La lune, la cure et l’isolement

13 11 2008

Quelle est grosse dans ce ciel noir, regarder la vers le sud quand elle se lève vers 16h30 ce soir, si vous êtes à Montréal bien sur. Cet oeil blanc qui jette sur moi un regard qui dit « Hey qu’est-ce que tu fais batard, réveil! ». Je suis pris dans des cercles concentriques qui m’attirent vers le centre comme dans un trou noir. Je dois mettre les freins, stopper tout et reprendre mon chemin. Je suis bien parti car demain je ne travaille pas, congé, congé cure d’isolement. De quosser ça? C’est simplement 3 jours pour moi, mes heures ouvrables pour la civilisation commune seront de midi à 13 heure et de 17 heure à 18 heure, en dehors de cela, je n’existe que pour moi, que pour ce dont j’ai envie. J’espère qu’elle comprendra, dit-il en parlant d’une autre qu’il ne connait pas. Que vais-je faire? Méditer, prendre le temps qu’il faut pour réfléchir, pour arrêter, pour me regarder, pour m’aimer un peu. J’écrirai surement car j’aime écrire, je dormirai surement car j’aime la fraicheur de la couette de novembre. Si j’ai envie, je serai créatif, sinon végétatif perdu dans mille rêves. Le retour à la réalité se fera lundi prochain où je n’aurais pas vu de vrais humains depuis plus de 72 heures, personne d’autre que moi dans la glace ou dans mes rêves. Pas de téléphone, sinon que par maman qui respectera les couvres feu car elle est avisée. La seule technologie que je conserverai c’est la lecture des blogs comme on le fait avec les livres, comme je le fais en le remplissant lentement, pas de MSN, pas de Facebook, déconnecter total de la réalité. Il y aura du cinéma, de la musique, de la lecture, de l’écriture et 1001 pensées. J’ai même pensé faire une journée jeûne… will see! J’ai besoin de m’apprivoiser à nouveau car je me suis un peu perdu. Ce weekend c’est ce qu’on appellera la cure, sera t’elle utile? J’imagine, je prends soin de moi!





Échec et moi…

11 11 2008

J’en ai de la chance moi. J’ai eu tout cuit dans le bec une information qui me sera chère et qui demeurera toute ma vie. J’ai fait les efforts oui c’est vrai pour obtenir de l’information sur moi, une introspection avec de l’aide. J’ai envie de l’écrire ici parce que j’imagine que si ça n’a pas sauté à mes yeux, je ne dois pas être le seul et si c’est le cas, ce sera alors une note à moi de moi!

Personne n’aime la défaite. Personne n’aime perdre de façon générale. Personne n’aime essuyer un refus, un non, un revers. Je suis de ces personnes aussi. Je suis quelqu’un de persévérant, de patient, de déterminer. Je me rends compte simplement que je ne suis pas franc avec moi. J’ai des projets qui trainent depuis des années, des projets d’écriture surtout. J’écris depuis que j’ai 15 ou 16 ans. Des projets qui me tiennent à coeur mais qui reste depuis des années chez moi dans la peur. La peur de quoi? La peur de refus. J’ai toujours dit que je n’aimerais pas nécessairement être publié un jour. Je me mens à moi même quand je dis ça car je ne serais pas là à vous écrire si je n’avais pas envie de partager ce que j’ai en tête. La problématique c’est que je le contrôle sur ce que je peux produire. Certain diront « Mais ce n’est pas une problématique!!! » mais oui ce l’est quand la peur d’essuyer un refus m’empêche d’avancer. Ça c’est le premier constat, un coup que j’en prends conscience c’est à moi de faire avec. À moi de persévérer, de faire de mon mieux dans mon écriture et de produire des roman qui feront rire autant que pleurer. Je suis connecté sur mes sentiments quand j’écris et j’ai des idées des plus… farfelues alors au pire, je ferai lire à ma mère, à mes amis. J’ai cette chance d’être persévérant, c’est pourquoi quand quelque chose ma passionne je m’y lance à fond et de façon générale je réussi assez bien. Et comme certains disent, on a les défauts de nos qualités. La persévérance, la patience et la passion mélangées peuvent donner quelque chose d’assez explosif.

