Je retourne chez moi, laissant derrière moi des vacances, des rencontres, des paysages pleins la vue, post apocalypse perpétuelle d’images, mon paradis. Je me rencontre que je suis bien, je suis loin. J’ai besoin de ces gens autour qu’en petites doses, par petites bouchées, mais c’est pareil chez moi. Je peux me lever et avoir envie de désert, je ne suis pas mangeur de dessert de toute façon. Plus d’une semaine et je revois en boucle des terrains vides, mais en même temps remplis d’histoire, de vécu, de mort. Je me retrouve chez moi, sans comprendre rien aux gens, aux mots, aux écrits partout. Le café goûte autrement, mais en rafale on s’habitue. Le temps me fait reconnaître les gens, les lieux, comme si j’y avais toujours vécu. Je suis bien, souvent seul, je me laisse vagabond dans des rues qui n’ont pour moi pas de signification, qui en prennent avec le temps, avec le vent de la mer qui me souffle à l’oreille qu’elle m’attendait enfin. Je suis dans ce café, il est précisément 12:34, la chanson qui m’avait donné le goût de l’Islande résonne dans la pièce, derrière le comptoir d’une voix magnifique, la serveuse chante avec perfection par dessus Emiliana Torrini. Je regarde l’horloge à l’extérieur et je pleure, je suis bien, j’y suis enfin. Un frisson parcourt tout mon corps, j’en veux encore, je veux de ce bonheur, de cette vie, c’est ma première journée ici. Les autres journées, j’en veux toujours plus.
Et ça tourne
23 10 2012Commentaires : Leave a Comment »
Étiquettes : Attentes, Besoins, Musique, passion, Seul, Silence
Catégories : Bonheur, Je ne veux pas que ça s'arrête, Me moi, Solitude
Ce matin…
9 10 2012C’est mon tour maintenant de me réveiller, de te voir dormir sur le ventre, de te caresser le dos, descendre sur tes fesses, tes cuisses… Glisser ma mains doucement entre tes cuisses, sentir la chaleur qui provient de tout ton corps, me coller à toi pour que tu sentes le plaisir que j’ai à te regarder, te toucher…
Te sentir t’ouvrir à mes caresses, lentement, comme ma main sur ton sexe qui commence à me laisser savoir qu’il apprécie ce que je lui fais. Mes doigts qui glissent doucement et fermement sur ton clitoris, un doigt qui s’insère en toi, pour te sentir encore plus chaude, excitée, excitante…
Mon bassin qui se frotte a toi, je suis excité par toi, je n’en peux plus, je me lève doucement, je me mets entre tes jambes, mets mon pénis contre ton sexe, me couche sur ton dos pour te sentir, ta chaleur et ton plaisir en même temps. Prendre le temps de t’embrasser, embrasser ton cou. Je glisse mon pénis contre ton sexe, dur d’envie de toi. Ton sexe humide ne m’invite qu’à m’insérer et je ne peux rien lui refuser. Naturellement, le bout entre doucement, facilement, tes fesses se soulève un peu pour s’assurer que je ne te quitte pas, que je m’insère bien profondément en toi, toujours collé à ta peau je m’enfonce, profondément, prennant le temps de bien te sentir, chaque millimètre de ton sexe qui accepte le miens. Quand je suis bien au fond de toi, je ne bouge plus, pour sentir le plaisir de nos corps qui ne font qu’un. Avant de me retirer complètement, et de sentir les mouvements de ton bassin qui m’invite à revenir, ce que je fais bien sûr, avec un peu plus d’énergie, car j’ai faim de toi, je ne veux pas que ça arrête, je m’enfonce encore en toi, et encore, toujours aussi profondément, toujours plus rapidement, t’embrassant, nos bouches se cherchent, se veulent. Puis, je te colle au lit, te retenant les bras, te maîtriser, te sentir à ma merci, pendant que je te pénètre encore et encore. Il fait chaud et le plaisir ne fait qu’augmenté, ne fait que nous rapprocher de se plaisir extrême, qui il vient, je laisse tes bras pour me recoller à toi, trouver ta bouche et me laisser venir profondément en toi, sentir ton tremblement, ton plaisir.
