OBIOOB ou la mort de l’espoir

10 10 2008

Hier j’ai eu une superbe journée, superbe si on la compare à toutes celles qui l’on précédé. Une journée remplie de tranquillité mais aussi de bon vent. OBIOOB c’est peut-être tiré d’une autre langue ou sorti droit d’un rêve mais ça annonce la fin de l’espoir, la résiliation, l’abandon. Bien que ce mot soit tout de même pas le plus joyeux que j’ais lu, il reste un pas vers une nouvelle direction. Hier je suis allé souper avec des amis, puis je suis allez en rejoindre d’autre dans un petit pub de quartier où j’ai fait ce que je ne croyais jamais plus être capable de faire. J’ai dansé, j’ai dansé à un rythme effréné oubliant ce qui pouvait m’entourer et ce toute la nuit, enfin jusqu’à ce que je me retrouve épuisé vers 2h du mat, trempé dans mon t-shirt qui me disait que le méchant sort. Tout ça je l’ai fait sans alcool, je l’ai fait simplement parce que mes jambes et tout mon être me le réclamaient, il avait besoin de sortir une énergie que je n’avais pas mais qui est tout de même sortie. Puis de temps en autre j’allais au bar, je me prenais un verre d’eau car celle qui était déjà dans mon corps fuyait. L’eau qui déserte, c’est quand même intérressant comme image. Et sur un tabouret je pensais, OBIOOB, l’espoir me quitte, je n’y crois plus. Ce qui me surprit le plus c’est cette immense tristesse qui m’avait quitté, comme si mes larmes m’avaient abandonné, je n’avais pas envie de pleurer, les larmes aussi me désertent. Et enfin, debout, je repartais pour une autre longue période, les pieds piétinants le sol, les mains libres dans l’air, je m’amusais, je ne pensais plus, je laissais la musique résonnée de chaque note dans le creux de mon être. Autour plus rien n’existait, mon esprit à son tour désertait. Il y a longtemps que je n’avais senti cette sensation de bien être, de calme en moi. Puis de retour au bar, ça revient, je réalise enfin que c’est là, Obioob, et ça ne m’affecte pas, je ne comprends pas mais en même temps je trouve ça bien, je trouve que ça fait du bien. J’ai cette vague sensation que le téléphone ne sonnera plus me laissant entendre ça voix, en fait je le souhaite, car si à chaque fois que je sens l’obioob elle revient, ce n’est pas la mort de l’espoir mais celui de l’amour qui s’entame. Je ne dirais pas que je suis heureux encore, mais je dirais que je ne suis plus très triste. Je pense beaucoup plus calme, oui il y a des choses que je ne veux pas voir encore, il y a des choses que je ne comprends pas mais qui sont balayés par obioob lentement. Probable qu’il y a des choses que je ne pourrai jamais comprendre, mais je crois qu’il faut s’y résilier un jour ou l’autre, on ne peut pas tout comprendre.

De façon surprenante je ne suis pas fatigué aujourd’hui, j’ai un long weekend sans planification vraiment établie, que des propositions ici et là, des expos arts et musique à Montréal, des arbres remplient de couleur qui s’endorment doucement. Je continuerai à faire attention à moi, peut-être les montagnes russes de mes émotions me donneront du fils à retordre mais je tente de garder la tête froide, les idées en place, je vais bien et je travaille pour allez mieux. Pour la première fois j’ai verbalisé hier ce sentiment, car il faut s’écouter dans la vie, ce qu’on ressent est souvent bien présent, les signes ne mentent pas souvent, il faut simplement apprendre à les écouter même si parfois la tentation est forte. Si je me reporte au début de ma relation, après une seule semaine, à un ami commun, j’ai dit : « Tu sais, je crois que je vais me péter la gueule avec cette histoire. Mais bon, au point ou j’en suis, aussi bien continuer, j’aurais au moins de beaux souvenirs ». Ce n’est pas facile de repenser à ça ou de repenser à un message qui disais « Je t’offre pas un grand voyage mais juste une mini ride ». C’est fou comme on ne veut pas voir ces trucs, on ce crée des attentes, de faux espoirs mais dites vous maintenant un truc, à tout faux espoirs obioob est là pour faire un jour le ménage, pour reprendre conscience, pour aider à récupérer.





