Cette matinée je l’apprécie plus que tant d’autre car une des façons de m’inspirer c’est bien le rêve, le vrai, celui que l’on fait la nuit quand on dort. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas réveillé en savourant un rêve un peu troublant ou j’y ai vu des événements d’un absurde impossible. Tout le weekend j’ai rêvé, j’ai juste l’impression que je me repose enfin, que je prends le temps de me réveiller, que je dors de façon plus paisible. On ne se souvient pas souvent de tout dans nos rêves, soit que je passe de la personne que j’ai aimé où c’était comme avant, mais moins troublant, en retournant à la maison en planant au dessus des trottoirs, je rencontre le frère de mon père qui semble avoir aucune idée de qui je suis, à la maison je trouve mon ami d’enfance qui avec une collègue hispanique rédige un texte en français, coupe la musique qui jouais pour mettre du Shakira. On perd des bouts, mais le tout reste un monde délicieux rempli d’inconscient qui se mélange. N’est-ce pas la meilleure façon de créer l’absurde que de faire des liens entre des gens et des événements qui ne devrait pas exister. On devrait faire attention à nos rêves, tenter de s’en souvenir le plus possible car c’est une des seule porte ouverte sur le subconscient. J’adore le rêve et il me semble que de m’en souvenir enfin me dise simplement que je vais bien. Quand mon coeur balance entre le plaisir et la tristesse, je veux allez dormir simplement pour que mes pensées ce nettoient de tout éléments externes. N’avez vous jamais réalisé que vous rêviez dans un rêve, un bref instant de conscience dans ce monde d’inconscient, parfois assez long pour inter agir dans ce rêve dans lequel on se trouve? Si cet instant de conscience est possible, ne peut-on pas explorer ce monde d’inconscient pour retrouver certains trucs peut-être caché dans notre mémoire? J’ai déjà tenté l’expérience, j’aime explorer ce monde, mais ce que je vous dirais, c’est que je me suis épuisé au bout d’une semaine à tenter de le faire, mais j’y crois toujours, il faudra que je recommence ceci un jour, simplement parce que je crois qu’on a en tête tout nos souvenirs enregistrer et cacher quelque part. Cette histoire est donc à suivre!
Enfin… Je rêve!
22 12 2008Commentaires : 2 Comments »
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Un mardifférent
9 12 2008Bon un jeu de mot facile, je sais. Mais bon je me sens bien ce matin. J’ai envie de courir sous la neige la gueule ouverte pour manger des flocons. Je bois un bon café, enfin, j’ai remisé l’autre parce que son goût de fumée ressemblait plus à du bruler. Ce matin j’ai le calme, le repos en moi. Ma journée d’hier m’a été bénéfique en introspection. Je n’ai pas trouvé de compréhension où l’aide que je cherchais, mais je me suis débrouillé seul, je comprends que les préoccupations que j’ai, ne sont que ma responsabilité, j’aurais simplement aimé qu’elle me dise « prends-toi en main! Je sais que tu es capable! » mais c’était mes attentes, je n’ai rien demandé et ce matin je comprends. Aujourd’hui j’aurai une journée pas facile, je dois passer la souffleuse sur ma vie parce que j’ai laissé accumuler la neige dans mon entrée. J’ai l’habitude d’être radical et franc, alors je serai fidèle à moi même. Cette journée risque de grafignée de tout bord tout coté mais je me dois d’être vrai, moi, celui que j’ai envie d’être et pas un zombie dans ma propre vie. Quand je vais très bien comme quand je vais très mal, j’ai tendance à la création, tant mieux. Je sais que mes soirées souvent plus difficiles car je manque de gaz pour la terminer m’empêche de créer, je finis amorphe sur mon divan, mais je crois que si je dirige mes énergies vers du positif j’en serai que plus avantagé. De ce petit mardi sans vie, je serai l’opportuniste, je prendrai