Je te jure, ta cadence indécente est aussi prévisible que risible. Comme un tango argentin fait par des débutants, tes pas sont comptés, mais la passion n’a pas encore monté. C’est maladroit, drôle et presque innocent à la fois, qu’il y est juste toi qui ne t’en aperçoives pas. Tu as le tempo, mais tu ne manques pas d’air, un deux trois, un deux trois, d’une valse que ne durera pas. Sur mes pieds tu marches, mais tu dis que ce n’est pas toi et quand mon coeur tu arraches, est-ce que ce n’est toujours pas toi? Et la vie, cette symphonie si finement orchestrée, suis-je le seul à détecter cette note si malhabilement jouée, cette note qui se joue contre toi, cette note vile et malsaine qui se cachait en arrière-scène. Si le mensonge est malhonnête, la preuve est faite que l’omission l’est tout autant, à force de ne pas vouloir mal paraître, le silence est souvent bien plus dense que l’on pense. Cette mélodie serait-elle aussi belle si j’omettais le Si à mesure que je joue? Si je peux sentir ta peau à des milles d’où je suis ne crois-tu pas que je peux subir les gestes omis et incompris? C’est une larme bien douce que le sel à quitter, qu’un petit peu d’eau qui fera me rappeler, combien, oh combien de lunes j’ai vues passée, doucement glissée dans ce ciel étoilé. Le silence fera son oeuvre, on fera comme ci, ça tiendra quoi, une autre lune encore, qui sait peut-être plus, où tous deux en silence on saura, mais où tu douteras.
Mal-o-dit
11 01 2012Commentaires : 2 Comments »
Étiquettes : Amour, Femmes, passion
Catégories : Colère, Douleur, Solitude, Tout gris, Troubles
Recherché
5 01 2012C’est à coup de hache que j’ai vidé son crâne. Je voulais savoir ce qu’il y avait dans sa tête. Je me suis élancé plusieurs fois pour faire face à ce vide toujours plus rouge, toujours plus vide. Depuis le premier coup, plus rien ne bouge, je suis à me demander si son discours sur l’amour n’était pas moins vide que son corps maintenant livide. Je voulais voir ce que ses mots cachaient, ses mots tant de fois répéter simplement pour rappeler, pour ancrer, pour infiltrer la tête de ceux qui voulaient bien l’écouter. L’amour, l’amour, toujours un sujet où les verbes utilisés peuvent plaire autant que blesser. Comment il a pu? Est-ce moi qui avais mal compris? Il est trop tard maintenant pour tout remettre en place. Je n’ai plus le coeur à l’ouvrage, il me lève enfin. Mes pieds glissent dans le visqueux de ses paroles encore sur le sol. « Je te le jure sur mon sang » qu’il me disait, « je te le jure sur la tête de mes enfants », juste avant que la lame ne fasse qu’une avec son arcade sourcilière qui s’est rapidement ouverte pour laisser sortir un peu plus de mensonges. N’était-il pas heureux juste avant de fermer la porte de chez elle? Juste avant de mentir de tout son être à lui-même? C’est la bête que je voulais voir, celle qui mélange tout, celle qui saoule l’être de mille tentations. Celle avec qui je marche depuis des lunes et que je connais sur le bout de mes doigts. Je voulais voir sa bête, ce qu’elle faisait encore caché dans les limbes de son corps tout entier. Je ne l’ai pas trouvé. J’ai déposé le manche et un genou sur le sol, dans la marre visqueuse de ce qu’il restait de lui j’ai compris. J’ai compris que je fus bête de chercher en lui la bête, car c’est probablement l’homme que je n’ai pas trouvé.
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Étiquettes : Horreur, mort, Sang, Vide, Vie
Catégories : Colère, Et que ça saigne, Troubles
La haine de ne pas vouloir se souvenir
3 07 2011J’enrage alors je vomis sur cette page. C’est passé, c’est fini, ne veux-tu pas l’accepter. Hier encore tu me disais doucement que c’était la dernière fois. Hier encore tu t’es foutu de moi. De torture en torture tu t’acharnes terriblement surtout sur moi. Toi, toi, toi… et moi je n’existe pas, je n’ai jamais existé et c’est pourtant moi qui ne comprends pas? Tu ne vaux pas l’encre que je t’alloue. Tant de mots, tant de douleur, temps de changer. J’ai cette haine de ne pas vouloir me souvenir, mais la sensation très présente que tout existe, que tout à exister, que rien n’a vraiment changé, que rien n’est à recommencer. J’ai la haine de me souvenir que je n’ai pas existé, pour quelqu’un, quelque part. Je donne du temps, encore trop longtemps à ne pas exister pour quelqu’un et cette haine c’est envers moi que je la porte. Les liaisons se coupe d’elle-même, mon silence, je te le laisse.