Sur un plateau d’argent

5 10 2008

J’aime les titres qui font travailler l’imagination. Si vous avez lu les articles précédents, vous vous dites, ça y est, enfin son histoire c’est réglé! Et non pas du tout, en fait pas tout à fait. J’ai un mal de crane terrible, les discussions intenses et les larmes en sont la cause. Premier coup de sifflet, 11h00 presque tapant, je comprends enfin mieux ce qui se passe, je crois que nos émotions de lundi avait prises le dessus sur tout le reste et qu’à force de parler on finit par ne plus s’entendre. Enfin j’ai compris que ce n’était pas moi qui avait fait quelque chose de mal ou qui était tout simplement pas son genre, peut-être bien au contraire, elle attendait que je lui tape sur les nerfs, comme ça elle aurait pu tourner les talons avec une bonne raison. N’en trouvant pas et voyant que notre relation allait trop bien, elle c’est souvenue qu’elle voulait régler certains trucs dans sa vie, c’était d’ailleurs ce qu’elle m’avait dit quand on c’est rencontré mais les événements et la passion enclenchée l’aveugla complètement. Lundi c’était ca qu’elle voulait me dire, elle a envie de me voir mais elle ne peut plus me voir parce qu’elle doit régler ces trucs, elle c’est rendu compte que si elle restait au même point, elle allait retomber dans la même routine couple sans avoir pris soin d’elle.

Déjà se point, probablement ce seul point me réjouit, je ne suis en rien la cause de son humeur. Pour le reste vous me direz? Elle a envie de me voir, pas tout de suite, pas aussi souvent parce qu’elle est bien consciente qu’elle ne veut pas retourner encore dans cette passion qui nous rend tout deux aveugles. Quand? Ça je ne le sais pas. Y crois-je? Ça non plus je ne le sais pas, j’ai comme pas la tête à ça ce soir, les émotions de la journée m’ont rentré dedans. Mais je crois que j’ai quand même du temps devant moi pour y réfléchir.

Il y a la partie où j’ai parlé aussi. La franchise j’essais d’y être fidèle. Je ne lui ai pas resservit mes sentiments car elle les connaissait déjà. Je lui ai dit par contre que j’avais envie de rencontrer personne d’autre présentement, que je n’ai pas envie d’attendre dans le vide d’avoir des nouvelles d’elle mais que j’ai envie qu’elle prenne du temps pour elle. Je crois que ce temps me sera aussi utile car moi aussi j’ai des problèmes de coeur, problèmes ou incompréhension, je vis mal l’amour car ça me tire comme un tourbillon vers un fond qui me rend en fait sans vie, ce n’est pas la faute de personne d’autre que la mienne, je dois prendre soins de ceux qui m’entourent car la vie autour continue. J’ai eu cette discussion quand je suis sorti vendredi dernier, une fille m’a dit, tu ne trouves pas que quand tu pars en voyage et que tu reviens, on dirait que toi tu as bougé et que tout est resté pareil quand tu reviens. Je comprends les gens qui aiment voyager maintenant, ça fait exactement la même chose que l’amour, on a l’impression que tout tournent, que tout bouge et quand tout s’arrête dans l’amour, le choc est éminent. L’amour c’est un voyage duquel on ne voudrait jamais revenir. Je n’ai jamais voyagé avant la Guadeloupe, j’ai compris maintenant que j’ai aimé plutôt que voyager, à chacun sa destination.

Bon, donc comme je disais, elle a envie de me revoir, je ne sais pas quand cela arrivera et si en fait ça arrivera, c’est à moi d’attendre ou pas, mais la chose qui est sure c’est que je dois prendre soin de moi durant ces prochains jours. Pour le moment je l’aime et comme je lui ai dit je comprends vraiment qu’elle a besoin de se remettre sur pied pour pouvoir avancer. Avancera-t’elle vers moi ou s’éloignera-t’elle? Je crois que ce n’est pas à moi à me poser ces questions là, mais je dois plutôt répondre à mes petites questions qui tournent dans ma tête, pas nécessairement face à elle mais surtout face à moi même. Le sur un plateau d’argent, c’est simplement pour me dire à moi-même: « Tu as une semaine, pour toi, pour comprendre ce que tu veux, ce que tu es et où tu t’en vas », cette semaine m’est offerte sur un plateau d’argent. Elle m’a dit que ça lui ferait plaisir que je l’appelle pour prendre de ces nouvelles cette semaine, mais que même si elle me suppliait, que je ne devais pas allez la rejoindre.

