Quand ta peau m’appelle, je ne réponds plus de moi. Mon âme au diable pour une parcelle de toi. Mon être ne se pose plus de question, mon corps penche dans ta direction. Je dérive, dans ta direction pour ne pas te perdre de mon champ de vision, ton être que je dévorerais tout rond. Accrocher à ton sourire, ne penser que jamais son image ne va s’affaiblir. Hier j’ai rêvé de toi, tu revenais doucement vers moi. Je n’ai pas perdu tout ce qui était, tout ce qui sentait, tout ce que je vivais avec toi. Je me suis réveillé, les yeux mouillés, car tu n’étais plus là. J’ai rêvé, j’ai cru, j’ai souhaité encore et toujours ce mot, ce mot de toi tant de fois, ce mot dit maladroitement, parce que l’alcool t’avait fait autrement, sorti comme d’un rêve, est-ce la réalité ou mon imagination. Mais ta peau ma belle, la mienne s’ennuie de toi, son contact si soyeux, la chaleur que tu dégageais pour moi. Ta peau ma belle, l’image que j’en ai me garde avec cette sensation, de vivre encore un peu, de vivre pour de bon.
Ta peau, ma belle
1 06 2014Commentaires : 1 Comment »
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Le sacrifice
25 05 2014J’ai marché, droit devant, sans comprendre vraiment pourquoi. J’ai marché en attendant d’atteindre ce que je voulais pour toi. J’ai mis pour une dernière fois, mon masque de quidam, pour disparaitre en silence, pour te laisser cette chance. Encore une fois, sans savoir vraiment pourquoi, l’évidence s’est présentée, le temps d’une danse, le temps d’oublier, de m’étourdir et de t’aimer. Mes pieds ne touchent plus terre, mais je dois me taire. Un sacrifice de fou pour encore te plaire. Une illusion nocturne, qui est qui, les mensonges sont toujours les mêmes et ils les entretiennent, non par amour, mais par habitude. Je veux du vrai, je veux, toucher le coeur de mes doigts, sentir cette chaleur qui lui font perdre sa cadence, je veux dormir près de toi. Demain ne sera différent en rien, car le silence règne, comme ce roi muet qui me pointe du doigt, ordonnant au bourreau de laisser tomber la lame sur mon cou, mes yeux rivés sur ce dernier, mes yeux rivés sur ma propre image.
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Étiquettes : Amour, Seul
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Tourbillon fait maison
17 05 2014Je me souviens, lorsque j’étais petit, ma mère utilisait souvent le lavabo de la salle de bain pour y faire tremper des trucs; bas, brosse, peu importe, le souvenir que j’ai est plus lié à la fin du processus. Quand le trempage était bien terminé, que les items avaient été retirés et que ma mère tirait sur la petite chaine qui tenait le bouchon du lavabo bien au fond, c’est là que la magie se produisait. Par chance, les tuyaux où j’habitais étaient toujours un peu bouchés, ce qui retardait le vidage du lavabo, ce qui accentuait l’effet qui me gardait, les deux mains bien accrochées au lavabo pour ne pas y passer, les yeux bien rivés sur le tourbillon qui aspirait tout ce que le lavabo contenait. Le mouvement qui s’entamait était plutôt lent, au commencement, puis s’accélérait à chaque tour que les débris faisaient, qui tentait de s’accrocher à chaque tour à l’espace auxquels ils n’appartenaient même pas, n’ayant pas de port d’attache, de point d’appuis, de pied à terre. Mes yeux s’accrochaient eux, à un de ses objets flottant non identifiés, effectuant les mêmes ronds que lui, créant ce lien éphémère durant cette spirale aux enfers. Mes yeux ne lâchant pas un moment, tant qu’il ne disparaissait pas dans le grand trou noir, mes mains s’accrochant avec espoir, de le sauver, de m’en sauver. Puis déception, moi toujours accroché, lui disparaissant, me donnant autre choix que d’accrocher mon regard sur une autre parcelle d’espoir, ne comprenant jamais vraiment pourquoi je m’acharnais chaque fois à obtenir le même résultat, à recommencer, encore et encore, jusqu’à ce que le tout soit vide, que déçu, mais sans plus, je parte doucement m’occuper à autre chose que font les enfants. Aujourd’hui, avec le recul, je me dis que c’était peut-être un message, ce tourbillon fait maison.