Il est vrai que c’est un constat qui semble plutôt simple de se rendre compte qu’on a peur d’essuyer un refus. Dans un cas de refus, j’ai ce malheur de persévérer et d’essayer à tout prix d’arriver à mon but. Et bien, vous allez me dire c’est bien de continuer à travailler pour atteindre ces buts. Oui mais… MAIS!!! J’ai trouvé pourquoi j’étais si triste de ma dernière histoire d’amour, en fait pas seulement de celle là mais des autres aussi. Je n’aime pas le non, je n’aime pas subir l’échec, le refus et malheureusement en amour ça arrive. Je me suis accroché après ce rêve que la situation change. Que cette fille qui n’avait rien de prête à être en couple, ne veuille pas de moi, pas seulement de moi mais de personne dans sa vie. J’ai cru bêtement que moi, ScareCrow, j’allais tenir bon, que j’allais faire pencher la balance et lui faire comprendre combien je suis une bonne personne. Mais le problème ce n’est pas moi, sinon mon acharnement à croire, mon acharnement à essayer de renverser les choses. Ce que j’ai compris aujourd’hui??? Simplement que si on a aucun contrôle sur le but à atteindre, mieux vaut se résilier que s’acharner. Je voulais qu’elle change sa façon de penser, qu’elle soit enfin prête à être avec quelqu’un, avec moi, que j’ai tout misé là dessus, j’ai tenté pour ne pas essuyer un échec de m’accrocher, d’y croire quand je n’avais aucun pouvoir.

D’une pierre deux coups, je peux maintenant me concentrer sur mes échecs! Mais non, je peux simplement choisir mes combats. Si j’ai envie de me battre pour faire passer mes romans, c’est ma simple responsabilité, mes mots contre des éditeurs, je peux retomber en écriture, cogner à d’autre porte, mais ça reste mon combat! Pour l’amour, c’est simple, faut que je sois à l’écoute de moi, de l’autre et de ne pas tenter de changer les choses sur lesquels je n’ai aucun pouvoir!

C’est tout! C’est tant qu’à moi assez pour aujourd’hui sur l’introspection et la compréhension de ma petite caboche.





Présence

10 11 2008

Ce matin, je sens une main sur mon épaule. Mes larmes coulent ne laissant sortir ni espoir, ni désespoir. Elles coulent simplement car mon coeur chargé nuit à mes nuits. Même si le sommeil me gagne rapidement, mon réveil est souvent trop lourd. Les rêves que je fais sont souvent trop tristes pour me donner le sourire. Je m’ennuie de ces rêves où l’absurde des situations me faisait simplement voir que la vie est belle et que l’imaginaire reste sans contre dit mon meilleur ami. Cette main sur mon épaule, je me retourne et personne. Les joues trempées, je ne sais quoi penser. Papa, où est cette grosse voix qui sans cesse me répétait dans des moments comme maintenant « La mère des filles n’est pas morte! » qui n’avait aucun impact rassurant sur le coup mais qui prenait tout sont sens à travers le temps. Ton manque de délicatesse qui donnait enfin que le goût de ce donner un coup de pied au fesse et se dire « Ok, il faut que j’avance! ». L’automne bien présent me donne le cafard, ces nuits trop longue et trop vide d’amour. C’est à se demander si c’est elle qui me manque ou simplement l’amour. Je crois plutôt à la deuxième option, mais on reste souvent accroché à notre dernière histoire, jusqu’à la prochaine.





