Je dépasse les limites, sur les bords d’un bar où j’attends la musique, seul, vide, comme l’habitude ne tue personne, je patiente en silence. L’air et ses rythmes bêtes, rien ne va, toujours pareil, la vie me console dans sa solitude. On me reproche que je sois seul, seul penseur dans la nuit. Je n’ai d’égard que l’immensité de mon être minuscule, tout est si immense, j’ai peur d’un peu tout en ce monde si vaste, si vague. Je suis un être perdu dans la nuit. J’ai ce paraître obscur dans la nuit sans bruit, à en attendre. Attendre entendre du bruit, couvrir la pièce vaste et vide, si ce n’est de gens, ce sera de sons. Tant que mon imaginaire volatile se calme un instant. Je ne devrais jamais mélanger alcool et solitude, surtout à des kilomètres de tout ce que je peux connaitre. Mon seul repère, la lune et cette église qui prédomine la ville, prédominateur commun d’un monde qui l’oublie lentement, château fort d’un village, rassurant et toujours présent. Où je suis, je ne la connais pas, il y a quand même ce coté rassurant, un peu mystique, qui à force de me battre à coup de non-croyance, me ramène un peu en arrière, elle est là bien haute sur son socle d’église, à me lancer la main, me dire je suis là, d’un geste timide je l’effleure en guise de réconfort. Ce n’est pas l’église que je n’aime pas, c’est ce qu’elle contient, des années de longitude dictatrice, de discours rassembleur, de censure de pensés. C’est la forme qui me rassure, pas celle de sa géométrie extérieure, mais celle de son histoire, celle que j’y rattache. C’est mes parents qui m’y ont mené la première fois, c’est un lien facile et fragile vu la distance qui me sépare d’un, de l’autre. Tout se bouscule en moi, j’assomme à coup de Gull les idées qui me traversent, en attendant que ça commence, silence.
Un silence
20 11 2012Commentaires : Leave a Comment »
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Qui a brisé mon coeur de cristal
3 11 2012Qui a brisé mon coeur de cristal, est-ce toi ou bien moi lors d’une histoire banale? Est-ce le vent, est-ce le temps, est-ce un peu tout ça en même temps? De rêve en réalité je me suis transformé, une partie de moi s’est brisée. Maintenant, il n’y a que le temps et un rêve changeant pour une poignée de verbe, des idéaux modifiés. Qui a brisé mon coeur de cristal, celui que je gardais dans ma petite boite animale, que je croyais protéger par ma carcasse, fracassée d’histoire que je me suis peut-être racontée. Aujourd’hui il n’y a plus rien, je patiente, mais en vain. Je le souhaiterais tout entier dans ma cage thoracique du temps où j’étais qu’un romantique. Je comble le vide d’un sourire factice, en espérant que ça restera réaliste. Et je comble mes silences d’expériences, en croyant toujours que j’aurai un peu de chance. Qu’il y est quelque part en moi, ce qui m’a déjà fait rayonner autrefois. Mais les mots lourds et l’incompréhension de mon être, la raison de ce calme plat que j’aimerais connaitre. Ma tête divague entre toutes ses pensées, je ne cesse de regarder le passé. Pensant trouver où est la clé qui mettra ensemble tout ces morceaux brisés. Mes vieux rêves disparus comme si je n’y croyais plus, les déceptions accumulées que je ne compte plus. Où suis-je dans ce brouillard opaque où j’ai marché les yeux fermés? Je veux retrouver mon chemin dans ce vide, mais marcher dans quelle direction à travers ce chemin aride? Qui a brisé mon coeur de cristal, si fragile, si pur, si brisé à présent.
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Candeur pluvieuse
5 08 2012Candeur pluvieuse, j’ai marché sous toi. Je ne me souvenais pas comment tu étais rafraîchissante. Je ne me souvenais pas non plus que c’était la première fois que j’y marchais vêtu, trop vêtu pour pouvoir t’apprécier. L’insouciance comme seule partenaire, j’allais doucement, écoutant ce que tu me chuchotais à l’oreille. Il y a longtemps que je ne t’avais pas vu douce amie. J’aimerais bien que tu passes plus souvent, c’est si inspirant, dans le temps où à l’abri tu venais simplement voir ce que je faisais, à l’improviste, sans vraiment t’annoncer, exactement comme maintenant. Mes cahiers seront mouillés, ce sera de ta faute, mais ils en ont vu d’autres. Je m’assoirai, pour regarder passer le temps, caresser par le vent, tu te souviens comme avant. D’un déluge d’idée, tu m’as encore inondé. Je ne me suis pas pressé, j’avais la vie devant moi et l’eau qui montait autour de moi. Ta présence me fascine, assis au fond de cette piscine, ayant enfin compris cette fois, mais six pieds d’eau au-dessus de moi.
