le bruit, je le consomme par peur d’affronter le silence. Ce silence où seul je suis confronté à mon plus grand ennemi, moi-même. Mon plus grand adversaire, celui que je suis, celui que je voudrais être. Cette envie de tout lâcher, qui me donnerait surement d’autres problèmes à surmonter. Avoir peur d’être, de sentir, de vivre à nouveau, enfin. Je mets du bruit auquel je ne m’intéresse pas, ou si peu. Je bois du bruit pour ne plus me sentir, ou pour sentir mon esprit s’évader, encore un peu. Mille et une façons de me sauver de moi, chaque fois plus similaires que la précédente. Je n’ai plus l’imagination de la fuite, je n’ai plus d’idées inventées pour disparaitre temporairement, pour m’effacer, me faire invisible, me faire oublier le temps que je renaisse de mes cendres. Je suis brulé, fatigué, lasse de vouloir, trop épuiser pour oublier. Je ne veux pas devenir gris, je ne veux pas être fade, morne, triste. Je veux… Je veux… J’ai repris quelques mots que j’avais encore en bouche, en tête, en moi, pour te les raconter à toi. Pour me sentir autrement, pour les sortir doucement de moi, un à un enligné sur une ligne différée, où chaque mot qui précède est déjà passé et où le suivant n’existe pas encore. Le poids des mots martèle mon âme, m’assomme, m’assassine. J’accrocherai mon plus beau sourire demain, pour faire semblant que tout s’est bien passé, en fait, tout est surtout passé. Le bruit d’un sourire sur mon visage, comme un leure pour tromper, mais pour ne tromper que moi. Ça ne durera qu’un instant, l’instant d’entendre le bruit des autres, me taire. Garder le silence, espérer que tout change, rester immobile. Regarder le cadran qui sonne l’heure du départ, partir enfin. Recommencer. Encore. Parce qu’au fond on aime un peu ça, du moins on aime le bruit que l’on met dans notre vie. Qui a tué l’homme que j’étais, qui m’a laissé sans vie, sans rêve là dans ce qu’on appelle la vie? Qui est resté là à me regarder me détruire doucement, à me contempler de haute sphère, à souhaiter ma mort doucement, lente, prolongée. Je ne veux pas de ça, je ne veux pas mourir, pas maintenant, pas dans cet état, piteux comme état. C’est le temps de briser le miroir.
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Quand?
14 09 2016On me dit que demain ça ira bien mieux. C’était hier et j’ai l’impression que rien n’a changé. C’était hier chaque jour depuis quelques jours, semaines, mois même et j’ai toujours l’impression qu’on est demain, un demain statique, qui fait collé les cheveux, l’âme, le coeur. Tout semble passé, le temps, le vent, le facteur encore plus souvent. Je n’ai pas de lettres de toi, pas de mots, pas de phrases pour me faire passer à demain. Ce que tu m’as dit hier, ça avait peu de sens, on ne peut pas seulement ne pas savoir, du moins pas pour toujours. Est-ce toi, moi, quelqu’un d’autre que moi qui t’ai privé de demain ensemble? Hier je me demandais encore ce que j’ai bien pu faire pour en être là, chaque fois tu me réponds en me demandant si je vais bien. Je me dis que ça arrêtera demain, mais qu’encore hier tu me suivais dans l’ombre de ma journée. Je te demandais hier de ne plus me contacter, chose que je regrettais de lendemain, j’ai bien plus envie de ta présence comme hier que de ton absence constante, dans chaque demain qui existe. J’ai fini par tenter de me faire croire que demain n’existe pas, jamais. Donc demain ça n’ira jamais mieux puisqu’il n’existe pas. Combien de gens m’ont menti, m’ont dit ça hier? J’ai trouvé enfin la solution, il était trop tôt ce matin, je n’avais pas les idées claires pour avoir une telle idée, mais hier n’existe pas non plus, donc personne ne m’a menti, parce que personne ne le savait en fait que demain n’existe pas et je ne peux les blâmer d’un hier qui n’existe pas plus. Je suis donc pris aujourd’hui, avec la simple illusion de souvenirs qui ne s’estompe pas, avec le sentiment d’avoir envie de quelque chose, mais pas la force de le saisir maintenant. Je suis peut-être trop nouveau dans ce nouvel espace temps qu’est aujourd’hui. Ai-je tenté de vivre dans un temps qui n’existe pas, qui n’existe plus ou qui n’existe pas encore? Dois-je réapprendre à vivre là, maintenant, actuellement? Je sais ce que je suis, ce que j’aime, ce que je veux et ne peux plus attendre demain ce que j’ai voulu d’hier.
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