Pour le reste, on a toujours le choix dans la vie, comme disait l’excellent Plastic Bertrand « Stop… ou… Encore? »





En attendant que le train passe

4 10 2008

Je me suis acheté un billet pour le train. Je trouvais la soirée un peu noire que j’ai eu cette idée soudaine de partir enfin pour ailleurs, simplement parce qu’ici je ne savais pas trop ou j’allais. La fin de semaine du retour en avion fût bien, je retour au travail fût difficile, la soirée, elle, pénible. Retour en fin de semaine, déjà six jour sans le chant de sa voix à mon oreille. Elle m’a dit, on prend le train si tu veux le weekend prochain. Suite à une discussion qui ne nous menait nulle part et qui laisse une odeur de fin. Aujourd’hui j’ai tenté d’occuper mon esprit, j’avais envie de savoir où j’allais et ne pouvant pas décidé de la décision seul, j’ai écrit simplement pour savoir si on prenait toujours ce train. Demain c’est le départ, enfin, le septième jour il se reposa, peut-être, sinon au moins il sera fixé. J’ai acheté ce billet pour enfin partir de cette gare où le ciel était si bleu, ou le ciel commençait à être nuageux. Quand dimanche sera terminé je serai soulagé, enfin, peut-être un peu ébranlé mais au moins je saurai à quoi m’attendre… parce que semble t’il j’ai encore des attentes, c’est incroyable. Je crois que je veux simplement comprendre ce qui c’est passé et pas resté là à attendre que le train passe, avec ou sans moi ce n’est pas ça le plus important, l’important c’est que rien ne soit laisser en suspend, comme un livre où il n’y est pas écrit fin, où l’on tourne les pages, insatisfait de ne pas trouver ces trois lettres quand on vient de lire cinq cent pages d’un bouquin qui nous à transporter ailleurs. Peu importe la raison qui me mène à ces lettres, je veux les retrouver, simplement sur une des pages, de préférence la dernière. Quand une histoire se termine, ces trois lettres nous permettent de passer à la prochaine histoire.





La première fois…

3 10 2008

Aujourd’hui j’écris sur la première fois. Parce que les premières fois c’est important, parce que les première fois c’est toujours une étape de plus qu’on franchit dans une vie. Aujourd’hui c’est parce que je suis triste que j’écris sur la première fois, le premier weekend que je passe sans celle qui avait gagné mon coeur. Je sais que c’est une étape importante dans ma vie, le premier c’est difficile et les suivants le seront surement moins, comme chaque jour sans nouvelle d’elle cette semaine. Ma tête a voulu ça, mon coeur, c’est une autre histoire. Une simple étape, aujourd’hui difficile, mais demain bénéfique pour mon petit moi.

Si j’oublie la situation dans laquelle je me trouve et que je me souviens de mes premières fois, ça me fait en général sourire. Il est difficile de se souvenir de tout mais d’aussi loin que je me souviens, ce sont des belles expériences, j’en partage quelques unes avec vous.

Mon premier travail rémunéré, j’avais 9 ans, je sortais de la maison pour l’école, un gros camion arrête, me demande si je veux travailler, je lui donne mon numéro de téléphone, le soir ma mère s’affola à l’idée que j’avais donné a un inconnu mon numéro de téléphone. Le soir arrivé, le téléphone sonne, c’est l’homme du matin, il me dit que je dois passer à telle adresse pour chercher ce que j’ai de besoin pour travailler, ma mère est venue avec moi. Le lendemain, je commençais a passé le journal de Montréal, dans une tempête de neige, avec mes grosses lunettes, mes grosses larmes de découragement car il me restait 1 journal à la fin de ma route. Seulement 9 ans et je faisais 75$ par semaine, j’ai eu de l’aide de mes parents quand la température ne s’y prêtait pas.