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L’esprit variable et les idées avariées
9 04 2012C’est comme un mystère, tantôt je vais, tantôt je ne vais plus. Une sorte de cercle, un peu vicieux, un peu à l’image de celui qui l’a créé. J’ai l’esprit variable, d’heure en jour, de jour en semaine, j’attends que ça passe. Je suis aujourd’hui comme la température, plus gris qu’hier, mais sans raison particulière. J’ai les idées avariées comme ces fruits trop mûrs que l’on a laissés se putréfier. Je jette, je tente de jeter, je retourne dernière et ramasse encore ton corps délavé par cette pluie gelée. L’odeur se raréfie, je suis au bout de cette route, un précipice et cette envie de changer me troublent, un vague souvenir. Je perds le sens ce de ce que j’ai toujours voulu, comme inatteignable, mes doigts s’accrochent quand même au rebord, un instant encore. Comme cette main qui ne viendra jamais me secourir, l’idée en fait me vient te laisser mourir. Le temps passe tu sais, le temps passe et laisse sur mon visage ses rides creusées par mes larmes et de vieux sourires. Je n’ai plus la force d’espérer. Je n’ai plus l’imagination pour te retenir, encore, un instant, près de moi. Je t’ai tout donné, tout ce qui restait de mon coeur malmené par le passé. Sensible, tout me touche et me transforme.
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sans titre
25 03 2012Il ne me reste que des mots, des sons des fois qui ne sont pas vraiment là. Le bruit de tes pas, mais ce n’est jamais toi. Il ne reste que moi, solitaire, triste de cette pierre qui doucement s’éloigne, cette pierre qui avait composé mon coeur, m’avait protégée tant d’années. Il reste que moi, déplacé, maladroit, je ne sais jamais pourquoi. Je suis des innocents qui prennent leur temps, ceux qui croient en l’amour, la romance et qui ne sont jamais sorti de leur enfance. Par chance! Je regarde devant, derrière, difficile de savoir d’où je viens, où je vais, car il n’y a rien. Je n’ai pas laissé cette trace par tant de gens désirés, je n’ai pas fait les contours de ce qui pourrait être une direction, un sens unique à ma vie. Ce lointain désir qui revient sans cesse… j’avais sept ans, garçon de peu de mots, je les utilisais déjà. Brouillon à la maison, brouillard en tête, ça me donne le cafard, plus rien autour ne bouge, je ne peux plus être étourdi, je ne veux plus être étourdi. J’ai un pas devant à faire, le sol y sera-t-il solide? Inutile d’y penser, je me lance, j’avance, il me reste que mes mots, je ne peux pas tomber de bien haut.
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La dernière fois
12 03 2012— T’as l’air triste
— Je ne croyais pas que tu le voyais
— Oui, je le vois encore
— Et t’es maintenant capable d’en parler
— Oui, parler c’est plus trop un problème
— C’est quoi alors le problème?
— Je ne sais pas, c’est pas un peu toi
— Ça me surprendrait, tu te souviens la dernière fois
— Oui, la dernière fois c’était vraiment super
— Parait que ça prend toujours une dernière fois
— Oui, après on peut laisser les gens mourir en paix
— Ce n’est jamais évident de laisser les gens morts, vivants
— Comme tu dis, jamais bien évident, on a toujours ce léger doute
— Ce léger doute, ce questionnement, ce « Et si? » qui plane sans cesse
— Et à quoi bon, on se souvient bien au moins de la dernière fois, de quelques fois avant, le temps agis comme un baume, puis on finit par oublier.
— Mais oublie-t-on vraiment ce qui s’est passé?
— Jamais.
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De l’encre, du sang, ton corps et des larmes
28 02 2012J’ai laissé coulé mes larmes, plutôt que mon sang et j’ai sonné l’alarme pour revenir dans les rangs. J’ai déversé de l’encre pour assécher mes larmes, le papier imbibé mes larmes n’ont fait qu’afflué. Ton corps servant de réconfort à mon corps, le sang se réchauffant, à l’encre a donné une raison d’exister. J’aurais donné mon sang pour assécher tes larmes, oubliant ce que je peux être, sachant que je peux renaître. Quand l’encre j’ai levé, sur notre histoire délavée, doucement emportée, je me suis dépêché. Mes larmes assécher avant le vent de l’été, mes yeux ont cherché ton corps, encore. Mes larmes ont coulé et mon sang ne s’est pas arrêté, mon corps bien en vie ne demandait qu’à t’aimer. Et j’ai ramé, ramé, sur cet océan de charme, bien que mon corps se serait jeté par dessus le bord dans un vacarme. Mon encre a su me sauver de ton corps, et ce sans hargne, je me suis dépêché à essuyer cette larme. Toute fine, toute frêle, qui glissait le long de cette histoire, ce n’est que ce que tu as mérité, mon corps et mes larmes.
