Tu sais, c’est comme l’autre fois, je t’attendais un peu, sur mon divan, sans vraiment savoir pourquoi je t’attendais, je sais très bien que tu ne serais pas venu. J’ai attendu juste un peu, autant que ma patience le permet, j’en suis même tombé endormi à un certain moment, pas par ennui, mais plus à cause de la fatigue. Comme si des fois j’étais trop patient, j’aime peut-être juste ça t’attendre, qui sait. J’ai toujours l’impression que tu vas revenir un jour, je ne sais pas si c’est des idées que je me fais ou quoi là, mais j’ai cette impression, peut-être juste parce que tu me gardes toujours à portée de mains. J’ai regardé plusieurs fois par la fenêtre, pensant que tu allais me faire une surprise, des fois c’est comme ça, on souhaite une surprise et on en obtient une autre, tant que ça reste une surprise. J’ai souvent l’impression que je te connais, mieux que quiconque et la seconde d’après je me dis que je me trompe, juste pour me rassurer un peu, je me dis que ça ne se peut pas, il y a des choses qui ne se peuvent pas non? Des fois, je mélange tout, comme si plus rien n’avait de sens, je garde toujours mes repères, le noir et le blanc. J’ai tendance à imiter de grandes gens trop positifs, c’est facile pour moi, je n’ai qu’à fermer les yeux un instant et ça fonctionne, tant que je les garde fermés. C’est comme si le temps s’arrêtait, un petit instant et que plus rien ne bougeait. C’est un souvenir fantastique que de figer le temps, c’est en même temps très malsain, mais je recommence quand même, je dois être un peu empoisonné, par toi, par le vin, le vent et la vie qui m’habite. Ne n’ose jamais vraiment bouger, peut-être parce que je suis bien dans une immobilité quelconque qui se dresse aléatoirement sur ma vie. J’ai encore envie de tout donner, des fois je ne sais pas si tu sais, ou simplement si tu t’en rends compte, probablement, sinon je ne serais plus d’aucune utilité, du moins pour toi, parce que j’aime servir. J’ai peut-être en moi des cellules d’ancien esclave, loin dans mon patrimoine gynécologique, à des centaines d’années-lumière d’aujourd’hui, ici. Sinon je suis peut-être seulement humain, quelque part, tu sais de ceux qui savent encore aimer leur prochain, en tendant l’autre joue, entendant ce que tous a à dire, simplement pour ouïr ou pour servir. C’est pas juste toi, toi je te réserve bien plus que les autres, mais je fais ça, être au service, simplement parce que j’en tire un certain plaisir que de voir illuminer dans un visage terne par l’espoir qu’il existe encore un peu de ça là… la servitude volontaire.
Tu sais… je suis… un serviteur
19 01 2015Commentaires : 1 Comment »
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Aux plats, aux pieds
17 12 2014J’ai mal à ma carapace, dévorée par les rapaces, je ne suis même pas mort encore, laissez-moi, mon dernier souffle. Je n’ai plus ma jeunesse, mon charme, mon allure, mon envergure, que mon triste sourire, pitié laissez moi partir. Quand ma peau décolle de sur mes os usés, je ne me sens plus comestible, mais à quoi bon, l’appétit vous guettes, mais je ne suis pas une viande de choix. Karma, il m’a pris en rhume, sans que je comprenne, était-il seulement fiction, n’ai-je point compris ma seule mission. Ma vie pour ma patrie, ma famille et mes amis, et toujours un peu de place encore pour l’inconnu qui passe, pousse et s’enfuit. Tu me bécotes de ton nez aquilin, t’insérant de plus en plus dans mes os, les faire craquer, craquant à souhait, rien ne t’arrête, jusqu’à ce que poussière je devienne sous le soleil ardant, content encore que tu n’aies pas de dents. Écoute-moi, un instant encore, simplement pour que je souffre un peu, laisse-moi savourer la douceur incessante de la douleur que tu m’infliges. Mon corps, ma tête, tout y passe, y repasse, ma vie, aujourd’hui, mais hier aussi. Je déraille, je perds la track, le nord et la raison encore. Je n’ai plus raison de m’en faire, de m’enfuir. Il ne me reste que le temps, le temps seul qui me reste.