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Catégories : Colère, Troubles
Guérir un peu
3 07 2011Sur un sol gelé, ton pied m’a tendu la main. T’offrant mon coeur, j’ai déballé ce que j’avais de plus sincère. Mon être à nu, dans cette rue où je t’ai connu, tu as piétiné de façon délibérée. N’as-tu pas compris que je ne bougeais plus, n’as-tu point compris que je ne vivais plus? Le temps a passé et n’a rien réparé, mon coeur n’a que gelé quand l’hiver pris la place de l’été. Aujourd’hui doucement d’un vent chaud je sens le changement, ton corps distant offre plus de chaleur au temps, temps qui passe et tes traces qui s’éloignent dans la neige. Mon corps dégèle dans une douleur impossible. Dans mes côtes fracturées, tu as continué d’asséner des coups de pieds, simplement pour t’assurer que tu m’avais achevé. Immobile mon corps refait ses forces. Je ne me vengerai pas, je garderai simplement le silence, car c’est un peu de ma faute si je t’ai aimé.
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Catégories : Colère, Douleur, Troubles
Statue
3 07 2011D’un soubresaut, mon être divague dans une solitude perdue entre deux eaux. Le froid pénètre mes os et je cherche le chaud dans les yeux, dans tes yeux. Les vents divers repeignent le vert en blanc soyeux, le paysage et mes cheveux. Le silence persiste dans mon être tout entier et mon coeur subsiste de peine à continuer. J’ai arrêté de vivre, assis sur la rive, à regarder le niveau de l’eau monté, sans bouger. J’attendais, patiemment simplement pour faire changement, pour ne pas agir, pour ne pas m’embourber dans ces mêmes idées. J’ai arrêté simplement pour regarder, pour comprendre, pour réaliser qu’il ne se passe rien. Tout s’use, tout s’estompe, mon coeur bât à tout rompre : NON! Je ne veux pas me retrouver seul, triste, plat dans un désert sans sourire. J’ai pris les mois pour couper ce que j’avais comme lien créer bien souvent autour d’une humeur, d’un amour ou d’une histoire de cul. J’ai trop oublié ce que moi je voulais, j’ai trop souvent laissé parler la bête en moi. Comme le sable entre mes doigts, mes amours sont partis, je les ai laissés s’enfuir ou le vent les a soufflés. Maintenant mon corps ne répond plus, mon coeur non plus, je me donne du mal à rester immobile, pensant que c’est plus facile. J’étouffe doucement mes passions pour me réduire, me taire et m’endormir. Je vis, mais n’existe plus, en silence je ne pense plus, je ne bouge plus, il n’y a le temps qui passe et moi qui le regarde. Je brûle les moindres parcelles de ma vie devant l’écran. J’en suis triste aujourd’hui, enfin, maintenant, où conscient je confirme mon état atteint de stoïcisme intense. Immobilisé par la frayeur de vivre, de changer cette routine qui s’est installée, je me suis permis d’imaginer qu’il n’était quand même pas trop tard, car il n’est jamais trop tard. J’ai l’impression d’être statue et de voir simplement ce qui tournoie autour de moi, en silence. Il est pourtant temps de briser ce plâtre, ce marbre, ce verre dont je suis fait. Première étape, écrire…
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Catégories : Tout gris, Troubles, Un pas dans une direction
Criss chu où?
27 06 2011Ceci est un post qui dormait dans les archives non publiées… il est temps de l’assumer… le temps enlève le poids (aux mots pas aux gens!!!).
Bon, quoi de mieux qu’un post d’un gars pas saoul… un pas post d’un gars saoul… mais bon criss chu où? Ah oui, bureau, maison, confort. Mom… je voudrais d’abord m’excuser… le porto était excellent… était… le mot est quand même faible.