Satisfaits, nos corps roulent sur le côté, pour apprécier la fraîcheur du matin et se rendormir en paix.
Commentaires : 2 Comments »
Catégories : Bonheur, Femmes, Je ne veux pas que ça s'arrête, Le Matin, Sexe, Solitude
L’homme longe les bords
5 10 2012Je savais pas si c’était les bars ou les bords, je me suis simplement rendu compte que dans ce restaurant donnant sur la plage, les gens étaient autour, pas au centre. Le centre est fuit sans raison, il est vide, froid et inconfortable. Les gens qui rentrent, après les autres, figent de voir que les bords sont pris, que le centre est disponible, qu’ils seront le centre d’attention comme si autour on y faisait vraiment attention. Quand les bords sont remplis, le centre en devient t’il pas bien plus sécuritaire, comme dans les châteaux, les forteresses? On ne s’y réfugie pourtant rarement, je protège mon dos, je suis un d’un bord voyeur et jamais exhibitionniste. Dans un bar voyageur, en simple touriste.
Commentaires : Leave a Comment »
Catégories : Bonheur, Me moi, Perceptions, Solitude
La fatigue et l’ennui
25 09 2012La fatigue et l’ennui sont plus sombres la nuit. Je suis ici et je m’ennuie. Je dors peu et mal ce n’est pas normal. Mes idées tournées vers cette journée qui me sépare encore un peu plus de toi et ce silence, trop dense. Le temps passe à petits grains et je serai loin demain, loin de tout, loin de toi, loin de mon confort de ce que je vois. Le froid pincera ma peau, me donnant des frissons dans le dos, j’aurai cette pensée pour moi que j’ai laissée derrière moi. Je hais les silences et cette danse où lorsque j’avance tu prends tes distances. Combien de jour encore, où je découvrirai ton corps? Le sommeil ne me gagne pas, l’appétit toujours ici et l’estomac qui ne me parle que de toi. J’ai faim de découvrir ce que demain me laissera choisir. Où es-tu cette fois, sans moi qui ne pense qu’à toi? J’ai besoin d’air, de fraîcheur, de toi. Je ne gagne mon lit que pour te retrouver, mais mes draps froids ne sentent que ton absence. Demain, un autre jour, seras-tu encore là? Tant de questions sans réponse, tant de mots placés d’une même cadence et le froid qui ne me réchauffe pas. Réchauffe-moi!
Commentaires : 1 Comment »
Étiquettes : Amour, Attentes, Besoins, Seul, Vide
Catégories : Amour, Attentes, Bonheur, Solitude
Le bonheur est dans l’alcool
2 09 2012Je te cueille, l’écume aux lèvres, sans rouge à lèvres, sans l’ombre d’un doute, sans que tu te tiennes debout. Tu sais ce que tu veux, ivre de je ne sais quoi, probablement un mélange de solitude et de mauvais whisky. Toute la soirée, tu as déambulé, d’un bar du bar à l’autre, t’enfonçant doucement, comme les doigts dans ma chaire simplement pour te retenir de tomber toujours plus profond, de te retrouver encore plus seule. Sans scrupule, tu t’es heurtée à tous ces gars qui n’ont pas voulu de toi. Ce n’est pas eux qui ne t’ont pas choisi, c’est toi qui t’es convaincue qu’il en était ainsi. Repoussant les bouches, les bras, les vides qui s’offraient à toi, tu t’es retournée vers moi qui te regardais immobile. J’appréciais ta danse, chaque mouvement complété d’un regard vers moi, tu t’attachais doucement, tu me répugnais tout autant. Qui peut croire que de tenter de pêcher avec un aussi grand