Je me suis battu, sans être vraiment blessé, je sors un peu de ce qui a été une pause, un arrêt sur image, l’aiguille qui touche le E et je croyais qu’il restait encore au moins 20 kilomètres. J’ai fait fausse route? Non, le temps d’un simple arrêt, je me retrouve là, dans la même voie que j’ai empruntée, choisie. Les arbres ne vont plus à la même vitesse lorsque le moteur est arrêté. On regarde dehors ou on sort, le ciel si vaste n’est que prometteur, un vent frais sous un soleil chaud, de folles idées parcourent ma tête, une saine folie sur une scène statique. Je respire l’air qui transporte une odeur de bois brûlé, la réconfortante nature, je me devais d’arrêter, tout allait beaucoup trop vite, un arbre, ça ne bouge pas vraiment.
Les arbres immobiles
8 07 2012Commentaires : Leave a Comment »
Étiquettes : Choix, satisfactions, Seul, Vie
Catégories : Bonheur, Perceptions, Solitude, Un pas dans une direction
Le calme dans la tempête
1 07 2012C’est le désert presque aride, 2012, et je n’en suis qu’à la moitié. Une année où mes choix semblent vides de sens, où mes choix cassent lentement mes dépendances. J’ai mes condoms qui expirent avant les aspirines, je crois que c’est un signe. Signe que la solitude s’est installée. Je n’ai plus de muse, je n’ai plus de mot. J’ai pensé que c’était le cas longtemps, mais doucement je sens un mouvement d’inspiration sur lequel je tente de mettre le doigt. Parfois souvenir, parfois avenir, je me surprends à penser à toi. Avant j’écrivais, je donnais signe de vie quand une pensée traversait mon esprit et que tu l’habitais. Maintenant je tais mes envies, je fais silence simplement pour que le temps passe et voir ce que ça change. Je tente de mettre le pied sur une roche au milieu d’une rivière où le courant est fort et peut m’emporter. Je n’ai pas peur, soudainement, ou comme toujours, je n’ai pas peur de rien. La mort, la maladie, la vie, rien ne m’effraie vraiment. Je marche sur une corde raide, dans un emploi qui est nouveau pour moi, je regarde en bas, c’est haut, des fois j’ai même envie de sauter. J’ai cette profonde envie de faire du bien aux gens et je ne trouve rien pour me satisfaire, rien dans ce que j’ai choisi, même en disant juste avant que mon domaine m’ennuyait. Je ne veux pas sauver le monde, mais aider, ici tout près. Je veux faire attention à moi aussi, mon corps peut-être, mais surtout ma tête, que je tente d’endormir d’une souffrance qui ne se veut que d’inaction, d’insatisfaction. J’ai la statique qui fait du bruit de fond sur mon être. J’ai besoin de créer, de me sauver un peu de ce que je vis. L’écriture c’est un peu comme les voyages, ça nous permet de quitter maintenant pour y revenir plus tard. J’ai une connaissance qui a fait Compostelle, j’ai regardé « The Way » qui traitait du même sujet, je crois que je suis dû pour m’asseoir dans mes cahiers.
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Faim
15 04 2012Je ne vous nourris plus, car j’ai faim. J’ai faim, du lever le matin jusqu’au coucher le soir. Toujours sans discrimination, je mange, mais j’ai faim. J’ai cette faim de vie avant que le temps ne me donne cette fin de vie, j’ai envie, simplement un instant de manger à ma faim. J’enregistre mes brouillons qui restent dans le brouillard, j’accumule les rimes simples, le sourire dans le regard. J’ai envie d’autre chose, j’ai envie de toi. J’ai envie tout d’abord de moi. J’erre sans cesse dans le temps qui me bouleverse, il passe et me lasse. J’ai tenté de savoir où j’allais, je vais là où j’ai toujours voulu allez, en silence, dans un réservoir où mes mots s’entassent sans cesse et où je rêve d’allez en marchant à l’opposé. Je regarde les gens qui souffrent et me regardent, on ne peut pas comparer des différences, mais on s’y risque pourtant dans une folle cadence. Les gens seront en désaccord avec mon accord et critiqueront ce que j’aurai écrit, lapidez moi de mes propres mots, lapidez moi de vos propres mots, alimenter mes histoires, mes craintes et mon espoir, mais ne tuer jamais ce que je ne vous ai pas obligé de faire.