chacune des minutes qui m’appartiennent pour avancer vers demain. Demain, c’est une autre étape de ma vie qui sera difficile, je ne veux pas me faire peur mais c’est demain que je dois remettre les clés, seul symbole encore existant d’une relation passée. C’est demain que la boucle se fermera, demain que pour la dernière fois je verrai son visage, son sourire, ses yeux dans lesquels je me suis mainte fois plongés. Je dois dire que j’ai un peu peur, même si je vais bien, j’ai cette peur de cette rencontre comme la peste, c’est jamais évident la première fois, la première dernière fois, la fois où maintenant on sait que c’est peut-être la dernière car les fois d’avant possédaient cet espoir de revoir l’autre. J’en ai vu d’autre, ça m’est arrivé souvent par le passé de revoir l’ex être aimé et j’en suis encore en vie aujourd’hui. Maman disait « Il va falloir que tu focus sur ce que tu as, pas sur ce que tu n’as pas! », elle me dit ça a 3 jours de sa retraite, arrivée au bout de ce que tous espère aussi, le repos, on met de coté ce que la vie nous a obligé parce qu’on ne pouvait pas vraiment faire autrement dans cette vie ou les besoins en argent ne sont pas négligeable. Elle a raison, c’est clair c’est une maman, même si on ne l’écoute pas ou si on n’est pas prêt à l’écouter, elle a raison souvent, je ne dirais pas tout le temps tout de même, faut se garder ne petite marge d’erreur. Mais voilà, j’ai une grosse semaine devant moi, une belle semaine si je me tiens sur ce que je suis pour avancer vers l’avant, je ne crois pas que je suis au point où je sais vraiment ou je veux allez, mais quand le brouillard se lève, on voit quand même un peu en avant de nous. J’avancerai donc à pas prudent vers l’avant et je me dis que pour chaque pas devant il est possible de reculer dans toute occasion pour changer de direction.
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Par raccord à ma vie
1 12 2008À des moments on s’oublie. À d’autre on se doit d’y penser, simplement un instant pour reprendre le pouls, pour reprendre le beat. Pour ça il y a la musique qui fait sourire. Puis il y a toi, toi qui est moi mais seulement quand je me regarde. Des fois je m’oublie, surtout la nuit, mais simplement parce que dans le temps je suis porté, je suis emporté, je me laisse allez. Aveugle, je vois que je ne suis là que pour l’autre et je m’oublie en tout point encore une fois. Ma présence me fait peur comme inconfortable face à ce que je suis. Et pourtant je sais que je suis bien, que même par de moment d’égarement je tente de rester intègre, de rester fidèle à moi même. Comme on dit dans le ciné, je tente d’être raccord entre la scène d’hier et celle d’aujourd’hui puis enfin pour être conséquent avec celle de demain. Je ne suis pas mal avec ce que je vis, avec qui je le vis, mais je le suis parce qu’ici je ne suis que l’ombre de moi-même. Tant de pages j’ai écrit, pourtant je reste si incomplet, mais parce que cela me plait. Parce que de raconter des histoires j’aurais du en faire ma vie. Suis-je capable de faire pencher la balance, est-ce que tout le monde s’en balance, sauf moi? Ne suis-je pas l’être le plus important pour moi? Pour qui je donnerais ma vie aujourd’hui sans hésitez, si j’avais à le faire maintenant? Vous êtes-vous déjà posé la question? Je pourrais être là pour beaucoup de gens jusqu’à leur mort, mais donner ma vie… Moi je le sais bien, aujourd’hui la liste n’est pas longue, elle se limite peut-être à 5 personnes, mère, soeur, neveux et nièce, c’est tout. Mes bases sont solides, je suis prêt à repartir, à bâtir sur ce plancher, brique par brique, sachant que je rencontrerai encore demain ou aujourd’hui, le vent, la pluie et la nuit. Sur des bases de béton je bâtirai ma maison, une brique à la fois, une brique à la main et une autre demain!
