Mes pas raisonnent

7 12 2008

Le temps lent, d’une longueur trop lourde pèse sur mes épaules aujourd’hui. La fatigue me nuit car je ne dors pas bien la nuit. Je vais marcher dehors, sous la neige, sur la neige, je ne m’y fis pas trop car sur le sol mais pas raisonnent. Mes pas raisonnent dans ma tête parce que sur le sol les pas feutrés, je ne peux les écouter. Mais pas garde la cadence de mes pensées, je ne sais pas où les diriger, à savoir si je parle de mes pas ou de mes pensées. L’ennui se mélange à la nuit simplement pour me noircir un peu plus les idées. Ai-je pris les bonnes décisions? Celle de marcher ce soir, celle de quitter hier, celle d’espérer demain? Souvent on ne sait pas ce qui nous attends, on ne sait pas souvent le résultat du « Et si? » et c’est tant mieux. Mes pas raisonnent comme des tambours plutôt sourd, comme la voix de l’horloge grand-père qui de son tic tac étouffé travers les murs du temps. Mes pas raisonnent mais je déraisonne seul à tenter d’expérimenter la vie, un tic à la fois et de me faire rabrouer le tac qui suit. Mes pas raisonnent et je ne suis pas, je ne suis plus, je ne me suis plus. Je me retourne et ne vois même plus mes traces de pas dans la neige fraîche. Où suis-je? Je ne suis pas à flotter mais je ne touche pas la terre. Irréaliste moment je ne sais plus où je vais mais je n’y suis pas totalement mal, ni totalement bien. Je dois remettre mes pieds sur le sol, retrouver l’équilibre qui fait que mes pas résonnent comme de la musique et non comme une cacophonie sans fin. Je dois établir mon rythme et le suivre enfin, sans fin.





Mieux dormir pour bien grandir

7 12 2008

Jeudi 4 décembre 2008

Hier j’ai joué au scrabble, toute la nuit j’ai joué avec les mots sur la planche, dans l’obscurité totale. Le temps a passé et je ne l’ai jamais vu, il était absent dans cette pièce éclairée que de musique, d’un peu de lumière de cellulaire qui allait et venait tour à tour quand je jouais. Jamais je n’ai vu les yeux de l’adversaire, ni avant le match, ni pendant, ni après. Seule une voix, parfois un rire perçait le silence:

– C’est ta première fois?

– Comme ça? Avec une parfaite inconnue?

– Non ce n’est pas de ça que je parle!

– Tu veux dire l’obscurité?

– Totale!

– Oui, première fois dans l’obscurité totale avec une inconnue

– *rire*

– Et toi?

– *rire*

Ce soir là je n’ai pas gagné, je n’ai gagné que l’expérience d’une nuit noire et des lettres qui s’étalaient une à une pour former des mots, parfois innocents, parfois suggestifs. Les points augmentaient sans vraiment aucune importance sinon celle de délimiter qu’un niveau d’attention, d’intelligence, de chance et de fatigue. Les discutions se mêlant à la nuit, la présence ne faisant qu’éloigner l’ennui. Bien que cette présence fût présente elle n’eût pas le crédit d’être réconfortante. J’avais encore l’impression de chercher dans la nuit à tâtons quelque chose sans vraiment de conviction. Les attentes ne sont-elle pas fort inutile quand ont à du plaisir? Qu’est ce qui fait qu’on les génère automatiquement, notre passé, nos besoins criant, peut-être qu’on se pose pas la question. Nous sommes dirigé par nos attentes, elles nous rendent heureux, malheureux et pourtant rien de tout ça ne nous appartient. Un jour je ferai surement un texte, sur les attentes, les latentes, les inhérentes celle qui seront comblées, celles qu’on préfèrera oubliées.





