On fuit, un jour de plus au grand air avant de mourir pour une dernière fois. J’ai toujours cette odeur en tête, comme un mélange de toi et moi. Rien de comparable sur terre, un inconnu qui nous est secret. Toi et moi, une simple chimie, un orchestre, un mélisme oublié que seuls toi et moi pouvons fredonner quand nos corps repus de s’être consommé laisse s’échapper cet arôme par nous deux inventé. Toi et moi, ça sent le sexe, mais pas seulement ça, une histoire infinie, un passé existé, une autre page de tournée sur ce que l’on a été. Une odeur qui nous appartient, que personne ne sentira jamais et dont je rêve encore.
Quand les pores de peau parlent
12 06 2011Quand les pores de peau parlent, il n’existe que le silence, comme une danse, deux corps qui entrent en transe. La friction de la peau, l’une contre l’autre fusionnée, ne laissant place à aucun froid, même si dehors tout est gelé. Mon corps prend ce que tu lui donnes, jusqu’à ce qu’au matin tu l’abandonnes, seul, calme et satisfait, sais-tu seulement ce que tu lui fais? Ce manège commencé la veille, d’une invitation maladroite, où l’alcool ne t’apporte jamais la même ivresse que mon corps et mes caresses. Les paroles doucement défilent, comme les paroles d’une chanson qui s’anime, le temps suspendu à tes lèvres, souhaitant que jamais la nuit ne s’achève. Une fois nos corps enlacés, comme ils l’étaient par le passé, incapables de les en empêcher, nos pores s’expriment de mots qu’ils nous ont volés. Lorsque la passion consommée, que nos corps étendus, épuisés, ne peuvent quitter le contact, nos chairs se racontent des histoires, pour étirer la nuit jusqu’à ce que le sommeil s’en suit. Et le matin pressé, quand nos corps doivent se quitter, ce n’est qu’en silence que cela puisse se passer, tu le sais, car quand les pores de peau parlent, c’est en silence que le contact est toujours inévitable.
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Catégories : Bonheur, Femmes, La pluie, Sexe
En corps
17 02 2009N’as-tu point pensé au passé? Un instant seulement où doucement ton corps sur le miens resplendissait encore de la chaleur de nos corps. Où ton respire encore accéléré par une nuit mouvementée où je ne t’avais que réveillé pour te baiser. Où avant le coucher cette passion palpable rendait la fuite improbable. Où quand tu t’es endormie, la tête sur le lit, le sourire aux lèvres, pensant que c’était le soleil qui te réveil. Mais la passion plus forte que la raison, ton sommeil délicat, j’ai interrompu en fracas. Que par mon envie bestiale, enveloppée de mes draps, jamais tu n’y échapperas. Mais à quoi bon y penser, simplement d’y rêver, mon regard de se poser, sur ta chair encore tiède. Prends-moi, aime-moi et quitte-moi avant que je ne m’éprenne de toi!