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VCR : Vivre, Croire, Recommencer
30 11 2008Dimanche, jour du seigneur, je n’y crois pas. Depuis six heure je suis debout, devant un écran, et après on me dit pourquoi tu n’écris plus? Parce que mes yeux sont brûlés par les cathodes et les LCD, où est ce vieux papier où mes mains caressaient doucement chaque ligne, chaque morceau blanc de page que mon crayon dévorait. Et tout ça parce que j’ai fait mes choix, par chance on peut en faire d’autres.
Rewind sur une cassette sur laquelle je ne sais pas combien il reste d’heure, sur une cassette qui à commencer vierge mais qui c’est rempli avec le temps. Je tente de voir où l’information a été enregistré, où tout ça à commencer. Il ne faut pas trop que je recule, sinon big bang sur ma vie, un black out qui n’a rien à voir avec ceux que je connais. Puis enfin play, je joue sur ma vie, j’y regarde où je suis, qu’est ce qui m’a porté ici. On se demande souvent à quel moment de notre vie on à décider d’en arriver là. J’ai acheté mon premier ordinateur, j’avais 14 ans, avec mon argent de poche, j’ai tout mis, j’ai tout pris, je me suis fait avoir aussi, personne n’a pu m’aider, mais j’ai vite compris. Branché sur les babillards électroniques je discute virtuellement avec des gens que je ne connais pas, mon monde ce crée enfin autour de moi, ce monde virtuel que j’ai maintenant laissé, mais qui m’a été un exutoire durant mon adolescence. J’ai même participé des plus activement à un forum de poésie 200 textes j’ai écris là bas, je les ai tous encore. Donc c’est durant mon adolescence que j’ai pris goût à l’écriture, à l’informatique, je suis encore dans les deux domaines aujourd’hui, un me rapporte, l’autre me supporte. Mais bien avant ça, 9 ans, je passe des journaux, je découvre le service à la clientèle, c’est mon domaine, j’adore, je veux y retourner et on dirait que plus de porte aujourd’hui ne s’ouvre à moi vers ce domaine, j’y rêve pourtant, ca me coule dans les veines. J’ai beau faire arrêt sur image, je suis en accord avec chacun des choix que j’ai fait, je sais qu’ils n’ont pas toujours été facile, qu’aujourd’hui je me sens bien loin de ce que j’ai envie de faire mais que je ne m’empêche pas d’y rêver, un jour… un jour, je tente d’ouvrir les portes, lentement. Je peux pas et je n’ai pas envie d’enregistrer par dessus ce qui est passé, j’ai une belle vie jusqu’ici, avec des hauts hauts et des bas bas. J’ai envie de faire un Record sur ma vie maintenant, mettre des choses de l’avant, changer le passé en faisant de nouveaux choix… et si? Et si j’étais allez en création littéraire plutôt qu’en informatique? Et plutôt que de regarder derrière je me dirais pas, pourquoi pas regarder devant, qu’est ce que j’ai pour mener à bien ce que j’ai envie de faire? Je sais écrire, j’ai plein de projet en tête, j’ai aussi une facilité pour le service à la clientèle, je dois être à l’affut, je veux faire cela de ma vie, écrire, servir les gens dans des besoins qu’ils ont, je comprends comment ça fonctionne alors je me dois de me concentrer la dessus. C’est professionnel, c’est possible, tout est possible non?
Je copule hors couple parce que je suis seul. Parce que j’aime ne pas l’être mais je ne sais pas trop ou je me positionne à ce niveau. J’ai envie, j’aime à penser que je ne finirai pas mes jours seuls, encore là je me repasse ma cassette, où j’ai manqué à la chose qu’on appelle l’amour? Je crois que je n’ai simplement pas été informé de comment ça fonctionnait, y avait t’il un manuel? Est-ce que je sais comment mais sans vraiment vouloir écouter tout ce qui se passe. Est-ce que j’ai appris dernièrement mes lacunes? Est-ce que je peux, je suis prêt ou j’ai trouvé la femme… LA femme? Je n’en ai aucune idée, trop fatigué aujourd’hui pour y penser, ai-je encore été surmené par ce weekend de boulot? Surement, j’ai la tête vide et l’écoeurement présent, sur le bord des lèvres j’ai envie de dire, de la marde, je ne rentre pas demain, je ne rentre pas mardi, je rentre plus dans ce travail que je commence à détester. Est-ce fuir? Non je crois simplement que c’est en avoir assez. Mais les responsabilités sur les épaules, je dois continuer mais prendre de décision rapidement sinon je ne vais pas arriver à réaliser mes rêves, personnel, professionnel et sentimental.