Négligence

9 11 2008

Selon un site que je consulte assez souvent (www.le-dictionnaire.com), la négligence a comme définition:

1. Défaut de soin, manque d’application.

Pour moi c’est la réalité présente quand je pense que je n’ai pas écrit ici pendant quelques jours. J’ai démarré se blog pour laisser allez mes pensées mais présentement je les garde pour moi. La vue d’un nom sur mon cellulaire m’a un peu troublé, un rappel sur le passé que je croyais passer, des mots déjà entendu à maintes reprises qui me serrent le coeur. Un défaut de soin à mon égard de ne pas mettre fin à toute cette histoire, un manque d’application des pensées que j’ai en tête qui me font simplement dire que j’en ai assez. Hier, courriel, le dernier je le souhaite, sinon un autre, mais j’espère qu’elle respectera cette fois ma position.

2. Petite erreur due à un manque de précision, de rigueur

Je ne pouvais pas mieux définir ce mot, connu mais méconnu, une petite erreur du à un manque de précision, de rigueur à l’égard de ma vie, à l’égard de ce que je veux aujourd’hui. Je dirais que je suis très humain au travers de cette étape de ma vie, la rigueur à tomber devant des sentiments toujours présents mais maintenant ma tête prend le contrôle. Cet appel m’a un peu bouleversé et je n’en peux plus, je ne peux pas vivre comme ça.

3. Absence d’intérêt ou de considération

Elle a été un peu comme ça face à mes sentiments en voulant me garder près d’elle, je ne croyais pas que mon texte sur la colère allait réveiller chez moi un tel sentiment, un besoin d’être présent ou de disparaitre. Faute d’être là, je disparais, elle voulait me garder tel un pantin à ces cotés quand bon lui semblerait. Son absence d’intérêt et son manque de considération à mon égard me donne simplement l’envie de quitter sa vie.

4. Faute non intentionnelle due à l’inattention

Cette dernière phrase je la trouve un peu remplie d’inconscient. L’inattention, un manque d’intérêt pour une chose, une distraction momentanée, sort bien plus de nous que de notre inconscient. La faute non intentionnelle dû à ce manque d’intérêt reste tant qu’à moi plus consciente que l’on puisse le penser. Quand j’ai été négligent à mon égard, j’ai manqué momentanément d’attention sur ce qui était le plus cher pour moi, c’est à dire, moi.





AA: Amoureux anonyme ou la poursuite du bonheur (Jour 1)

2 11 2008

Suite à mon article d’hier qui était un temps soit peu noir et triste, je refais surface aujourd’hui avec en tête mes pensées les plus saines pour partager avec vous aussi mes moments plus éclairés.

Ce matin j’avais une rencontre d’équipe pour un vidéo de Noël que l’on fait, une parodie de la revue annuelle de notre département. Debout de bonne mine vers 6h30, j’ai pris le temps de me réveiller, j’ai discuté via msn avec un ami, un ancien patron de longue date avec qui je n’avais pas discuté depuis un bout de temps. Par la suite après douche et pas de café car je devais allez m’en acheter, je suis passé dans une pâtisserie pour ramasser quelques viennoiseries pour le déjeuner de tous. Ensuite, recherche de café et arrivé au bureau. C’était simplement un brainstorming sur les idées que les différents participants avaient apportées. C’est drôle ce malaise des gens face à leur implication limité, ils veulent savoir et moi j’aime mieux garder un effet de surprise, alors leur implication se limitait au brainstorm, pas de suite, pas de participation au scénario, j’en fais mon affaire. La rencontre c’est déroulé avec succès, les gens sont faciles à stimuler quand il faut s’amuser! Juste avant la rencontre, téléphone, c’est elle, elle prend des nouvelles de moi comme ça en passant, enfin mon coeur reçoit cet appel comme tout les autres. La discussion reste saine et amusante, je raccroche après qu’elle m’aille demander de la rappeler. Mais pourquoi quand je commence à allez mieux le téléphone sonne? C’est peut-être pour me dire, quand tu vas bien ça se sent dans l’air. Après la rencontre, je rappelle, on parle encore un peu, c’est amusant, j’ai cette envie simple de la voir mais je la garde pour moi, une discussion est nécessaire dans un futur rapprocher, ça reste sain et je ne tombe pas comme j’ai déjà tombé. C’est bien, je raccroche heureux, je me dis simplement que peu importe les événements, le temps que j’ai passé avec elle me laissera toujours des bons souvenirs.

