À bien y penser

15 01 2010

Ce matin, je me suis levé, lourd et calme devant le passé. Devant ce qui s’était passé. Devant ce qui demain sera passé. Des mots, tant de mots effacés, un à un sur mon clavier. Tant de maux ressentis, un à un oublié sans oublier qui je suis. Des maux qui m’ont appris, m’ont formés, m’ont montrés qui je suis. Prendre conscience de ce que je suis c’est une chose, l’accepté sans baisser la tête, sans me sentir bête en est une autre. Mais je dois l’accepter, je suis une bête, sensible, fragile qui oublie souvent sa tête. À bien y penser, je suis plus bête que je crois de croire que je ne suis pas si bête. Je suis un passionné, rempli d’idée, ces idées passées, que j’ai déjà partagé, je les revisiterai. Il est important d’avancer dans la vie, mais il ne faut pas avoir peur de reculer, changer d’idée, se raviser, simplement si ça reste en ligne avec mes pensées, mes choix, mes actions. La vie m’appartient, la mienne du moins, si je décide de livrer dans un élan émotionnel les mots de mes relations passionnelles, si j’ai envie de dire que je suis triste aujourd’hui, à cette heure et que la suivante le vent change, si je comprends pourquoi c’est simplement bien pour moi. J’ai envie de crier « Je t’aime! », mais l’écho de mes pensées reste silencieux dans le vide qui m’habite. Ce vide je le laisse m’habiter pour mieux le remplir de ce que j’ai envie, de ce que je souhaite de plus cher. Aujourd’hui, le temps passe lentement, aujourd’hui le temps je le prends, je le manipule, simplement pour m’y sentir bien. Entre le temps et le vide, il n’y a qu’une chose qui est vraie… c’est qu’ils n’existent pas.





Temps danse: le drame

1 12 2009

D’une simplement phrase c’est créé des questions. Mille et une questions sur cette simple phrase, j’ai une tendance au drame, je ne peux pas dire non, car c’est un peu vrai. Pourquoi? Je n’en sais rien. Je serais bien plus heureux si je focalisais sur ce qui va bien dans ma vie, sur ce que je peux changer si je ne le suis pas, agir, bouger, vivre. J’ai cette tendance extrémiste à aimer me faire des idées, me faire peur à moi même, à l’exprimer autour de moi, à peut-être simplement chercher l’attention avec ces situations que j’envenime de façon exponentielle. Ces jours si, je devrais focaliser sur l’amour que j’ai pour cette douce beauté. Ces jours-ci, je devrais me concentrer à changer ce travail qui me fait suer. Je suis quelqu’un de positif, quelqu’un qui est toujours prêt à aider, quelqu’un de dévouer. Je donne tout ce que j’ai quand j’entreprends quelque chose, toujours fidèle à ce que je suis. J’ai cet inconfort qui revient parfois, comme un nuage noir sur une vie ensoleillée. Les idées s’entremêlent et je reste là, apeuré devant ce que j’amplifie sans raison particulière. Si je regarde ce que j’ai, j’ai beaucoup plus pour être heureux que pour être anxieux. Ma famille m’adore et c’est réciproque. Ma copine est toujours là pour moi, elle m’apaise, me comprend et rie de moi quand je m’emporte soudainement dans ces peurs non fondées. J’aime voir le pire de chaque situation, quand la réalité frappe, j’ai toujours l’impression que c’est moins difficile à digérer. Je me rappelle rarement cette angoisse que je vis, chaque fois que ma tête démarre dans ces idées bien à elle. Je dois changer, je dois comprendre, accepter et continuer à être ce que je suis dans toutes les facettes de ma vie. Aujourd’hui, demain, je compte au moins y porter une attention, d’où cela sort, où cela me mène et je sais que je ne serai pas seul pour enfin changer.