Par fois en boucle, ma vie semble ne pas avancer. Mais aujourd’hui je dois faire une pause, réfléchir avant de poursuivre l’enregistrement. Si je me considère à mi-vie, j’ai encore le temps d’accomplir un tas de choses dont j’ai envie… Une chose à la fois! Je dois me trouver un emploi…
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Allo?
27 11 2008Quatre lettres et un symbole que je n’ai pas besoin. Quatre lettres et un symbole qui en disent plus qu’une simple salutation. Je n’en ai pas besoin mais je suis partagé entre un sourire ou cette envie soudaine d’encore fuir. Une seule question en tête, pourquoi? Quand tout doucement le calme s’installait, je suis mis devant cette épreuve qui me fait simplement dire, comment je vais, passes-tu par dessus, où es-tu rendu? Ma tête tourne mais je suis fatigué, je me couche et je dors comme un bébé, enfin. Avant de dormir, j’ouvre la porte, Oui?, en réponse au Allo? parce que je veux savoir pourquoi elle m’écrit encore. Dans ma vie je demande souvent à l’univers de m’envoyer des choix, la semaine passé je l’ai demandé, « Envois-moi au moins le choix de pouvoir changer mon avenir », hier j’ai rencontré un vieux collègue qui a peut-être un poste à m’offrir, enfin je vais peut-être m’en sortir. Je prends action sur ma vie pour changer des petites choses, je dis souvent que j’enlève les roches qui me pèsent sur les épaules, une à une pour m’aider à respirer. Là je commence doucement à respirer puis ce « Allo? » surgit de nulle part, me coupant le souffle d’une part, me rassurant d’un autre parce qu’on aime toujours savoir que les gens qu’on aime ou a aimé vont bien. C’est peut-être un peu tôt pour moi, c’est peut-être pour aussi répondre « Envois-moi au moins le choix de pouvoir changer mon avenir » pas que je crois que ca peut revenir, mais bien que le cheminement que j’ai fait, cet aspect de ma vie de m’accrocher à un moment de bonheur plutôt que de régler ce qui ne va pas me fait voir la vie bien différemment. Ma vie fait une culbute, parce que je l’ai blâmée qu’elle tournait en rond, c’est facile de blâmer sa vie mais c’est d’autant plus difficile de se rendre compte que c’est nous qui la conduit.
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Encore de l’eau
24 11 2008Je ne sais pas si c’est cette attirance envers l’eau qui date du fait que je suis resté trop longtemps dans le ventre de ma mère, mais cette eau fait partie de ma vie. Je dois m’en servir pour prendre des décisions. Quelle soit de larmes ou bien de douche, je me dois de lui faire confiance, en prendre son énergie et lui transmettre la mienne. Comme une pile je dois me remplir du positif pour en ressortir le négatif. Dans ma vie j’ai deux choix, vivre ou me laisser mourir. Cette dernière option facile ne m’intérresse en rien même si j’agis tout autrement. Par chance j’ai 26 bonnes raisons qui me disent que je suis bien envie. Elle me donne encore plus de possibilité si je les combine. On ma dit cette semaine lorsqu’on m’a coupé les plumes « Tu es à deux doigts, tu touches presque ton rêve, c’est à ta portée! » elle me voit 1 fois par quatre ou cinq mois, le temps que les plumes repoussent. Donc avant d’entrer sous la douche, je me suis regardé, tiens, j’ai volé les cheveux à Réal Béland encore une fois, non je me suis dit, « hey le grand, qu’est ce que tu fais? Tu montes ou tu tombes? » et la douche m’a donné envie de voler. Je sais que le chemin est long vers le ciel, que j’ai du travail à faire, mais j’en suis capable, je dois me projeter vers l’avant, un coup d’aile à la fois. Quand la hauteur sera bonne, je pourrai enfin reprendre cette route. Je suis fatigué d’être fatigué et de ne pas comprendre pourquoi cette peine à laquelle je m’accroche reste là, sans raison autre que de m’attirer vers le fond. J’ai un pied attaché et comment puis-je me libérer? Premièrement c’est de voir à quel pied je suis attaché et d’y donner un coup de bec, ca y est, ca suffit, je m’envole enfin, libre, doucement je pars vers ce qui m’appartient, ma vie.