Jour et Nuit

7 12 2008

Perdu sur une mer sans nom où mon bateau dérive toujours. Des fois bien alerte sur ce qui se passe, des fois dans le grand brouillard. Les matins à coeur léger sont d’un parfait contraste avec les nuits noires et lourdes où je marche à tâtons vers je ne sais où. J’attends encore que le matin arrive, chaque nuit. Ces matins doux où tout m’émeut, tout me touche. La musique, les gens, j’ai le coeur léger mais l’être nostalgique à la vu de jeunes amoureux qui s’embrasse. Je les envie un peu, en fais j’ai simplement hâte de retrouver ce sentiment d’amour, d’être là pour l’autre, d’être l’autre là. Les journées passent, se termine parfois dans la solitude, ou dans l’ivresse, rendant les jours qui suivent plus difficiles à vivre. C’est dans ce temps où je me dis que je dois simplement faire attention à moi, car il est facile de perdre la tête. J’ai beaucoup de temps à prendre pour moi, déjà cette journée fût pour moi quand même une belle journée. L’imprévisible est on pour le bonheur, j’ai renoué avec une amie, j’ai revu mon gros matou qui je crois m’a reconnu. Le temps est bon quand on le laisse passé doucement, quand on ne le force pas. Maintenant fatigué je vais allez dormir, les idées noirs et la tristesse de cette solitude pèse sur mon être de tout son poids. Demain ce sera une journée famille, ca me fera le plus grand bien!





En fin de semaine…

5 12 2008

Certain me demande, qu’est ce que tu fais en fin de semaine. Les dernières fins de semaine me laissent croire que je suis mieux de rien me planifier. J’ai dormi, très bien dormi la nuit passé et j’aimerais ce weekend me reposer. Je ne suis pas capable d’imaginer ce que je pourrai faire, la tête vide, épuisé des dernières semaines je n’ai envie que de douceur et de calme, la dernière fois que j’ai voulu me retirer, on sait comment ça c’est terminer. Ce weekend j’aimerai peut-être remettre ça, car de me mettre les pieds solidement par terre quand je suis sur un bateau c’est plus difficile, je dois m’arrêter un instant pour me recentrer. Les semaines passées on été mouvementées et se sont bien passées mais comme dans de l’eau boueuse je n’ai pas eu l’impression de voir à travers. Même si j’ai arraché ma gale elle ne m’a pas donné l’effet escompté, celui de vivre. Je dois donc arrêter de courir partout, me laisser me rattraper, me regarder et me demander « Qu’est-ce que je fais maintenant? ». Les paradis artificiels ne m’apporteront pas le bonheur, ça j’en suis certain car les lendemains ne sont que toujours plus vide. J’ai eu beau tenté de mettre sur la plaie, la vraie, un bandage mais elle est béante et j’en suis conscient. Je dois y enfoncer les doigts et sentir la douleur, savoir qu’elle existe, prendre le bobo par les cornes, je vieillis, par où je m’en vais? Hier un collègue me demandait, « Ça te fait peur de vieillir? Ça te fait peur de vieillir seul? De vieillir célibataire? » j’ai répondu non à toute ces questions, ce qui me fait dire sincèrement que j’en suis rendu là, je suis rendu dans une étape de ma vie où j’accepte cette solitude. Il est certain que j’aurais quelque peu de difficulté à me voir sans enfant mais pour l’instant je ne peux me voir avec qui que ce soit et cela c’est bien parce que plus je suis seul, plus je suis avec moi, quand j’y serai vraiment bien, je pourrai reprendre la route de ma vie, la vraie, pas l’expérimentale. J’ai cette semaine repris contact avec le passé, de façon saine, surprenante sans attente. Je ne peux pas me permettre d’enterrer les vivants, ils existent. Ils font parti d’une ancienne tranche de ma vie, mais ils existent, sans le regard nostalgique, il faut simplement faire la paix, parce qu’on veut que tout le monde soit bien et zen avec hier. Ce weekend je ne veux pas abuser de la vie, je veux un peu me recentrer sur ce que je suis, voir la famille un peu, je m’ennuie d’eux. Mon neveu m’a même demandé de partir avec lui, un petit voyage, au début c’était le Mexique, maintenant c’est la France, ça me plait d’avantage! On regardera ça pour la fin de l’hiver. Je dois me satisfaire de ce que la vie m’apporte, les opportunités se présentent à moi, il ne me reste qu’à les saisir.





