Hier j’ai eu une superbe journée, superbe si on la compare à toutes celles qui l’on précédé. Une journée remplie de tranquillité mais aussi de bon vent. OBIOOB c’est peut-être tiré d’une autre langue ou sorti droit d’un rêve mais ça annonce la fin de l’espoir, la résiliation, l’abandon. Bien que ce mot soit tout de même pas le plus joyeux que j’ais lu, il reste un pas vers une nouvelle direction. Hier je suis allé souper avec des amis, puis je suis allez en rejoindre d’autre dans un petit pub de quartier où j’ai fait ce que je ne croyais jamais plus être capable de faire. J’ai dansé, j’ai dansé à un rythme effréné oubliant ce qui pouvait m’entourer et ce toute la nuit, enfin jusqu’à ce que je me retrouve épuisé vers 2h du mat, trempé dans mon t-shirt qui me disait que le méchant sort. Tout ça je l’ai fait sans alcool, je l’ai fait simplement parce que mes jambes et tout mon être me le réclamaient, il avait besoin de sortir une énergie que je n’avais pas mais qui est tout de même sortie. Puis de temps en autre j’allais au bar, je me prenais un verre d’eau car celle qui était déjà dans mon corps fuyait. L’eau qui déserte, c’est quand même intérressant comme image. Et sur un tabouret je pensais, OBIOOB, l’espoir me quitte, je n’y crois plus. Ce qui me surprit le plus c’est cette immense tristesse qui m’avait quitté, comme si mes larmes m’avaient abandonné, je n’avais pas envie de pleurer, les larmes aussi me désertent. Et enfin, debout, je repartais pour une autre longue période, les pieds piétinants le sol, les mains libres dans l’air, je m’amusais, je ne pensais plus, je laissais la musique résonnée de chaque note dans le creux de mon être. Autour plus rien n’existait, mon esprit à son tour désertait. Il y a longtemps que je n’avais senti cette sensation de bien être, de calme en moi. Puis de retour au bar, ça revient, je réalise enfin que c’est là, Obioob, et ça ne m’affecte pas, je ne comprends pas mais en même temps je trouve ça bien, je trouve que ça fait du bien. J’ai cette vague sensation que le téléphone ne sonnera plus me laissant entendre ça voix, en fait je le souhaite, car si à chaque fois que je sens l’obioob elle revient, ce n’est pas la mort de l’espoir mais celui de l’amour qui s’entame. Je ne dirais pas que je suis heureux encore, mais je dirais que je ne suis plus très triste. Je pense beaucoup plus calme, oui il y a des choses que je ne veux pas voir encore, il y a des choses que je ne comprends pas mais qui sont balayés par obioob lentement. Probable qu’il y a des choses que je ne pourrai jamais comprendre, mais je crois qu’il faut s’y résilier un jour ou l’autre, on ne peut pas tout comprendre.
De façon surprenante je ne suis pas fatigué aujourd’hui, j’ai un long weekend sans planification vraiment établie, que des propositions ici et là, des expos arts et musique à Montréal, des arbres remplient de couleur qui s’endorment doucement. Je continuerai à faire attention à moi, peut-être les montagnes russes de mes émotions me donneront du fils à retordre mais je tente de garder la tête froide, les idées en place, je vais bien et je travaille pour allez mieux. Pour la première fois j’ai verbalisé hier ce sentiment, car il faut s’écouter dans la vie, ce qu’on ressent est souvent bien présent, les signes ne mentent pas souvent, il faut simplement apprendre à les écouter même si parfois la tentation est forte. Si je me reporte au début de ma relation, après une seule semaine, à un ami commun, j’ai dit : « Tu sais, je crois que je vais me péter la gueule avec cette histoire. Mais bon, au point ou j’en suis, aussi bien continuer, j’aurais au moins de beaux souvenirs ». Ce n’est pas facile de repenser à ça ou de repenser à un message qui disais « Je t’offre pas un grand voyage mais juste une mini ride ». C’est fou comme on ne veut pas voir ces trucs, on ce crée des attentes, de faux espoirs mais dites vous maintenant un truc, à tout faux espoirs obioob est là pour faire un jour le ménage, pour reprendre conscience, pour aider à récupérer.