Jour 1, Acte 1: Parce que j’étais déjà par terre

14 11 2008

Je suis là, sur le divan, le laptop sur les jambes, prêt à affronter ce marathon de solitude. Je me suis lever, la tête un peu dans l’alcool d’hier, j’ai l’impression que mon cerveau se cogne sur mon crane dès que je bouge la tête. Minuit, j’étais chez moi, sinon bien avant. Hier, comme si ce n’était pas assez, blessé, étendu sur le sol, la seule envie de ne plus bouger car immobile on ne sent plus la douleur, l’envie de pleurer, le téléphone sonna comme un dernier coup de pied dans les côtes, son nom sur l’afficheur, je réponds. Elle voulait me parler, n’avait rien à me dire. Elle voulait me parler d’hier, du passé, mais n’avait rien à ajouter. La colère en moi montait, mais simplement à l’intérieur, ne peux tu pas me laisser tranquille comme je te l’ai demandé? Ne comprends tu pas que je souffre grâce à toi, grâce à moi… mais la colère intérieur et tout ces mots, tout ces maux, sont resté à l’intérieur pour laisser place à la tristesse, je sais plus comme l’exprimer et la colère me gâche la vie. Ces mots étaient sourd, répété comme un disque un peu usé, jusqu’à ce qu’elle s’arrête pour me demander « Comment tu vas ? » et pour la première fois sort de ma bouche directement à elle « Je ne vais pas bien, j’ai vraiment le coeur en mille morceaux », elle trouve ça poche, je sais pas si c’est le bon mot qu’elle a utilisé, mais l’empathie qu’elle me portait n’avait aucun poids. « Je trouve ça simplement difficile cette histoire, je me suis attaché, j’avais l’impression d’attendre que tu me tendes la main mais lentement je me noie. Tu m’avais dit de te laisser savoir quand j’avais envie de te voir, je l’ai fait et à chaque reprise, j’ai avalé de l’eau! » que j’ai ajouté. Pourquoi on frappe sur les gens qui sont par terre? Pour être certain qu’ils ne se relèvent pas? « On vit exactement la même chose! » qu’elle m’a menti! À ce point j’ai un peu paniqué, qu’est ce qu’elle me raconte, « moi aussi je me suis attaché », fuck you, madame veut conquérir le monde, je n’ai pas de problème avec ça, mais mêle moi pas à cette course autour de Montréal à savoir si tu trouveras ce que tu cherches, mais tu cherches quoi au fait? Pourquoi tu me gardes jamais loin de toi, au cas où? Penses-tu te réveiller un jour, te rendre compte que la vie, c’est ça, que ça, que si tu baises avec la ville entière, y voir même la terre, tu te rendras compte que c’est pas ça tu recherches et que pour reprendre mes paroles, un jour tu te retourneras et je ne serai plus là! Pourquoi tu me dis, que tu en as peut-être pas pour longtemps, que ça ne durera surement pas, mais qu’aujourd’hui tu n’es pas rendue là? Pourquoi ces paroles génère chez moi des attentes, de faux espoirs? Comment peut-elle me dire qu’on vit la même chose, si c’était le cas elle n’aurait pas demandé comment j’allais, elle aurait su! Fin de conversation sur un « on se rappelle demain, mon fils rentre avec la gardienne » jeter comme à l’habitude quand je prends un peu de contrôle sur ce que je dis et que des vérités sortent de ma bouche. « Non! » que je lui réponds « Je disparais de la map ce weekend et ce jusqu’à lundi matin! » que je dis sur de moi! « D’accord alors appelle-moi lundi, je suis en congé! » click, personne ne parle maintenant au bout de la ligne. Je suis dans la toilette des hommes, l’ivresse n’a pas encore touché mon corps mais elle a touché mon être, du bout de son pied balancé dans les côtes, du sang sur mes lèvres. J’ai maintenant trop de matériel pour le weekend à penser, je croyais que c’était fini, mais ça ne dépend que de moi. Si je ne rappelle pas, elle le fera, si j’appelle, j’entendrai les mêmes mots que j’ai entendu 100 fois. Ce weekend il me sera vraiment utile.

Je n’ai pas acheté de nourriture comme prévu, je vais m’arranger. Je n’ai pas avisé tous les gens dont j’étais supposé, mais j’imagine qu’on comprendra. Je suis prêt à me lancer dans cette aventure, dans ce monde à moi. Je survivrai, si j’arrête de pleurer sur mon clavier, un choc c’est si vite arrivé.

Ce matin je me suis réveillé, la tête dans le brouillard, j’avais un peu de sang sur les lèvres et j’avais mal aux côtes. Je me suis levé tête baisser car je ne voulais pas voir dehors, j’ai fermé tous les endroits qui pouvait me laisser voir l’extérieur, fenêtre après fenêtre, une à une, le pied lourd je me suis déplacé. Ce matin j’ai décidé de me fermer sur l’extérieur car j’ai besoin de mon intérieur.