Bon la suite… on reprend d’où? Ah oui… je suis où? Je suis toujours assis là, là, mais bien, bien, mais là… Je suis bien et je souffre de soif, soif de lire un peu partout, soif d’écrire un peu mon fou. J’ai encore peu de mots à verber dans une poubelle les lendemains de veille, mais je souhaite à tout coup que le texte essaye.
Ces petits détails auxquels tu t’attardes
Sans importance doucement tu t’acharnes
Et dans ma tête que du vacarme
Passe à autre chose criss de marde
Si mon malaise a rapport avec la lenteur avec laquelle j’écris, c’est une chose. Si mon intérêt ne te semble pas le bon, j’en suis désolé, mais je suis quand même le seul à t’en montrer. Le fait que je vais lentement dans ma vie ne signifie pas que j’ai une totale absence d’esprit et bien que je parle à ton égard, ta voix ne me donne même pas un regard.
Je vais dodoter…
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Étiquettes : Alcool, Attentes
Catégories : Absurde, L'ivrogne rit, Troubles
Du café à la bière
5 12 2010Je suis passé du café à la bière et j’aurais dû simplement me taire. Me terrer dans un coin et cesser de parler. Mes maux n’ont plus d’impacts, n’ont plus de sens, n’ont plus d’innocence. Je me suis tu à toute tête de tout mon être. Je suis bête. De ce qu’éveille en moi un café bien tassé, j’ai préféré me retourner vers le houblon doré. Plutôt que de me tenir éveiller, j’ai tenté de m’endormir, sans rien dire. Sans comprendre d’où j’étais venu, je me suis étourdi un instant de plus. Et le paysage ne fait que passer sans cesse sans s’arrêter. J’ai mal au coeur, de blessure, d’ivresse, d’un manque de tendresse. D’une main dans mes cheveux, je veux. Mes larmes sonnent l’alarme et tombe sur le sol dans un vacarme. La neige à côté de moi n’a rien de froid. Ma tête veut exploser, se décomposer, donne moi un baiser. Un seul pour m’endormir, me consoler, pour alléger ma tête qui ne cesse de penser. Mais qu’ai-je fait ce matin-là en me levant. Devrais-je prier, je m’en prie, je ne peux plus en prendre. Je ne suis pas seul dans mon désespoir. C’est probablement ce qui me tient là, en vie, encore, devant moi. J’ai pris le temps de me perdre un instant, trop longtemps et mon être s’en ressent. J’ai besoin de ma famille, de mon chez-moi, de toi, mais surtout de moi. Mais je ne me trouve plus. Ai-je trop demandé? Ai-je ambitionné à un moment où je n’ai rien donné? Il est maintenant trop tard, comme si de ma vie, je n’avais plus envie. Le temps tourne, je le regarde, le temps m’imprègne à la tête. J’ai trop aimé, trop appris, trop conquis. J’attendrai que tout cela passe, le regard perdu dans une pensée où personne ne me trouvera. J’ai blessé, trompé, compris, que je ne suis pas là où je devrais être aujourd’hui. À quel moment je me suis trompé, où ma route a bifurqué de ce dont j’ai toujours rêvé? Est-ce hier, victime de demain, sans lendemain. Je me suis fait mille promesses que je n’ai su tenir ou je n’ai su me retenir. 3 fois le corbeau a chanté et je l’ai encore oublié. J’ai tenté de ne rien perdre en m’accrochant à tout, mais en n’ayant jamais assez de bras pour que ça fonctionne bien. Qu’est-ce qui m’attend demain? Encore noirceur ou chagrin, cette fois ci bien à cause de moi, car je ne laisse plus personne me rejoindre. J’attendrai de digérer, ma bière par petites gorgées. Un jour on m’arrachera ce pourquoi j’ai écrit tout cela. J’écrirai mes plus belles histoires d’amour, celle dont je me souviendrai toujours, celle qui encore en tête je savoure.
