À mort le deuil! (Partie 3)

7 09 2008

Ce matin je m’ouvre les yeux, la lumière douce qui entre dans ma chambre me fait dire qu’il est très tôt. Je regarde l’heure, il est  6:12. Je me réveille doucement, pensant à hier, pensant à avant, pensant à ce que je ferai aujourd’hui, peut-être un déjeuner au resto, relaxer un peu, mon dernier weekend avant les vacances, peut-être que j’oublie quelque chose? Je pense aussi à demain, je pense aussi à elle, un peu de vide m’envahi. Le deuil s’installe un peu, les pensées se font moins troublantes et je vis de mieux en mieux avec cette idée de ne plus la revoir. Sur ma table de chevet, trois livres y sont déposés. Un livre de religion, le Coran, simplement parce qu’au lieu de critiquer une religion j’aime mieux savoir de quoi je parle avant. J’ai lu quelques pages de se livre et c’est rempli de trucs qui ressemblent à la Bible. Sur ce livre se trouve Persepolis de Marjane Satrapi. Une bédé qui raconte un peu sa vie, son enfance. Je n’ai lu que le premier chapitre de se livre pour le moment. Sur le dessus de la pile, c’est un livre de François Avard qui s’y trouve, Avard Chronique, que j’ai lu presqu’en entier, il me restait peut-être cinq chroniques à lire. J’ai terminé ce livre ce matin et je me suis senti bizarre.

Il est bien dans la vie de se rendre compte de certaines choses qui nous sont parfois rendu tellement présente et assimilé qu’elles font partie de notre vie. Dans mon cas ce matin, lorsque j’ai fermé le dernier couvert, complétant la fin de ma lecture, j’étais un peu triste. C’était la fin, pas de retour en arrière, les derniers mots luent comme les premiers étaient derrière moi. Je pourrais bien sur reprendre cette lecture mais j’ai lu en grosse lettre FIN, message évident de la fin d’une histoire. Je me suis levé, j’ai été porté mon livre dans ma bibliothèque, parmi d’autre qui était fini ou aussi mis de coté pour les mêmes raisons que ceux mis de coté sur ma table de chevet, sur le plancher, dans chaque pièce qui se trouve dans la maison. Ce vide qui m’envahi est le même que celui du deuil humain. La fin d’une histoire dans laquelle on a mis un peu de son temps, s’attachant au narrateur comme aux personnages qui habitent l’histoire. Cette histoire maintenant derrière moi n’est plus présente dans ma vie. Je dois en garder les souvenirs que je désire et passé au prochain livre. Savourer le moment, apprécier cette histoire pour ce qu’elle est vraiment, pour ce qu’elle m’a apporté. Cette odeur de fin qui me revient, je la trouve moins amer parce que maintenant elle explique plusieurs choses chez moi. Plusieurs choses que je me cachais à moi même simplement inconscient de ce qui m’arrivait.

Dimanche 7 septembre 2008, je me rends compte de la cause qui fait que mes livres restent à demi terminer. Si ça ne touchait que les livres ça ne serait pas une énorme histoire mais elle affecte ma vie de tous les jours dans plusieurs domaines qui m’entoure. Les livres c’est une chose oui, je ne suis pas un grand lecteur à la base, mais j’aime écrire, j’adore écrire poussé par des idées plus farfelues les unes que les autres. Ici je n’écrit que mes états d’âme mais sur le papier c’est des histoires comme celle que j’ose lire, comme celle que je n’ose pas terminer. Comme celle que je lis, mes histoires ne se terminent pas. J’ai compris que c’est la peur de faire mon deuil avec celle-ci qui bloque la fin de mes histoires. Souvent j’en connais la fin, je connais lorsque je commence une histoire, chacun des détails qui l’habite, chacun des traits qui caractérisent les personnages de celle-ci. Je n’avais peut-être pas envie que ces histoires se retrouve derrière moi, qu’avec des souvenirs en guise de consolation. Mais le fait de réaliser cela, m’éclaire énormément sur la suite des événements.

C’est plus facile d’avancer quand on sait sur quoi on marche!





Un jour sans ailes

2 09 2008

Un jour sans ailes, c’est un jour qui ne vole pas haut. Un jour sans elle c’est plutôt noir mais si c’est la décision qu’on y prend, je crois que c’est pour le mieux. Je regarde passé les minutes de ma journée, souhaitant un signe, un seul, d’elle. Mais rien ne vient. Seul l’envie de fondre en larme. Je ne donnerai pas de nouvelles, parce que c’est plus facile que d’en donner. Parce que j’espère que comme ça le temps passera et fera digérer les choses plus facilement. Et puis merde je lui écris. Je lui écris comment je me sens, qu’est ce que je vis, qui je suis. Mais qui suis-je? J’arrête mon message et je me pose la question. Me suis-je oublié à un certain moment dans cette relation? Je crois bien que oui. Mes 350 mots qui forment un texte émotif se mettent en veilleuse un instant, sauvegarde en brouillon s’impose. Mais à quoi bon écrire l’estomac vide. J’ai remarqué un jour que quand j’ai fait je suis plus émotif, alors allons se remplir l’estomac. Devant le comptoir du Culture, ces mots retentissent d’une sonnerie que je connais bien, « Bon matin AZ, xxxx » à non pas ça. Par chance le courriel n’est pas parti. Des becs… Elle est de bonne humeur, elle pense à moi. Non, moi qui pensais que c’était enfin le signe que c’était fini. Je me laisse prendre dans ce texte, mes émotions s’emmêlent, je n’y peux rien, hors contrôle. Retour à la case départ, espoir, une nuit encore contre son corps nu, à sentir son doux parfum, à ressentir cette chaleur qui dégage de nos corps enlacés qui ne cesse de se réclamer. J’aimerais être capable de me détacher de mes sentiments, misé sur ce qu’on s’apporte l’un à l’autre. Profiter de cette sexualité si parfaite qui existe entre nous. Parce qu’au cours d’une vie, quand on se rend compte que la sexualité ce n’est pas la même chose d’une personne à l’autre et que quand on tombe sur une personne avec qui ça clique en tout point on apprécie.