Simplement pour me rassurer

12 11 2008

Simplement pour me rassurer, il y a quelques semaines, j’ai fait quelque chose d’idiot. Je suis allez voir ailleurs si j’y étais, mais après la nuit je me suis rendu compte que je n’y étais pas vraiment. Une nuit dans un autre lit, simplement pour me rassurer parce que je me disais, peut-être que c’est simplement une drogue tout ce sexe, peut-être je le mélange avec l’amour mais non, semble que cette dose de chair savoureuse fût momentanée, bonne, mais ne comblait pas ce manque qui en moi ne fait que raisonner un écho sans fin. Le vide à donc un son et ce dernier je le connais bien. Maintenant que je suis certain que je connais bien les sentiments que je ressens, reste simplement à leur faire comprendre qu’ils n’ont pas leur place présentement, qu’ils peuvent se reposer un peu. J’ai eu de la chance je dirais, c’était un une fois, une vieille connaissance qui avait besoin de la même chaleur que moi, dormir avec quelqu’un une nuit, profiter du corps de l’autre jusqu’au matin, se dire au revoir. Reprendre enfin la route pensant que tout ça changerait quelque chose mais non, ce n’est pas aussi simple, je dois simplement être patient. Peut-être que mon tout moi doit laisser sortir tout ça, pas seulement ici mais dans la vraie vie. Je finirai par arrêter d’avoir peur quand mon téléphone vibre (simplement qu’il le fait 50 fois par jours) c’est fatigant tout ça. J’aimerais avoir la tête sur une cuisse, écouter de la musique triste, laisser mes yeux coulés de toute mes larmes pendant que dans mes cheveux une main glisse sur mes plumes noires en silence, simplement une douce présence, éclairée par quelques chandelles allumées. Je cherche la paix et la tranquillité, je crois que cette fin de semaine je m’isolerai pour une cure de guérison.





Puzzle

29 10 2008

Bon, celui là de datait de samedi en après midi aussi… Je suis presque à jour dans mes brouillons…

Premièrement, avant de se lancer dans cette aventure, il faut toujours regarder sur la boite, on sait jamais sans regarder combien de morceaux il y a dans la boite. C’est vrai que certain puzzle en ont peu, mais d’autre sont plutôt complexe. Mais je crois pas que c’est autant le nombre de morceau qui complique les chose plus que la complexité du dernier, avouer que de faire un puzzle de 500 morceaux de 5 centimètres serait assez facile à faire, sauf si les pièces ont toutes le même bleu. Ensuite on choisit si on joue seul ou avec d’autres personnes, je ne sais pas trop encore si c’est positif de faire un puzzle à un ou plusieurs, les pièces ne cesse de bouger et on ne peut pas utiliser la mémoire et la même structure que seul. C’est vrai que des fois d’avoir deux yeux de plus peu aider à avoir un oeil différent de la situation, tant que ces yeux restent objectifs. Puis c’est le moment, chacun à ça façon de faire, dans mon cas, je sors tout de la boite, je prends les contours et mets le reste dans la boite, une chose à la fois, pour moi ça simplifie les choses. Le contour c’est en général assez simple à exécuter, on trouve les coins, on repère les couleurs puis les forment similaires qu’on regroupe, puis on assemble le tout de façon plutôt facile. Ensuite faut se lancer au coeur du projet, le milieu. Pour moi je procède par couleur ou texture de l’image, je tente de rester logique en m’appliquant à la tâche. Ce qui est le plus difficile, c’est les similarités, les patterns qui reviennent, ce qui rend la tâche plus difficile. Même si beaucoup de petits ilots se construisent peu à peu, faut savoir tout mettre ensemble, puis trouvé les derniers morceaux qui sont plus difficile à positionner, souvent des liens importants entre les différents petits modules. Malheureusement, y a parfois quelqu’un qui ouvre une fenêtre et ça parfois envolé quelques morceaux, des fois plus que d’autre, alors faut fermer la fenêtre et se remettre au travail. Je crois que la patience est la plus grande qualité pour accomplir cette tâche. On peut vivre du découragement, mais quand on ressent se sentiment, c’est bien de prendre un pause, puis de s’y remettre un peu plus tard. Quand on arrive au bout de ce puzzle, on est fier, certain plus que d’autre car ils mettront de la colle pour ne pas avoir à refaire le travail, d’autre après une période de temps non déterminée, déferont le travail fait et remettront tout dans la boite. La seule différence dans ces deux cas de figure, c’est qu’un veut montrer aux autres qu’ils y sont arrivé, les autres le savent à l’intérieur d’eux qu’ils sont passé à travers.

Moi, c’est comme ça que je règle mes casse-têtes.





Attentes

4 08 2008

Les attentes et non l’attente… le concept le plus difficile à gérer autant pour nous que pour les autres. Chaque petite décision que l’on prend en génère, chaque parcelle de notre non verbal aussi en génère! D’où cela vient et à quoi cela rime? Un principe qui ne fait que compliquer les relations avec les autres. On en a tous même si on tente de crier le contraire, on se cache derrière des paroles qui ne sont en fait qu’un voile sur la réalité.