Ce texte dormait dans les brouillons…
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Un pas…
20 11 2008J’ai fait un pas, j’ai peur, je ne peux m’enlever de la tête le bruit qu’a fait ce pas, mais je ne pouvais plus reculer et je n’en avais aucune envie. Sans savoir où il donnait, sans vraiment vouloir le savoir, j’ai avancé. J’ai avancé car les mots en tête sonnent trop familier. Je veux comprendre, découvrir, apprendre ou simplement vivre cette vie et si je n’avance pas les questions dans ma tête resteront. Entre la découverte et la réalité le pas est grand, entre le rêve et les histoires racontées le monde est vaste. J’ai envie d’écrire cent mots mais je reste sans mot à ne pas comprendre ce qui m’arrive. Pourquoi ai-je besoin de comprendre, pourquoi ne pas simplement vivre. Vivre ces mots parce qu’ils sont miens même s’ils ne sortent pas de ma bouche. Si ces mots sont si simple et que je me m’y plais comme si j’étais chez moi certaines questions ne se posent même pas. Lis ces mots, vis ces mots.
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Jour 3, Acte 2: L’invisibilité, l’ombre et autres barrières
16 11 2008Je suis parti, tuque sur la tête, je suis embarqué dans ma voiture, j’ai foncé vers le travail. Dans ma tête un grand vide, je tente de me concentrer sur la route. Chaque fois que je freine, la lumière qui indique qu’il me manque de liquide lave vitre allume, si je n’arrête plus il ne m’en manquera donc pas, mais j’en ai pas besoin alors je freine où il se doit. Je débarque au boulot et je me rends compte de deux choses, la première c’est que j’y suis pour rien, la deuxième, j’ai faim. Tant qu’à la première, c’est simplement parce que les gens avec qui je travaille se sont fait une barrière psychologique de la langue, plutôt que de prendre le temps d’expliquer dans une autre langue à quelqu’un de plus intelligent qu’eux, je dois me déplacer pour faire le boulot, je ne dois pas, j’ai voulu parce qu’ils n’étaient pas à l’aise et je ne connais que peu la personne qui était sur place, maintenant je sais qu’il a une tête bien plus que nous tous, je ne me laisserai plus avoir, le temps fait son oeuvre et plutôt que d’écouter les autres on devrait s’écouter nous même, c’était la première chose. Deuxième chose, je suis là, donc je vais travailler, mais avant, café et sandwich gracieuseté Tim, je ne crois pas avoir mangé d’aussi bon sandwich depuis des lunes, soit que c’était vraiment le cas, soit que mon appétit délirant c’est fait un délice de tout gober et d’apprécier chaque bouchée.