Et si ce n’était que ça. Un besoin de faire l’amour. Un besoin de caresses partagées, les phéromones qui s’excite à la seule vue de l’autre. Est-ce possible? Je dois y croire un peu car sinon ça ne me traverserait pas l’esprit. Je ne suis pas vagabond et de tenter de trouver quelqu’une d’autre avec qui l’histoire serait peut-être différente ne me traverse même pas l’esprit parce que c’est dans ces bras que je suis bien. Pour ce qui est du reste, qui suis-je, je crois que je le sais bien, je sais ce que je veux, où je vais et qui je suis. À ce point si je devrais me réveiller car il n’est jamais trop tard. Je tente de me dire « Be yourself » et je sais que je le suis, un peu ennuagé par des sentiments qui ne peuvent sortir pour ne pas effrayer l’autre. Mais pourquoi avoir cette peur qui pourrait en fait tout changer. Si je disais « Je t’aime. Je t’aime parce que tu es toi, avec tes défauts et tes qualités que j’aime autant les uns que les autres. Je t’aime parce que je partage avec toi des moments inoubliables, des discussions interminables. Je t’aime parce que tu me fais voir la vie sous un autre angle et tu prends le temps d’écouter ce que j’en pense. Je t’aime parce que je sais que je peux être moi-même mais je n’y arrive pas parce que ce sentiment que je ressens me fait devenir maladroit. Depuis la première fois que je t’ai vue, je me suis dit simplement que je t’aimais. ». Comme dans les films j’aimerais que ça déclenche cet instant seul où le temps s’arrête sur les regards de chacun, où le désir de l’un et de l’autre ne font qu’un pour simplement s’aimer. Mais ma vie n’est pas un film. La réalité est faite autrement. Que cette passion qui brûle me fait mal au trippe. Que si je fais abstraction de mes sentiments, de cette odeur de fin, probablement que je vivrai mieux avec tout ça, sinon pourquoi elle reviendrait à la charge si elle ne ressentait pas un peu la même chose que moi. J’ose y croire. Je ne peux pas toujours vivre dans cette peur de demain. Je dois vivre maintenant et arrêter de penser, de me faire des idées. En suis-je capable?

Habituellement quand je me fais vraiment à l’idée d’une histoire impossible, quand je décroche totalement de cette histoire, il n’y a pas de retour en arrière. C’est écrit en grosse lettre FIN et c’est la fin. Souvent à ce moment je reviens aux sources, je suis moi sans l’ombre d’un doute car le feu éteint, mes yeux ne brûlent plus à la fumée. Peut-être pourrais trouver une façon de bien doser tout ça. À voir…





À mort le deuil! (Partie 2)

25 08 2008

Bon, quelques jours depuis le dernier article qui fût quand même lourd. On a beau vivre son deuil, quand on parle des trucs qui nous ont touché je crois qu’on retombe dans le coté émotif du moment passé. La deuxième partie de cet article, c’est pour l’autre deuil, celui des gens qui demeure en vie. Il est facile de se résilier à la mort d’une personne quand on sait très bien qu’on ne peut plus rentrer en contact avec cette dernière. Mais lorsqu’on vit un deuil d’une personne vivante, c’est plus facile de rester accrocher et de tenter de revenir en arrière. Que ce soit d’avoir décider de faire une croix sur un ami pour X raison ou le cas le plus commun, celui de laisser une personne qu’on a aimé parce que la vie nous a menée vers des trajets bien différent.

Je fais un simple survol du premier cas, celui de laisser un ami derrière nous. Ca ne m’est pas arrivé souvent mais tout de même c’est déjà arrivé. Souvent on décide de s’acharner parce que les souvenirs, les moments passés nous rendent nostalgique. Il faut se rendre à l’évidence qu’un moment donné dans notre vie on se doit de couper les liens plutôt que d’envenimer la relation. C’est similaire qu’en couple à l’exception près d’un tantinet plus d’intimité en couple. J’ai toujours ces bons souvenirs et je crois que peut-être un jour la relation pourra reprendre, certain passade de vie font qu’on s’éloigne, le temps de vivre certaines expériences (la drogue dans laquelle mon ami était) pour un jour reprendre un chemin moins difficile. Je sais qu’aujourd’hui il a des enfants, sa copine, je suis content pour lui qu’il ait terminé ses « trip ». Je crois que je reste plus attaché au souvenir qu’à une relation actuelle possible.

L’autre cas, c’est plus délicat parce que personne ne le voit de la même façon. J’expliquerai quelques concepts qui régissent ma vie de façon générale. Je partage ici ma façon de penser qui n’est pas celle des autres, mais je vis bien avec ça et je suis ouvert à l’évolution de mes pensées. Premièrement je ne crois pas à l’amitié entre les gars et les filles. Beaucoup de gens y croient, beaucoup de gens veulent y croire. Je pense que une relation gars-fille ca finit toujours par aller vers une relation rempli de désir d’un coté ou de l’autre, sinon des deux. Souvent les filles (ou gars) qui disent qu’ils ont plein d’amis de gars (ou fille) ca cache souvent un désir ou une relation passé, une relation consumée, une passion cachée. Ça na rien de mal, si on s’entend bien avec une personne du sexe opposé, c’est parfaitement normal qu’on se demande si c’est la personne qu’il nous faut dans notre vie ou simplement un désir sexuel qui grandit parce que l’autre personne nous attire par tout ce qu’elle représente. En partant ce se fait, moi je n’ai pas de nombreuses amies de filles, souvent justement des relations passées et quand je regarde autour de moi, que j’interroge, c’est souvent le cas pour les autres aussi.