Clue ou qui est le coupable

29 11 2009

Je suis dans un jeu de Clue humain. On cherche le coupable. Mon département c’est mise à cherche LE coupable. D’un désastre quasi nucléaire vendredi est découlée cette recherche à savoir qui l’on enverra à la potence. Je n’étais pas là, les absents ont toujours tort. Alors que d’un coté on cherchait les comment, de l’autre on cherchait le qui, car on connaissait bien le pourquoi. Un pourquoi bien déphasé par des histoires à dormir debout, des inventions de toutes sortes, des scénarios de films d’horreur. Je suis arrivé, on m’a demandé qui? J’ai répondu moi. La lame s’est mise à descendre doucement, arrêtant au niveau de mon cou. Quelle douleur que cette torture, achevez-moi! Mes recherches passées à chercher un autre endroit pour travailler étaient l’exemple pur et simple que je n’étais pas bien. Si je n’ai qu’un conseil à donner, c’est de ne jamais accepter le poste contenant des activités où vous êtes impuissant. On m’a demandé de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’incendie, je ne suis pas pompier, on m’a demandé de veiller à l’électricité, je ne suis pas électricien, de gérer l’air et l’aire. Je ne suis pas ça, je ne suis pas la personne qu’il leur faut pour gérer ces trucs, personne ne l’est. Je suis donc coupable d’avoir dit oui à un moment de ma vie. Scare prend des allures étranges, de peur de demain, ou d’après demain. Je ne suis pas le coupable, laissez-moi sortir!





Mille brouillons sur ma vie

29 10 2009

J’empile les brouillons dans un blogue sans fond, sans fin, simplement parce que les mots s’accumulent dans ma tête, dans mon coeur et que tes yeux pourraient parcourir ce que j’aurais écrit. D’un clic agile, j’enregistre brouillon, car c’est ainsi que je me trouve, brouillon. Je ne sais plus comment écrire, je ne sais plus comment dire les mots exacts pour me faire comprendre, mais je sais simplement qu’ils n’en existent probablement plus pour exprimer. Ni de ma bouche, ni de mes doigts ne s’échappent les mots pour exprimer que je souffre en silence. Ces silences qui veulent tout dire, mais qui s’interprètent simplement à tout vent. Je pile et j’empile des mots que je tais simplement pour continuer, un peu, encore un peu, cette relation en laquelle tu ne crois pas.





Incompréhension

27 07 2009

J’ai l’incompréhension de l’aveugle qui tente de saisir Daly sans lui touché, du sourd qui tente d’apprécier Mozart sans le sentir vibré. Qu’est ce qui cloche et que je n’entends pas vraiment chaque fois que je m’ouvre à toi. Peut-être pris en vrille je suis simplement étourdi et ne possède pas la capacité de mettre par terre un pied. Déstabilisé, chaque fois je prends un temps à remettre tout en perspective. Quand mon espace se vide comme le désert aride, que la soif de toi, toi qui n’est pas vraiment toi mais celle qui se trouve là devant moi à ce moment précis où dépourvu de carapace tu me dévores comme une rapace, je sombre dans l’oubli de ce que je suis. Où cette confiance, cette assurance de moi est partie, comme évaporé au dur soleil de l’été? Après un temps elle retombe sur moi, en un orage voulant nourrir la terre de mon être dans le but de me faire renaitre. Donne moi encore un instant, explique-moi franchement, d’où vient cette lassitude remplie de mensonge protecteur à mon égard? Ne sais-tu pas que je suis roi sous cette averse d’une vérité que tu ne peux affronter? Fuis pendant qu’il en est encore temps, car ce temps te rattrapera en trottant toujours à tes cotés avant même que je ne t’ais oublié.

 

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Texte qui dormait dans les brouillons, donc aucune valeur chronologique.





Pourquoi je vis… pour qui je vis

23 07 2009

Ce matin tête dans le brouillard, je me suis levé cette nuit trois fois dans le noir. J’anticipais le moment où le pendule reviendrait sur moi, comme chaque fois. Il a sonné ma tête, mon coeur et mon corps, une fois encore. Et je me demande enfin pourquoi je vis, est-ce cette sensation de vide aride qui motive chacune des journées qui me sont données? Est-ce cette sensation d’émotivité intense qui me fait rentrer en transe à chaque fois que mon coeur rempli d’espoir se retrouve devant un fait accompli, mais qu’est-ce que je n’ai pas compris? De peur, mes yeux se ferment plutôt que d’écouter encore et encore ce qui émerge de mon être qui transparait de chaque pulsion. Est-ce cette déception de me retrouver seul sur le pas d’une porte barrée ou de savoir simplement que j’avais oublié les clés. J’ai l’humeur grise et cette nette impression que j’ai encore échoué, pas échoué à une histoire d’amour mais celle de ne pas avoir fait confiance à David. J’ai peur de cette sensation, cette émotion sincère que je ressens et que je replie, une fois de plus de mes mains, simplement pour voir si, si c’est encore possible de changer le cours des choses. Pourquoi je vis si ce n’est que pour apprendre de chaque expérience et prendre de chaque chance qui m’est donné. Pour qui je vis, je tente de le faire pour moi, j’apprends souvent, je manque à cette simple tâche que celle de m’écouter moi même. Dans cette vie qui est la mienne, j’apprends de ce que je vis et un jour je trouverai vraiment ce que je cherche depuis des lunes.