S’en suit d’une petite visite au marché Jean-Talon, marché extérieur près de la maison. Je me balade un peu, c’est le fun de voir les gens qui se prépare à cuisiner pour leur dernier jour de fin de semaine (pour la majorité). Moi, J’achète café (pour demain) ainsi que le nécessaire pour un magnifique potage (brocoli, poireau). J’arrive à la maison et me lance dans cette popote. Je vous dis que ça sent bon dans la maison, cuisiner ça toujours fait parti de mes petits bonheurs, il m’est difficile de comprendre pourquoi ça fait près de 3 mois que je n’ai pas pris le temps (sinon une sauce à spaghetti lundi passé). Présentement je m’adonne à un plaisir simple, l’écriture! Mes dimanches, j’aime les passé tranquille à la maison, relaxer et commencer ma semaine du bon pied demain. Je prends chaque heure qui passe pour moi, j’ai plein de trucs à faire alors je me dis que j’allais m’occuper de ça! Jour 1 fût déjà une bonne journée, elle n’est pas finie mais si je continue de penser à moi je devrais bien terminer. J’ai même pris le temps d’appeler ma soeur et ma mère pour leur donner signe de vie, prendre de leur nouvelle.





Le coeur léger et l’âme en fête

1 11 2008

Douce euphorie, doucement tu me berces dans tes bras douillets. Sur ma joue tu poses ta main remplie de tendresse asséchant une larme qui passait, emportant la lourdeur de mes pensées, me donnant l’envie de demain. La tête remplie de nuages noirs, je regarde l’horizon, du moins je le cherche. Vers où me diriger, dans quelle direction je veux allez. J’ai besoin d’ordre dans ce fouillis qui tourne autour de moi. Je tente d’attraper un à un les morceaux de ma vie que j’ai laissé volé. Un simple vent à tout soulevé, le sable dans mes yeux m’a empêché de garder le focus sur ma vie. Les larmes ont coulées et ont nettoyées mes yeux, mais ce vent tourne toujours. Je m’assois sur le sol, seul et je regarde. Pourquoi prendre une décision si je ne sais pas vraiment où allez? Où suis-je rendu? Vers où j’ai envie d’allez? Je dois ressaisir, attrapé les premiers morceaux de ma vie, ceux qui ont toujours été présent. Ma famille, mes amis ont toujours été là pour moi et n’aime pas voir que je suis là, triste, désorienté. Je dois saisir ce qui m’est le plus cher, ce qui me fait sentir que je suis important comme être pour pouvoir renaitre. Chacun des jours qui passent je dois les saisir un à un, les vivres, vivre cette solitude comme je l’ai déjà vécu. Il y a bien longtemps je l’avais apprivoisé cette seule et unique solitude, cette envie de me retrouver avec moi. Cette peur étrange de me retrouver seul, de me retrouver avec moi, de me retrouver sans ailes, ou avec selon le point de vue. J’ai l’étrange besoin d’être aimer, fort et bien présent. Avant de trouver l’amour, je dois trouver ce que je suis, qui je suis, ce que je veux vraiment dans la vie. On se laisse parfois entrainer dans le tourbillon d’une routine qui nous fait oublier de vivre et qui nous démontre simplement que l’on ne fait que survivre. J’ai des buts, j’ai des rêves je dois simplement m’écouter. Mon monde c’est envolé simplement parce que je suis tombé amoureux, parce que je n’ai pas su aimer, parce que je n’ai su dire ce que je voulais en m’enfouissant dans une peur que j’ai construite, celle d’être rejeter. Aujourd’hui je dois me servir de tout cet apprentissage pour avancer, pour la