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Et si tout commençait là
22 04 2014Et si tout commençait maintenant, pas aujourd’hui, mais hier, donc déjà commencé il y a de ça bien des années, mis en suspend, pendant dans le temps, temps d’un silence, d’un respire ou d’une vie, tout simplement vécue dans l’oubli. Si tout naissait comme la mère accouche son enfant, sans rien demandé, de nature exécuter, d’un miracle évoqué, comme ça, sans but, sans gloire, parce que c’est un peu ça la vie. Et si je me compliquais les choses, chaque jour, simplement sur le dos de l’amour, sur le dos de toi, sur le dos de moi. Me créant de vils bonheurs, d’interminables attentes, comme si tout ceci était nécessaire, comme si, investi d’une mission, je mettais mon malheur sur tout ce qui ne vient pas de moi. Comme si les autres étaient responsables de ce que l’on ne décide pas soi-même. Comme si à la base, non décider d’être là, j’étais parti du mauvais pied, attendant que tout se dessine pour moi. À l’aube d’un an qui fait mal, partout, dans le corps et l’esprit, j’investis toujours mon temps dans ce que je crois aimer le plus, m’acharner sur mes mots, mes maux. À ne plus entendre ce qui cri en moi, ce qui dort, ce qui, étouffer par mes silences meurt doucement, comme un vieux qui n’attend que le trépas. Suis-je en si mauvaise posture ou simplement, je reprends conscience de ce qui reste? N’est-il jamais trop tard?
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C’est l’histoire d’un gars…
19 11 2013Le sais tu que je sais? Je ne sais pas pourquoi c’est ainsi, mais je sens. Je n’ai jamais su. Mais j’ai toujours compris que c’était là, laissé en plan dans mon être et tu le laissais aussi paraître. J’ai pris le temps d’y réfléchir une fois, je crois que j’aurais pu faire une chanson, je l’aurais probablement intitulée « I know what you don’t ». Je me fais des idées, qui ne m’appartiennent pas. Je me fais des histoires, que je ne raconte qu’à moi avant de ne pas m’endormir, parce que le soir, quand le noir me recouvre, je pense à toi qui n’est pas là. J’ai cette soudaine envie de détruire un cube rubic, mais je n’en fais rien. Difficile de broyer du noir quand il ne traîne autour de moi que cette couleur. Je m’assois sur mon lit, je regarde dehors à travers les stores qui cache une partie de la lumière de rue qui tente d’entrer, je n’en ai pas besoin. Une larme coule, comme sonne une alarme. Je ne sais pas ce que demain sera, je ne sais pas ce qu’aujourd’hui voulais dire. Tes mots comme tes silences ne disent rien sur ta personne. Tes silences te vendent, à rabais, s’il te plait. Je danse dans un rêve des cordes attachées à mes pieds, enfin un peu de liberté. Je ne comprends pas certaines choses, mais je n’y prête plus attention, car tes paroles, toi seule les écoutes. Je crie et l’écho ne me souffle plus la réponse, la cadence, le sens de ce que tu crois que je suis. N’es-tu pas si insensible? N’es-tu pas aussi seule que moi? Ne nais-tu pas d’une mère?
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Invincible ou super-héro
2 11 2013C’est l’Halloween… faut se poser la question. Mieux vaut être invincible ou super héros…
Vaut mieux avoir l’impression de se réaliser ou celui d’être à l’abris de tout?
Je peux geler un lac mais me faire brûler… et si il ne pouvait rien m’arriver
C’est triste de n’avoir aucun impact.
Il est triste de mourir.
Une vie sans saveur ou une mort sans gloire.
L’univers ne vaut que l’importance que je lui donne…
Je t’aime!
