Je suis seul avec ma réalité, celle qui m’est propre, celle que je perçois. La réalité n’est en fait que l’analyse que je fais des situations dans lesquelles je me trouve. Je passe dans ma tête sans cesse des scénarios qui ne me sont pas arrivé et ceux qui ont fait parti de ma vie. Sans fin je me demande si je suis en vie ou si je survie, la ligne est mince c’est une chose sure. Je réfléchis en fonction des informations que j’ai, peut-on faire autrement? La nuit proche me fait un peu peur, je n’ai pas envie de dormir, j’ai besoin de comprendre mais j’ai besoin de repos pour le faire. Ai-je simplement besoin d’accepter car la compréhension est plutôt faite. L’appel supplémentaire inutile d’hier me fait reculer de quelques cases un instant seulement car j’ai envie d’avancer vers un peu de bonheur. Je ne peux rester un pied dans une porte qui n’est pas ouverte. Je dirais que j’en ai quand même envie, j’aimerais voir, attendre, me faire mal un peu plus puis voir si cette situation à changer. Mais par respect pour moi je ne m’y engagerai pas. La réalité parfois difficile à accepter doit faire partie des apprentissages que je ferai. Je garantie qu’amoureux je peux passer une vie à attendre mais j’ai des buts et des rêves de vie que seul moi peut faire en sorte qu’ils se réalisent et l’attente n’est pas le remède.
Un jour je rencontrerai l’âme soeur, le temps arrêtera, je crois que je l’ai déjà rencontré plus d’une fois. Cette personne qui clique avec moi tout simplement parce qu’on s’entend a merveille, que la vie est simple et qu’on a tellement à s’apprendre l’un à l’autre et tellement à partager. L’âme soeur que je vais rencontrer sera simplement rendue au même endroit que moi quand je la rencontrerai. Présentement celle que j’ai rencontré n’avait aucune synchronicité, certain diront donc que ce n’était pas LA femme de ma vie. Existe-t-elle? J’en suis convaincu! Je me fais dire souvent que je suis un homme à marier, mais je suis le plus célibataire des hommes. Je ne suis pas ici pour me plaindre, un jour ça sera mon tour. Je crois que le plus cruel quand même, c’est de se faire dire par la femme qu’on aime que l’on est un homme à marier et que même si je brille par ma disponibilité, le temps n’est pas adéquat pour elle. Je ne peux lui en vouloir, mais n’en rajoute pas s’il te plait. Il y a des choses que je n’ai pas besoin d’entendre, cela en était une.
L’alter égo, c’est sorti du film que je viens d’écouter, Fight Club, quel film. Ne vous êtes vous jamais demander si vous aviez à laisser sortir votre alter égo, de quel nature il serait? Wow, j’ose imaginer le plaisir que j’aurais, des fois, je laisse des parcelles sortir de l’être que je rêve d’être, le moi caché qui est parfois déborde. On a tous des pensées des fois de se dire en soit même « Si je ne me retenais pas je ferais ou dirais tel ou tel truc… ». On tente toujours de respecter les normes du correct que la vie nous impose. Qui suis-je si je sors de ma couverture de grand sentimental, de grand émotif? Je le serai toujours mais avec des cotés beaucoup plus trash, combien de texte j’ai retenu simplement pour pas déplaire. Un jour peut-être je laisserai sortir cette autre écriture, loin de celle que j’écris présentement. Pourquoi cette censure? Probablement parce que cette réalité reste la mienne, que je ne suis pas près à l’exhiber maintenant. Je pondrai un texte bientôt qui sera différent, qui sera peut-être un peu déplacer, je préfère vous avertir, l’effort mental de prévoir, la surprise sera moins grande.