Se nourrir

2 11 2009

Couché dans son lit, je lui prépare un repas. Ce repas qui guérit le coeur, un mélange d’Oméga et de 3. Il semble que c’est bon pour le coeur, le coeur physique, mais aussi le coeur cérébral. Il sera plus facile de passer au passé. Il sera plus facile d’oublier, d’accepter, de passer à demain. Calme il regarde le plafond, il cherche un point de fuite, un point où se réfugier. J’écris ses histoires quand il ne va pas, j’écris ses histoires quand il souffre, car c’est le seul moyen que j’ai de lui laissé exprimer cette partie de lui qui crie. Dans l’obscurité, ses larmes sècheront avec ses pensées qui se volatiliseront. D’un weekend encore frais dans sa mémoire, nous devons tout deux reprendre la route que nous avons choisie, parce que le temps, parce que le vent c’est levé et à signer de sa violence la fin d’un repos bien mérité. Des mots pour lui ont plu, ayant pour effet que de l’enchainer un peu plus, lui donnant que de la difficulté de passé à autre chose, de passé sa route, de continuer. Nous comprenons ce qu’il se passe et c’est pour cela que la douleur semble plus facile à passé. L’impuissance devant une situation impliquant deux êtres sensibles ne peut que sembler illogique, mais ne peut qu’être présente. Demain sera doux, demain sera encore une fois une route pour une quête que l’on croyait terminée. Cette histoire sans fin, cette histoire sans faim me rend affamé me donne envie de mordre une fois de plus dans la vie, dans ma vie. Goliath regarde à ses côtés dans ce lit déserté, il sourit des souvenirs imprégnés et laissés sur cet oreiller. Il décide enfin de se lever, avale ce que je lui ai apporté. Il est prêt à reprendre la route, sans aucun doute, il assume une fois de plus que la vie lui a donné une fois de plus cette leçon de vie qui lui servira sur le chemin qui le mènera vers où il veut se trouver. Triste ses pas deviendront une quête vers le bonheur. Tristesse qui se dissipera doucement avec le temps. Il ne peut garder en tête que le bon, car c’est ainsi que le bonheur se crée. Le temps fait qu’un sentiment se transforme en espoir que tout est possible. Le temps ne fait que balayer ce que l’on trouvait horrible. Nous ne pouvons rien sur cette situation, car l’authenticité de ce que je suis n’a fait que transparaitre dans chacune des actions posées. Demain sera un jour ensoleillé où la marche sera longue et où les décisions ne seront qu’assumées. Je me nourrirai de la vie, car la route est maintenant tracée, car je suis prêt à l’assumer.





T’es toi…

30 10 2009

Je lui ai demandé de se taire. Je lui ai demandé de le faire plusieurs fois, mais il en était incapable. Incapable parce que cette rage de dire, d’exprimer ce que son coeur voulait explorer, exploser. Tais-toi que je lui ai dit, tu es toi, tu ne peux pas être celui que tu n’es pas. Terré dans un coin il me regardait, m’interrogeait du regard à savoir pourquoi j’étais ainsi à son égard. Pourquoi voulais-je le protéger, l’encager dans une solitude dont il ne voulait pas une habitude? Le tenir loin de douleur que je ressentais avec lui chaque fois qu’il se retrouvait dans cette même situation où l’amour comme de raison avait sur lui cette tendre passion qui l’obsédait sans cesse. Tu n’y peux rien, que je lui ai aussi confié, tu n’as de pouvoir que d’un côté, tu dois cesser d’être égoïste ou commencer à l’être vraiment. Pense à toi, pense à demain, car aujourd’hui n’est qu’un moment futile qui passera de façon non facile. Je l’ai par la suite bâillonné, être d’instinct il est incapable de m’écouter, de comprendre qu’une telle situation ne mène pas à ce qu’il souhaite nécessairement, mais souvent d’être triste de voir que ce que je lui avais dit était vrai. La douleur de la réalité, d’être à nouveau blessé, cette petite bête n’est pas si bête, mais a surtout le goût de vivre, le goût de laisser allez le temps rempli de sentiments. Ce pauvre Goliath, je l’ai maintenant bâillonné, dans un coin il s’est mis à pleurer et j’ai dû plusieurs fois changer son bâillon imbibé pour ne pas qu’il puisse se noyer. Son regard a finalement changé, il s’est rempli de ce qu’il avait compris, il s’est rempli d’une sorte d’acceptation dont il ne peut pas changer la situation. Même si telle est son envie, il préfère encore plus la vie, sa vie. Dans l’autre coin, il regarde son armure, celle que je lui avais fabriquée simplement pour le protéger. Je vois dans ses yeux qu’il ne peut plus la supporter, c’est pourquoi je lui en ai débarrassé. Il a compris, qu’enfin on doit vivre ensemble, moi David, lui Goliath, nous ne pouvons nous séparer, nous devons unir nos forces, nous laisser chacun sa place pour vivre vraiment ce qui se présente devant. Ne plus regarder derrière, car derrière nous a appris les leçons de vie qui nous serviraient pour le reste de nos jours. Le temps fuie et nous entraîne tous deux vers un point qu’il nous dépend de choisir. Le choix nous avons d’être celui que nous sommes, d’être moi, car je suis ce que j’ai envie, passionné et sensible. Pour les blessures, les coups d’épée, il me faudra du temps pour les cicatriser et poursuivre ma route, avec encore des embûches sans doute, mais vers où je veux allez, sans derrière regarder. Pleure mon ami et lève toi pour marcher avec moi, laisse-toi être un avec moi. Laisse-toi être nous, laisse-moi être toi, car tu es toi!