J’ai cette façon bien à moi de vivre le deuil qui fait que quand ça termine, quand ça fait stop dans ma tête, que je décide de prendre une décision de renoncer au couple, cette journée c’est vraiment la dernière. Je vis la mort du couple pendant le couple, c’est horrible à y penser mais quand la relation termine, je me pose des questions sur le pourquoi je me sens comme ça, qu’est ce que je peux faire pour régler la situation, j’en parle avec ma copine, on voit ce qu’on fait, s’il y a des actions possibles pour revenir au couple solide. Souvent, je sais très bien que quand cette question surgit, il est trop tard, le processus de fin est enclenché. Je suis fait comme ça, quand je suis en amour, je ne me pose pas de question sur le couple, des questions oui mais pas du genre « est-ce vraiment la personne de ma vie », je préfère y croire. Un peu romantique, passionné ou aveugle, j’ai peu d’expérience en couple. Mais du moins, quand tous les temps difficiles sont passés, que la décision est prise d’agir pour son bien personnel et aussi pour celui de l’autre, cette journée là c’est la dernière. C’est jamais facile ces décisions, c’est déchirant et pour moi c’est un point de non retour. Suis-je dur avec moi même ou les autres? Je ne crois simplement pas aux deuxièmes chances. J’ai tellement vu de genre se laisser, revenir, se relaisser, se revenir pour donner le même résultat qui était la décision initiale de mettre fin au couple. Je ne crois pas qu’on change foncièrement mais par dessus tout je crois que si on prend une décision aussi importante et cruelle que de laisser l’autre, je crois qu’il faut s’assurer que c’est la bonne décision qu’on prend, que toutes les options ont été tentées avant de prendre la décision finale. Soit ça ou que les gens sont foncièrement masochiste que d’aimer les ruptures et les tortures du coeur. C’est certain que je suis comme ça et que je trouve que c’est correct, c’est pas toujours facile parce que c’est encore une fois bourré de souvenirs et de sentiments, mais pourquoi pas faire comme dans le cas d’une mort réelle et pas vivre notre deuil et continuer en se souvenant des bons moments passés? Je trouve très difficile et même maintenant je tente de me tenir loin quand je vois que les sentiments de l’autre traine encore dans les émotions passées. Parce que si on ne prend pas le temps de guérir, on risque de blesser encore parce qu’on aura eu la tête dans le brouillard. C’est souvent ce besoin d’affection qui nous fait nous rapprocher des autres sans qu’on y pense vraiment à si on a fait notre deuil ou pas.

Je trouve que les gens devraient plus être à l’écoute de leur émotion. Le passé existera toujours et c’est clair que je ne veux pas non plus pas m’en débarrasser car c’est lui qui me forme, qui m’apprend tant de chose aujourd’hui. Même si les gens laissés en deuil d’amour survivent, je ne veux pas avec eux entretenir des relations amicales avec eux. Je laisse en bon terme n’est pas nécessairement synonyme de mes ex sont mes meilleures amies. J’ai eu une relation où la fille côtoyait tout les gars de son passé et ça n’a rien de plaisant de souper avec l’ex. Je n’ignorerai jamais une ex (relation ou copine) mais je ne courrai pas non plus après un lien que je ne veux pas couper parce que je me suis attaché pendant une période de ma vie à cette autre personne.

Mon passé est réglé, j’avance en gardant tous les apprentissages que j’y ai fait en tentant d’être heureux et laisser moi vous dire que ça marche assez bien! Mais c’est ma façon à moi de vivre mes deuils. Mon coté passionné m’empêchera malheureusement jamais de tomber amoureux d’une fille au passé pas réglé où je me casserai la gueule, encore… Mais ne vous inquiété pas, on est bien fait nous les êtres humains, on se relève toujours un jour.





À mort le deuil! (Partie 1)

20 08 2008

Je passe une semaine en dent de scie. L’important toujours c’est d’en rester conscient et de savoir pourquoi on vit ce qu’on vit, sinon on meurt. J’ai l’impression d’être en demi-semaine de deuil, où la vie est plus noire et plus lourde. Pourquoi? Je crois que les événements, discutions et sentiments qui remplissent ma vie me porte à beaucoup de réflexions. Une de ces pensées c’est le deuil. J’ai lu ou vu quelque part que le deuil était nécessaire à la vie mais qu’il n’avait pas de délai, de date de fin, d’expiration. Si on ne vit pas notre deuil pour un événement quand il arrive, cela s’accumule jusqu’à ce qu’on fasse le deuil d’un autre événement. Il semble que si on n’a jamais vécu de deuil de notre vie, un seul suffit pour tous les vivre. J’imagine que l’intensité varie selon le nombre qu’on a mis en banque. Ça c’était mon petit bout théorique, j’espère juste que ce n’était pas un rêve! Ce petit article je le dédie au deuil, pas seulement à la mort physique mais aussi à la mort des relations qui nous entoure, à cette façon bien à moi de les vivre.

Quatre ans, quatre mois, quatre jours qu’il est mort. Je crois que ça rend plus les gens mal à l’aise que moi quand vient le temps d’en parler. Les gens sympathisent ou deviennent mal quand on parle de mort d’un proche. J’ai vécu mon deuil de façon adéquate. Mais comment ca c’est passé et à quel moment? Probablement 4 mois après son décès. Mais bon repartons depuis le début. C’est la maladie qui a eu raison de mon père. C’est donc 4 ans avant sa mort qu’il eu le diagnostique du médecin qui lui disait « Monsieur X, vous avez le cancer » d’une façon glaciale. Mon père fût assommé (le mot est faible) et pourtant c’était un homme fort, faut croire qu’on trouve toujours un plus fort que nous. Donc pour abréger l’histoire je dirai que le reste c’est passé comme ça: opération, radio, chimio, radio, rémission (1 an), recancer, rechimio, reradio, rechimio et « Madame, il ne reste qu’un mois à votre mari à vivre! ». Madame?!?!?! Et oui mon père voulait pas le savoir alors il a autorisé le doc à le dire à ma mère et qui nous l’a dit. Donc quatre ans ont passés, mon père ressemblait à une petite bête de laboratoire quand il visitait le docteur à l’oncologie, à croire qu’il y a juste les riches et personnalités publiques qui guérissent de façon permanente, ça leur fait une belle jambe aux chercheurs d’avoir des porte-paroles connus pour financer leurs recherches (bon ok c’est un peu émotif mais j’y crois tout de même). Donc la chronique d’une mort annoncée arrivait donc dans notre famille.