prochaine fois où l’amour se présentera à moi. Pour l’instant je dois penser à moi, je dois construire sur ce que je veux. Aujourd’hui l’être lourd et la tête bien remplie, je suis conscient de ce qui m’entoure, j’aimerais que tout soit réglé dans ma vie mais je crois que j’en demande un peu trop. Je dois prendre mon temps, prendre ma place, prendre la vie à deux mains et sentir que je le suis aussi en vie. Cette expérience avec mademoiselle Elle, à pris beaucoup trop de place dans ma vie, m’en laissant qu’un peu, j’étouffe et je tente de sortir la tête de l’eau sans savoir ou est la surface. À bien des reprises j’ai tenté de lâcher prise, mais chaque fois mon coeur à pris le dessus sur la tête. Mon coeur à flancher, ne demandant qu’à être aimé. Mon coeur lui même a oublié que j’étais autour de lui, que j’avais des besoins bien à moi et que je ne pouvais faire que mettre mes rêves de coté en espérant que l’amour me fera vivre. J’ai l’impression parfois que le seul vrai besoin que j’ai c’est d’aimer. Mais je sais que ma vie ne doit pas ce limité à ça car je finis aussi par être malheureux. Où est ce doux équilibre qui m’appartient, qui doit faire parti de ma vie. Mes émotions, mes passions ont toujours beaucoup dirigé ma vie, mes écrits. J’apprends qui je suis, j’apprends comment je réagis, chaque jour, ma vie remplie de rêve, de passion me font vivre. Je n’ai pas envie de tout laisser ce qui gère ma vie, je n’ai pas envie d’être une immense tortue à carapace, je veux vivre comme je le suis. Je crois que dans certaine situation, je dois simplement apprendre, comprendre, ne pas tout mettre sur mes épaules. Je crois simplement que je dois prendre le temps, me donner le temps, le laisser passer. Je sais que j’aurais encore des périodes tristes, des périodes un peu mélancolique où je repasserai en revue mes histoires d’amour, la dernière, celles d’avant. Pour le moment je crois simplement que je porterai l’amour que j’ai sur ma famille, sur les mots qui sortent de mes doigts sans cesse, exprimant douleur, amour, bonheur et tout ce qui brûle dans mon coeur. Je dois commencer par arrêter de m’apitoyer sur moi même, je dois ouvrir les yeux à ce qui passe autour. La vie n’est elle pas remplie de beautés? Rêveur je prendrai le métro et je rêverai encore d’histoire d’amour comme on en écrit dans les livres, comme j’en écrirai peut-être un jour. Je dois simplement reprendre cette vieille histoire… « Chaque matin… » que j’ai commencé par amour il y a bien des années, qui a pris de la maturité avec les années mais qui reste encore aujourd’hui incomplète, mais je crois que maintenant je suis prêt. Je réinventerai peut-être le deuil de cette façon… Un livre, un deuil. Espérant de pas être trop prolifique dans ce domaine!





Souvenir d’amour… (nom original était Biographie)

29 10 2008

Bon alors voici le texte que j’ai écris avant je magasine des livres… C’est en passant le 50e texte que j’écris sur ce Blog. Pour certain ça veut rien dire, pour moi non plus sinon que 50 c’est un chiffre rond et je tenais à le souligner!

************************************************** (il y en a 50)

Dimanche, il fait beau, je suis dans un resto à écrire encore une fois ce qui me trotte dans la tête. Combien de texte écrit sur ce même thème, l’amour. Mais je crois qu’en reprenant depuis le début je peux savoir ce qui m’amène là.