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Le mouvement statique
8 12 2014J’avais emballé le cadeau que j’avais pris tant de temps à te dévoiler. Déballer un à un mes sentiments, sans retenue, laissant en pile les papiers qui m’avaient servi à tout cacher. Mes sentiments en pile dans un coin noir d’une pièce où plus personne ne va, même pas moi. Une pièce où personne n’est passé ramasser simplement pour se rendre compte que tout était toujours là, intacte, exactement comme je l’avais laissé. Une montagne de mots, une bute de sentiment, on me disait de passer par-dessus, j’ai toujours eu peur des hauteurs. J’ai le vertige, la peur du vide, de la page blanche, d’une plage trop dense, d’un mot oublié ou mal orthographié simplement en pensant que tu ne le lirais pas, tu ne le lirais plus, tu ne le verrais pas de toute façon, même la poussière n’efface pas mon verbiage. Je me suis tenu responsable du ménage pas fait, même si je hais ça je déménage, à quoi bon rester dans cette pièce ou la vie n’existe plus, des mots morts qui n’ont de sens que pour celui qui les a écrits, un soir ou trop tard il s’était rendu compte que le temps filait, doucement, dans les lames du plancher, sans bruit. Un matin, chaque matin, quand ma main passe pour chercher une présence, juste une petite présence, mais de n’y découvrir que du froid. Me rendre compte simplement que je ne comprendrais pas, je ne comprendrais rien, je m’entêtais sans cesse à m’expliquer à moi même pourquoi j’étais là. Ne pas comprendre, avoir tout fait, trop fait, pas assez, juste un peu à droite, ah et puis dégage. Me retrouver, avec des gens qui me disent des choses qu’ils ne comprennent pas, qu’ils n’auront peut-être jamais sentis. Comparer, parce qu’eux c’était comme ça, c’est comme, c’était pareil, sans comprendre que c’était différent, ce n’était pas moi, ce n’était pas elle, ils en savent quoi. Demander le silence, le trouver insupportable, insurmontable, mais attendre un moment. N’être point en mesure de voir, de rencontre, d’embrasser la différence. Ne simplement pas en avoir envie, y être indifférent. Laissez le vent emporter une pile de papier qui trainait dans une chambre ou personne ne va, simplement parce que personne ne sait qu’elle existe encore, simplement parce qu’on n’en aime pas la couleur. S’acculer à un mur, en marché le long de la paroi, attendre toujours avant le prochain pas, puis dormir debout, encore un jour sans soleil, sans tes yeux cuisant sur ma peau. Espérer que demain sera différent, souhaiter que tout est pareil, avoir la simple amertume que tout est fini, ne pas vouloir en faire le deuil simplement parce que des fois que… s’en convaincre. Recommencer, encore. Oublié les mots qui ont du sens et en donner en ceux qui n’en ont pas. Attendre, toujours attendre, ce n’est pas fini, pas encore. Toucher le froid, encore. Laisser glisser une larme, laisser aller un soupir. Penser que l’on a tout fait, penser que ce n’était pas assez. Savourer les photos en tête comme des petits souvenirs laisser par millier. Regarder, espérer, aimer. Vide, naïvement, seul. Je m’agrippe, au néant, à l’infini, à toi. J’observe l’horizon sans en voir le bout. Parait que c’est normal, je m’en réjouis un peu. Bouger, mais pas trop, pas trop vite, pas trop loin, un pas à la fois, un à un, car semble t’il qu’il y en a des faux, j’en ai fait plus d’un. Revenir sur ses pas, ses décisions, ses idées. Les trouver toujours aussi bonnes, chaque fois. Être convaincu de ne s’être pas trompé, que tout ça valait la peine, que tout ça, je le referais cent fois. Être satisfait, heureux, amoureux. S’éteindre.
