J’écris. J’efface. J’écris à nouveau, puis je ré efface. Je me condamne à être qu’un mouvement incomplet. Imcomplet sans ce que j’ose appeler la création de ce texte qui sommeil en moi. Je ré écris, j’efface à nouveau. Sur le papier mince se déchire ma vie, en fine lanière, en infime coupure de temps, de vent, d’entretien que je ne sais chérir. Fragile, comme le papier, comme les écrits qui composent ma vie. Un seul mouvement, un seul pas, d’avant à derrière. Je n’ai plus d’histoire pour toi, je n’ai plus d’histoire pour moi. Je n’ai qu’un rêve, qu’une porte de sortie, qu’un seul plaisir coupable que j’entretiens bien peu souvent. Ces blogues morts je ne deviendrai pas. J’ai toujours quelque chose à dire. J’ai toujours cette ligne qui vous fera vibrer parce que je ne suis peut-être pas le seul à connaitre ce qui fait vivre les gens. J’ai cette envie d’écrire cette histoire qui parle de toi, qui parle de moi, qui parle de vie, qui parle de mort. Je n’oublie jamais tous ces mots que j’ai livrés sur ce papier trop souvent inutile. J’ai la surprise de voir que je suis encore visité, après des jours, des semaines, des mois d’absence. J’aimerais offrir plus, je ne sais qu’écrire… avez-vous une idée? J’ai besoin de créer hors de mon champ d’expertise, hors de ce qu’est l’humain. J’ai envie de dire des choses. J’ai envie d’aimer, j’ai envie d’être aimé, j’ai parfois l’impression de ne plus savoir comment. Où ai-je mis la passion, l’exotisme, le cachet qui faisait que ma vie valait quelque chose. Je cherche, j’ai peu de temps, j’ai envie de ça, j’ai envie de toi. Je ne sais plus si je sais, si je suis, capable de ça, capable de toi. Je suis capable de n’importe quoi, es-tu capable de me le proposer?
L’envie
12 05 2015Commentaires : 4 Comments »
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C’est l’histoire d’un gars…
19 11 2013Le sais tu que je sais? Je ne sais pas pourquoi c’est ainsi, mais je sens. Je n’ai jamais su. Mais j’ai toujours compris que c’était là, laissé en plan dans mon être et tu le laissais aussi paraître. J’ai pris le temps d’y réfléchir une fois, je crois que j’aurais pu faire une chanson, je l’aurais probablement intitulée « I know what you don’t ». Je me fais des idées, qui ne m’appartiennent pas. Je me fais des histoires, que je ne raconte qu’à moi avant de ne pas m’endormir, parce que le soir, quand le noir me recouvre, je pense à toi qui n’est pas là. J’ai cette soudaine envie de détruire un cube rubic, mais je n’en fais rien. Difficile de broyer du noir quand il ne traîne autour de moi que cette couleur. Je m’assois sur mon lit, je regarde dehors à travers les stores qui cache une partie de la lumière de rue qui tente d’entrer, je n’en ai pas besoin. Une larme coule, comme sonne une alarme. Je ne sais pas ce que demain sera, je ne sais pas ce qu’aujourd’hui voulais dire. Tes mots comme tes silences ne disent rien sur ta personne. Tes silences te vendent, à rabais, s’il te plait. Je danse dans un rêve des cordes attachées à mes pieds, enfin un peu de liberté. Je ne comprends pas certaines choses, mais je n’y prête plus attention, car tes paroles, toi seule les écoutes. Je crie et l’écho ne me souffle plus la réponse, la cadence, le sens de ce que tu crois que je suis. N’es-tu pas si insensible? N’es-tu pas aussi seule que moi? Ne nais-tu pas d’une mère?
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Un silence
20 11 2012Je dépasse les limites, sur les bords d’un bar où j’attends la musique, seul, vide, comme l’habitude ne tue personne, je patiente en silence. L’air et ses rythmes bêtes, rien ne va, toujours pareil, la vie me console dans sa solitude. On me reproche que je sois seul, seul penseur dans la nuit. Je n’ai d’égard que l’immensité de mon être minuscule, tout est si immense, j’ai peur d’un peu tout en ce monde si vaste, si vague. Je suis un être perdu dans la nuit. J’ai ce paraître obscur dans la nuit sans bruit, à en attendre. Attendre entendre du bruit, couvrir la pièce vaste et vide, si ce n’est de gens, ce sera de sons. Tant que mon imaginaire volatile se calme un instant. Je ne devrais jamais mélanger alcool et solitude, surtout à des kilomètres de tout ce que je peux connaitre. Mon seul repère, la lune et cette église qui prédomine la ville, prédominateur commun d’un monde qui l’oublie lentement, château fort d’un village, rassurant et toujours présent. Où je suis, je ne la connais pas, il y a quand même ce coté rassurant, un peu mystique, qui à force de me battre à coup de non-croyance, me ramène un peu en arrière, elle est là bien haute sur son socle d’église, à me lancer la main, me dire je suis là, d’un geste timide je l’effleure en guise de réconfort. Ce n’est pas l’église que je n’aime pas, c’est ce qu’elle contient, des années de longitude dictatrice, de discours rassembleur, de censure de pensés. C’est la forme qui me rassure, pas celle de sa géométrie extérieure, mais celle de son histoire, celle que j’y rattache. C’est mes parents qui m’y ont mené la première fois, c’est un lien facile et fragile vu la distance qui me sépare d’un, de l’autre. Tout se bouscule en moi, j’assomme à coup de Gull les idées qui me traversent, en attendant que ça commence, silence.