Mille brouillons sur ma vie

29 10 2009

J’empile les brouillons dans un blogue sans fond, sans fin, simplement parce que les mots s’accumulent dans ma tête, dans mon coeur et que tes yeux pourraient parcourir ce que j’aurais écrit. D’un clic agile, j’enregistre brouillon, car c’est ainsi que je me trouve, brouillon. Je ne sais plus comment écrire, je ne sais plus comment dire les mots exacts pour me faire comprendre, mais je sais simplement qu’ils n’en existent probablement plus pour exprimer. Ni de ma bouche, ni de mes doigts ne s’échappent les mots pour exprimer que je souffre en silence. Ces silences qui veulent tout dire, mais qui s’interprètent simplement à tout vent. Je pile et j’empile des mots que je tais simplement pour continuer, un peu, encore un peu, cette relation en laquelle tu ne crois pas.





Et le temps repasse

15 10 2009

Et le temps repasse, un fois de plus sous mon nez, celui d’un amour inavoué, d’un désir de connaitre, d’un désir de renaitre. Et le temps passe et laisse sur ma carcasse une pointe de plus dans mon dos, sur mon torse où il ne restait presque plus de place. Sur mon dos ou sur mon cou, où les marques profondes sont plus présentes que les souvenirs de baisers tendrement déposés. Un ruisseau d’eau salé sur ma joue fraie son chemin, larme d’ennui ou de chagrin, qu’elle est la différence, tant de larmes ne réussiront pas nécessairement à guérir toutes mes plaies. J’use mon coeur à d’autres fins que celle qui lui serait profitable. Je ne sais comment tout cela fonctionne. Je ne sais comment apprivoiser les battements superposés et asynchrones de mon coeur qui perdent lentement leur sens. Je me crée doucement de fausses illusions de bonheur qui cache lentement mes rêves les plus profonds. À quoi je joue? De qui je me joue, sinon que de moi, à force de me mentir, je finirai délibérément par me croire. Et le temps repasse sous mon nez, une fois de plus, laissant sur mes lèvres un goût salé et un arrière-goût amer qui ne me rappelle pas la mer. Des traces blanchâtres sur mes joues rappelleront dans quelque temps que le passé existe toujours, mais qu’il n’a plus la même consistance, car j’en ai conscience. Et le temps passe et repasse, ce que tu souhaites, tu n’es pas prête à le recevoir, que j’aie fait le ménage de tous mes tiroirs, aujourd’hui le temps n’a rien changé, c’est moi qui me suis transformé, qui me suis consolé. Si aujourd’hui, d’homme en armure je suis passé à la nudité, accroché mon bouclier pour simplement vivre, sentir et désirer cette vie encore une fois. De toi, je ne peux me lasser qu’en acceptant ce que moi même j’ai peut-être instauré. Mes paroles sur mes paroles, j’accepte, les mots sur mes pensées un mur ne peut plus traverser. Paisible, j’écoute, j’attends et ne crois plus au temps. Je suis bien, mais sur mes talons je crois que je devrai tourner. Car le temps passe et repasse e rien ne se passe, c’est à moi à trouver ma place.