When the moon cry

19 07 2009

J’ai demandé à la lune de calmer les marées. J’ai été pris d’infortune car elle ne m’a pas écouté. Et le vent pris en tempête dans mes cheveux dépeignés, m’a rappelé d’où je venais, d’où je venais de tomber. Pris à mon jeu je me suis essoufflé, pris dans un voile qui m’a encore aveuglé. Et doucement je ferme les yeux pour voir demain arrivé car plus le temps tourne plus je suis maitre de mes pensés. La douceur du silence, la douleur si intense me fait prendre conscience qu’enfin, sans fin je recommence à chanter ce refrain. Ce refrain qui d’un même air me rappelle encore hier, un hier trop gris trop froid, un hier sans moi. Quand la lune c’est mise à pleurer, tristement je l’ai imitée. Comme une main sur mon épaule sa lumière à jouer son rôle. Le temps passe et vite je m’aperçois, le temps passe et vite il me reçoit, comme un enfant, un retour à l’innocence, j’aime à la vie faire confiance. Confiance qu’un matin où la fraicheur d’une autre endormie, je renaitrai à nouveau dans les bras doux d’une amie qui doucement me bercera et cette souffrance s’estompera. Quand ce matin fragile, d’un doux rayon, me tirera de mon sommeil et où seul j’apprécierai l’odeur de la brise qui caresse ma joue, enfin je comprendrai ce que c’est d’être aimer. L’innocence fragile qui encore me protège de ce moment que je croyais futile. Donne-moi encore ce fragment d’espoir, laisse-moi au moins y croire, un instant où à la moitié de ma vie je suis si seul ici. Comme par besoin masochiste de lacérer mon coeur blessé, mon être entier crie sans raison, pour expulser hors de moi des pensés envenimés. Naitre et être, les conditions pour vivre heureux, libre je choisis de m’accrocher au monde qui m’inspire pour écrire. Je suis, être sensible, fragile, au porte d’un matin qui saura m’accueillir enfin. À moi de franchir le seuil, à moi de laisser de coté tout deuil et avancer, d’un pas franc et décidé, vers enfin la paix d’un monde où les questions ne se poseront plus, où les mots déferleront comme les vagues sur les rochers que par la lune éclairée. Quand la lune pleure, écoute sa musique jusqu’au matin, laisse derrière le chagrin et crois encore que tout est possible.





Refaire

25 06 2009

Je n’ai plus envie de jouer. Je n’ai pas lu les règles, je suis allé toujours trop vite. J’évite la théorie de la fuite et conscient je quitte. Laisse-moi s’il te plait, du temps, de l’espace, l’espace d’un temps que mes idées soient plus claires et se replaces. D’attentes en déceptions j’erre  le regard vide. J’avance les yeux dans le rêve et regarde le vide. Sur un banc je m’assois, je regarde droit devant, j’attends. Que me reste-t-il à faire? Le désarroi sur mon visage à moitié sourire, je me tire. Je n’ai plus envie de mentir, de me mentir à moi même sans cesse et d’y croire. Je ne sais pas où mon amour renaitra ou s’il le fera un jour. Je souhaite dans chaque regard de trouver ce qui me plaira pour toujours, simplicité et amour. Reclus dans mon coin du monde je prendrai soin de moi. Seul. Devant du papier je jetterai ce qui me reste de sentiments. J’y inventerai les plus belles histoires d’amour. Sur papier, tout peut exister.