Constatation sur la route, personne ne sait que je suis sorti cette nuit, sauf le boulot bien sur qui me gardait une patte sur le sol. Quand je suis parti, les gens sortaient des bars, quelques uns saouls, je suis invisible dans cette nuit noire. Au retour, les rues désertes me donne l’effet que je n’existe plus. Je dirais que je suis bien, je suis seul, je suis épuisé. J’ai en tête un courriel qui roule sans cesse, un ami, des reproches de ne pas avoir été la hier, de ne pas avoir été là il y a deux ans déjà. J’ai la sainte horreur des événements spéciaux, ils volent la vedette aux jours normaux. Deux jours et il ne se souvient que de ça, que de ces attentes envers moi. Et vlan dans la figure, je suis pareil. En vacances j’ai dit simplement « Ce qui nous empêches d’avancer, ce sont nos attentes, on ne peut pas demander au gens qui nous entoure d’agir comme on le voudrait, selon nos attentes », c’est encore plus vrai, j’ai le tour d’apprendre de mes propres commentaires. Mais bon, deux jours si important dans sa vie que je n’étais pas là, j’avais envie de lui répondre, te souviens tu quand ton père est décédé, quand ta copine t’as laissé, quand avec ta mère tu t’es chicané, j’ai toujours été là. Mais c’est à deux tranchants car je n’aime pas qu’on remonte le passé pour justifier le présent, ni dans le positif, ni dans le négatif. Pourquoi pas simplement me poser la question « Tu vas bien? » au lieu simplement de penser que ces attentes ne sont pas satisfaites? J’aurais pu lui dire ce qu’il savait déjà, que j’ai le coeur en miette, que j’essaie de me remettre, que je suis présentement pas heureux au milieu de gens heureux, que de voir tout ces gens, jeunes parents ou en attente d’enfant n’a rien d’heureux aujourd’hui à mes yeux, car l’envie mélangé à la tristesse ne fait que rendre plus triste. Outre ce qui tourne autour de moi, cette peine qui passera, j’ai ce qui m’est tombé sur la tête depuis vendredi, ce temps pour moi anéanti presque entièrement par le travail. Il y a quatre heures je dormais, maintenant je ne sais pas si je pourrai compléter ces deux heures de sommeil par d’autres au courant de la journée. J’ai simplement toujours l’impression d’avoir à justifier ma vie, je n’aime pas ça. Je comprends que j’ai déçu un ami, mais pourquoi il remonte le temps, aujourd’hui, probablement peiné par mon absence. Je n’ai pas cette énergie, je ne sais pas si ce n’est pas un manque de sommeil, de nourriture mais je n’ai pas envie d’être empathique. Cette fin de semaine pour moi, j’ai probablement déçu plusieurs personnes, simplement parce que j’ai tenté de penser à moi, que j’ai quand même tenté de livrer un projet sur lequel on m’a mis. Je suis bien avec mes décisions et prendrai toute les conséquences de mes actes, voilà.
J’ai cette peur de me retrouver seul soudainement, enfin pas vraiment une peur, plutôt un questionnement. Jeudi on me disait « Tu es l’homme rêvé pour toute femme! » aujourd’hui, c’est la solitude qui me guette. Pourquoi? Je ne sais pas, j’ai peut-être aucune aptitude à l’amitié, j’ai peut-être aucun talent pour cultiver et entretenir ces relations. J’ai pourtant une chose qui m’est cher, je tente de reprocher rien à personne, je tente de toujours respecter ceux qui m’entoure sans juger, je suis là quand on a besoin de moi, j’ai un problème éminent d’attention, il faut que j’y fasse attention. Je ne peux simplement plus m’oublier à travers ces relations, j’ai beaucoup à donner, je demande jamais rien, j’ai besoin de peu, puis-je simplement conserver ce petit espace qui est le miens? Petit mais important pour moi? Je vais m’acheter des petits poteaux, les planter un à un dans le sol autour de moi, m’y installer, moi ScareCrow l’épouvantail va parler.