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Étiquettes : conviction, satisfactions, Temps, Vie
Catégories : Attentes, Bonheur, Colère, Politique, Solitude
L’un ou l’autre
9 04 2012Avec mes ongles, j’ai creusé un trait dans la peinture, un trait de plus qui me fait dire qu’il y a longtemps que je suis là, seul, enfermé. Je ne sais pas si j’ai envie de les compter, je sais simplement qu’il y a un bon moment que je suis là. Peut-être que je n’ai rien compris, je n’aime pas faire comme eux, dehors, prétendre que tout va pour le mieux, prétendre que c’est différent, qu’on s’étourdit et qu’on oublie. C’est comme de mettre un baume sur la douleur, un peu d’alcool, un peu de fumée pour échapper à ce que l’on a créé. Je me suis retiré, simplement pour me reposer et ça ne marche pas, pas totalement, pas comme je l’aurais espéré. Rien ne s’efface, rien ne disparaît vraiment totalement avec le temps. J’aurai beau repeindre mon mur, les traits que j’y ai gravés resteront en ma mémoire, me souvenir que j’ai tenté d’effacer des mémoires, en marquant le temps lentement. J’ai fait tout l’inverse, j’aurais du simplement faire comme tout le monde et m’étourdir, pour oublier, me rendre compte que le temps à passer et pas moi, je ne suis pas passé pour autant. Rien n’y fait, rien ne passe, accepte, ravale, tait ce que tu désires. Je suis tombé, encore une fois, et la bête vient me protéger encore une fois. Cette bête qui par désespoir fonce sur son reflet, histoire de répéter et tenter de comprendre encore ce qui lui fait tant mal au corps. Sans le savoir, la bête tue doucement l’homme à grand coup de vacarme dans l’âme, jusqu’à ce qu’il se tût. L’homme derrière là bête ne peut plus subir ce qu’on lui afflige et de désespoir crie, ne réveillant seulement encore un peu plus la bête. La blessure saillante prend son temps à passer dans l’oublie et la bête fait son chemin… doucement.
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Étiquettes : Brume, passion, Seul, Silence, Temps
Catégories : Colère, Douleur, Solitude, Troubles
L’esprit variable et les idées avariées
9 04 2012C’est comme un mystère, tantôt je vais, tantôt je ne vais plus. Une sorte de cercle, un peu vicieux, un peu à l’image de celui qui l’a créé. J’ai l’esprit variable, d’heure en jour, de jour en semaine, j’attends que ça passe. Je suis aujourd’hui comme la température, plus gris qu’hier, mais sans raison particulière. J’ai les idées avariées comme ces fruits trop mûrs que l’on a laissés se putréfier. Je jette, je tente de jeter, je retourne dernière et ramasse encore ton corps délavé par cette pluie gelée. L’odeur se raréfie, je suis au bout de cette route, un précipice et cette envie de changer me troublent, un vague souvenir. Je perds le sens ce de ce que j’ai toujours voulu, comme inatteignable, mes doigts s’accrochent quand même au rebord, un instant encore. Comme cette main qui ne viendra jamais me secourir, l’idée en fait me vient te laisser mourir. Le temps passe tu sais, le temps passe et laisse sur mon visage ses rides creusées par mes larmes et de vieux sourires. Je n’ai plus la force d’espérer. Je n’ai plus l’imagination pour te retenir, encore, un instant, près de moi. Je t’ai tout donné, tout ce qui restait de mon coeur malmené par le passé. Sensible, tout me touche et me transforme.