Verrou

6 09 2009

Et j’entends encore ces chaînes qui derrière ces fantômes traînent. Un bruit qui ne m’est pas désagréable, car on s’habitue à tout, c’est à en devenir fou. Maintenant comme si encore dans cet aut0mne tout me tournait autour comme un passé lourd, je me sauve un instant, me libérant de mes verrous. J’ai un peu peur de quitter mon nid douillet, même pour quelques heures, voir quelques jours, les souvenirs de voyage me sont parfois lourd, car de me retrouver seul avec moi même est chose commune chez moi. Mais je sais que de déstabiliser mon environnement, me faire prendre connaissance d’autre chose. Je veux apporter tous ces fantômes, toutes ces femmes qui ont traversé ma vie durant les années passées, garder en souvenir le fait que j’ai grandi, ne jamais oublier les sourires. Je veux les enterrer pour qu’elle reste au passé ce souvenir fragile qui se déforme avec le temps, qui s’estompe avec le vent. Pas derrière, pas de coté, toutes ces danses m’empêchent d’avancer. Il étant de mettre un terme à toutes ces histoires, les enterrer dans un grand livre noir. Vers où j’irai, vers où je les enterrerai? L’important c’est de revenir et d’avancer. De passion en triste souvenir, mes espoirs inutiles ne font que grandir. Ni en qualité, mais bien en nombre, mes histoires passées ne font que croitre avec les saisons. Je ne retournerai jamais dans le passé, je ne crois pas aux fantômes. Laissez-moi quelques jours et je reviendrai, le coeur libre et la tête reposée, les fantômes noyés et le deuil assumé. Ce que je veux? La paix, la paix de tout mon être et aussi dans ma tête, je veux découvrir le monde, je veux vivre et découvrir l’amour, un amour qui comme les fruits prennent vie au bout d’une branche fragile, après un hiver de givre. Qui fleurira au printemps par le soleil et le vent, un amour nouveau, un amour fortifié par des souvenirs, mais qui n’en aura pas le goût.





L’amour muet

23 08 2009

J’ai écrit il y a déjà quelques années une simple ligne à ce sujet, une simple ligne pour me rappeler, une simple ligne qui ne meurt jamais car c’est ainsi que les mots sur du papier déjà usé par le temps, par l’encre qui les lignes, demeurent dans le temps comme suspendus à un fil aussi fragile et parfois fort.

L’amour muet: Un sentiment inavoué qui fane comme la plus belle des fleurs sans soleil.

J’ai écrit ça par dans un instant de ma vie où le silence était plus présent. J’ai écrit ça suite à une conversation avec une amie. J’ai écrit ça parce que le temps fait souvent ravage quand on le laisse prendre la place. N’avez vous point remarquer le ménage est nécessaire même si on ne touche à rien? J’ai toujours dit que j’allais écrire sur l’amour muet… maintenant? En ce moment où mon coeur ne fait que battre par nécessité et non par amour. Où le désert aride à pris place dans mon être où j’occupe mes journées à meurtrir mes doigts sur un manche de guitare simplement parce que ma tête fatigué, triste n’y croit plus, aujourd’hui. Où ici je commence des textes qui font leur nid dans mes brouillons. J’ai l’impression que mon coeur à fait comme mes doigts, qui à force de se blesser sur les fines cordes de la guitare se sont couverts de cornes créant une insensibilité. Outre le coeur qui ne répond plus la tête elle se souvient, comme si de l’envers à l’endroit, ils avaient tout deux changer de rôle. Ma tête se souvient des amours passés, souhaite les amours futurs, désespère dans cette solitude qu’elle soit à deux ou seul.

L’amour muet meurt sans mot devant un miroir qui ne réfléchit plus.