Je suis née au printemps, deux semaines de retard, je ne voulais pas naitre le mois précédent, probablement, ou sinon j’ai simplement resté accrocher à la première femme de ma vie à la naissance. J’ai étiré le temps, deux semaines de plus, pauvre maman. Deux semaines au chaud, confortable même si un peu à l’étroit, je prenais la place que je pouvais. Déjà j’aimais les femmes, je ne voulais plus m’en détaché. Mais bon toute bonne chose à une fin et il fallait que je sorte avant qu’ils viennent me chercher. Comme la majorité des bébés, sortis du ventre de ma mère, je me suis mis à pleurer, je ne sais pas si c’est le détachement, la peur de l’inconnu, l’envie de retourner d’où je venais, je n’en sais rien. Mais bon j’étais là et maman allait s’occupé de moi. Il est certain qu’on se souvient pas ou peu des événements qui débutent notre vie. Je crois encore qu’il est possible de travailler dans ce sens mais c’est un autre chapitre. J’ai donc quelques bribes marquantes, deux ou trois seulement, qui datent de ce temps. Sinon des photos, je pleure à tout mes anniversaires et ce depuis presque l’âge que j’ai maintenant, disons plus d’un quart de siècle. Pourquoi je pleure? Probablement un souvenir du premier jour de naissance, sinon des souvenirs qui se sont créés près de cette date, 2 ruptures, 1 mort, 1 journée oubliée (où il y a que papa et maman qui nous souhaite bonne fête).  Pour faire une parenthèse, je n’ai jamais aimé les anniversaires, les Noel, Pâques… Et j’ai un jour souhaité de savoir ce que c’était de pas fêter son anniversaire, laissez-moi vous dire que j’ai été servi, maintenant j’essais de faire attention quand je souhaite quelque chose. Revenons à mon histoire, je suis capable de diverger longtemps de mes histoires alors j’y reviens. Je me suis marié à l’âge de 4 ans, avec la voisine d’en bas dans un immeuble de 9 logements où j’habitais. J’ai toujours été vite en affaire, ça cliquait elle et moi alors je me suis dit pourquoi pas! Parfois on s’arrachait les cheveux dans la cours mais sinon tout était bien. J’ai par contre aucun souvenir de notre rupture, peut-être qu’enfant, on est ami une minute et ennemi celle qui suit pour redevenir ami la seconde suivante, c’est tout de même simple de pas connaitre ce sentiment de rancune à cet âge. Je sais simplement qu’elle est déménagée. Par la suite, pas trop de souvenir de femme, sinon la voisine d’à coté, aussi en très jeune âge, sa mère nous gardait. Mais elle, je ne l’ai jamais aimé, c’était comme une soeur et on c’est suivit des années durant par la suite. Quand je rencontre une fille qui lui ressemble (psychologiquement), ça n’allume chez moi aucun désir. Mais bon… la suite, c’est le primaire, ou l’école élémentaire, j’y ai connu et aimé plusieurs filles et déjà à cet âge, d’aussi loin que je me souvienne, c’était déjà entamé chez moi, cette façon passionnelle d’aimer, je peux donc dire que c’est avant même le secondaire que j’ai commencé à être sentimento-romantico-pathétique, sans que se soit péjoratif, c’est simplement le constat que j’en fait aujourd’hui, parce que j’ai appris sans encore être capable d’être en plein contrôle de mes moyens, je suis au moins conscient. Je me souviens de cette fille, j’étais en 6e année, elle était 1 an plus vieille que moi, donc pas à la même école. Je suis tombé amoureux de cette fille, comme je suis capable de le faire aujourd’hui, ça n’a jamais marché, c’est loin et je me souviens pas trop pourquoi mais je me souviens de cette fille, un peu fofolle, je dirais même un peu wild sur les bords. Wild parce qu’elle en connaissait beaucoup sur les garçons et j’ai toujours été attiré par ça on dirait. Un peu le coté sexuel de la chose, même à 12 ans où on commence à se connaitre, je voulais allez plus loin. Elle parlait souvent de truc qui me donnait des étoiles dans les yeux, ce coté « j’en sais plus que toi sur le sujet » m’attirait chez elle, on dirait que j’aime perdre le contrôle dans une relation, me laisser guider par l’autre, il ne me reste qu’à apprendre à faire des dérapages contrôler maintenant. C’est drôle comment la vie tourne, comment elle met sur notre chemin toujours les mêmes gens, certain parfois s’y greffe et d’autre quitte notre cercle. Dans mon univers concentrique rien ne se perd, rien ne se crée. J’ai revue cette fille, 10 ans plus tard quand je travaillais dans un vidéo club. Elle était pareille, comme quand j’avais 12 ans, inchangée sinon le fait qu’elle avait maintenant un enfant. C’est drôle ce que j’ai senti à ce moment là, le même sentiment d’antant qui revenait en moi, comme s’il était caché quelque part pendant toute ces années. On c’est parlé, elle était plus timide qu’à l’époque, semblait content de me voir, son copain un peu moins, ce fût un flash back plutôt agréable. J’oublie où je voulais en venir, outre le fait que ce n’est pas quelque chose qui c’est déclenché chez moi pendant mon adolescence, je ne comprends pas comment je peux vivre ainsi dans cette torture d’esprit. C’est en fait la première fois que je réalise que ça date d’aussi loin. Peut-être je devrais écrire tout les sentiments et événements que j’ai vécu dans ma vie et j’y comprendrais peut-être quelque chose.