Mon premier baiser sur la bouche, dans l’escalier devant son immeuble, je devais avoir 10 ans, on discutait de la façon dont il fallait procéder, l’innocence du parfait enfant qui ne sait pas vraiment ce qu’il fait. La nervosité, l’inexpérience, ce fût autant désastreux qu’agréable.

Près de 10 ans aussi, mon premier jeux vidéo, un Nintendo. J’ai jamais eu vraiment de jouet comme les autres enfants, les GI Joe, les Big Wheel, tout ces trucs ne m’intéressaient pas, je recevais des livres, des Lego, des petites voitures, j’aimais plus les trucs qui faisait travailler mon esprit. Mais le Nintendo, j’ai tellement joué, j’étais vraiment content, mes parents m’ont achetés ça pour noël ou ma fête. C’est la première fois ou j’ai vu mon père s’approcher de la technologie, lui dans la construction, ces trucs électroniques il s’en tenait loin, jusqu’à l’arrivée chez moi de Punch Out, un jeu de boxe, il c’est mis à jouer, mon petit coté égoïste de jeune enfant gâter on un jour fait une petite crise parce qu’il était difficile de le décoller d l’écran quand il se mettait à jouer.

Mon premier déménagement conscient à 12 ans, de Longueuil vers St-Basile, je laissais un travail de moine derrière moi, j’ai toujours eu de la difficulté à me faire des amis et je voyais ca comme un recommencement, je devais me faire de nouveaux amis, ma gêne étant toujours là, c’était un obstacle.

Vers 12-14 ans, mon premier ordinateur, payé par moi-même, je n’étais pas capable de laisser tomber ma gêne pour me faire des amis mais j’étais capable de travailler, je passais encore des journaux. Je me mis déjà à cet âge à chatter sur des babillards électroniques (BBS) et plein de rencontres et d’aventures, derrière un clavier tout mes mots prenaient un sens, j’ai même démarré un forum de poésie, j’ai encore tout ces poèmes imprimés.

Autour de 15 ans, ce fût ma première expérience avec la drogue, de l’herbe, je n’avais même jamais touché à l’alcool. Je me souviens encore m’être retrouvé dans une arcade, jouer à Mortel Kombat, battre tout le monde, ça avait un coté absurde. C’est seulement à 16 ans que j’ai pris ma première cuite, une vraie de vraie, quasi coma éthylique, par chance que ma mère n’était pas là, elle se serait fait du mauvais sang.

À 16 ans, mon premier vrai baiser, un vrai, avec la langue, un gros french kiss, encore inexpérimenté, j’avais appelé ma soeur pour me faire rassurer, elle m’a simplement dit: « T’énerve pas, laisse ça allez, tu vas voir ca va venir tout seul » merci, aujourd’hui c’est peut-être grâce à elle que j’adore embrasser! Ça c’est bien passé et c’était aussi la première fille dans ma vie qui s’appelait Catherine, je crois que ca m’a marqué car j’ai eu au total 5 Catherine dans ma vie par la suite.

Quand j’ai eu 17 ans, ma première vraie blonde, mes premières découvertes sexuelles mais sans relation, une relation qui a été plutôt courte mais tant de souvenir. C’est aussi à cet âge que j’ai eu ma première relation sexuelle, une fille rencontré sur les BBS, qui m’a d’abord proposé un trip à trois, moi qui n’avait jamais rien fait. Je n’ai pas parlé, ma première relation sexuelle, il n’y avait que moi qui savait que c’était LA première, je lui ai dit après. Le trip a trois, je ne l’ai jamais fait, j’étais amoureux de cette première conquête.

Ce fût aussi à 17 ans que j’ai vu mon premier spectacle rock, une expérience qui sort de l’ordinaire sur laquelle je reviendrai dans un article sur les Scalpers (vendeur itinérant). J’y suis allez avec ma mère, c’était un spectacle des Rolling Stones, que de beaux souvenirs.