Ce texte qui n’a pas la portée de ce qu’il devrait être simplement parce que cet amour à cette époque n’avait rien de muet, il a été tué dès les premiers jours de l’été. Tué parce que la demande était présente. N’allez jamais dire à quelqu’un qui n’a pas soif que vous lui offrez ce verre d’eau. Cet amour qui n’a jamais été muet mais simplement que bâillonné puis couvert de baisers. J’étais l’oasis, mais je n’étais pas les papillons, rafraichissant mais avec le but ultime de n’être qu’un point d’arrêt dans ce désert qui allait devenir le miens. Je n’ai rien écouté, comme par défi, j’ai tenté de prouver que j’étais celui, simplement celui. Plus mon coeur s’enflammait plus le siens se refermait. Tant de fois j’ai voulu dire les mots mais à tout coup elle me rappelait à l’ordre. Cet amour muet s’est construit et nous as tout deux détruit. Le temps, le même qui à un point nous a rapproché, c’est chargé de nous éloigner. L’expérience a-t’elle value la peine? Oui comme dans chaque histoire que j’ai vécu. Triste, je garde en mémoire des tas de souvenirs, les meilleurs car je ne veux pas deux autres, ceux qui rendent amer. Je ne suis pas toujours en paix de mes anciennes histoires car j’aimerais parfois m’expliquer, faire comprendre, mais ces mots n’existent plus car je veux avancer. Peut-être que je génère un immense boulet à ma cheville car je ne suis pas nécessairement en paix avec tout ce passé, j’ai parfois aussi besoin de comprendre ou d’oublier.

L’amour muet meurt amer.

J’ai parfois aimé en silence, quand devant une porte fermée, il ne me servait à rien de crier, que personne n’allait entendre, que personne ne voulait entendre. On nous demande seulement d’être à l’écoute, mais on ne fait souvent pas attention à ce qu’on dit. Les mots ont leurs poids, leurs portées qui s’ils sont écoutés ne donne peut-être pas le résultat escompté. Et moi dans tout ça? Je ne me suis jamais écouté car si je l’avais fait je me serais sauvé. Attention à ton coeur Crow, tu cours à ta perte.

L’amour muet rend la raison sourde.

Quand l’amour perd l’ouïe, les mots demeurent dans ma tête, chaque mot servit un à un, mois après mois, me disant de ne pas avancer, de ne pas parler. « Tu sais Crow, rien à changer » c’était le jour de mon anniversaire. Une confirmation pure et simple qui revenait. On ne peut courir sans cesse derrière une indifférence qui jamais ne s’essouffle. Tu me donnes le temps de me retourner, un instant, simplement pour confirmer que j’ai pris le bon choix d’enfin faire demi tour, d’oublier, de calfeutrer cette fenêtre qui maintenant fermée laissait encore passé un peu de vent. Pourquoi me regardes-tu maintenant au travers?

L’amour muet c’est aussi contagieux.

Je ne t’avais pas dit que quand je fermais la fenêtre, j’installais aussi des barreaux? J’ai cette conscience qui ne s’épuise jamais que les ruptures, les deuils, sont d’une douleur atroce et que simplement de penser que je pourrais revivre encore et encore ces mêmes histoires est insupportable.

L’amour muet parle même quand on ne l’écoute pas

Je dis souvent à un ami qui fait du cinéma, scénario, « On veut le voir, on ne veut pas le savoir! », simplement pour qu’il comprenne que les mots ont souvent peu d’impact quand les images sont bien construites. Tu ne te souviens pas tout ce que j’ai pu faire pour être toujours là, près de toi? C’est fou comme les mots rassurent en bout de ligne, mais la beauté de l’esprit se perd quand il ne peut plus imaginer. Mes gestes ont remplacés mes silences et tes mots me confirmaient que je faisais le bon choix.

L’amour muet regarde par la fenêtre, simplement pour se rappeler.