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Catégories : Douleur, Fatigue, Troubles
Rendors-toi! Oh rêveur…
3 10 2010Je suis seul au café, sans grâce, les cheveux souillés, la barbe oubliée, peu importe pour penser. Le café qui réveille mes papilles et anime de façon désordonnée mes neurones fatigués. J’accélère mes doigts au même rythme que mon pouls chaque fois. D’un matin à l’autre, rien ne se ressemble, rien ne s’arrête, tout se désassemble. Je suis bien dans cet ensemble, je suis ce que je voudrais être, mais je dors dans une tanière depuis un trop long moment. J’ai le regard tout neuf de l’ermite qui vient de naitre, de se reconnaitre, mais qui ne fait que disparaitre. Je me contiens mal, je me porte bien, mais je déborde de partout, je deviens fou. C’est comme si un mécanisme rouillé depuis des années ne savait plus fonctionner, comme si ces rouages encrassés ne pouvaient plus visiblement tourné. Le bûcheron d’Oz qui se serait évadé avant de s’être fait transplanter. Puis-je échangé mon cerveau contre un coeur, puis-je demandé à ma tête de laisser de la place, un peu de place pour rendre ce dont je suis capable. Maintenant que j’ai compris, puis-je simplement refaire surface, sortir de ma carapace, aimé sans penser et penser sans aimer. Dissocié le rêve de la réalité et simplement rêver.
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Catégories : Solitude, Troubles
Je gèle
3 10 2010Et je plane, à travers les montagnes rustres, sans fatigue, sans peur et sans joie. Devenu stoïque, car je devais faire attention à moi. Mais où sont ces passions enflammées qui me gardaient éveillé de l’hiver à l’été? J’ai dû étouffé de sable et de couverture ce qui me brûlait, me consumait, me réduisait en cendre sans que je ne le demande. D’un pôle à l’autre j’ai navigué pour me retrouver dans cet état glacial, où je suis seul, où mon derme, mon épiderme c’est transformé en pergélisol. J’ai laissé marcher sur mes sentiers des pieds qui n’étaient pas glacés, mais ma surface ne peut se réchauffer. J’ai voulu pour bien faire, sans mal, avec autant de mal, cesser de souffrir, cesser d’aimer à me déchirer, cesser de me déchirer de passion incontrôlée, cesser d’être ce que je suis et j’ai réussi. Je me retrouve là et lasse sur un promontoire de glace à devoir y faire face. Je ne sais pas par où commencer, par la tête ou par les pieds pour m’en sortir où y retourner. J’ai longtemps souhaité ne plus avoir mal et quand j’ai soif de passion ma tête réclame maintenant mon silence, m’étouffe, me bâillonne, il faut que je le raisonne. Donne-moi le juste milieu, ni glace, ni feu, pour que je sois heureux. Laisse-moi sortir de mon antre, laisse sortir la bête, laisse partir ma tête. Craque une allumette à mes pieds, je m’occupe du reste.
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Catégories : Solitude, Troubles
En fin
27 06 2010C’est comme une odeur de fin, un silence de mort qui en résulte mon sort. Tous ses mots trop souvent récités, comme un couteau dans mon dos planté, comme le projectionniste sur son écran lancé. Et le vent tourne enfin, ses paroles, ses je t’aime évaporer comme la pluie l’été. Je reste seul maintenant devant ce tableau qu’elle a dépeint. Le temps passera encore une fois, le temps d’oublier ce qu’elle a été pour moi. De son sourire je rêverai sans cesse, son odeur hantera encore mon atmosphère, les draps qu’elle remplissait avec moi. Maintenant qu’elle sait ce qu’elle veut, le fait qu’elle l’ait toujours su me trouble un peu. Combien de vérité déposée à la volée sur l’oreiller. Je me suis, une histoire inventée puis je me suis trompé. Mon coeur rempli de passion n’a pas su se protéger de la réalité et doucement je sombre dans une triste réalité. Le temps passera, jamais je ne pourrai lui en vouloir, quoi qu’elle puisse croire.
C’était un vieux message brouillon. Le temps n’a rien fait pour me protéger, peut-être parce qu’il n’existe pas vraiment. La seule personne qui aurait pu me protéger c’est moi-même. Mais le regret n’est pas un sentiment que j’adopte, je laisse derrière moi le noir souvenir de l’avoir vu venir et garde celui d’avoir vécu une passion plus forte que moi. Aujourd’hui, mon coeur n’a plus envie de se poser des questions sur mes différentes passions, il n’a qu’envie d’être, de renaître, ailleurs, mieux, bien. Certaines histoires durent, certaines histoires meurent, l’important c’est que l’histoire existe, en vrai, en rêve, quelque part dans notre tête.
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Catégories : Bonheur, Douleur, Femmes, Le Matin, Troubles