Pause… mais pas stop…

26 08 2009

Donne-moi encore cette envie de m’enfuir en corps. Je suis bien, pas heureux, mais bien. Je suis seul, pas heureux, mais seul. Le temps chasse à coup de balai, un trop-plein d’idées noires accumulées par dizaine sur le pas de ma tête. Je souris, voir je ris, mais je ne suis pas heureux, je suis bien, seul à penser. Je pense à tout, je ne censure rien au passage, chaque miette de ce qu’est moi y passera. Le temps passe et je ne suis plus ce que j’étais hier. Je tasse en masse compacte dans les coins des idées qui remontent à loin, à hier pour préparer ce que je ferai demain. Je ferai demain ce que j’ai voulu faire hier. Je n’étais pas et je ne suis pas prêt ou prêt, ça n’a pas d’importance réelle. J’ai parfois cette humeur aride et des mots qui sortent par millier que mes doigts n’ont pas le temps de taper. J’ai appuyé sur pause un soir sans le savoir, je dois m’être assis sur la manette sans m’en apercevoir. Je me suis réveillé et tout était statique, tellement statique que ma tête en était pleine, plus rien ne grouillait ne bougeait autour de moi, en moi, comme si le temps, le gros camion bleu et une chaise c’était immobilisé en même temps. Un instant encore, un instant où je ne pouvais vraiment pas comprendre ce qui se passait. Et maintenant le temps se joue de moi, immobile dans cet air. Au ralenti, j’attrape au passage des bouts que je n’ai jamais vus, je guéris à coup d’heure des plaies trop béantes pour être ignoré. J’imagine encore une fois, cette fois, ou dans mon lit douillet à la clarté de la lampe étoilée je suis endormi comme un contorsionniste dans le duvet. Ce mauvais rêve achève, je me fais confiance.





Le noir

27 07 2009

Déjà de m’appeler Scarecrow n’a rien d’illuminant. Les gens qui me connaissent bien peuvent facilement savoir que je ne suis pas si noir car j’aime rire et sourire. Ceux qui me lisent ici se disent peut-être… j’ai hâte qu’il en sorte se pauvre type tout dépressif. J’ai réagi moi même à un commentaire que j’ai fait en réponse à une autre personne: c’est souvent plus facile de regarder où il fait noir… simplement parce qu’on est curieux de savoir ce qui s’y cache! Ma mère me disait simplement l’autre jour qu’il était triste que je doivent être en peine pour pouvoir écrire, comme si au fond de moi ça ravivait une certaine flamme créative à chaque fois que mon coeur écorché à vif avait besoin de se dévider en mille mots, que ce soit ici ou sur papier. Je suis maintenant attentif à ce qui manifestement me donne l’inspiration pour écrire de tristes histoires. Aujourd’hui encore je ne peux dire que je contrôle tout à fait cette pulsion qui implose en moi pour exploser en texte. Avant d’explorer le noir maintenant, je tente d’être muni d’une lampe de poche, simplement pour voir au moins les contours de ce qui m’attend.  Peut-être un jour je pourrai contrôler cet esprit créateur qui sommeil, peut-être d’amour passion, plus jamais je vivrai. Comme si tout était imbriqué j’ai simplement peur de me retrouver insensible à cet univers qui est miens, qui est votre. Tomberais-je amoureux toute les fois que je prends le métro, l’histoire de m’en écrire de très belles en tête, des histoires qu’on dirait possible que dans ma tête, des histoires où simplicité retrouve le sens qui lui est propre. Où les gens qui cherchent l’amour de leur vie ne savent même pas en fait ce qu’ils sont vraiment. Où le rêve même éveillé ravive une flamme qui demeure autant dans le coeur que dans les yeux de l’autre et où parler ne sert plus à rien. Dans ce noir silence où je constate ton absence, un feu me réchauffe encore une fois pour simplement me dire que tu es là pour moi.