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Parfait
7 12 2014Ce matin me réveiller, un rayon de soleil sur le nez, la chaleur sur mes pieds et mon chat qui ne peut pas ronronné. La musique douce comme le vent, comme une berceuse pour enfant, je tends l’oreille et je m’endors encore. Un rêve où tu te trouves distraitement placer, tu sais que tu ne devrais pas y être, surement de ma faute, je pensais justement à toi. Une larme arrachée par un miaulement paniqué, tout s’effondre pour me ramener chez moi, as-tu donc réussi cette machine à transporter dans le temps. L’odeur un peu brulée des grains de café torréfié qui doucement s’effondre dans une tasse profonde. La musique qui joue avec mes cordes sensibles, sans arrêt, sans coeur. Une pensée pour mon père, quelques mots à ma mère, ma soeur et pour moi, le silence encore qui danse. J’ai peur de toi, j’ai peur de moi, j’ai peur que le jour se couche sans toi entre ses bras. J’ai cette boule dans la gorge, sans voix, sans que ce soit de la faute de mon chat. J’ai envie de me réveiller comme hier, demain, un autre jour. J’ai dans le coeur des souvenirs, des sensations étranges, ainsi que ce long soupir qui prononce doucement ton nom. L’année s’achève, comme la journée, comme ce rêve parfait que je fais de toi, chaque fois que j’ai un peu froid.
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Des fois
16 11 2014Des fois c’est comme s’il y avait quelqu’un de coller dans ton coeur. Quelqu’un qui englobait toute la surface, qui prenait toute la place. Des fois, c’est comme s’il essayait de faire le ménage, à coup de vouloir sans vraiment le pouvoir. C’est comme si, une histoire non finie restait prise, comme ça, sans que le deuil n’ait pris place, sans que l’amour ne fasse surface. Tous ces souvenirs récurent, toutes ses mémoires ne laissant place à personne. Des fois, c’est comme si le temps avait passé, que dès le début c’était dessiné, au crayon-feutre, noir, sombre et indélébile. Des fois on se demande pourquoi on est allé là. Peut-être a t’ont vu quelque chose, comme une lumière émergeant d’une lointaine tristesse. Qui peut sinon toi faire taire le passé. Qui peut selon toi faire que demain, un autre ne souffrira pas à sa place, à ta place. Les talons tournés, en silence il a gagné l’antre qui lui était destiné. Des fois, on ferait exactement la même chose, les mêmes décisions, les mêmes mouvements en espérant un autre résultat. On remettrait entre les mains de la vie son propre coeur à nu, en souhaitant simplement que quelqu’un y face attention, que quelqu’un comprenne la raison, le pourquoi, le comment tout ça, c’est produit. Des fois on souhaiterait que ce moment entre deux portes ne cesse jamais. On souhaiterait être fort, inatteignable, mais on serait insensible à tout ça, à la vie, à l’amour, à demain qui sera gris encore, comme l’automne qui a remis son manteau de pluie. Des fois on se pose vraiment trop de questions, on a peur de laisser-aller, on a peur pour notre coeur, que c’était la dernière fois.
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La soupe tiède
11 09 2014Il pleuvait sur la montagne et j’ai décidé de faire de la soupe, pas trop chaude, je trouve que ça ne goûte rien quand elle est trop chaude. Rien d’exceptionnel là, une soupe en conserve, que je fais chauffer un peu sur les derniers tisons qui ont déjà cessé de chauffer mes pieds qui commencent à geler. Mes pieds qui deviennent rouge quand les tisons eux deviennent noirs, comme quoi rien ne se perd, rien ne se crée. Le rouge du tison vers le chaud de ma soupe.
La soupe c’est plus long de passer de froid à tiède que de tiède à chaud, j’imagine que c’est un peu physique, mais ça m’importe peu, je l’ai juste remarqué, comme je remarque toujours plein de choses qui ne font pas vraiment de sens pour personne, mais qui m’impressionne toujours vachement quand j’y pense. Il est vraiment 14h30 et je me dis qu’en attendant, la soupe, parce que toi je sais que tu ne reviendras plus, je devrais m’ouvrir une bière, simplement parce que je n’ai pas de sablier pour passer le temps, une bière c’est comme un sablier, t’as déjà remarqué? Ça passe toujours à une certaine vitesse et ça dépend vraiment d’un tas de facteurs.