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Bribes
16 09 2012C’est par bribes que je me rappelle comment tu étais. Le temps surement, celui là même qui fait qu’on oublie toujours un peu. Tu te souviens toi? Sinon tu me le rappelles en me faisant signe comme ça sans prévenir, sans regarder où j’étais, sans penser à moi. Maintenant je me souviens bien, c’était un peu ton mode de fonctionnement, je n’ai vraiment jamais existé n’est-ce pas. Mais tu reviens encore parce que tu sais que je suis là, que je suis capable d’aucune malice, parce que de me voir n’est pour toi que délice. Je suis toujours l’entre-deux, l’entre-nous, l’entre coupé d’un souffle que je n’ai jamais eu dans mon cou. Tu ne dormiras pas chez moi, que tu me dis gérant toute attente, mais je ne t’ai jamais invité, t’es-tu simplement demandé ce que je vivais et qui je voyais? Ne savais-tu pas que ma loyauté dépasse ce qu’il y a de plus animal en moi? Avec le temps… tu sais que les choses changent, mais que les valeurs sont toujours les mêmes. Tu n’as pas changé, ni tes mots, ni tes regards croisés à mon égard que tu lances sur moi, qui ne me laissent pas froid, mais qui ne détruisent plus ce que je suis, moi.
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Le bonheur est dans l’alcool
2 09 2012Je te cueille, l’écume aux lèvres, sans rouge à lèvres, sans l’ombre d’un doute, sans que tu te tiennes debout. Tu sais ce que tu veux, ivre de je ne sais quoi, probablement un mélange de solitude et de mauvais whisky. Toute la soirée, tu as déambulé, d’un bar du bar à l’autre, t’enfonçant doucement, comme les doigts dans ma chaire simplement pour te retenir de tomber toujours plus profond, de te retrouver encore plus seule. Sans scrupule, tu t’es heurtée à tous ces gars qui n’ont pas voulu de toi. Ce n’est pas eux qui ne t’ont pas choisi, c’est toi qui t’es convaincue qu’il en était ainsi. Repoussant les bouches, les bras, les vides qui s’offraient à toi, tu t’es retournée vers moi qui te regardais immobile. J’appréciais ta danse, chaque mouvement complété d’un regard vers moi, tu t’attachais doucement, tu me répugnais tout autant. Qui peut croire que de tenter de pêcher avec un aussi grand filet me séduirait? Tu t’enivres, tu me délivres, je ne veux plus de ce regard que tu m’as lancé quand tu es arrivé, qui s’est transformé en fauve esseulé. De pinte en pinte, je trace mon trajet fatal vers ce nid qui semble froid. Le vide pour le vide, que le vent pour un moment, petit pivot de ma vie qui me donne envie. Je dois partir, j’attends que tu te tournes à nouveau vers un autre que moi, je me faufilerai, je l’ai déjà fait. Mes yeux dans ma bière je t’ai perdu un instant, j’ai beau cherché, mais je ne te trouve pas. C’est donc le moment, je vide mon verre et me lève sur mon banc, au quart de tour je me retourne et me heurte violemment la tête contre ton regard devant moi. Allez viens… juste cette nuit…
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C’est arrivé un neuf
9 02 2012C’est arrivé, comme ça, j’étais ici, je regardais là, rien de particulier, rien ne bougeait si je ne bougeais pas. Puis c’est arrivé, un moment donné, sans vraiment m’expliquer, je me suis mis à raconter quelques mots pour que le silence soit brisé. Deux, trois mots, au fil des deux, trois bières que je m’enfilais, sans que personne vraiment le vît. J’ai pris plaisir, à simplement écrire, tout ce qui me passait par la tête, sans vraiment que je m’y arrête. Et le vent me souffle à l’oreille « Man.. Tu es en train d’avoir une conversation avec toi! », par chance, j’ai pu me rabattre sur le fait simple que peut-être quelqu’un lirait, un jour, quelque part, anonyme, d’une ombre inconnue, de la rue. Je me suis tue, tué ce vent qui passait par là, me rappelant un peu le pourquoi tout ça a commencé, c’était quel jour déjà… bouge pas… je crois que c’était un 9… quoi d’autre, je réagis toujours les 9… aujourd’hui, la preuve et ce n’était même pas prévu. J’ai vu ça, je me suis mis a éternué, l’allergie du neuf, ça sentait la plante, de quoi on parlait déjà… ah oui, le 9. Je ne sais plus, si c’était le début ou la fin, quelle importance en fait? Tout est arrivé à cause de toi, t’aimes