************************************************** (il y en a encore 50)

C’était ça, je ne tiens pas à le modifier. Simplement à ajouter que j’ai compris quelque chose aujourd’hui (pas aujourd’hui aujourd’hui… aujourd’hui dernièrement) c’est que par peur d’être rejeter, je ne suis pas à 100% ce que je suis réellement en couple, je suis moi, mais au compte goûte. Il ne manque qu’un truc pour que ça fonctionne vraiment. Dire simplement ce que moi je veux et tenir à ces choses qui me sont chère c’est le seul moyen d’être heureux. Si je me cache derrière les buts/besoins/attentes de l’autre, je ne serai pas heureux car je ne serai jamais en ligne vers où je veux allez. Je ne sais pas si je m’achète une chainsaw si j’avancerai plus vite vers le bon arbre? Non, sans blague, je veux prendre le temps (Et oui chanson de Léandre, pauvre en diversité de texte mais riche en sens).





Te retourneras-tu… Au matin… trop tôt ou trop tard?

27 10 2008

Te retourneras-tu, un jour, un soir ou une nuit, pour te rendre compte que je ne te suis plus? Te retourneras-tu pensant que je m’y trouve toujours, prêt à te décrocher la lune simplement parce que ton coeur j’ai envie? Te retourneras-tu un jour, simplement pour embrasser ma joue, me serrer dans tes bras ou me faire l’amour? Te retourneras-tu un jour de pleine lune, pour crier au loup et me dire que tu es prête à m’ouvrir ton coeur? Te retourneras-tu un jour, simplement pour constater que je n’y suis plus?

Je n’en doute pas, je suis certain que jamais ça n’arrivera!

Au matin je suis parti, après une nuit que je savais la dernière. Au matin je le savais, mais avant mon arrivé j’en avais aucune idée. Au matin j’avais compris, que ma place n’était pas ici. Au matin, sans chagrin, mes mains n’avaient plus cette soif de ta peau, rassasiées ou fatiguées par un trop peu de place dans une vie qui passe. Au matin j’ai compris, que malgré ma présence ici, l’espace que j’occupais n’étais pas le miens mais celui encore occupé par un ancien. Au matin je me suis dit, peu importe le passé, l’important c’est la chance qui m’est laissé. Au matin j’ai compris que je n’avais aucune chance d’avoir une place, pas un espace pour m’exprimer, pas un coin d’air à partager.

Puis doucement mes sentiments se sont transformés en souvenir. Je ne garde que les bons car le bonheur c’est un peu rempli de ça.

Trop tôt je suis arrivé dans ta vie, trop tard je suis reparti. Trop tôt j’ai consumé ce plaisir de la chair, trop tard j’ai compris que j’y étais accroché. Trop tôt j’ai ressenti pour toi le sentiment amoureux, trop tard j’ai compris que l’amour se vit à deux. Trop tôt le nirvana, trop tard la réalité. Trop tôt pour toi j’ai quitté dimanche en matinée, trop tard pour moi j’ai réalisé.