Je n’ai pas reçu ta dernière lettre, j’imagine que le facteur ne l’a peut-être pas livrée encore. Je sais que tu as cette rigueur d’écrire toujours les mardis, on est cyclique tu sais, même si on tente de faire tout pour s’en séparer de cette routine, on revient à ce qu’on est au plus profond de nous. Des fois je me demande si je n’ai pas été juste trop dure dans la dernière lettre que je t’ai fait parvenir. En fait, je sais aussi que tu n’as pas toujours reçu mes lettres quand tu composes les tiennes, j’attends toujours d’avoir un mot de toi, d’habitude. J’ai remarqué que tu n’écrivais jamais en fonction de mes lettres, parce que tu me parlais de ce que tu vivais, peu de toi, que tu répondais que très rarement aux questions que je te posais, je me suis dit que c’était pas grave, parce que tu m’écrivais tout de même, comme si ça me consolait toujours un peu de te lire, même si je te sais si loin.
C’est comme pour la soupe tiède, une minute de trop et c’est chaud, je suis obligé de la laisser reposer, parce qu’elle s’échauffe rapidement, après le tiède. Une seule minute suffit, pour être insatisfait maintenant. Un seul mot écrit un peu de travers et notre requête est rejetée. La vie aujourd’hui, ne tiens qu’à une minute, une seule où le vent tourne, où les yeux se ferment et où tu disparais comme la montagne, simplement parce que le vent a rempli la vallée de nuages et refroidira aussi ma soupe.
Je sais que le vent qui aura fait tiédir ma soupe emportera avec lui les nuages et je te retrouverai, toujours là, toujours aussi vivante. Je sais que les minutes continueront de s’enfuir et comme toi me glisseront entre les mains, mais j’aurai essayé de te retenir un peu, mais maintenant, j’ai vraiment les pieds trop froids pour courir encore une fois.
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C’est comme un rêve
10 09 2014Je ne prends plus beaucoup mon ordinateur portatif, probablement parce que la technologie fait que je fais la même chose, avec plus petit, plus cher, plus élégant. Aujourd’hui j’ai pris l’ordinateur portatif, parce que je le traine quand même, même s’il est gros, vieux, qu’il chauffe s’il est allumé plus d’une heure, je me sens simplement plus à l’aise, position naturelle, ergonomique, c’est confortable. Je me suis souvenu aussi que c’était un peu long en l’allumant, il faut croire que je perds un peu mon temps, ou patience, qui sait. L’avantage maintenant, c’est que quand j’attends, je tourne ma tête et je vois l’eau, le fleuve, le petit étant entouré de pierre, la petite colline où je vais marcher pour ne pas rester immobile, j’en serais bien capable ces derniers jours. J’avais besoin d’être loin de moi, de la ville, je sais que je viens souvent me rattraper rapidement, c’est pour ça que je bouge un peu, histoire de brouiller les pistes. Je me suis levé fatigué, je me suis levé un peu terne, après dix heures de sommeil, je ne fais pas ça moi dormir dix heures, six tout au plus, quand je dors dix heures, c’est que j’ai bu la veille, mais pas hier, peut-être c’est juste le temps qui me rattrape, qui me signifie que je dois dormir. Ici, je tente de ne pas avoir le contrôle sur lui, sur moi, ça ne donne rien, je suis en vacances. Sur le fleuve, quand on regarde de ce côté, il y a comme un voile qui rend moins clair la rive opposée, une rive comme un rêve, un peu floue. J’ai pris le temps, mes céréales, j’ai laissé le café de côté, le bon café qui brûle l’énergie que je n’ai plus, je ne suis pas encore sorti, je n’ai pas encore pris ma douche, comme si mon corps se solidifie lentement, je crois que j’arrive, je me rattrape doucement, peut-être devrais-je retourner en ville, je ne me croiserais pas nécessairement en chemin. J’ai beau essayé de ne pas penser à toi, mais t’arrives toujours de nulle part, comme une surprise, comme là sur mon laptop, une photo sur le bureau de toi, une photo que j’ouvre, tu es comme un rêve, un peu flou. C’est comme une chambre d’hôtel, c’est probablement l’an passé, à pareille date, parce qu’il y a la bouteille brune et jaune à la banane sur le bureau un peu plus loin. Je m’ennuie tout à coup terriblement, ça doit être de te voir là, de te savoir si loin. Un demi-sourire, une crinière de lionne, une camisole rayée et ton regard sur moi, le poids de ton regard sur moi me manque, c’est lourd de ne plus le sentir. Je crois que je vais aller sur une Isle, histoire de me fuir un peu plus. Je ne comprends pas trop pourquoi tu es là, comme si tu venais de te lever avec moi, mais j’aime ça.