quand je t’accuse? Moi je dis que c’est madame chose, avec le pipe wrench, dans le living room… fucking living room, par chance que les murs ont que des oreilles, parce que s’ils avaient aussi eu des yeux ils auraient bavé de toutes leurs bouches. Il y avait vraiment quelque chose de spécial, je m’en rappelle, comme si c’était hier, mais ce n’était pas le neuf hier… donc demain je recommencerai, ça devrait marcher. J’ai cherché après, pas longtemps parce que je savais que ça ne donnerait pas grand-chose, y en a juste une comme toi et je dis pas ça pour te plaire là, je dis ça vraiment parce que tu es unique, tant mieux pour l’humanité que j’ai tenté de protéger en te gardant pour moi. Si j’étais demain, je dirais que tout ça, bien c’était hier, mais ça avait commencé bien avant. Tu ne le sais pas, moi je ne sais pas pourquoi je le sais, en fait, ça rien à voir avec le savoir. Je ne sais pas ce qui c’est passé, un jour, c’était peut-être un neuf aussi, j’ai juste compris, j’ai juste senti, un peu trop, comme si le volume était fort, comme si je n’avais pas vraiment besoin d’écouter, juste sentir, je sais. Ce n’est jamais la même chose, le même pourquoi, le même temps de l’année, c’est probablement souvent un 9. Il est presque neuf heures, rien n’a changé, combien de mois, combien d’années, j’ai la main sur le fil, ça se trémousse encore un peu, bip, bip, bip, toujours plus lent, suis-je encore conscient? Sur le cardiogramme, je me sens ralentir, doucement, je le sentais déjà, comme un instant de folie, une pure joie quand je pense à toi, puis je l’arrête, doucement, 12, les yeux fixés sur le moniteur, 11, allez mon coeur rappelle-toi, 10, je sais qu’encore que tu le sens, 9… Shlack! biiiii_______________________________p.
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Le vide
7 01 2012Vide, vide, vide… plus je te regarde te remplir haute dans le ciel, plus mon verre se vide, je hurle. Tout me semble du pareil au même, certain jour le même le gris persévère. L’impression d’un rien comblant mon espèce, mais qu’est-ce qui diffère d’hier et comment sera demain? Un de ces jours insupportables où je me sens vain, où je sens que rien ne vaille. L’esprit noir, la matière grise et le vin rouge ne l’emporteront pas sur moi. C’est qu’une journée sanguinaire où le vin prévaut sur le sommeil. Où même la bouteille ne répond plus de moi, où sans raison, sans savoir pourquoi le verre se vide, sans moi. Mes yeux, ma tête et mon coeur aride ne cherchent même plus pourquoi. Je sais que demain sera autrement, différent. Je regarde autour de moi, rien ne semble rempli de ce que je voudrais, ma tête, mon verre, mon lit. Toujours cette même distance, toujours cette même souffrance, quel est ce creux qui existe, restera-t’il? Il n’existe qu’un pas entre toi et moi, le franchiras-tu? Ce n’est point une question de temps, mais une question de Tu. Je fais abstraction de mes idées et fais face à la réalité, est-elle vraiment réelle? Si je ferme les yeux, tout existe, tout est sensation, passion, émotion. Suis-je le seul à faire disparaitre l’univers quand allongé contre moi tu m’enivres. Ce moment, cette distance, mais putain quelle chance, tu es là et moi je fais disparaitre l’univers, simplement pour nous, un instant seulement, histoire de savourer ce qui est vrai pour moi, ce qui reste ce que je suis pour toi. Cet instant n’existe que dans les livres. Cet instant n’existe que sur un bout de blogue secrètement cisailler pour tes yeux, les miens, ceux des voyeurs qui passeront ici. Ces mots que l’on croit parfois faux, que l’on croit parfois vrais, mais au fond qui le sauraient. Une histoire comme toutes ces histoires taboues que l’on tue avant même de se voir terminer, une histoire à laquelle une chance on n’a pas donné. Ton silence me tue, ton absence m’angoisse, j’ai envie que ton regard me réconforte. Je prendrais un bras, si je ne peux pas avoir les deux, mais un peu de chaleur me rendrait vraiment heureux. Si je jouais un air de piano, si je savais jouer, je te le jouerais surement sur un air mineur, car c’est sur ces airs que l’on pleure. Mais tu sais, ce n’est pas si terrible, j’ai seulement envie de tes yeux pour combler mon vide.