David et Goliath

25 06 2009

Entre David et Goliath il existe un lien plus fort que tout. Entre David et Goliath je suis en train de devenir fou. David le petit homme, l’homme en moi qui ne prend sa place qu’en raisonnant de tout son être pour ne laisser aucune place à Goliath. David le petit et non le moindre, qui tente de faire son chemin au milieu de mon être en oubliant cet instinct animal simplement pour ne pas avoir mal ou faire mal. David est maintenant déconcentré, il tente de trouver la surface, il s’occupe pour ne pas laisser à Goliath sa place. Goliath le grand, la brute, l’animal qui sommeil. L’animal qui ne dort plus, me rappelant à mes instincts les plus crus. Goliath prend le dessus, il veut sortir, comme le soleil à l’été, il veut profiter de sa nature animale, de sa nature de brute, primale et sexuelle. Un être rien de bien vilain, plein de passion mais un être qui vit que pour répondre à ses pulsions. Devant la maison de Goliath, David c’est installé. Devant la porte verrouillée il s’assure de le contrôler. Adossé à la porte, David sent maintenant que derrière l’homme la bête se trouvera toujours et c’est pourquoi il a fermé à double tour. David ne sait pas ce qu’il fait là car il serait plus simple de quitter cet endroit et laissé la bête erré un moment, un simplement moment où quand rassasier il retournera dormir Goliath rêvera simplement de recommencer à son réveil. Entre l’homme et la bête, la bête gagne bien plus souvent que l’homme, entre la bête et l’homme, rien n’est vraiment dissociable que l’équilibre à bâtir entre la passion et la raison. D’ici à ce que la bête soit calmé, David guette patiemment, pense à une solution, s’occupe pour ne pas écouter la voix qui crie derrière lui.





Assume

8 06 2009

Y a des ces journées où le coeur palpite mais pas nécessairement parce qu’il aime, ça c’est mes médicaments les allergies qui ne me supporte pas, ou vice versa.

Sinon y a des jours où on se sent plus… susceptible, probablement avec raison, le plus difficile c’est d’assumer. De ces jours épars où je n’écris pas, je ne vis pas plus, je lis un peu et mes doigts frappent à une vitesse folle les touches d’un clavier encore chaud d’hier. Mes pensées ne sortent plus de leur vase clos. J’ai tout à coup peur des contres coups. Mais qu’ai-je fait? D’une réputation qui me précède, elle reste une réputation, chacun pointe du doigt personne ne se regarde vraiment. Ce qui me fait peur n’est pas ce doigt pointé sur moi mais bien l’envie de me retrouver un peu. J’étouffe sous le poids que je me mets moi même sur les épaules. J’ai joué mon rôle de façon digne sans même y penser. Quand on a de l’eau à la taille, c’est encore le temps de ce demander si on sait nager. Je veux reculer, je sais nager mais je n’ai plus envie. Ce même doigt pointé vers moi. Je me regarde insatisfait, encore une fois. Mon coeur percé par maintes pointes est guéri d’anciennes blessures, à force de se blesser au même endroit le corps produit de la corne pour s’assurer de sa protection. D’une épaisse couche protectrice mon coeur n’a plus envie d’aimer, il me maintient en vie. Triste mon corps ne sait plus que faire, j’aimerais allez vers mais toute ces questions me laissent plein de contradiction. Je ne peux effacer le passer, je tente d’assumer avec le plus de maturité. Chaque action faite par le passé laissera une marque plus grande que ce qui c’est vraiment passé car d’une bouche à l’autre l’histoire sera transformé en histoires imaginées. Où est ce bouton de ma tendre enfance qui faisait simplement redémarrer le jeu, non je tiens à tout ce que j’ai appris, j’aimerais simplement être ailleurs, ailleurs qu’ici, avec derrière moi le vent qui fait sourire et devant de belle journée ensoleillée. Je veux me faire oublier, un instant seulement, le temps de reprendre des forces, le temps de m’assoir, d’écrire un peu, de terminer toutes ces histoires qui n’ont jamais connues de fin. Les fins de mes histoires, je les connais plus que par coeur, la fin de mes histoires, je ne les ai jamais écrites parce que j’en ai peur. Je ne sais pas par où commencer, peut-être à jamais me les rappeler. Je ne peux les fuir pour toujours car elle me rattrape, encore… et encore…