Pour ceux qui croient que j’ai eu de la chance de le savoir un mois à l’avance qu’il allait mourir, détrompez-vous! Ça ne veut rien dire du tout. Au début les gens me disaient de lui parler, de tout lui dire ce que je voulais lui dire, que j’en avais de la chance. Je m’assoyais à coté de lui, à me demander que dire, à ne pas profiter du temps qu’il nous restait tout les deux. J’ai compris bien vite que les gens me trouvaient chanceux simplement parce que j’avais du temps. Du temps avant sa mort pour rattraper le temps pendant sa vie. Et bien figurez vous que j’en avais pas besoin, j’étais à jour avec mes parents et je leur disais pas mal tout. Donc j’ai arrêté de me faire du mauvais sang et j’ai passé du temps de qualité avec lui, jamais autant que j’aurais voulu parce que ce mois sembla une semaine où il dépérit rapidement et où le jour J moins quatre il rentra à l’hôpital, soins palliatifs, pour une durée indéterminée, quatre jours. Le temps que j’ai passé avec lui là-bas c’est deux journées, la première et la dernière. Où j’ai été fort et j’ai consolé ses frères, ma soeur, ma mère. Où j’ai eu le droit de lui dire seul à seul en dix minutes, la seule chose que je pus lui dire alors parce qu’avant je ne pouvais pas, souvenez vous qu’il ne voulait pas savoir sa date de fin de vie, mais à ce point il savait très bien ce qui l’attendait. Je lui ai dit « Papa, part en paix, ma soeur et moi s’occuperont de maman. Tu sais papa, je suis vraiment triste que mes futurs enfants ne connaitront jamais leur grand-père! ». J’étais là lors du dernier souffle, avec ma mère, c’est vraiment difficile ce moment, je suis presque certain que j’ai moi même sauté quelques battements lorsque c’est arrivé, je lui tenais la main. Après c’est la valse des larmes, les appels, les câlins de réconfort, les visites chez le notaire, chez le salon funéraire avec tout ce qui s’en suit. Moi je suis resté debout devant tout ça. Je n’ai pas vécu le deuil à ce moment parce que je me suis donner comme mission de supporter ma mère, ma soeur, enfin tout le monde qui en avait besoin à ce moment. Pour ceux qui croit que le chiffre quatre était sur-utilisé, j’en suis désolé, je n’ai malheureusement pas le pouvoir des faits qui entoure cette histoire.

Donc quatre mois plus tard, j’ai toujours pas vécu mon deuil, j’ai laissé le plus possible l’alcool de coté pour ne pas m’emmêler les idées, mais ça m’a frappé, comme ça : Dring Dring ! (c’est un téléphone) « Salut, je voulais simplement te dire que mon père aussi est décédé. ». C’était la voix de mon ex petite amie, qui venait elle aussi de perdre son père. Je ne lui avais pas parlé depuis le service de mon père. Parce que moi quand je termine une relation, je tiens pas à garder des liens d’amitié avec mes ex. J’ai pas envie de devenir un fantôme qui passe une fois l’an dans la vie de quelqu’un, mais ca j’y reviens. Donc, mort égal service funèbre où je me rends parce que j’appréciais beaucoup son père, sa mère, elle, sa famille. Je me rends et j’ai mangé le pire coup de barre dans le front de ma vie, retour dans les souvenirs, j’y ai probablement pleuré: ma rupture, son père et surtout mon père. Larmes en fontaine, en vrac, les lacs, les rivières, j’ai probablement fait augmenté l’action d’un grand fabriquant de mouchoir. C’était là que je le vivais et personne ne comprenait l’intensité du moment sauf moi. La suite? Le temps a passé, je pense souvent à mon père, je n’en garde que de bons souvenirs.

Le deuil, personne ne le vit de la même façon ni dans le même délai de temps. Moi je suis l’exemple de mon père qui a perdu quatre personnes de sa famille proche en une seule journée, Il faut vivre sa peine quand elle passe, comme on l’entend, mais après il faut continuer notre vie et allez de l’avant quand on est prêt en se souvenant toujours de ceux qui sont passé dans notre vie. C’est simple mais en même temps complexe de penser comme ça car quand on est dedans, on ne voit pas grand chose. Mais le temps passe!

Vu la longueur du texte, je ferai une deuxième partie pour ce qui est de l’autre style de deuil, déjà que c’est lourd… 😉





Pourquoi tu n’es pas marié?

6 08 2008

J’ai entendu cette phrase, dans mon lit, après avoir sexer, après avoir fait un massage complet à une douce femme qui m’avait prêté sa peau parce que je lui ai dit que ca me plaisait de la toucher. Ensuite cette phrase fût son apparition… « Pourquoi tu n’es pas marié? » Je dois avoir balbutié un truc tu genres, « parce que personne ne veut se marier avec moi » un peu pris au dépourvu par la question qui est venue gratter en moi un bobo que dans ses bras j’oubliais. La vraie envie aurait été de dire « Parce que je t’attendais! » mais dans ce genre de relation faut pas allez trop vite, faut pas dire ce genre de chose qui effraie, faut garder ça pour soit parce qu’il est trop tôt (qui a établi ces règles?), qu’elle n’est pas prête car son dialogue envois des messages qui font que maintenant, c’est pas d’un couple qu’elle veut mais de moment de tendresse parce que dans sa vie, ses relations lui ont donnés du fils a retordre à gérer les attentes, à ne vouloir pas décevoir. Je comprends et prends ce qu’elle me donne parce que j’y suis bien. Parce que pour l’instant cette situation me convient, parce que personne d’autre dans ma vie ne peut me donner ce qu’elle m’apporte, sourire, discussions de toutes sortes, tendresse. Ce que je partage c’est simple, mais moins depuis le temps qui passe, on dirait que plus on voit une personne plus on pense lui devoir quelque chose, moins on veut la décevoir. Il est clair qu’elle hante mes pensées, mais pour la première fois de ma vie je veux être patient. J’aime la petite place qu’elle me laisse avoir dans sa vie. Mais depuis cette question, ça tourne dans ma tête… pourquoi je ne suis pas marié?