Seulement à 25 ans que je déménageais, avec ma 3e Catherine, j’étais prêt, j’avais tout, 9 mois avec elle, un peu plus de 4 ans par la suite seul dans cet appart où je me retrouvais seul pour la première fois de ma vie, sans copine, sans parents, sans personne qui m’attends quand j’arrive et sans personne à attendre quand je suis arrivé. Une expérience difficile pour moi, mais comme je disais on apprend toujours.

À 26 ans, je perdais un de mes deux parents, terrible à vivre, la première fois que je tenais la main à quelqu’un qui mourait, entendu mon premier dernier souffle. Certains disent que j’ai eu de la chance d’y assister, personnellement, je trouve que c’est oui une expérience unique mais aussi une expérience terriblement difficile.

C’est à 29 ans que j’ai pris mon premier avion, dans le cadre du travail et à 31 que je partais en voyage seul pour la première fois de toute ma vie, à l’extérieur du Canada, pour … et oui la Guadeloupe.

C’est un tour d’horizon, certains trucs que j’ai fait dernièrement ou que je n’ai encore pas fait vous laisserait bouche bée par leur simplicité, surtout au niveau culinaire, mais j’ai fait un bon en avant car j’adore cuisiner et plus on cuisine plus on aime varier ce qu’on fait. Je n’ai jamais mangé de homard, d’oeuf autre qu’en omelette ou brouillé, d’huitre et j’en passe! Mais, ma vie n’est pas terminée, j’ai encore du temps pour découvrir et vivre plein de nouvelles aventures. Pour 2008-2009, essayer le ski alpin, le parachute, sortir de l’Amérique et pourquoi une visite à l’université pour y faire quelques études.





Nos corps s’aiment… ou nos Corses sèment… j’ai peut-être mal compris!

30 09 2008

Me revoici après 15 jours de Guadeloupe. Un voyage magnifique rempli d’expériences enrichissantes, de soleil, de pluie, de plage bref un beau voyage pour un premier voyage. Je mettrai peut-être un peu de couleur histoire de vous faire rêver.

Pis, pis, pis se demandent certains d’entre vous se demandant où est rendue mon histoire d’amour sens unique! Là bas, j’ai écrit mon carnet de voyage, j’ai écrit à celle que j’aime dans ce carnet de voyage, la prémisse se voulait « Simplement ce que j’aurais aimé de dire ou que j’aurais aimé que tu vives avec moi » une petite soixantaine de pages sur lesquels je racontais mes aventures de voyage et découvertes autant géographiques que culinaires. Je vous ferai peut-être un petit résumé de mes aventures et mésaventure dans un prochain article.

Bon donc, on à correspondu un peu, on c’est appelé 2 fois pendant ce voyage, assez pour planifier un retour et un arrêt chez elle. Dans ces bras je me suis retrouvé, mon corps disais enfin, ma tête avait pas envie de s’y trouver avant l’arrivé, probablement le temps des vacances m’apportait l’incertitude. Les vacances fût remplient de remises en question, de constats de ma vie actuelle, de raisonnements. Un de ces raisonnements était que je savais qu’elle était encore prise dans son ancienne relation, comme j’ai déjà dit, j’ai le choix d’être ou ne pas être dans cette relation. Alors revenons à la première nuit, comme à l’habitude nos corps se sont emmêler pour ne donner qu’un. C’est la première fois que j’entends une dérivation d’amour sortant de sa bouche à mon égard. « Nos corps s’aiment » qu’elle me lance, moi a ce moment là je pense que c’est pareil comme quand je suis parti. Mais nos corps s’aiment, 25% qu’ils se passent quelque chose de plus si on se dit qu’on est fait de notre corps et de notre esprit. Mais bon c’est un énorme 25%, ça m’a simplement surpris. La suite? Je remets mon carnet, on passe le dimanche qui suit ensemble et lundi retour à la réalité.