La plus belle des choses qui me soit arrivé de ma vie c’est toi. Pas toi parce que tu étais toi mais toi parce que j’étais moi. Un moi qui troublé a décidé de se réveiller. Un parcours qui fût difficile par des hauts et des creux de vagues impressionnants pour moi. J’ai su reculé, j’ai su regarder et j’ai continué d’avancer. Le temps est futile lorsque l’on s’occupe de notre être si fragile.





Je magasine des livres

26 10 2008

Aujourd’hui il faisait beau. Aujourd’hui je suis allé déjeuner et écrire, un article pas publié sur une mini biographie de la recherche des mes tourments, d’où ça vient, à quand ça remonte? Je n’ai pas publié l’article parce qu’il ne mène nulle part, parce qu’il n’y a pas de conclusion à en tirer, excepté le fait que je sais maintenant que ça date de l’école élémentaire. J’ai été surpris de le constater, je reprendrai ce texte peut-être un autre jour car il m’a fait pensé beaucoup et je crois que d’avoir un recule me permettra de vous le partager.

Aujourd’hui je suis allé magasiner des livres, je suis tombé dans une talle de philo, j’ai acheté un livre de Nietzsche, je suis en train de le lire et c’est vraiment super. Un livre double, Le Gai Savoir et Par-delà bien et mal. Dans Le Gai savoir, il fait simplement des constats qui me font hoché la tête constamment sur le conscient, l’inconscient, l’homme noble (un passionné qui écoute ses instincts), l’hérédité, la capacité au bonheur et au déplaisir et le pouvoir. Je suis rendu là dans ma lecture, c’est probablement le livre qui m’a trouvé plus que moi qui ait trouvé le livre. Je ne crois pas au destin, je crois au hasard, je crois que la vie est simplement bien faite et ce livre malgré son contenu difficile dans cette période de guérison me donne beaucoup d’explication sur moi même… simplement à suivre!





J’apprends à grimper aux arbres

22 10 2008

J’intitule cet article, j’apprends, parce que ces temps ci je suis comme une éponge humaine. C’est bizarre parce que c’est le plus grand cheminement de toute ma vie, j’apprends de chose sur moi et ce par ma bouche. Je vous dirais que c’est vraiment très épuisant, douloureux mais combien enrichissant. On ferme souvent les yeux sur ce qui nous entoure. Comme je disais hier à une amie que je paie, quand t’as foncé dans l’arbre, c’est difficile de ne pas voir que l’écorce et pourtant un arbre c’est beau! C’est pas toujours évident non plus de se rendre compte que c’est nous qui conduisons, je crois qu’on aime bien se laisser porter par le courant parfois, mais dès qu’on pense un peu à nous, on se rend compte qu’on est le seul maitre à bord. Je ne peux pas parler aujourd’hui de tout ce que j’ai compris sur moi parce que la différence entre en prendre conscience et prendre action c’est deux. Je sais simplement que mon intérieur est plus calme, que j’ai commencé à reculer de cet arbre dans lequel j’étais foncé et je cherche maintenant de quel coté je vais passer parce que c’est à moi de choisir ma trajectoire. Comme dans le film Crash de David Cronenberg, j’aime peut-être cette sensation de l’accident, du big bang dans l’arbre, mais à un moment, il faut reprendre ces esprits. Un grand sage disait : « Si tu ne peux pas grimper à l’arbre, contourne-le », pour ça, il ne faut pas avoir la figure dans l’écorce. J’aime cette image qui donne vraiment le choix d’entreprendre cette montée ou de passer à un autre arbre si celui devant lequel on se trouve est insurmontable ou si on a essayé tout ce qui était en notre pouvoir pour tenter de grimper ce qui nous fait face. C’est important de reculer, tout simplement pour voir ce devant quoi on se trouve, voir si on a toujours envie de monter, voir ce que l’on veut vraiment faire et ne jamais oublié pourquoi on respire et vers quoi on veut allez.