Je pense que j’ai fait une partie du tour de la question depuis… 4 jours à me le demander. J’ai refait un peu l’historique de mes histoires d’amour pour me rendre compte que c’était normal en bout de ligne. Souvent je me mets dans des situations qui ne sont simplement pas saine pour moi. J’ai peu d’expérience en couple mais je ne crois pas être difficile à vivre, bien au contraire je m’adapte très bien au style de vie des gens qui m’entoure. Je crois simplement que c’est une question de respect de l’autre, tant que ce n’est pas à sens unique (tiens une bibitte dans ma vie) ça passe bien. On peut s’abandonner à l’autre mais pas s’abandonner soit même, c’est important de ne pas s’oublier (2e bibitte). Je suis conscient de mes bibittes, l’expérience qui rentre je crois, ça aide à évoluer. Je parlais à un ami et je lui disais que ce qui me fallait, c’est d’être capable d’apprendre de l’autre et lui apprendre, le partage c’est pour moi important. Dans toute mes relations passées le partage était présent, très dynamique. Donc chaque relation aurait pu être celle d’une vie… pourquoi donc ça n’a pas fonctionné? Je crois que les rencontres fonctionnelles sont basées sur 2 choses, les affinités et le timing. Affinités parce que sans elles il n’y a pas de connexion, faut se plaire, physiquement, mentalement. Timing parce que dépendant où on se trouve dans notre vie, on n’a pas les mêmes besoins et ces mêmes besoins évoluent dans le temps. Je donne juste deux points parce que déjà là ça complique les rencontres qui sont dite fonctionnelle. Le reste c’est l’apprentissage de chacun qui fera que ça débloque ou pas.

Donc avant de me lancer dans le pourquoi ca marche pas faut d’abord se demander quoi on veut non? Qu’est ce que je veux déjà? Une femme, de la simplicité, de la tendresse, je dirais de la beauté mais je sais que ça déplait à certaine, je n’ai pas envie de définir la beauté pour moi. Je trouve les femmes belle en générale, intérieur et extérieur, c’est un tout, c’est un déclic, je ne dis pas à toute les femmes qu’elles sont belle, seulement quand pour moi c’est important qu’elle sache que je la trouve belle, que je la désire. Je veux que ce soit dynamique, sans oublié le confort (qui n’aime pas le cocooning occasionnel). Je veux que ce soit sensuel, sexuel parce que ca garde le couple en vie. Je veux que ça soit respectueux, rempli de confiance. Je pense que j’ai fait le tour, je me fous du fait qu’elle est les cheveux blond, bleu, brun, qu’elle ait des enfants, qu’elle n’est pas la même religion, si vous comprenez bien le respectueux, le reste va de soit. Si j’ai envie de passer beaucoup de temps avec elle c’est que c’est bon signe. Il ne faut jamais oublié qu’on a tous une vie avant le couple et qu’elle ne doit pas s’arrêter. J’écris tout ça et je me dis « Criss c’est simple il me semble! » mais semble que je ne suis pas encore marié. Faut pas tenté de penser pour l’autre, à savoir si on lui a fait de la peine, s’il sera en désaccord, faut simplement en parler. Qui ne présume pas les pensées de ceux qui nous entourent, du genre, il à dit ça, ça doit vouloir dire ça, ou il a réagit comme ça alors ça doit être signe que! Si j’ai besoin de solitude, ce n’est pas contre elle, c’est que ça toujours fait parti de ma vie, un besoin de me recueillir. Si je suis seul je ne m’ennuie pas, si je suis seul, je peux penser aussi à elle. Les petites attentions, pensées ne doivent pas être mises de coté. Le tout bien sur à double sens car c’est bien d’aimer et de désirer mais c’est aussi bien de se faire désirer et de se faire aimer. Je crois que ça résume bien ce que je veux, ces certains qu’on peut faire une liste de tout ce qu’on a aimé et pas aimé dans nos anciennes relations, mais c’est autant mieux de se repositionner par rapport à soit même.

Donc toujours pas marié, même après ces 3 premiers paragraphes… qu’est ce qui se passe… à oui, j’oubliais, le mariage n’est pas un absolu, on s’entend à dire que le mariage ce n’est pas tout le monde qui y croit, on parle ici surtout d’engagement l’un envers l’autre et ce pour un bon bout de vie sans penser à une fin même si dans la vie ces choses là arrive.

Mes relations. Je ne rentrerai pas dans le détail ici, même si certaine histoire sont digne du cinéma. J’ai eu 2 vraies copines dans toute ma vie. Quatre ans et deux ans. La première c’est dirigé à l’opposé directement de ce que je suis. C’était bien parti, mais l’évolution fait en sorte de changer les gens et de les amener ailleurs, un ailleurs trop différent pour moi qui ne ressemblait plus à la première fois que je l’ai rencontré. La drogue, les afters, la Main sont des choses qui ne collent pas dans ma vie quand elles deviennent une habitude. Donc le partage c’est changé en vie individuelle et elle a utilisé le mensonge pour sauver le couple… mauvais! Dans le deuxième cas je me suis oublié, ce n’est pas de sa faute, si je ne m’étais pas oublié j’aurais probablement mis fin à cette histoire bien avant, mais en rien je regrette aucune de mes relations car dans chacune on apprend. Mais la dernière, je dois dire que j’ai fait ce qu’on peut faire de pire en couple alors si vous me lisez et que vous n’avez jamais expérimenté soyez attentif: ON NE PILE JAMAIS SUR NOS VALEURS! Puis il y a eu, les amours à sens unique, ça c’est lorsque ça clique, mais juste d’un coté. Les amourettes, je pensais que ca y était mais la découverte de l’autre nous amène pas vers où on pensait allez. Dans le cas des amourettes c’est souvent quand on voit le coté que la personne n’a pas voulu montrer au début qu’on décroche. D’ailleurs, pourquoi on est pas franc dès le début, ça sauverait du temps à tout le monde. Arrêtons de se faire des accroires, il n’y a personne de parfait, mais il y a quelqu’un de parfait pour nous alors arrêtons de se cacher. Il y a eu les amies de lit. Les amies de lit chez moi ça c’est passé de deux façons bien différentes. Dans le premier cas, c’est clair, parce que quand je sens que ce n’est pas la femme de ma vie, faut mettre ca au clair, même si ca deux effets, celui de repousser ou celui de rester. Dans les deux cas c’est jamais évident, dans les relations d’amies de lit on fini toujours par blesser ou se faire blesser. Les autres amies de lit… douleur immense remplie de manipulation. Je suis pas là pour faire pitié loin de là, chacun vie ses histoires à sa façon mais je crois en partie que les relations qui mon plus le fait de tord ne sont celle que dans lesquelles, après coup je m’en suis rendu compte seulement, l’amour est aveugle, où j’ai été un peu manipuler, quand tout le monde nous dit fait attention et qu’on continue d’avancer, où probablement dans le fond de nous une petite voix nous le crie aussi mais la maudite on la mise sur mute. J’ai souvent tombé de mon nuage.