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Soprano
4 02 2012C’est l’histoire d’un chat. C’est l’histoire d’un chat crème qui aimait le lait et le parmesan. C’est l’histoire d’un chat renommé pour avoir été souvent renommé. C’est l’histoire de Soprano, non pas du nom des populaires Italiens, mais plutôt celui du timbre de sa voix. Mi. La seule note qui sort, Mi. Impossible d’articuler plus que ce simple Mi. Il pourrait avoir une gamme variée, mais il se limite, en fait, il c’est probablement limité avec le temps. Faute d’avoir un chat dans la gorge, c’est plus pour lui d’avoir sa gorge dans un chat, incapable d’expulser la moindre puissance, le souffle coupé. Comme si parce que lorsqu’il était petit, sa famille fut coupée de lui, avalé par un sale chien le laissant seul, orphelin. Et comme certains ont vécu, les orphelins ne choisissent ni leur nom, ni leur famille. Il se retrouva ici un jour, seul, son gros nez et sa fourrure épaisse à regarder les gens, bouche entreouverte, l’air un peu hagard. Mi. Comme tout moyen de dialogue, personne lui ayant enseigné le aou… Miaou… Soprano… Miaou. A t’il encore peur aujourd’hui, de changer de famille, son bien-être de lui être enlevé, son espace auquel il s’est habitué. Soprano ne ronronne pas, si ce n’est que de son seul Mi, aucun bruit. Son intérieur bourdonne, il est bien ici, mais sans bruit. Des fois, je pense, en silence qu’il est fait pour être ici. Les similitudes animales entre nous sont plus ressemblantes qu’on puisse le penser. C’est toujours en silence que l’on panse ce que l’on a vécu. C’est en silence qu’on apprécie enfin ce calme que l’on attendait. Ce n’est que le temps qui réussira à nous laisser sortir se rugissement qui sommeil en nous, ce jour enfin où dans un état serein, seule l’envie nous fera nous taire. C’est l’histoire d’un chat. C’est l’histoire d’un chat couleur crème qui me regardait bouche béante. C’est un peu mon histoire.
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Sentir
4 02 2012C’est comme l’autre soir, il faisait tout gris dehors même si le blanc tentait de s’installer, j’étais seul et je réfléchissais à un truc. Un truc sans importance, un truc comme plein de choses que l’on pense quand l’esprit vide et livide, on aimerait mieux avoir la tête vide. En un seul éclair j’ai senti un malaise, rien de physique, mais plutôt quelque chose de cosmique, de pas expliquer, d’une rare étrangeté. Ça, ça m’arrive souvent sans crier gare. Une sensation bien désagréable, à quoi suis-je connecté? Sensible, je sens, trop, tout, tout le temps. Quand le vent tourne, toujours, un éclair de génie, quelque chose qui me détruit. Je sais toujours où regarder sans ces instants d’obscurité, je regarde cette plaie qui s’ouvre et je fous les doigts dedans, simplement pour que ça soit encore plus douloureux. Je ne m’explique jamais comment ni pourquoi, je sais, je sens, je subis. Si les gens ne croient pas que l’on puisse communiquer sans mot, je leur laisse leur croyance, leur innocence. De l’attentif à l’instinctif je deviens au quart de tour. Ce qui est le plus triste, c’est que je reste là, comme si la tête en l’air je regardais ce piano qui tombe du 40e étage et qui s’affaissera droit sur ma gueule. À tout coup, c’est plus fort que moi, j’espère que le vent changera sa trajectoire unique, moi. J’ai ce sombre pouvoir, donné aux animaux, l’instinct, l’instant de me protéger, mais je reste là, j’attends, il ne me tombera pas encore dessus… ce foutu piano.
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Je n’étais pas là
4 02 2012Cette semaine tu m’as appelé, bouleversé dans mes idées je n’ai même pas su t’écouter. Trop concentré à me rendre triste d’un travail qui commence à m’écoeurer, je n’ai pas entendu les mots que tu étais en train de me prononcer. Il me fallut au moins deux jours, deux nuits, avant de comprendre ce qui se passait dans ta vie. Dois-je maintenant t’appeler chez toi ou chez lui? Seras-tu encore dans cette routine à voyager, entre un amour impossible et ce havre de paix. Un message chez toi je laisserai. La distance de ces phrases que tu as prononcées avec une grande tristesse me touche aujourd’hui, je l’écris ici, car tu sais, parfois les mots me manquent même si tu m’as fort encouragé dès la tendre enfance. Le mot me manque, ceux qui sont capables de résonner hors de moi. Cette semaine quand tu m’as dit que c’était finit, je n’ai pas eu d’empathie, trop pris par ma petite vie. Aujourd’hui, je cherche les mots, pour te dire ce qui me vient à l’esprit, comme si maintenant j’avais compris. J’ai déjà dit qu’on ne voulait pas dire à nos parents ce que l’on n’aimerait pas entendre nous raconter, mais aujourd’hui c’est simplement dans mes bras que j’aimerais te prendre. Consoler cette peine liée à une décision qui est vraiment la tienne. Les temps seront peut-être plus gris dans les jours qui auront suivi. Mais sache que je t’aime en vie, les années passent si rapidement et je n’aurais pas aimé que tu les passes dans une tristesse plus profonde, à vraiment apprécier que deux jours sur une semaine complète. Sache que ta vie t’appartient et que même si je n’ai pas montré de soutien, je suis là pour toi. Sache que le plus beau de la vie, il n’y a que toi qui l’écris.
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