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Catégories : Sexe
Cache les traces
8 12 2008Balai, balayeuse et moppe ne frotteront jamais assez fort les traces qui restent partout. Tous les jours je trouve une nouvelle façon de me rappeler, une nouvelle façon de me le cacher. Rien aujourd’hui ne brouille ma tête sinon que la musique qui parfois m’apaise, parfois fait jaillir les larmes de mon corps tout entier. Aujourd’hui je fais face à moi même, enfin. Y a rien de facile à faire le ménage et d’avoir comme seul compagnon sa vie. Les traces sur ma vie laissées derrière moi, certaines que j’ai tenté de couvrir d’un grand manteau de déni, de rêve et de sexe. Aujourd’hui j’ai décidé de reprendre ce manteau, pour voir ce qui se trouvait en dessous ou parce que j’avais très froid dû à mes larmes qui se glace sur mes joues, mes pieds qui deviennent bleus et des frissons à chacune des pensées qui passent dans ma tête. Je faisais une course à relais entre les différentes composantes qui m’aidaient à garder dans ma vie le son, l’odeur, les mots et les images. Je laissais toujours un petit bout de vaisselle, une petite tâche sur un plancher souillé par une nuit mouvementée, un verre, un élastique que moi seul je connaissais et qui était caché dans ce passé et dont je voulais garder la trace. De sexe en sexe, je courais pour ne pas perdre la sensation, pour tenter de la faire changer, disparaitre ou simplement exister. De femme en femme tenter d’oublier, tenter de retrouver ce que j’avais perdu, ce que je n’avais jamais eu. De femme en femme, je trouvais parfois ses mains, ses bras, son corps ou son sexe, mais jamais en même temps. Chaque matin, chaque nuit, unique, l’envie de disparaitre, enfin, sans fin de la surface de ma vie pour en avoir une nouvelle. Je cache les traces pour ne pas oublié, je cache les traces pour me rappeler mais aussi parce que je n’ai pas envie d’avancer, quelle trace je vais maintenant former maintenant sur la neige? Mes larmes en glaçons formeront t’elle un lac gelé où je pourrai marcher? J’ai peur de la douleur et pourtant je la recréer sans cesse! « Get over it! » c’est tout ce que j’ai à me dire. Pourquoi aujourd’hui je m’en rends plus compte? Simplement parce qu’avec moi je suis, qu’avec moi j’ai décidé de nettoyer les traces, une à une, cessant de les recouvrir, de les camoufler, de les dissimuler, sous l’oreiller ou sous mon pied. Je retourne à moi, je n’ai pas encore fini!
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Catégories : Amour, Douleur, Femmes, Me moi, Sexe, Solitude
Air frais et chaleur humaine
20 11 2008Je suis allez marcher dans les rues de mon quartier à la recherche de bon café pour demain mieux me réveiller. J’ai couvert mes plumes noires pour ne pas prendre froid et j’ai bravé cet air qui doucement pince mes joues. Sur le trottoir je marche, mon regard se promène au travers tout les gens que je croise, certain regard son plus long, d’autre plus froid, ça doit être la température!
Et voilà qu’est ce qui se passe en moi, cette soudaine envie de chaleur d’elle, d’une elle, d’une autre aile. Simplement me retrouver dans le plus simple habit, rempli de désir pour un corps en vie. Mes mains découvrant cette peau, si douce, si brûlante sous mes mains qui la réveille doucement. Calmer le doux frisson qui sur ta peau qui perle par un baiser, en couvrir ton corps tout entier. Jamais plus tu n’auras froid car je suis là, dis-moi que je me colle à toi. À ton dos je suis collé, mes mains ton ventre peuvent caresser et ainsi se balader sur tes cuisses, tes hanches et tes seins. Ma bouche glisse de ton cou à ton épaule et ce à tour de rôle, en un désir brûlant, grandissant. Jamais mes caresses ne cessent de te découvrir et tes soupirs me laisse croire ça te fait plaisir. Et d’un coup je te renverse, sur le dos tu te retrouves, ton corps doucement m’appelle et n t’inquiète pas je t’écoute. Ma bouche couvre ton sein et l’autre de la main, je ne peux m’empêcher ton corps de dévorer. Ton odeur me rends fou et ton goût, si doux rendrait jaloux les meilleurs cuisiniers car ils sont en rien capable de l’égaler. De ton cou à ton sexe, mes baisers jamais ne cesse, ton corps ondule de plaisir, tu me retiens là, penses-tu vraiment que je veille partir? Cette chaleur qui se dégage de toi, sous mes mains, mes baisers, je me nourris de toi. Soudainement tu m’attires vers toi, tu ne veux faire qu’un avec moi. Et je plonge mon regard chargé de désir dans le tiens, je te veux, tu me veux tant de bien. Lentement nos corps ne finiront par ne faire qu’un, chaque mouvement instinctif, doucement pour mieux te sentir. Et tes yeux en redemande, toujours plus, l’intensité qui augmente au rythme de tes demandes, ça y est ce froid n’existe plus, enfin cette cadence m’enivre, ce moment je veux le vivre. Jusqu’au bout, au bout du matin, au bout de toi, simplement pour le refaire encore, seulement une fois. Et encore, redécouvrir ton corps comme une oeuvre d’art, comme si j’avais oublié, combien belle tu pouvais être constituée.