Pour tout ça je ne suis pas marié, parce que j’ai aimé sans l’être en retour, j’ai été aimé sans aimé en retour. J’ai été joué, je me suis oublié. Je me suis caché derrière des peurs parce que les douleurs passé ne me donnait pas toujours envie de revivre les douleurs d’antan. Je suis capable de savoir pourquoi. Ca me rend ni triste ni inquiet mais plutôt confiant pour le futur. Je me dis que maintenant je dois simplement m’écouter. J’aime tomber en amour, j’aime me relever et tomber. Je continuerai de m’attacher quand j’aurai confiance que ça pourra marcher, parce que je sais qui je suis et je sens ce que je vis. Je me mettrai encore dans des situations impossibles parce qu’elles me font sentir en vie, parce que le bonheur qu’elle me procure crée des souvenir qui demeure dans le temps bien plus que les peines.

À toi, qui était supposé passé qu’une seule nuit mais qui c’est retrouvé plus d’une fois dans mon lit et aussi dans ma vie, à ta question « Pourquoi tu n’es pas marié? » je pourrais répondre maintenant « Pourquoi le serais-je? ». Je veux laisser la vie suivre son cours.





Attentes

4 08 2008

Les attentes et non l’attente… le concept le plus difficile à gérer autant pour nous que pour les autres. Chaque petite décision que l’on prend en génère, chaque parcelle de notre non verbal aussi en génère! D’où cela vient et à quoi cela rime? Un principe qui ne fait que compliquer les relations avec les autres. On en a tous même si on tente de crier le contraire, on se cache derrière des paroles qui ne sont en fait qu’un voile sur la réalité.

D’aussi loin que je me souvienne, les attentes sont présentent parce qu’elles ont été conditionnées par notre évolution et notre éducation. Que se soit nos parents qui nous donnent de l’argent de poche quand on fait des petites tâches ménagère ou qui nous complimente quand on fait un bon coup à l’école. On fuit les coups de pieds au cul avec les attentes. On tente de reproduire ce qui nous propulse vers l’avant, ce qui nous valorise. Mais avec le temps on devient des généralistes, des gens qui tentent de se simplifier la vie en se disant que si c’est arrivé comme ça une fois alors c’est immanquable que ça arrivera de la même façon dans un contexte similaire. Baliverne! Ça rend le tout encore plus complexe. Notre propension à nous bâtir des perceptions fait en sorte que l’on tombe dans le piège à chaque fois. On se base sur du non dit pour comprendre les situations ou les relations. Mais où tout ca mène si ce n’est qu’à être dans le tord? Qui gère vraiment les attentes? Et le fait on de la bonne façon? Je crois que de gérer les attentes mènent souvent au déplaisir des gens, surtout s’il n’est pas fait de façon ponctuelle. Si on tente d’éclaircir toute situation dans le but de gérer les attentes, ça apporte un petit désagrément chez l’autre.

(Parenthèse inutile…. J’écris mes articles quand j’ai le temps… là il est 13:19 et j’ai commencé à 10h00 ce matin. J’ai 2 bières et des attentes gérés de plus que quand j’ai commencé… le discours sera t’il le même)

Alors je vous dis comment je fonctionne, c’est stressant, parfois troublant, mais je vous assure d’une chose, c’est efficace parce que ca attire le respect des gens avec qui on est franc et avec qui on gère les attentes.

(Parenthèse inutile 2…. 3 jours plus tard… on verra que le temps fait changer les attentes)

La phrase avant la parenthèse deux était un rêve je crois, maintenant que j’ai tenté de faire la part des choses, j’ai mangé le coup de planche « din » dents. J’essais de le faire le plus possible, surtout en milieu de travail parce que le travail, c’est clair, ton boss te donne une chose à faire, tu la fais, il est content, il te redemande de quoi, tu le fais et ainsi de suite. En situation relationnelle c’est une autre histoire. J’ai l’air de quelqu’un qui tourne autour d’un pot sans fin.

Donc en clair voici: Je ne sais pas si je suis seul comme ça mais je traine mon passé. Quand je vous parle de passé je vous parle pas de mes anciennes relations parce que lorsque je parlerai de deuil vous allez comprendre que je fais bien mes deuils et que j’avance dans le deuil en paix dans chaque jour que je vis. Non je reste accrocher au foutue déception, établissant sans cesse des liens qui n’existe que dans ma tête, c’est eux qui génèrent mes attentes. Là, maintenant, j’ai beau pensé, rêvé, désiré une femme, j’ai une peur bleue que le retour du pendule ne soit pas positif. J’ai l’impression d’être pris au piège comme un rat de laboratoire à tenter de comprendre ce qui se passe. Et si ce n’était pas ça la vie, si c’était simple et que c’est nous qui nous en faisions avec tout? Peut-être que c’est juste moi. Certain me diront, allez fonce! D’autre me diront, prend ton temps y a rien qui presse! Ou encore tu lui en as parlé? Mais y a pas de recette magique sauf le fait suivant, personne ferait la même chose, donc personne pense la même chose! Alors pourquoi je me trouve là, à généraliser une situation, à rêver de demain au lieu de savourer pleinement aujourd’hui? Probablement cette peur qui m’habite, celle de me faire blesser, celle que tout ça cesse! Les fois où mon coeur c’est ouvert au grand jour pour révéler mes sentiments, je me suis rapidement retrouvé seul. Je ne regrette rien, loin de là, mais c’est toujours très douloureux. Je crois que ce que je ressens c’est la vérité, je crois que ce que j’ai vécu se reproduira, comme un hamster dans sa roue, ca ne fait que tourner que ce reproduire, comme si j’avais eu un renforcement négatif par mes expériences passées. Ce n’est pas tout à fait mauvais pour un rêveur, ça aide à garder les pieds au sol.