D’aussi loin que je me souvienne, les attentes sont présentent parce qu’elles ont été conditionnées par notre évolution et notre éducation. Que se soit nos parents qui nous donnent de l’argent de poche quand on fait des petites tâches ménagère ou qui nous complimente quand on fait un bon coup à l’école. On fuit les coups de pieds au cul avec les attentes. On tente de reproduire ce qui nous propulse vers l’avant, ce qui nous valorise. Mais avec le temps on devient des généralistes, des gens qui tentent de se simplifier la vie en se disant que si c’est arrivé comme ça une fois alors c’est immanquable que ça arrivera de la même façon dans un contexte similaire. Baliverne! Ça rend le tout encore plus complexe. Notre propension à nous bâtir des perceptions fait en sorte que l’on tombe dans le piège à chaque fois. On se base sur du non dit pour comprendre les situations ou les relations. Mais où tout ca mène si ce n’est qu’à être dans le tord? Qui gère vraiment les attentes? Et le fait on de la bonne façon? Je crois que de gérer les attentes mènent souvent au déplaisir des gens, surtout s’il n’est pas fait de façon ponctuelle. Si on tente d’éclaircir toute situation dans le but de gérer les attentes, ça apporte un petit désagrément chez l’autre.

(Parenthèse inutile…. J’écris mes articles quand j’ai le temps… là il est 13:19 et j’ai commencé à 10h00 ce matin. J’ai 2 bières et des attentes gérés de plus que quand j’ai commencé… le discours sera t’il le même)

Alors je vous dis comment je fonctionne, c’est stressant, parfois troublant, mais je vous assure d’une chose, c’est efficace parce que ca attire le respect des gens avec qui on est franc et avec qui on gère les attentes.

(Parenthèse inutile 2…. 3 jours plus tard… on verra que le temps fait changer les attentes)

La phrase avant la parenthèse deux était un rêve je crois, maintenant que j’ai tenté de faire la part des choses, j’ai mangé le coup de planche « din » dents. J’essais de le faire le plus possible, surtout en milieu de travail parce que le travail, c’est clair, ton boss te donne une chose à faire, tu la fais, il est content, il te redemande de quoi, tu le fais et ainsi de suite. En situation relationnelle c’est une autre histoire. J’ai l’air de quelqu’un qui tourne autour d’un pot sans fin.

Donc en clair voici: Je ne sais pas si je suis seul comme ça mais je traine mon passé. Quand je vous parle de passé je vous parle pas de mes anciennes relations parce que lorsque je parlerai de deuil vous allez comprendre que je fais bien mes deuils et que j’avance dans le deuil en paix dans chaque jour que je vis. Non je reste accrocher au foutue déception, établissant sans cesse des liens qui n’existe que dans ma tête, c’est eux qui génèrent mes attentes. Là, maintenant, j’ai beau pensé, rêvé, désiré une femme, j’ai une peur bleue que le retour du pendule ne soit pas positif. J’ai l’impression d’être pris au piège comme un rat de laboratoire à tenter de comprendre ce qui se passe. Et si ce n’était pas ça la vie, si c’était simple et que c’est nous qui nous en faisions avec tout? Peut-être que c’est juste moi. Certain me diront, allez fonce! D’autre me diront, prend ton temps y a rien qui presse! Ou encore tu lui en as parlé? Mais y a pas de recette magique sauf le fait suivant, personne ferait la même chose, donc personne pense la même chose! Alors pourquoi je me trouve là, à généraliser une situation, à rêver de demain au lieu de savourer pleinement aujourd’hui? Probablement cette peur qui m’habite, celle de me faire blesser, celle que tout ça cesse! Les fois où mon coeur c’est ouvert au grand jour pour révéler mes sentiments, je me suis rapidement retrouvé seul. Je ne regrette rien, loin de là, mais c’est toujours très douloureux. Je crois que ce que je ressens c’est la vérité, je crois que ce que j’ai vécu se reproduira, comme un hamster dans sa roue, ca ne fait que tourner que ce reproduire, comme si j’avais eu un renforcement négatif par mes expériences passées. Ce n’est pas tout à fait mauvais pour un rêveur, ça aide à garder les pieds au sol.

Tous les signes me disent que la personne que j’ai rencontré est bien avec moi. Je sais pas comment faire disparaitre ces nuages qui m’empêche d’être ce que je suis et ce que je suis sera surement ce qu’elle appréciera le plus de moi. Pour l’instant les dialogues ne sont pas cohérent avec les gestes, est-ce là le secret des nuages?

Je parle d’un cas particulier, mais ce que je peux dire en terminant, c’est que c’est souvent comme ça. Nos attentes nous donnent des visions faussées de la réalité que l’on tend à faire réaliser à force de ce les passer en revue jour après jour. La peur nous prive de ce que l’on est vraiment et si nous ne sommes pas nous même, les attentes ne sont simplement pas généré pour la bonne personne, soit un nous-peur plutôt qu’un nous-nous. Et que ce soit en amour ou avec les amis, l’important c’est d’apprendre ou de prendre le temps de savoir ce que l’autre veut, comment il fonctionne et de s’assurer que tout ca est clair. J’ai tellement l’impression que ce texte ne l’est pas! Au moins ça fait du bien de lui faire prendre l’air.