filet me séduirait? Tu t’enivres, tu me délivres, je ne veux plus de ce regard que tu m’as lancé quand tu es arrivé, qui s’est transformé en fauve esseulé. De pinte en pinte, je trace mon trajet fatal vers ce nid qui semble froid. Le vide pour le vide, que le vent pour un moment, petit pivot de ma vie qui me donne envie. Je dois partir, j’attends que tu te tournes à nouveau vers un autre que moi, je me faufilerai, je l’ai déjà fait. Mes yeux dans ma bière je t’ai perdu un instant, j’ai beau cherché, mais je ne te trouve pas. C’est donc le moment, je vide mon verre et me lève sur mon banc, au quart de tour je me retourne et me heurte violemment la tête contre ton regard devant moi. Allez viens… juste cette nuit…
Commentaires : Leave a Comment »
Étiquettes : Alcool, Attentes, Besoins, Seul, Sexe
Catégories : Bonheur, L'ivrogne rit, Sexe, Solitude
Ces faux silences
2 09 2012Te souviens-tu de ces faux silences, ceux qui coupaient mon être en tout sens, sans que je ne m’en aperçoive? Quand doucement dans tes draps blancs, je te sentais loin, mais toute près de moi, tout était blanc sauf l’air qui était rempli de toi, toujours loin à deux pièces de moi. La tête rêveuse, je me disais simplement que j’étais bien, là, chauffée par les rayons du soleil un dimanche, ou un mardi, quelle importance. Je me serais accroché à un rayon de lumière pour me déplacer lentement dans ce qui était ton univers. La vie s’est chargée bien différemment de moi. Je suis encore là, avec mes faux silences, attendant un retour qui ne reviendra peut-être jamais. Tu sais, non parce que je te l’ai déjà dit, que je suis toujours là. Quand mes pensées effleurent doucement ta peau à des distances considérables, je sais que tu me sens. Ta tête se tourne t’elle vers moi quand doucement je songe à ton corps, lointain souvenir des matins frais où trop tôt je fuyais doucement chez moi, la tête remplie et le corps vidé, un équilibre qui me déstabilisait sans cesse. Quand cesseront ces faux silences ne laissant place qu’à des mots, des cris, de vrais silences qui me berceront avant de dormir?
Commentaires : Leave a Comment »
Étiquettes : Amour, Attentes, Besoins, Silence
Catégories : Amour, Attentes, Bonheur, Solitude
Candeur pluvieuse
5 08 2012Candeur pluvieuse, j’ai marché sous toi. Je ne me souvenais pas comment tu étais rafraîchissante. Je ne me souvenais pas non plus que c’était la première fois que j’y marchais vêtu, trop vêtu pour pouvoir t’apprécier. L’insouciance comme seule partenaire, j’allais doucement, écoutant ce que tu me chuchotais à l’oreille. Il y a longtemps que je ne t’avais pas vu douce amie. J’aimerais bien que tu passes plus souvent, c’est si inspirant, dans le temps où à l’abri tu venais simplement voir ce que je faisais, à l’improviste, sans vraiment t’annoncer, exactement comme maintenant. Mes cahiers seront mouillés, ce sera de ta faute, mais ils en ont vu d’autres. Je m’assoirai, pour regarder passer le temps, caresser par le vent, tu te souviens comme avant. D’un déluge d’idée, tu m’as encore inondé. Je ne me suis pas pressé, j’avais la vie devant moi et l’eau qui montait autour de moi. Ta présence me fascine, assis au fond de cette piscine, ayant enfin compris cette fois, mais six pieds d’eau au-dessus de moi.