Big Bang

1 12 2008

Habit cravate et soulier vernis, mon coeur à exploser sous ma chemise. Le sang chaud imbibe dans mes vêtements. Je ne sais plus si je dois poser un pied sur le sol, poser un genou sur l’asphalte, poser mon être dans mon lit, une nuit. Deux jours, enfin deux jours presque sans malaise en moi. Seules les nuits trop proches, trop seules, trop noires ne me pèse un peu sur les épaules. J’ai détaché ma chaine depuis quelques temps mais je n’ai plus rien qui ne me raccroche à la terre. Je vole, j’erre, je digère ce que je mange dans la vie, des fois bien de travers, des fois bien conscient. Où suis-je bien? Dans quels bras je veux m’endormir ce soir? Et demain serais-je entre tes mains jusqu’au matin? Et après demain, quand la solitude m’aura rejoint, penserais-je que j’y suis mieux, simplement parce que c’est ce que je veux? Tant de questionnement, dans de nuit que je devrais dormir, tant de douceur dont je ne peux me passer. Je n’ai simplement pas envie d’être, de n’être qu’un jugé, qu’un incompris dans ma propre vie. Je préfère en dormir seul dans la tête de tous plutôt que de perdre une muse, qu’elle soit pluvieuse ou venteuse elle m’inspire le temps d’un sourire, d’un rire, d’une nuit, d’une vie, c’est simplement pas moi qui décide, ce n’est mon coeur qui explose dans ma chemise.





Par raccord à ma vie

1 12 2008

À des moments on s’oublie. À d’autre on se doit d’y penser, simplement un instant pour reprendre le pouls, pour reprendre le beat. Pour ça il y a la musique qui fait sourire. Puis il y a toi, toi qui est moi mais seulement quand je me regarde. Des fois je m’oublie, surtout la nuit, mais simplement parce que dans le temps je suis porté, je suis emporté, je me laisse allez. Aveugle, je vois que je ne suis là que pour l’autre et je m’oublie en tout point encore une fois. Ma présence me fait peur comme inconfortable face à ce que je suis. Et pourtant je sais que je suis bien, que même par de moment d’égarement je tente de rester intègre, de rester fidèle à moi même. Comme on dit dans le ciné, je tente d’être raccord entre la scène d’hier et celle d’aujourd’hui puis enfin pour être conséquent avec celle de demain. Je ne suis pas mal avec ce que je vis, avec qui je le vis, mais je le suis parce qu’ici je ne suis que l’ombre de moi-même. Tant de pages j’ai écrit, pourtant je reste si incomplet, mais parce que cela me plait. Parce que de raconter des histoires j’aurais du en faire ma vie. Suis-je capable de faire pencher la balance, est-ce que tout le monde s’en balance, sauf moi? Ne suis-je pas l’être le plus important pour moi? Pour qui je donnerais ma vie aujourd’hui sans hésitez, si j’avais à le faire maintenant? Vous êtes-vous déjà posé la question? Je pourrais être là pour beaucoup de gens jusqu’à leur mort, mais donner ma vie… Moi je le sais bien, aujourd’hui la liste n’est pas longue, elle se limite peut-être à 5 personnes, mère, soeur, neveux et nièce, c’est tout. Mes bases sont solides, je suis prêt à repartir, à bâtir sur ce plancher, brique par brique, sachant que je rencontrerai encore demain ou aujourd’hui, le vent, la pluie et la nuit. Sur des bases de béton je bâtirai ma maison, une brique à la fois, une brique à la main et une autre demain!