Incompréhension

27 07 2009

J’ai l’incompréhension de l’aveugle qui tente de saisir Daly sans lui touché, du sourd qui tente d’apprécier Mozart sans le sentir vibré. Qu’est ce qui cloche et que je n’entends pas vraiment chaque fois que je m’ouvre à toi. Peut-être pris en vrille je suis simplement étourdi et ne possède pas la capacité de mettre par terre un pied. Déstabilisé, chaque fois je prends un temps à remettre tout en perspective. Quand mon espace se vide comme le désert aride, que la soif de toi, toi qui n’est pas vraiment toi mais celle qui se trouve là devant moi à ce moment précis où dépourvu de carapace tu me dévores comme une rapace, je sombre dans l’oubli de ce que je suis. Où cette confiance, cette assurance de moi est partie, comme évaporé au dur soleil de l’été? Après un temps elle retombe sur moi, en un orage voulant nourrir la terre de mon être dans le but de me faire renaitre. Donne moi encore un instant, explique-moi franchement, d’où vient cette lassitude remplie de mensonge protecteur à mon égard? Ne sais-tu pas que je suis roi sous cette averse d’une vérité que tu ne peux affronter? Fuis pendant qu’il en est encore temps, car ce temps te rattrapera en trottant toujours à tes cotés avant même que je ne t’ais oublié.

 

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Texte qui dormait dans les brouillons, donc aucune valeur chronologique.





Vis vent

27 07 2009

Le temps passe et je me prélasse au volant d’une vie que je ne croyais plus possible. Une première déception qui me rend heureux, heureux de vivre et d’avoir envie de faire attention à mon univers, aux gens qui y gravitent. Il y a toujours eu ces gens autour de moi, que je ne voyais plus quand mon coeur occupé à aimer m’aveuglait un instant. J’ai envie de prendre du temps pour moi, pour être heureux. Comme délivré d’une peine qui sommeillait à petit feu dans le fond de mon être, celle qui m’a dit non m’a en même temps dit que le passé était garant de mon avenir maintenant, ce sans le savoir son non prenait des allures de oui, pas pour elle mais pour tout les autres. Des gens mis de coté, des gens blessés, ma famille oubliée, je sais maintenant qui je dois écouter, moi. Si de folie, une pulsion émerge de moi, je devrai l’écouté, bonne ou mauvaise avec ce qu’elle implique. J’ai envie de vivre, d’être ce que je suis, d’être différent, de vivre heureux et sans avoir à me soucier de ce que les gens pensent. Je veux simplement donné au gens des sourires inattendus. La vie est courte, les gens sont si tristes, dans le métro ou dans leur vie, j’ai cette envie de changer le monde, pas de changer leur habitude mais de leur faire prendre avec certitude de ce que la vie nous donne. J’ai envie de le faire pour moi parce que ça me rend heureux de voir dans le visage des autres leurs yeux s’illuminés. Devant moi les murs s’écroulent pour me laisser la place, pour que je puisse avancer où le vent me mènera.





Pourquoi je vis… pour qui je vis

23 07 2009

Ce matin tête dans le brouillard, je me suis levé cette nuit trois fois dans le noir. J’anticipais le moment où le pendule reviendrait sur moi, comme chaque fois. Il a sonné ma tête, mon coeur et mon corps, une fois encore. Et je me demande enfin pourquoi je vis, est-ce cette sensation de vide aride qui motive chacune des journées qui me sont données? Est-ce cette sensation d’émotivité intense qui me fait rentrer en transe à chaque fois que mon coeur rempli d’espoir se retrouve devant un fait accompli, mais qu’est-ce que je n’ai pas compris? De peur, mes yeux se ferment plutôt que d’écouter encore et encore ce qui émerge de mon être qui transparait de chaque pulsion. Est-ce cette déception de me retrouver seul sur le pas d’une porte barrée ou de savoir simplement que j’avais oublié les clés. J’ai l’humeur grise et cette nette impression que j’ai encore échoué, pas échoué à une histoire d’amour mais celle de ne pas avoir fait confiance à David. J’ai peur de cette sensation, cette émotion sincère que je ressens et que je replie, une fois de plus de mes mains, simplement pour voir si, si c’est encore possible de changer le cours des choses. Pourquoi je vis si ce n’est que pour apprendre de chaque expérience et prendre de chaque chance qui m’est donné. Pour qui je vis, je tente de le faire pour moi, j’apprends souvent, je manque à cette simple tâche que celle de m’écouter moi même. Dans cette vie qui est la mienne, j’apprends de ce que je vis et un jour je trouverai vraiment ce que je cherche depuis des lunes.