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Catégories : Femmes, Sexe
Jour 2, Acte 1: Sommeil léger sous les vibrations de ton corps
15 11 2008Maintenant 6:00, je ne dors plus. Le sommeil léger, je n’ai vraiment pas bien dormir. Je suis responsable d’un projet que je ne connais pas, j’ai mis en place une équipe qui ne m’appartient pas, mais tout le monde met la main à la pâte. Chaque vibration du téléphone me fait croire que ça y est, un problème fait surface. Je sais qu’il n’en est rien, j’étais réveillé avant lui, quelque seconde pour lui faire savoir qu’il ne m’avait pas réveillé.
J’ai cette habitude soudaine de me réveiller la nuit, peu importe l’heure, peut importe la journée. Moi qui avais un sommeil de plomb maintenant je me réveille à la moindre pulsation. Sentirais-je ton corps qui au loin a du plaisir? Je me réveille, excité par l’idée que je m’empare de ton corps. Comme une vibration dans toute mon âme, j’ai besoin de se fix, j’ai besoin de cette drogue que tu es devenue. Comme un junkie mon corps tremble qu’à y penser, je m’éveille, en sueur, où es tu? Se manque en moi si grand, j’ai beau cherché dans la maison, je ne trouverai pas quelque chose pour calmer ce besoin si grand qui se génère en moi, m’apportant des idées noires. Avec qui es-tu? Pris entre des pensées qui se rassemble toute derrière le même nom, jalousie, avec qui es-tu, pourquoi pas moi, je n’ai pas besoin de savoir, je te sens.
Nos corps s’aiment et nos corps s’appellent. Tu te rappelles, on se l’ait dit. Plus fort que tout vent, nos corps se composent mais ne se rejoigne plus. Ce besoin si pressant de se blottir l’un contre l’autre. Comme des animaux de se dévorer, de se prendre l’un l’autre comme pour se soulager et se jamais à petite dose. Des heures à se sentir, puis à se sentir encore doucement, deux amants qui ne cesse de ce redécouvrir. Épuisé sur le dos, trempé de sueur, de salive, de sexe, sourire aux lèvres, rassasié un instant, seulement, de se fix que tout deux on attendait. Des paroles de rêve sortent de nos bouches, délire fabulatoire d’âmes satisfaites de cette drogue qui coule dans nos veines. Nos mains qui parcourent nos corps lentement avec passion simplement pour s’agriper quand ils crieront encore.