Tous les signes me disent que la personne que j’ai rencontré est bien avec moi. Je sais pas comment faire disparaitre ces nuages qui m’empêche d’être ce que je suis et ce que je suis sera surement ce qu’elle appréciera le plus de moi. Pour l’instant les dialogues ne sont pas cohérent avec les gestes, est-ce là le secret des nuages?

Je parle d’un cas particulier, mais ce que je peux dire en terminant, c’est que c’est souvent comme ça. Nos attentes nous donnent des visions faussées de la réalité que l’on tend à faire réaliser à force de ce les passer en revue jour après jour. La peur nous prive de ce que l’on est vraiment et si nous ne sommes pas nous même, les attentes ne sont simplement pas généré pour la bonne personne, soit un nous-peur plutôt qu’un nous-nous. Et que ce soit en amour ou avec les amis, l’important c’est d’apprendre ou de prendre le temps de savoir ce que l’autre veut, comment il fonctionne et de s’assurer que tout ca est clair. J’ai tellement l’impression que ce texte ne l’est pas! Au moins ça fait du bien de lui faire prendre l’air.





Mardi… Quelle journée de merde!

23 07 2008

Un autre petit texte qui ne parle de rien d’autre que du fait que le mardi ça reste une journée de merde, on entend rarement les gens s’exalter sur le mardi. Je sais qu’à textes du genre on ne me lira peut-être jamais, peut-être le prochain je l’appellerai sexe, simplement pour attirer les regards!

Pauvre petit mardi, d’où il vient on ne sait pas trop, avait-on besoin de lui? Si on décortique la semaine en tranches fines on s’en rendra compte que chacun à sa place. Je sais que ce que je vais dire là est vrai pour beaucoup de gens, surtout les gens qui font du 5 jours semaine du lundi au vendredi… pour les autres à 5 jours, je suis certain que vous trouviez votre mardi dans votre semaine de 5 jours (un truc c’est la 2e journée de travail) pour les autres à l’horaire farfelu ou international, vous verrez peut-être là un point positif à ne pas travailler du lundi au vendredi.

Le petit premier, lundi, ça débute la semaine, ça nous ramène à notre réalité métro-boulot-dodo, beaucoup le trouvent déplaisant, moi je le trouve plein de charme, n’est-il pas celui qui nous donne l’occasion de faire du voyeurisme sur les vies des autres (eh oui! je suis un voyeur à suivre sur mon blogue… Voyeur VS Exhibitionniste). Lundi dans les transports en commun, les gens partagent leur gueule de pas réveiller, de mécontent de ce retour, c’est la journée zéro-sourire. Moi je les regarde souriant, je passe généralement de bons weekend, alors pourquoi ne pas le montrer à tout le monde que je suis en train de sourire de leur petit malheur du lundi, prenez le temps de regarder autour de vous, chercher les sourires, vous n’en trouverez pas beaucoup, peut-être que si vous passez le mot vous trouverez que la moyenne sourire augmentera. C’est aussi une journée 20 % productif/20% de que c’est-il passé la semaine dernière et 60 % sociabilité. Lundi, les gens répondent à la question « Comment ça va? » de la façon suivante « Comme un lundi » ce qui est particulier parce qu’on entendra rarement la même phrase pour les autres jours de la semaine. Il faut bien commencer quelque part alors pourquoi pas lundi.

Mardi je le passe pour le traiter plus tard (voyez, ça commence mal)

Mercredi, milieu de semaine, le petit nombril de la semaine, ce qui coupe la semaine en deux, le centre des 5 jours de travail, des 7 jours de la semaine complète sur la plupart des calendriers aussi. C’est probablement la journée la plus productive au travail aussi, sur la courbe de productivité on doit être au 80 % productif, le reste varie. Mercredi reste quant à moi le roi de la montagne, après on commence la descente vers le weekend. Cette journée devrait être honorée par une journée de congé (c’est personnellement ma préféré pour prendre une journée pendant la semaine, ça coupe, ça fait de petites semaines de 2 jours). C’est tout pour mercredi, il est là, inoffensif, douillet, réconfortant.

Jeudi, l’avant-dernière, le jour de la paye, le jour où l’on 5 à 7 jusqu’à 3 h (le 5 à 7… happyhour, ça reste bien en culture d’entreprise, les gens qui sortent dans les 5 à 7 ne sont pas les mêmes qu’après 9 h le soir). Le 5 à 7 du jeudi c’est comme célébrer dans un bar la fin de semaine qui s’en vient quand il nous en reste une à faire, je dirais aussi que durant les 5 jours c’est celle où les gens sont plus heureux, ils ont des attentes sur ce qui s’en vient pour le weekend. Jeudi on fait des folies et le vendredi ce n’est pas grave si on est un peu de travers pour la dernière journée, quand tout le monde est un peu de travers, on dirait quand même que le monde tourne rond. Aux jeudis festifs et remplis de surprise, je lève mon chapeau.

Vendredi, journée officielle de la fin de semaine, dernière journée de travail, la fatigue de la veille et l’attente récompensées, car la fin de semaine est là. Le vendredi c’est la même journée que le lundi, mais inverse dans son déroulement, elle commence productive et se termine sociale. C’est la journée où même si la fatigue se fait sentir, on a quand même bien de l’agrément à sortir le soir, la pression de la semaine se dissipe pour laisser place au repos du guerrier. La préférée de beaucoup.