L’étrangeté de la chose c’est que malgré le fait que je sois là, assis, seul, plein de pensées du passé qui reste là. Tu apparais encore dans cette simple fenêtre où je ne te vois presque plus. Ça confirme le fait que la télépathie existe. Si on envoi dans les airs des pensées pour une personne, elle pense aussi subitement à nous, sans même qu’elle ne comprenne pourquoi. C’est difficile de penser que les gens pensent à nous parce qu’on pense peut-être aussi à eux. Il y a des choses qui font peur quand elles ne s’expliquent pas. Elles rendent surtout inconfortable.

L’amour muet se construit sur le vide créé par le temps.

L’amour muet prendra sont temps.

L’amour muet foutra le camp.

L’amour muet





Vis vent

27 07 2009

Le temps passe et je me prélasse au volant d’une vie que je ne croyais plus possible. Une première déception qui me rend heureux, heureux de vivre et d’avoir envie de faire attention à mon univers, aux gens qui y gravitent. Il y a toujours eu ces gens autour de moi, que je ne voyais plus quand mon coeur occupé à aimer m’aveuglait un instant. J’ai envie de prendre du temps pour moi, pour être heureux. Comme délivré d’une peine qui sommeillait à petit feu dans le fond de mon être, celle qui m’a dit non m’a en même temps dit que le passé était garant de mon avenir maintenant, ce sans le savoir son non prenait des allures de oui, pas pour elle mais pour tout les autres. Des gens mis de coté, des gens blessés, ma famille oubliée, je sais maintenant qui je dois écouter, moi. Si de folie, une pulsion émerge de moi, je devrai l’écouté, bonne ou mauvaise avec ce qu’elle implique. J’ai envie de vivre, d’être ce que je suis, d’être différent, de vivre heureux et sans avoir à me soucier de ce que les gens pensent. Je veux simplement donné au gens des sourires inattendus. La vie est courte, les gens sont si tristes, dans le métro ou dans leur vie, j’ai cette envie de changer le monde, pas de changer leur habitude mais de leur faire prendre avec certitude de ce que la vie nous donne. J’ai envie de le faire pour moi parce que ça me rend heureux de voir dans le visage des autres leurs yeux s’illuminés. Devant moi les murs s’écroulent pour me laisser la place, pour que je puisse avancer où le vent me mènera.





When the moon cry

19 07 2009

J’ai demandé à la lune de calmer les marées. J’ai été pris d’infortune car elle ne m’a pas écouté. Et le vent pris en tempête dans mes cheveux dépeignés, m’a rappelé d’où je venais, d’où je venais de tomber. Pris à mon jeu je me suis essoufflé, pris dans un voile qui m’a encore aveuglé. Et doucement je ferme les yeux pour voir demain arrivé car plus le temps tourne plus je suis maitre de mes pensés. La douceur du silence, la douleur si intense me fait prendre conscience qu’enfin, sans fin je recommence à chanter ce refrain. Ce refrain qui d’un même air me rappelle encore hier, un hier trop gris trop froid, un hier sans moi. Quand la lune c’est mise à pleurer, tristement je l’ai imitée. Comme une main sur mon épaule sa lumière à jouer son rôle. Le temps passe et vite je m’aperçois, le temps passe et vite il me reçoit, comme un enfant, un retour à l’innocence, j’aime à la vie faire confiance. Confiance qu’un matin où la fraicheur d’une autre endormie, je renaitrai à nouveau dans les bras doux d’une amie qui doucement me bercera et cette souffrance s’estompera. Quand ce matin fragile, d’un doux rayon, me tirera de mon sommeil et où seul j’apprécierai l’odeur de la brise qui caresse ma joue, enfin je comprendrai ce que c’est d’être aimer. L’innocence fragile qui encore me protège de ce moment que je croyais futile. Donne-moi encore ce fragment d’espoir, laisse-moi au moins y croire, un instant où à la moitié de ma vie je suis si seul ici. Comme par besoin masochiste de lacérer mon coeur blessé, mon être entier crie sans raison, pour expulser hors de moi des pensés envenimés. Naitre et être, les conditions pour vivre heureux, libre je choisis de m’accrocher au monde qui m’inspire pour écrire. Je suis, être sensible, fragile, au porte d’un matin qui saura m’accueillir enfin. À moi de franchir le seuil, à moi de laisser de coté tout deuil et avancer, d’un pas franc et décidé, vers enfin la paix d’un monde où les questions ne se poseront plus, où les mots déferleront comme les vagues sur les rochers que par la lune éclairée. Quand la lune pleure, écoute sa musique jusqu’au matin, laisse derrière le chagrin et crois encore que tout est possible.