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Criss chu où?
27 06 2011Ceci est un post qui dormait dans les archives non publiées… il est temps de l’assumer… le temps enlève le poids (aux mots pas aux gens!!!).
Bon, quoi de mieux qu’un post d’un gars pas saoul… un pas post d’un gars saoul… mais bon criss chu où? Ah oui, bureau, maison, confort. Mom… je voudrais d’abord m’excuser… le porto était excellent… était… le mot est quand même faible.
Bon la suite… on reprend d’où? Ah oui… je suis où? Je suis toujours assis là, là, mais bien, bien, mais là… Je suis bien et je souffre de soif, soif de lire un peu partout, soif d’écrire un peu mon fou. J’ai encore peu de mots à verber dans une poubelle les lendemains de veille, mais je souhaite à tout coup que le texte essaye.
Ces petits détails auxquels tu t’attardes
Sans importance doucement tu t’acharnes
Et dans ma tête que du vacarme
Passe à autre chose criss de marde
Si mon malaise a rapport avec la lenteur avec laquelle j’écris, c’est une chose. Si mon intérêt ne te semble pas le bon, j’en suis désolé, mais je suis quand même le seul à t’en montrer. Le fait que je vais lentement dans ma vie ne signifie pas que j’ai une totale absence d’esprit et bien que je parle à ton égard, ta voix ne me donne même pas un regard.
Je vais dodoter…
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Des vapeurs d’eau
7 05 2010Si des vapeurs d’eau s’envolaient dans le vent, vers le firmament, encore une fois emporter à la volée comme un sourire d’été. Je suis heureux de vivre ce que je vis. Joyeux de ce qui passe dans ma vie. Mais ce que j’ai, ici, comme un ennui, lourd et atroce en ce vendredi, n’est pas ce que j’ai décidé de ce que je suis. Je n’ai besoin de rien, sinon que d’une main qui, doucement passe sur mon dos et ne sent pas vraiment mes os. Cette main sent, ce que j’ai en dedans, ce que j’ai bâti hier, que j’ai creusé à la petite cuillère. Et de jour en jour, mes doigts sentent l’amour, mes doigts sentent ton corps… encore. Et ton regard persan, ce regard innocent, celui que tu gardes pour moi, celui que tu conserves quand je ne suis pas là. J’ai beau m’imaginer, des rêves plus grands que la liberté, des rêves maintenant inanimés simplement parce que tu l’as décidé. Je ne me prive de rien, j’ai faim, je m’abreuve à la source, comme les racines poussent de souches. Et ton sourire saccadé ne sait pas vraiment ce que j’ai, un mystère, une amertume, tout ceci ne te laisse que dans la brume. Chaque matin, je me réveille bien, bien seul dans ce petit matin, bien seul parce que tu le veux bien. Et le temps passe, doucement brise ma carapace, j’ai grandi pour toi et il semble que cela ne te servira pas. Je garderai, en lieu caché, tout ce temps que j’ai toute cette passion inavouée. Et brèche en arbre, comme on ne sent que le vacarme, les yeux rivés sur ce que j’ai, je t’oublierai!
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Les loups
27 03 2010Les loups, un à un lancer sur ma carcasse blessée, font la queue pour une partie de ce que je suis. Mais je n’en ai pas envie et désormais plus je vis. Mon coeur bat, simplement à l’intérieur d’un corps dépourvu de vie, d’envie. Et le vautour tournoie autour de moi simplement pour s’assurer que je suis toujours là. Son appétit avide de chair fraîche jamais ne cesse. Que je sois son repas ou que je ne le sois pas ne l’importe peu, car c’est simplement un peu de chair ce qu’il veut. Et j’attends patiemment que ma peau se détache de mes os, qu’il ne reste plus rien à mon corps d’humain. Qu’est ce que je suis? Je ne suis rien, rien qu’un corps qui se meurt doucement au gré du vent, au gré des mots, au gré des pensées qu’à mon attention ils peuvent porté. Ce que j’ai de plus cher, et je ne parle pas de cette chair, doucement tu la laisses manger par qui veut bien y goûter, le temps, le vent et mon sang qui se vide doucement. Et le temps fait son oeuvre, me transformant en hors d’œuvre, en chair à pâté, jusque attends que je sois complètement manger. Mais dis-moi… me laisseras-tu là, las d’une vie incomprise, lasse de ce qu’elle m’aura appris. Par terre, je regarde le ciel, j’observe ton envol, j’observe ce qu’est ce vol, vol de ce que j’ai pu aimé, vol de ce que tu regardes passé. Demain, un jour nouveau, où au soleil sécheront mes os, je me relèverai enfin, d’un cauchemar qui n’était pas le mien.
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