Le dialogue est court sur le samedi et dimanche, on se la coule douce, on s’occupe des enfants s’il y a lieu, de notre domaine de vie. On pense plus à la semaine, certains ont une pensée pour le lundi quand ils arrivent au dimanche. Moi je trouve qu’on devrait attendre que ça arrive avant d’y penser, comme ça on ne gâchera pas notre weekend. C’est semble t’il les journées qui passent le plus vite, car on n’en a jamais assez de temps pour nous et que deux jours c’est bien peu pour le faire. Certains empièteront sur le vendredi ou lundi pour faire de leur fin de semaine un moment plus mémorable. La fin de semaine c’est aussi pour les longues matinées sous la couette, les fruits qu’on mange au lit sous les rayons du soleil, les chocolatines, le café qu’on peut vraiment prendre le temps de déguster.

Mais le mardi, ce mardi, il n’a pas de place dans cette semaine. Ce n’est pas le début, pas la fin, pas le milieu. C’est presque la journée inutile de la semaine. Personne ne se demande à quand la semaine des 4 mardis, comme on le fait avec le jeudi? Personne n’est particulièrement heureux que ce soit mardi! Les commerçants vont jusqu’à s’inventer des journées cinémas moins chers le mardi pour attirer des gens, car probablement que c’est la journée la plus calme de la semaine. Merci au Festival de jazz de Montréal de lui avoir laissé une journée pour faire sa grosse soirée. Mardi c’est la journée des opportunistes en fait, on s’en sert pour promouvoir des trucs qui en d’autres occasions n’aurait pas eu le même impact. Même mercredi profite du statut de journée moche pour se prendre pour le roi de la montagne, sans mardi mercredi n’aurait pas le statut de milieu.

Mais il semble qu’on pourra ne rien y changer, sinon que notre façon de voir les choses! On devrait faire de mardi une journée toute particulière. Reste à trouver quoi faire!





À brasier ouvert

14 07 2008

J’ai un peu mal au coeur, pas un mal physique, mais un mal spirituel. Je ne sais pas d’où cela sort. Moi l’être passionné que j’ai déjà connu j’ai l’impression d’être éteint. On dirait que je n’avance plus. On dirait que chaque minute que je passe, je me pose la question si tout redevenait comme avant. Qu’est-ce qui met tant de lourdeur sur mes petites épaules?

Avant… Avant c’était simplement compliqué, un désagréable dont on ne peut pas se passer. Ça faisait mal sans raison autre que le désir brûlant de l’autre. Pas nécessairement un désir sexuel, mais un désir présent et grandissant d’envelopper l’autre de tous mes bras, simplement pour sentir aussi sa chaleur. Sans me poser de question. Je le faisais à qui mieux mieux un temps, mais depuis peu on dirait que ma flamme ne brûle plus du même feu. Où ça va tout ça? Où vais-je moi? On dirait que les journées ont toutes la même couleur, la même odeur, avec des variantes quand doucement une personne glisse un doigt sur une de mes cordes, mais jamais assez fort pour m’éveiller vraiment. Moi qui étais capable de tomber amoureux à la seule vue d’une belle demoiselle, on dirait simplement que j’ai perdu la vue. Peut-être devrais-je être patient, peut-être je devrai simplement laisser la vie faire son travail, me laisser allez à tout vent sans penser, seulement sans penser à « what’s next ». Je tente de garder les yeux, les bras, ouverts, mais j’ai l’impression que tout passe pas assez vite… je voudrais être demain et bien. Mon avant était douloureux, mais rempli de saveur, d’odeur, de goût qui faisait que tout brillait, que j’appréciais les nuages en pleurant, sachant très bien que demain j’allais sourire.

Pour maintenant, je tente de traverser cette étape de ma vie, en essayant de m’agripper aux sourires, à la pluie. Pour l’instant, un collègue passe devant mon bureau, pour me dire que j’ai l’air d’un chien battu, je lui réponds que c’est ainsi que je me sens, il me sert dans ses bras et me dit qu’il est là, j’ai envie de pleurer. Le chagrin, ça vient en motte, pis tant que le motton ne passe pas on est pris avec ça de travers dans la gorge. Ça, mélangé au pollen… ça m’empêche de respirer aisément.

L’important c’est d’être patient et d’y croire, croire que tout ça sera comme avant où l’innocence de la vie avait un goût plus doux.





Le matin : Est-ce la faute d’hier ou de demain?

9 07 2008

Pourquoi y a t’il des matins comme ça, si différents les uns des autres, où même le goût du café prend un goût différent sur la langue? Pourquoi y a t’il des matins où je me lève tout sourire et pourquoi ces temps-ci je me lève si vide de tout sens? Est-ce la faute de ce qui s’est passé hier? Hier au sens large, un hier sans fin qui remonte aussi loin que ma tête peut même plus se rappeler par elle-même? Pourquoi on ne réinitialise pas cette humeur chaque jour, pour au moins avoir la chance d’avoir au moins un sourire au réveil? Faudrait-il encore être capable de plus se rappeler de nos rêves au réveil et cela serait bien moins drôle, car qui n’aime pas se rappeler d’une chaude nuit de sexe même en rêve, ça donne le sourire en coin au matin.

Par chance on peut changer d’humeur durant la journée, les gens sont si différents et remplis de surprise qu’on ne sait pas à quoi s’attendre, mais pourrais-je avoir au moins le plaisir d’un instant de matin, je demande juste la première heure (au moins) où le sourire est inconditionnel, où le café est bon, où tous les tracas ne sont pas encore allumé dans la tête comme la lumière des phares qui va et qui revient. Juste un petit moment de douceur qui fait que la pluie me joue des airs plus doux pour accompagner chacune des gorgées de ce café qui semble meilleur.

Je me couche chaque soir en me disant que peut-être demain, peut-être lui, me fera oublier hier et me lèvera tout sourire accompagné de café. On se couche souvent plein d’espoir que demain sera vraiment plus beau, mais on sait très bien que la vie est remplie de surprises, comme quand on attend Noël, on rêve parfois d’un nouveau vélo, mais on finit par se contenter du cadeau qui nous est donné.

Mais ça, c’est ma vision de ce matin, une perception plutôt noire de mon humeur basée sur ma nuit, sur hier, sur un café pas assez entamé, sur ce que je rêve de demain.