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Étiquettes : Vie
Catégories : Bonheur, Solitude, Tout gris
Faim pour froid
1 04 2012J’ai faim. J’ai toujours eu faim. J’ai faim autant que je peux avoir froid. J’ai toujours eu froid. J’ai froid. J’ai toujours eu autant faim que froid sans toi. J’ai encore plus faim de ne te savoir pas là et mon lit, même si j’y suis, reste froid. La faim c’est pareil comme le froid. Le froid c’est pareil comme la faim. Il parait que l’on peut mourir de froid, comme les gens crèvent de faim. Il parait qu’on peut mourir de faim, encore plus quand il fait froid. La faim comme le froid, c’est un vide en soi. J’ai le ventre vide, le lit vide, donc je suis aussi livide, peut-être parce qu’aussi j’ai un peu froid. C’est ton vide qui me rend comme ça, chaque fois. J’ai comme l’impression de toujours avoir faim, de toujours avoir froid, je suis vide de toi. Ce n’est pas comme être vide avec toi, après m’être nourri de toi, là je n’avais pas froid. Mais là, le temps tic et le froid tac, le temps tic et la faim tac. La fin… Tac…
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Étiquettes : Amour, Femmes, Temps, Vide, Vie
Catégories : Femmes, Solitude
Rude
25 03 2012C’est un matin rude où tout sur moi à ce même effet d’abrasif sur ma peau, sur mon être tout entier. Tout m’énerve ou me rend triste, une mince ligne entre deux sentiments trop propices à la pluie et au temps gris. Je fais une indigestion par-dessus tout, maux de tête et nausée sur trop de solitude empilée. Je me l’a suis aiguisé avec le temps, histoire de bien comprendre ce qui m’arrivait, mais je savais ce que derrière moi je laissais, ça et là, histoire qu’au printemps une solitude toute neuve pousse. Elle est sortie de terre, un peu avant hier, de travers dans ma gorge, me donnant juste envie de chialer. Je ne crie pas, ça sonnerait trop écho dans cet espace trop vaste, trop vide. J’ai le coeur qui bat, qui a envie de sortir, sur lequel j’appuie sur pause, un instant, prends ton temps. J’ai le pas maladroit de cet enfant qui prend son temps à avancer, pour une première fois, un mélange de hâte et d’insécurité, qu’est-ce qui c’est passé. J’ai l’impression de ne rien comprendre, d’être là, simplement là, n’est-ce pas assez pour un dimanche ennuagé? J’ai arrêté de bouger, de sortir, de vivre un peu, car dehors certaines jouent aux quilles avec les coeurs fragiles. Elles trichent, jouant sur plusieurs parties à la fois, histoire de ne perdre rien de ce qu’elles n’ont déjà pas, on ne sait jamais. J’ai eu trop mal et je sais que les printemps me sont fragile alors je reste en exile un instant seulement. Je suis allergique au printemps tôt et à cette odeur de merde qui se dégage de ta bouche quand tu me dis doucement que tu t’ennuies du fait que je ne suis plus là au pied de ton lit. Je me suis levé, me suis lavé, je suis parti nu, simplement pour ne pas traîner ta déplaisante odeur de sorcière qui m’ensorcelle. C’est souvent l’odeur que l’on oublie en dernier, je sais que tu l’as pigé et que c’est pourquoi partout tu l’as laissé trainer. Toute trace de toi, même ton ombre qui me suivait, j’ai eu beau la piétiner, mais je n’ai pu m’en débarrasser. Le temps passe, je sais de quoi il est capable, mais je lui ai montré, je suis aussi seul que lui, je n’ai que ces deux aiguilles qui me servent à m’orienter, pour aller où je veux bien pour recommencer.