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J’ai envie de le rêver
21 07 2014Le soleil se levait doucement sur une journée magnifique, mes yeux remplis d’eau comme le lac qui me faisait face, un café bien chaud à la main, je te voyais avec moi, là, les pieds dans l’eau, ta tête sur mon épaule. Le vent ne soufflait même pas cette idée qui me traversait la tête, parce que j’étais simplement bien, parce que le miroir qui ondulait doucement quand mes pieds se balançaient, appelait simplement à la tranquillité. Tous ces mots dit par tous, tous ces silences dit par toi, je m’ennuie que d’un, pas de l’autre. Le temps c’est arrêté, simplement un instant, un nuage trahissant son immobilité sur l’eau et de l’autre coté, la lune croissante qui retourne à son lit. J’aime le calme, j’ai le coeur rempli de ça, de toi, de souvenirs, de chose que je n’ai pas envie de voir passer, se passer de moi doucement comme si de rien n’était. Combien de fois puis-je recommencer sans effort de t’aimer? Combien de fois, puis-je risquer cette douleur qui me scie le coeur, simplement parce que je suis parti, laissant un peu de moi, un peu de ce que je suis, dans un temps donné. Je rêve de ça, de matin frais, de ta main chaude sur la mienne, de cette lumière qui ne fait pas réelle, simplement parce que c’est toi qu’elle illumine à mes côtés. J’ai envie de ces soirs d’été, où le rouge feu fait flamboyer tes yeux, ton visage, ton être qui danse au son de musique qui ne dérange personne dans la nuit. J’ai envie de le rêver, par ce que sait que ça existe, que tu existes encore.
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À quoi tu joues?
24 06 2014« À quoi tu joues? » que je lui ai demandé, avant qu’elle ne se mette à tourner sur elle même, nue, étant dans son bras et son doigt devant, venant de se lever promptement du lit dans lequel elle dormait à ses cotés. « À quoi je joue hein? Mais je ne joue à rien! » ne cessant sa ronde, les yeux un peu fous, les yeux un peu flous. J’étais pourtant là, à côté, quand ils se sont regardés, pour la première fois. Comme un tableau dessiné, moi je les regardais, mais eux ne me voyaient pas, encore une fois. La rage me brûlait, me consumait en dedans. Je n’osais plus bouger, ne pas faire de bruit, simplement regarder jusqu’où ça pouvait aller. Les têtes se rapprochant, mon coeur s’arrêtant chaque fois, un peu de battre pour elle, puis reprenait, simplement pour la haïr davantage. Flash, je suis là à côté, dans le même lit, dans de beaux draps, où les mouvements ne laissent rien deviner, car ils ne sont que là, bien réel. « À quoi tu joues? » que je lui ai demandé, sans désir profond de le savoir, trop blessé, trop brisé par l’instant, partant, me réfugiant, seul, encore. Mes larmes coulant sur mes joues, ne voulant plus d’explication, ne voulant que le silence, le coeur déchiré, mais pire encore, l’être réduit à néant, vide et vivant. J’ai crié « Nooooon! » et ça m’a réveillé, les larmes coulaient pour de vrai, c’était comme un rêve, mais en vrai.
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C’est comme hier
8 06 2014C’est comme hier, mais aujourd’hui. Dans tes bras j’ai envie de m’oublier. Je n’ai envie de personne, je n’ai envie que de toi. Les yeux sur une rive, les vagues sur la mer, dans tes cheveux, je sourire au quoi des yeux. Ta main sur la mienne, le vent qui tourne doucement les pages de ce paysage. Le chant des oiseaux, le chuchotement du silence, le cri de mon amour, qui caresse doucement ton visage de mon regard. Je t’aime, mais j’erre, à chercher comment et pourquoi, à chercher où tu es cette fois. Nos corps s’enlacent en silence, mais non sans soupir, désir, plaisir, puis au matin je pleure de te voir partir, encore, une fois, reste avec moi. Je t’attendrai sous les draps frais, ici, ailleurs, partout où tu voudras me trouver. Je rêve encore, de ta peau chaude contre la mienne, d’un baiser humide sur mes lèvres, de ton doux rire au creux de mon oreille. C’est comme hier, je t’aime toujours autant, je m’ennuie plus souvent, et j’erre en attendant.
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