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Étiquettes : Vie
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Une question
14 05 2013Je m’effrite doucement, sans un mot, car même les corbeaux broient du noir. Je ne me suis pas trop demandé pourquoi, parce que je le savais. Je savais que je ne savais pas ce que tu pensais de moi, j’ai pensé que je pourrais te poser une question, une question qui engloberait toutes celles que je pourrais te poser, simplement pour avoir toutes les réponses. J’ai regardé dans les mots que je connaissais, j’ai tenté de les mettre ensemble, un à un juxtaposé pour enfin te la poser. J’ai voulu provoquer le bruit dans tes silences, aucune chance, te faire dire ce que j’aimerais entendre, comme tu le dis, ça ne reste que des mots, couvert de tes silences. Comment me trouves-tu? Tu me trouves beau? Drôle? Intelligent? Sensuel? Toutes ces questions ne répondent en rien à ce que j’aimerais savoir de toi sur moi, je suis couvert de silence. Que suis-je pour toi? On s’y rapproche, on y touche déjà un peu plus. J’ai l’impression d’être là, juste là, oasis du passé qui ne fait que patienter pour quelque chose que je ne m’explique pas. J’aimerais que ça vienne de toi cette fois, laissons faire les questions, les opinions, les silences, juste des mots pour rassurer ce vide que je ne comprends pas que je ne veux pas voir à la force du temps qui passe. Toute histoire différente est un peu pareille à la précédente. Je comprends les secrets, la position dans laquelle on se trouve, il y a quelque chose d’intéressant, d’excitant. Quand il ne reste que toi, que moi devant toi, c’est encore un secret que tu gardes pour toi. J’ai l’insécurité présente devant cette phrase latente, cette phrase qui ne vient pas de toi, que je ne veux pas forcer, que j’aimerais entendre simplement parce que le temps passe, parce que toi tu passes et tu ne t’arrêtes pas. Es-tu prête à avoir quelqu’un dans ta vie? Suis-je là maintenant parce que tu ne sais pas pour plus tard? Mes mots t’ont fait peur, tu ne t’y attendais pas, tu n’étais pas prête à les lire, les entendre. Je rumine, je m’épuise à pouvoir de dire, je ne me répète plus, fatigué d’un silence. Je marche sur des oeufs comme si mes paroles étaient pesées, je ne suis plus moi, je suis hors de moi. J’ai la nausée périodique due à ce vide de mots, vertige du verbe, je ne fonctionne plus à mon juste niveau. Pourquoi as-tu peur des mots? Ne sont-ils pas simplement le reflet de ta pensée, de ce que tu ressens? Peut-être ne ressens-tu pas ce que j’aimerais que tu ressentes pour moi? Ça y est j’y suis… Est-ce que tu m’aimes?
C’était un 12 février…
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Un silence
20 11 2012Je dépasse les limites, sur les bords d’un bar où j’attends la musique, seul, vide, comme l’habitude ne tue personne, je patiente en silence. L’air et ses rythmes bêtes, rien ne va, toujours pareil, la vie me console dans sa solitude. On me reproche que je sois seul, seul penseur dans la nuit. Je n’ai d’égard que l’immensité de mon être minuscule, tout est si immense, j’ai peur d’un peu tout en ce monde si vaste, si vague. Je suis un être perdu dans la nuit. J’ai ce paraître obscur dans la nuit sans bruit, à en attendre. Attendre entendre du bruit, couvrir la pièce vaste et vide, si ce n’est de gens, ce sera de sons. Tant que mon imaginaire volatile se calme un instant. Je ne devrais jamais mélanger alcool et solitude, surtout à des kilomètres de tout ce que je peux connaitre. Mon seul repère, la lune et cette église qui prédomine la ville, prédominateur commun d’un monde qui l’oublie lentement, château fort d’un village, rassurant et toujours présent. Où je suis, je ne la connais pas, il y a quand même ce coté rassurant, un peu mystique, qui à force de me battre à coup de non-croyance, me ramène un peu en arrière, elle est là bien haute sur son socle d’église, à me lancer la main, me dire je suis là, d’un geste timide je l’effleure en guise de réconfort. Ce n’est pas l’église que je n’aime pas, c’est ce qu’elle contient, des années de longitude dictatrice, de discours rassembleur, de censure de pensés. C’est la forme qui me rassure, pas celle de sa géométrie extérieure, mais celle de son histoire, celle que j’y rattache. C’est mes parents qui m’y ont mené la première fois, c’est un lien facile et fragile vu la distance qui me sépare d’un, de l’autre. Tout se bouscule en moi, j’assomme à coup de Gull les idées qui me traversent, en attendant que ça commence, silence.