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Étiquettes : Amour, Femmes, Seul, Torture, Trahison
Catégories : Amour, Colère, Femmes, Solitude
Rien
25 03 2012Rien. Il n’y avait rien. Un début sans fin, si je comprends bien. En fait tout était là, bien en place pour commencer quelque chose. Quelque chose, quelque part, mais rien ne c’était encore passé. Comme si les gens, tout autour, étaient plus qu’immobiles, fixes, en fait ils étaient surtout absents. Tout comme ces endroits plus que vide, aride. Tout était à faire, à refaire. En fait, fallait savoir si ça avait existé, mais tout était là. Le regard vide à faire des vas et vient cherchant un repère dans ce néant étouffant. Comment commencer quelque chose lorsque rien n’existe, que tout est créé et ce de rien? Regardant ce vide sous ses pieds, il n’y trouva en rien les réponses qu’il cherchait, et ce, surement parce qu’il ne connait pas non plus les questions. Plus il se tenait là, moins ça arrivait, moins il voyait ce qui pouvait se passer, ce qui se passerait, ce qui était possible dans ce monde si vide. D’un esprit vide, il était emprisonné devant une muraille de possibilités. Jamais il n’aurait pu penser que ça allait bouger, se transformer, évoluer et devenir ce qui n’avait été auparavant rien.
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Étiquettes : Vide
Catégories : Absurde, Solitude
sans titre
25 03 2012Il ne me reste que des mots, des sons des fois qui ne sont pas vraiment là. Le bruit de tes pas, mais ce n’est jamais toi. Il ne reste que moi, solitaire, triste de cette pierre qui doucement s’éloigne, cette pierre qui avait composé mon coeur, m’avait protégée tant d’années. Il reste que moi, déplacé, maladroit, je ne sais jamais pourquoi. Je suis des innocents qui prennent leur temps, ceux qui croient en l’amour, la romance et qui ne sont jamais sorti de leur enfance. Par chance! Je regarde devant, derrière, difficile de savoir d’où je viens, où je vais, car il n’y a rien. Je n’ai pas laissé cette trace par tant de gens désirés, je n’ai pas fait les contours de ce qui pourrait être une direction, un sens unique à ma vie. Ce lointain désir qui revient sans cesse… j’avais sept ans, garçon de peu de mots, je les utilisais déjà. Brouillon à la maison, brouillard en tête, ça me donne le cafard, plus rien autour ne bouge, je ne peux plus être étourdi, je ne veux plus être étourdi. J’ai un pas devant à faire, le sol y sera-t-il solide? Inutile d’y penser, je me lance, j’avance, il me reste que mes mots, je ne peux pas tomber de bien haut.
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Catégories : Attentes, Bonheur, Solitude, Tout gris
Cette fumée
17 03 2012J’ai cette fumée qui m’aveugle un peu. Dehors je ne vois pas très loin, dedans c’est encore pire. J’ai ce truc dans la gorge, qui pèse et qui ne bouge pas, ce genre de truc de gorge qui à plus tendance à sortir par les yeux, mais que je fais sortir par les doigts, parce que mes mots comme un mouchoir essuient mes larmes. J’ai peu de raison, pas d’explication, juste le vague à l’âme, le cafard, les bleus, un mélange de nostalgie et de mélancolie. Inexplicablement c’est là et ça passera. J’aide un peu les choses, je m’acharne, je lacère ma chair de tes souvenirs, douloureux, d’hier, profonds. J’ai pris le temps de me souvenir de tes mots, de tes mouvements, de ton odeur, celle qui se trouvait sur ta peau. Je martèle ma tête de souvenirs, simplement parce que je me sens en vie comme ça, je n’ai peut-être jamais appris à être heureux quand ce n’est pas douloureux. Je laisse tout me traverser, doucement, ton regard comme une lance dans mes souvenirs, mon coeur souffre, meurt, vit. Me reste-t-il une place, une petite, simplement pour me reposer? Me reposer un peu, rêver de toi, m’ouvrir les veines à coup de souvenirs, simple masochiste, j’aimerais faire autrement. J’ai le mal de toi, ce mal qui ne s’en va pas, qui s’éloigne et qui revient au combat, m’assassiner un peu plus chaque fois, jamais la même lame, jamais au même endroit. Et si je laissais guérir un peu…
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