Une journée spéciale

1 05 2009

Aujourd’hui c’est une journée spéciale, ce genre de journée où les gens qui ne vous écrivent jamais prennent le temps, ce genre de journée où les gens qui nous aiment prennent le temps aussi. Finalement c’est une journée comme les autres si on la regarde du bon sens. Je me suis levé fatiguer, je me suis dit, tiens il pleut, c’est toujours comme ça les réveils quand il pleut, on aimerait mieux procrastiné des heures plutôt que de se lever. J’aime la pluie, mais ce n’est pas ce que je me suis dit en me levant. Puis le temps a passé, avec un café, puis cri mon cellulaire, messages, je regarde un par dessus l’autre les envoyeurs de ces messages, quelle surprise, le passé se souvient lui aussi de moi et pas qu’à une reprise. Je suis à me demander si je l’ignore, si je continue comme je l’ai toujours fait, l’être nostalgique et le verbe facile sur des histoires qui ont eu lieu mais qui refont surface de temps à autre, simplement pour me rappeler à l’ordre. Peut-être dans des moments où j’avais oublié les leçons que me laissait le passé, peut-être parce que ce n’est pas encore finit (l’espoir est parfois une arme d’autodestruction massive). Je lis les messages, les gens qui ont connu le coté émotion de ma personne savent exactement comment me faire réagir. Cette journée sera comme les autres, comme celle que j’ai toujours vécu avec une certaine évolution mais surtout aujourd’hui une certaine attention particulière qui ressemble aux résolutions qu’on s’impose, mais avec la beauté du recule sur ma vie, un pas en arrière, regarder ce que j’aime de ce que je n’aime pas. Ce matin je me suis dit, je vais bien, ce qui est triste d’aller bien c’est que j’écris de moins en moins, mais ça, c’était avant de recevoir quelques courriels prévisibles qui me remuent la tête et le corps. Chez moi, la nostalgie est un plat qui s’écrit à chaud.





Le passé imprimé

29 04 2009

Le temps passe, les choses change. J’ai reçu dernièrement un courriel de La Presse qui m’offre en format intégral mon journal en format numérique de la sections A à la section Sport que je ne saurai plus obligé de recycler de manière automatique. Je me dis à premier abord que c’est enfin une idée intelligente à voir écologique et me voici pris d’un énorme Flashback de mon passé, toutes ces années où j’ai moi même passé ce genre de bout de papier.

Déjà qu’à mon époque cette tâche de ce réveiller à 5h30 le matin pour allez passer des journaux était assez difficiles, elle avait le bien fait de former le caractère, le coté responsable et venait avec ça la gestion d’un budget parce que passé 50 journaux me donnait environ 70$ par semaine, pour un gars de 9 ans ce n’est quand même pas si mal. Bon ok pour le budget j’ai échoué avec succès en profitant de chacun des petits dollars que je possédais. Avec le temps j’ai développé un service à la clientèle hors pair qui me sert encore aujourd’hui. De nos jours, c’est des personnes plus âgées, aussi appelé adultes, qui passe les journaux. Je ne sais pas si c’est la rapidité d’exécution et volume de livraison qui influence. C’est vrai qu’en voiture c’est toujours plus rapide plus polluant mais en même temps efficace.

Cette nouvelle de journal complètement numérique, ça sauve bien des arbres je l’avoue, des arbres et de l’essence car si on arrête d’imprimer on aura plus besoin de livrer, donc plus de livreur, moins d’essence utilisé, moins de papier, tout ces moins donne un gros plus, j’ai manqué quelque chose de mes mathématiques  moi. Un jour peut-être je raconterai ce premier métier à mes enfants qui était camelot. Peut-être un jour ça deviendra aussi une espèce de légende, un mythe bien réel qui fait de moi ce que je suis aujourd’hui en certaine partie.

L’impact est grand dans les décisions où les vrais seuls gagnants sont ceux qui empochent le papier.