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Jour 1, Acte 2: Alter Ego, âme soeur et réalité
14 11 2008Je suis seul avec ma réalité, celle qui m’est propre, celle que je perçois. La réalité n’est en fait que l’analyse que je fais des situations dans lesquelles je me trouve. Je passe dans ma tête sans cesse des scénarios qui ne me sont pas arrivé et ceux qui ont fait parti de ma vie. Sans fin je me demande si je suis en vie ou si je survie, la ligne est mince c’est une chose sure. Je réfléchis en fonction des informations que j’ai, peut-on faire autrement? La nuit proche me fait un peu peur, je n’ai pas envie de dormir, j’ai besoin de comprendre mais j’ai besoin de repos pour le faire. Ai-je simplement besoin d’accepter car la compréhension est plutôt faite. L’appel supplémentaire inutile d’hier me fait reculer de quelques cases un instant seulement car j’ai envie d’avancer vers un peu de bonheur. Je ne peux rester un pied dans une porte qui n’est pas ouverte. Je dirais que j’en ai quand même envie, j’aimerais voir, attendre, me faire mal un peu plus puis voir si cette situation à changer. Mais par respect pour moi je ne m’y engagerai pas. La réalité parfois difficile à accepter doit faire partie des apprentissages que je ferai. Je garantie qu’amoureux je peux passer une vie à attendre mais j’ai des buts et des rêves de vie que seul moi peut faire en sorte qu’ils se réalisent et l’attente n’est pas le remède.
Un jour je rencontrerai l’âme soeur, le temps arrêtera, je crois que je l’ai déjà rencontré plus d’une fois. Cette personne qui clique avec moi tout simplement parce qu’on s’entend a merveille, que la vie est simple et qu’on a tellement à s’apprendre l’un à l’autre et tellement à partager. L’âme soeur que je vais rencontrer sera simplement rendue au même endroit que moi quand je la rencontrerai. Présentement celle que j’ai rencontré n’avait aucune synchronicité, certain diront donc que ce n’était pas LA femme de ma vie. Existe-t-elle? J’en suis convaincu! Je me fais dire souvent que je suis un homme à marier, mais je suis le plus célibataire des hommes. Je ne suis pas ici pour me plaindre, un jour ça sera mon tour. Je crois que le plus cruel quand même, c’est de se faire dire par la femme qu’on aime que l’on est un homme à marier et que même si je brille par ma disponibilité, le temps n’est pas adéquat pour elle. Je ne peux lui en vouloir, mais n’en rajoute pas s’il te plait. Il y a des choses que je n’ai pas besoin d’entendre, cela en était une.
L’alter égo, c’est sorti du film que je viens d’écouter, Fight Club, quel film. Ne vous êtes vous jamais demander si vous aviez à laisser sortir votre alter égo, de quel nature il serait? Wow, j’ose imaginer le plaisir que j’aurais, des fois, je laisse des parcelles sortir de l’être que je rêve d’être, le moi caché qui est parfois déborde. On a tous des pensées des fois de se dire en soit même « Si je ne me retenais pas je ferais ou dirais tel ou tel truc… ». On tente toujours de respecter les normes du correct que la vie nous impose. Qui suis-je si je sors de ma couverture de grand sentimental, de grand émotif? Je le serai toujours mais avec des cotés beaucoup plus trash, combien de texte j’ai retenu simplement pour pas déplaire. Un jour peut-être je laisserai sortir cette autre écriture, loin de celle que j’écris présentement. Pourquoi cette censure? Probablement parce que cette réalité reste la mienne, que je ne suis pas près à l’exhiber maintenant. Je pondrai un texte bientôt qui sera différent, qui sera peut-être un peu déplacer, je préfère vous avertir, l’effort mental de prévoir, la surprise sera moins grande.