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Seul
16 11 2012J’ai peur d’être seul, j’en ai perdu l’équilibre sur un terrain fragile. Je suis passé d’un extrême à l’autre, voir si ce qui goûtait le mieux, j’en suis arrivé à ne pas savoir, à figer sur place, à n’être que transparent, le plus possible, que l’on voit à travers moi, comme l’eau, avec ce goût insipide. On sait que le goût, c’est une chose qui se discute, d’autres sont plus catégoriques, mais d’une bouche à l’autre rien a le même goût. Je me souviens encore de la tienne… D’un extrême je suis passé, à butiner toutes les fleurs, de l’autre, rester terrer dans ma torpeur. Je me suis donné le rôle de l’ermite qui dans le noir se raconte des histoires, c’est toujours comme ça quand je ferme les yeux, mais quand je les ouvre, je suis toujours là, à vouloir exploser mon air stoïque à vouloir vivre simplement parce que c’est mieux. Mieux que qui? Mieux que tout ça qui ne bouge pas, qui ne bouge plus depuis les années où je m’enflammais d’un sourire, où je me réfugiais en larme consoler par un oreiller pour enfin me retrouver dans les bras d’une autre, chaque fois, relation plus malsaine et aucunement en contrôle de mes sentiments. Quand on les contrôle les sentiments, ils se poussent, ils ne restent pas là, à attendre un ordre, ils vont voir ailleurs si je n’y suis pas. Je suis conscient du danger, je n’ai plus envie d’avoir peur, de la vie, la vraie, celle qui caresse ma joue d’une main pour me poignarder le coeur de l’autre. Un moment, tout petit, encore un instant, juste une minute, embrasse-moi avant de fuir encore une fois, chaque fois pour recommencer ce même manège qui est parti d’un seul et unique point… j’ai peur d’être seul.
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Qui a brisé mon coeur de cristal
3 11 2012Qui a brisé mon coeur de cristal, est-ce toi ou bien moi lors d’une histoire banale? Est-ce le vent, est-ce le temps, est-ce un peu tout ça en même temps? De rêve en réalité je me suis transformé, une partie de moi s’est brisée. Maintenant, il n’y a que le temps et un rêve changeant pour une poignée de verbe, des idéaux modifiés. Qui a brisé mon coeur de cristal, celui que je gardais dans ma petite boite animale, que je croyais protéger par ma carcasse, fracassée d’histoire que je me suis peut-être racontée. Aujourd’hui il n’y a plus rien, je patiente, mais en vain. Je le souhaiterais tout entier dans ma cage thoracique du temps où j’étais qu’un romantique. Je comble le vide d’un sourire factice, en espérant que ça restera réaliste. Et je comble mes silences d’expériences, en croyant toujours que j’aurai un peu de chance. Qu’il y est quelque part en moi, ce qui m’a déjà fait rayonner autrefois. Mais les mots lourds et l’incompréhension de mon être, la raison de ce calme plat que j’aimerais connaitre. Ma tête divague entre toutes ses pensées, je ne cesse de regarder le passé. Pensant trouver où est la clé qui mettra ensemble tout ces morceaux brisés. Mes vieux rêves disparus comme si je n’y croyais plus, les déceptions accumulées que je ne compte plus. Où suis-je dans ce brouillard opaque où j’ai marché les yeux fermés? Je veux retrouver mon chemin dans ce vide, mais marcher dans quelle direction à travers ce chemin aride? Qui a brisé mon coeur de cristal, si fragile, si pur, si brisé à présent.
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