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Catégories : Amour, Colère, Fatigue, Femmes, Le Matin, Sexe
Jour 1, Acte 3: Tu m’empêches d’avancer
14 11 2008Je te donne tant d’importance que je n’existe plus, même dans ma bulle les paroles retentissent encore dans ma tête, celle d’hier, celle d’avant. Je suis supposé guérir ce weekend et je ne pense qu’à lundi, cet appel qui doit se faire, d’un sens ou de l’autre, simplement pour entendre la même chose encore et encore. Je ne comprends donc rien « Sauve-toi en courant! » que je me dis encore, je ne peux pas, la fuite n’est pas mon allié je préfère affronter. J’ai donc pris mon cellulaire à deux mais pour savoir si je ne pouvais pas régler ce dossier avant lundi. Pas de réponse. J’enrage. C’est ridicule. Tout ça à commencer par une histoire de cul, c’était bien plaisant. Mais cette relation n’a plus rien de plaisante désormais. Rien n’est resté de ces nuits où mes lèvres parcouraient son corps de long en large comme un explorateur redécouvrant mille fois les mêmes paysages mais toujours de façon bien différente. Où nos bouches remplient de désir s’embrassaient sans cesse, simplement pour se mélanger, accompagné de nos corps pour s’aimer toutes les nuits, parce que nos corps s’aiment. Aujourd’hui nos discussions ont perdus l’intérêt d’antant qui nous plaisant tant. Ne laisse pas ce qui reste être détruit par le vent, par des paroles qui ne mênent à rien car plus on discute, moins on s’écoute. C’était si simple avant, avant quoi déjà? Avant que mon être s’attache à toi. J’ai maintenant besoin d’air, de recul, de moi sans toi s’il te plait achève moi. J’aimerais être méchant pour que tu m’envois promener, brutalité psychologique qui jetterais sur toi cette douleur que j’ai, cette douleur d’aimer. Les heures passent comme des minutes, le temps est long, je me tiens compagnie doucement. Dans le noir les chandelles dansent sur de la musique triste. Mes yeux en larmes ne s’assèchent pas. Mon coeur raisin sec ne demande qu’à boire. J’ai cent kilos sur la poitrine qui m’empêche de respirer. Et comme un boulet je te traine en pensée sans même pouvoir me déplacer. La maison immense qui m’entoure, tout me parait trop grand, je suis minuscule dans ce monde où amoureux je ne suis qu’étranger. Rappelle moi, j’écrirai fin au bout de cette histoire, tu veux vivre tes aventures, je respecte totalement cette décision, mais respecte moi, respecte ce besoin si grand que j’ai de vouloir passer à autre chose, sans toi. Cesse de me répéter sans cesse les mêmes histoires, j’ai compris depuis longtemps, mais comprends aussi ce que je dis. Aveugle devant le mur du son, j’y fais fasse, pourquoi t’es tu retourner?
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Catégories : Amour, Colère, Femmes, Sexe
Simplement pour me rassurer
12 11 2008Simplement pour me rassurer, il y a quelques semaines, j’ai fait quelque chose d’idiot. Je suis allez voir ailleurs si j’y étais, mais après la nuit je me suis rendu compte que je n’y étais pas vraiment. Une nuit dans un autre lit, simplement pour me rassurer parce que je me disais, peut-être que c’est simplement une drogue tout ce sexe, peut-être je le mélange avec l’amour mais non, semble que cette dose de chair savoureuse fût momentanée, bonne, mais ne comblait pas ce manque qui en moi ne fait que raisonner un écho sans fin. Le vide à donc un son et ce dernier je le connais bien. Maintenant que je suis certain que je connais bien les sentiments que je ressens, reste simplement à leur faire comprendre qu’ils n’ont pas leur place présentement, qu’ils peuvent se reposer un peu. J’ai eu de la chance je dirais, c’était un une fois, une vieille connaissance qui avait besoin de la même chaleur que moi, dormir avec quelqu’un une nuit, profiter du corps de l’autre jusqu’au matin, se dire au revoir. Reprendre enfin la route pensant que tout ça changerait quelque chose mais non, ce n’est pas aussi simple, je dois simplement être patient. Peut-être que mon tout moi doit laisser sortir tout ça, pas seulement ici mais dans la vraie vie. Je finirai par arrêter d’avoir peur quand mon téléphone vibre (simplement qu’il le fait 50 fois par jours) c’est fatigant tout ça. J’aimerais avoir la tête sur une cuisse, écouter de la musique triste, laisser mes yeux coulés de toute mes larmes pendant que dans mes cheveux une main glisse sur mes plumes noires en silence, simplement une douce présence, éclairée par quelques chandelles allumées. Je cherche la paix et la tranquillité, je crois que cette fin de semaine je m’isolerai pour une cure de guérison.
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Catégories : Absurde, Amour, Fatigue, Femmes, Le Là, Sexe, Solitude, Troubles