Commentaires : 2 Comments »
Étiquettes : espoir, mort, Seul, Vie
Catégories : Fatigue, La pluie, Solitude, Tout gris
Quand tu t’abandonnes
5 08 2012Quand tu t’abandonnes, fragile, dans mes bras agiles, le monde s’arrête pour te regarder. Loin tu te gardes loin de moi, tu te joues de moi, comme on joue du violon sans en prendre de leçons. Puis tu faiblis avec le temps, tu trouves cette note qui attire mon attention et tout doucement tu glisses ta peau nue sous mes draps. Tu es belle, mes yeux se posent sur toi, douce, dépourvue de tout ce que tu t’armes contre moi. Je sens ta chaleur et ton odeur pour m’en imprégner, pour ne pas oublier. Mes yeux rivés sur toi, je vendrais mon âme pour figer cette image de ton corps encore et encore. Mais ce monde n’existe pas, j’y ai cru, un jour, mais il n’existe pas. Tu n’as pas retrouvé celui qui t’accueillait bras ouvert, yeux fermés, car le temps a passé, j’ai changé. J’étais encore bien, c’était encore beau, j’avais la tête en trop. En trop pour toi, mais pas assez pour te repousser, car tu le sais, je t’ai aimé. Ma vie vide te laisse de la place dans mon lit vide. Le reste, tu n’en as pas voulu, je suis trop souvent resté en plan sur un fil qui ne présentait que le vide où je me suis trop souvent lancé. Je choisis aujourd’hui la place que je laisse dans ma vie et le volume diminue comme une chanson qui termine. Je dois changer d’air, ça sent trop toi autour de moi, comme une vieille rengaine.
Commentaires : Leave a Comment »
Étiquettes : Amour, Choix, Femmes, passion, Seul, Vide
Catégories : Amour, Bonheur, Femmes, Solitude
Dans le temps
5 08 2012On donne une symbolique vraiment à ce que l’on veut. Brel chante le temps, je me rends compte que mes premiers articles datent de juillet 2008. Et le temps qui passe me glisse entre les doigts, les mêmes manques, mais certains résorbés par les décisions que j’ai posé. On ne contrôle pas, mais on peut tout de même choisir où on a mal. Probablement que la voix de mon père a résonné dans mes oreilles, longtemps, je me souviens, pleurant sur mon lit à un retour du travail, me disant… « Si tu ne l’aimes pas ta job, trouves-en une autre! » si simple, si difficile en vieillissant, on s’empile des responsabilités et des engagements dépourvus de sens qui nous lient faussement à des emplois qui nous rendent la vie pénible. Maintenant mon travail ne me gâte plus l’esprit. Quatre ans sont passés depuis la naissance de Scarecrow… pseudonyme que je me suis attribué sans oublier qui j’étais. Je ne fais pas encore partie de la balade des blogues morts, je m’agrippe solidement simplement parce que sans les mots je ne suis plus. Des projets plein la tête, j’attends toujours ma muse, peut-être un autre faux espoir sur une vie remplie d’illusions, de rêves et d’expériences. Peut-être me suis-je trompé en cour de route, peut-être devrais-je jeter mon être dans ce qui m’a toujours suivi, poursuivit, mes idées, mes rêves et mes écrits.
Commentaires : 1 Comment »
Étiquettes : Temps, Vie
Catégories : Bonheur, Le Matin, Me moi, Solitude
Manger des papillons…
28 07 2012Il y a longtemps que je n’ai pas mangé, à ma faim, pour me satisfaire de ce que l’on appelle l’instinct. J’ai le ventre vide, qui joue une fanfare étrange, avec le temps ça me dérange. J’espère, je regarde, je ne vois rien. J’ai l’esprit lousse à l’air libre et rien ne vient, car je ne vais pas. L’appétit grandissant et rien n’a me mettre sous la dent. Je devrais me munir d’un filet, un grand filet pour partir sur la pleine et cueillir des papillons. Je n’ai rien mangé et les lunes ne font que passées, une à une sans s’arrêter. Cette solitude à vomir, mais le ventre trop vide pour l’accomplir. Je pense au passé et regarde devant, je devrai sortir dehors, car ils ne viendront pas dedans. M’ouvrir la porte et me laisser aller, je crois que la faim j’ai assez enduré. J’ai vraiment envie de manger des papillons.
Commentaires : 3 Comments »
Étiquettes : Attentes, Besoins, Seul
Catégories : Attentes, Solitude, Un pas dans une direction