When the moon cry

19 07 2009

J’ai demandé à la lune de calmer les marées. J’ai été pris d’infortune car elle ne m’a pas écouté. Et le vent pris en tempête dans mes cheveux dépeignés, m’a rappelé d’où je venais, d’où je venais de tomber. Pris à mon jeu je me suis essoufflé, pris dans un voile qui m’a encore aveuglé. Et doucement je ferme les yeux pour voir demain arrivé car plus le temps tourne plus je suis maitre de mes pensés. La douceur du silence, la douleur si intense me fait prendre conscience qu’enfin, sans fin je recommence à chanter ce refrain. Ce refrain qui d’un même air me rappelle encore hier, un hier trop gris trop froid, un hier sans moi. Quand la lune c’est mise à pleurer, tristement je l’ai imitée. Comme une main sur mon épaule sa lumière à jouer son rôle. Le temps passe et vite je m’aperçois, le temps passe et vite il me reçoit, comme un enfant, un retour à l’innocence, j’aime à la vie faire confiance. Confiance qu’un matin où la fraicheur d’une autre endormie, je renaitrai à nouveau dans les bras doux d’une amie qui doucement me bercera et cette souffrance s’estompera. Quand ce matin fragile, d’un doux rayon, me tirera de mon sommeil et où seul j’apprécierai l’odeur de la brise qui caresse ma joue, enfin je comprendrai ce que c’est d’être aimer. L’innocence fragile qui encore me protège de ce moment que je croyais futile. Donne-moi encore ce fragment d’espoir, laisse-moi au moins y croire, un instant où à la moitié de ma vie je suis si seul ici. Comme par besoin masochiste de lacérer mon coeur blessé, mon être entier crie sans raison, pour expulser hors de moi des pensés envenimés. Naitre et être, les conditions pour vivre heureux, libre je choisis de m’accrocher au monde qui m’inspire pour écrire. Je suis, être sensible, fragile, au porte d’un matin qui saura m’accueillir enfin. À moi de franchir le seuil, à moi de laisser de coté tout deuil et avancer, d’un pas franc et décidé, vers enfin la paix d’un monde où les questions ne se poseront plus, où les mots déferleront comme les vagues sur les rochers que par la lune éclairée. Quand la lune pleure, écoute sa musique jusqu’au matin, laisse derrière le chagrin et crois encore que tout est possible.





Ce vide sans toi

14 07 2009

Que de pensées du temps passé je n’ai cessé de me rappeler. Le temps passe si vite et me parrait si vide sans toi. Un temps qui ne se compte qu’en jour, un temps qui ne se compte qu’en plaisir d’amour naissant. Dans tes doux bras je me suis retrouvé, dans mes doux draps tu t’es retrouvé. Le weekend c’est transformé en semaine et mes pensées pour toi, vive en moi, se sont manifestées. Un sourire sur mes lèvres à chaque jour qui se lève et cet espoir encore de te revoir. Un jour prochain, avec toi je remplirai le vide laissé par ton corps qui reste présent en moi en pensées et resurgissent pour me rappeler que le temps est futile quand le souvenir de toi est présent.





Le silence

1 07 2009

C’est en silence qu’assis sur mon balcon je lis. Dans la noirceur éclairée que d’une ampoule les pages se lisent, une à une, seul dans le noir j’écris. Le vent berce mes pages et le vin mes pensées vers d’étranges idées. Mon doigt sur le verre d’une coupe bien remplie, il glisse doucement, le silence est brisé par un son unique qui émane d’un verre translucide. Et mes pensées coïncident vers une porte fermée qui s’ouvre et me donne une image, seule image qui passait par là et je la vois. Est-elle vraiment là ou n’est ce que mes pensées qui me jouent des tours? D’un geste bref de la main les salutations sont faites, timide, éphémère comme un papillon qui bat de l’aile. Qui est-elle? D’un rêve bref mes yeux parcours les mots qui ne m’appartiennent pas, des mots ingénieux qui termineront dans une soixantaine de pages. La tête lit mais le coeur n’y est pas, j’ai envie de vin mais tout démontre que rien n’est éternel, qu’il faut profiter du temps qui passe, du vin qui se boit d’une lente gorgée. Demain peut-être je pourrai recommencer car aujourd’hui il est trop tard, il est temps de dormir car arrive les souvenirs trop amer et trop nombreux, mais sais-je ce que je veux? Dans quelque instant cessera le vent, cessera le bruit qui entoure la nuit et c’est dans cette dance que je m’endormirai en silence.