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Jour 1, Acte 1: Parce que j’étais déjà par terre
14 11 2008Je suis là, sur le divan, le laptop sur les jambes, prêt à affronter ce marathon de solitude. Je me suis lever, la tête un peu dans l’alcool d’hier, j’ai l’impression que mon cerveau se cogne sur mon crane dès que je bouge la tête. Minuit, j’étais chez moi, sinon bien avant. Hier, comme si ce n’était pas assez, blessé, étendu sur le sol, la seule envie de ne plus bouger car immobile on ne sent plus la douleur, l’envie de pleurer, le téléphone sonna comme un dernier coup de pied dans les côtes, son nom sur l’afficheur, je réponds. Elle voulait me parler, n’avait rien à me dire. Elle voulait me parler d’hier, du passé, mais n’avait rien à ajouter. La colère en moi montait, mais simplement à l’intérieur, ne peux tu pas me laisser tranquille comme je te l’ai demandé? Ne comprends tu pas que je souffre grâce à toi, grâce à moi… mais la colère intérieur et tout ces mots, tout ces maux, sont resté à l’intérieur pour laisser place à la tristesse, je sais plus comme l’exprimer et la colère me gâche la vie. Ces mots étaient sourd, répété comme un disque un peu usé, jusqu’à ce qu’elle s’arrête pour me demander « Comment tu vas ? » et pour la première fois sort de ma bouche directement à elle « Je ne vais pas bien, j’ai vraiment le coeur en mille morceaux », elle trouve ça poche, je sais pas si c’est le bon mot qu’elle a utilisé, mais l’empathie qu’elle me portait n’avait aucun poids. « Je trouve ça simplement difficile cette histoire, je me suis attaché, j’avais l’impression d’attendre que tu me tendes la main mais lentement je me noie. Tu m’avais dit de te laisser savoir quand j’avais envie de te voir, je l’ai fait et à chaque reprise, j’ai avalé de l’eau! » que j’ai ajouté. Pourquoi on frappe sur les gens qui sont par terre? Pour être certain qu’ils ne se relèvent pas? « On vit exactement la même chose! » qu’elle m’a menti! À ce point j’ai un peu paniqué, qu’est ce qu’elle me raconte, « moi aussi je me suis attaché », fuck you, madame veut conquérir le monde, je n’ai pas de problème avec ça, mais mêle moi pas à cette course autour de Montréal à savoir si tu trouveras ce que tu cherches, mais tu cherches quoi au fait? Pourquoi tu me gardes jamais loin de toi, au cas où? Penses-tu te réveiller un jour, te rendre compte que la vie, c’est ça, que ça, que si tu baises avec la ville entière, y voir même la terre, tu te rendras compte que c’est pas ça tu recherches et que pour reprendre mes paroles, un jour tu te retourneras et je ne serai plus là! Pourquoi tu me dis, que tu en as peut-être pas pour longtemps, que ça ne durera surement pas, mais qu’aujourd’hui tu n’es pas rendue là? Pourquoi ces paroles génère chez moi des attentes, de faux espoirs? Comment peut-elle me dire qu’on vit la même chose, si c’était le cas elle n’aurait pas demandé comment j’allais, elle aurait su! Fin de conversation sur un « on se rappelle demain, mon fils rentre avec la gardienne » jeter comme à l’habitude quand je prends un peu de contrôle sur ce que je dis et que des vérités sortent de ma bouche. « Non! » que je lui réponds « Je disparais de la map ce weekend et ce jusqu’à lundi matin! » que je dis sur de moi! « D’accord alors appelle-moi lundi, je suis en congé! » click, personne ne parle maintenant au bout de la ligne. Je suis dans la toilette des hommes, l’ivresse n’a pas encore touché mon corps mais elle a touché mon être, du bout de son pied balancé dans les côtes, du sang sur mes lèvres. J’ai maintenant trop de matériel pour le weekend à penser, je croyais que c’était fini, mais ça ne dépend que de moi. Si je ne rappelle pas, elle le fera, si j’appelle, j’entendrai les mêmes mots que j’ai entendu 100 fois. Ce weekend il me sera vraiment utile.
Je n’ai pas acheté de nourriture comme prévu, je vais m’arranger. Je n’ai pas avisé tous les gens dont j’étais supposé, mais j’imagine qu’on comprendra. Je suis prêt à me lancer dans cette aventure, dans ce monde à moi. Je survivrai, si j’arrête de pleurer sur mon clavier, un choc c’est si vite arrivé.
Ce matin je me suis réveillé, la tête dans le brouillard, j’avais un peu de sang sur les lèvres et j’avais mal aux côtes. Je me suis levé tête baisser car je ne voulais pas voir dehors, j’ai fermé tous les endroits qui pouvait me laisser voir l’extérieur, fenêtre après fenêtre, une à une, le pied lourd je me suis déplacé. Ce matin j’ai décidé de me fermer sur l’extérieur car j’ai besoin de mon intérieur.
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