Écrire par finir d’écrire

1 07 2009

Je ne sais pas quoi écrire mais j’en ai envie, je sais que ça déborde souvent dans n’importe quel sens et je prends une chance. La musique de Mùm qui tourne en boucle depuis deux bonnes heures je réfléchis. Je pense à tout ces textes que j’ai écrit, que je n’ai pas complété, que je n’ai pas fini de retaper…combien de textes? Je ne sais plus, si je fais l’inventaire de ce que j’ai de fait, de taper, comptant tout les textes à date tapé, j’ai plus de 250 textes de fait, certain terminés, d’autre en cours. Dans ces textes c’est rempli de sentiments, je ne sais même plus où jeter l’encre pour avancer dans une quelconque direction. J’ai choisi un texte, je m’étais dit non, je dois tout retaper, mais je me suis lancé à la poursuite de lumière, d’un livre sombre découlant d’une histoire où j’ai sombré, je parcours les yeux mouillés chacune des phrases que j’ai composé dans le passé. Les larmes simplement pour l’évacuer de mon système, simplement parce que je me mets en face de ce miroir que j’ai retourné simplement pour enfin me voir, de haut, de coté, de près. Je suis en train de m’expliquer à moi même ce que j’ai vécu simplement pour me rappeler, simplement parce que le temps ne passe jamais assez vite quand on le veut et le contraire quand on voudrait qu’il s’arrête. Je vais bien, ma tête contrôle mon coeur, le protège en fait, le temps qu’il guérisse complètement. Je regoûte doucement à la vie et ne contrôle pas mes envies, je les écoute et me rend compte qu’elles me sont plus propre, plus axées sur le futur. Je ne peux plus ou ne veux plus que profiter du temps qui passe, j’ai blessé des gens et me suis fait blessé, comme le pendule tranche le temps de façon égale, j’ai gouté à une médecine irréfléchie, le temps simplement de me rendre compte, de me rendre compte que même si dans ma vie, y a toujours moi qui compte, je dois simplement considérer l’impact d’un simple baiser.

J’ai dans ma vie rien regretter, je suis juste conscient de ce que j’ai fait ou dit dans les dernières années et prend conscience que j’ai pu blesser ou décevoir. J’aime blâmer le temps dans ces occasions, le temps brut, pas celui qui se lit, celui qui se vit, celui qui fait qu’aujourd’hui je peux me dire qu’avant ça c’est passé et qu’après on verra. Celui qui me dit simplement qu’aujourd’hui passera et que je peux simplement le regarder ou l’accompagner. Je me suis toujours dit que je ne croyais pas aux excuses (ma mère aime pas ça quand je dis ça) simplement parce que si on regarde de façon générale, on s’excuse pour des choses qu’on a voulu ou des choses qu’on n’est en fait pas responsable. On met sur le dos de l’alcool, du temps, du vent tant de chose que l’on n’est en fait pas prêt à porter. Assume, ne t’excuse pas trop vite et prend le bagage que te laisse tes expériences, les bons cotés ainsi que les mauvais.

À celle qui me lit encore peut-être aujourd’hui, qui m’a un jour écrit sur l’amour muet à ma demande parce que l’on tait bien trop souvent nos sentiments,  j’aimerais dire que je ferai mon texte, simplement des années de retard, simplement pour expliquer que le temps passe et tasse ce qui a pu être exister vécu ou qu’on aurait aimé autrement. Je sais que je l’ai blessé, je ne sais pas si elle sait que ce fût réciproque et qu’aujourd’hui on se retrouve avec un passé qui restera peut-être toujours aussi lourd… mais qui nous sert probablement déjà dans notre vie de tout les jours…

À suivre…





David 1 VS Goliath 1

26 06 2009