Retour à la réalité car je retourne travailler. Parce que je retrouve ma vie d’avant les vacances. Parce que les vacances c’est difficile, c’est une fausse fuite, un simple appui sur pause le temps de prendre son souffle, de foncer dans le tas parce que cet appui sur pause nous donne de la perspective et le recule sur notre vie (découverte de ma part, j’étais jamais allez en vacances). Retour horrible, mélangé de plein de sentiments divers, de pas envie de retourner dans mon travail actuel, de mon constat sur ma relation actuelle, de ma vie en général, on finit par s’ennuyer du sud mais je sais que ce n’est pas la réalité et mon coté réaliste fait que je dois allez de l’avant, hier c’était simplement le constant décourageant du travail à faire. Mais quand j’ai des tonnes de choses à faire, je me fais une liste et j’attaque une chose à la fois cette liste de chose à faire, après tout, il n’y a que moi qui peut agir sur ma vie.

Donc une journée commencé en pleurs et terminer de la même façon. Cette lourdeur sur l’heure de l’être qui fait en sorte qu’on a plus envie d’avancer et ce dans aucune direction, dépression post-vacances. Une journée horrible, aujourd’hui ça va mieux. Je remercie Birdman et maman d’avoir été là encore pour moi, à écouter mes mêmes histoires d’avant les vacances qui me rendent le coeur gros, sans jamais dire un mot. Alors dans une journée non encourageantes au travail, la journée fût remplie de gris et de pluie. Et tant qu’à passé une mauvaise journée, elle c’est terminé avec la même couleur.

Appel de l’être aimé, elle a lu, déjà, le carnet. Elle n’est pas capable de me donner ce que je suis capable de lui donner, elle savait pourtant mes sentiments et je lui ai pas demandé quoi que ce soit. Aujourd’hui je suis plus zen et je dirais que c’est vrai que ce n’est pas sain, mais comme j’ai dit au point où j’en suis la douleur de fin était présente, elle me l’a déjà dit, « il se peut qu’un jour je back off sans raison », ça c’était hier. Discussion de 2 heures où je me suis surpris à me défendre pour ne pas mettre fin à cette aventure. Oui je t’aime, oui j’ai fait un choix en me lançant dans cette aventure, j’aime ce que je vis avec toi, sont tous des trucs que j’ai dit et que je pense. Elle se sent mal, prend chacune de mes actions comme une réaction à ses paroles ou gestes, elle ne veut pas sentir ça. On se comprend mal, on s’écoute mal aussi, ça tourne en rond, je me lance parce que je n’en peux plus de cette histoire, moi j’ai fait mes choix, je suis conscient de ce qui m’attend, je n’ai pas envie de vivre des choses avec quelqu’un d’autre parce que je suis bien avec elle. Elle aussi qu’elle me dit, elle ne fait plus ces choses parce qu’elle est avec moi, elle ne s’occupe plus de sa vie, durant mes deux semaines de vacances elle a rien fait qu’elle devait faire dans sa vie, on agit exactement pareil elle et moi. Mais elle se sent mal, ne veut pas me faire mal, ne veut pas penser qu’elle peut me faire mal. Je dis alors « Si tu n’es pas bien dans cette relation, il est mieux qu’on ne se voit plus », wow, ça sorti de ma bouche ça, m’ai-je bien entendu? C’est pas ça qu’elle veut et revient le monologue du on est collé quand on est ensemble, qu’elle est bien, mais qu’elle peut pas vivre ça parce qu’elle est pas bien avec ça. Je comprends plus trop, peut-être que vous non plus, je suis bien mais je ne suis pas bien, ça s’annule? Elle dit qu’elle a besoin de temps, qu’elle doit prendre soin d’elle, qu’elle doit s’occuper d’elle, de son fils. Je comprends, je connais ca situation, mais les deux semaines qu’elle a rien fait, elle a fait quoi? Les choses chez elle n’ont pas bougé pendant les deux semaines que je n’étais pas là, comme si la vie avait arrêté. Peu importe ce que je dis ca reste sans bruit, prend le temps, on va se voir moins souvent, fait tes choses mais tout ça ne change rien. Je reviens donc à « Je crois qu’on est mieux de plus se voir si tel est le cas, tu sembles mal avec ça » mais encore il semble que c’est pas ce qu’elle veule, mais qu’est ce qu’elle veut, je comprends plus trop. Nos corps s’aiment, elle a toujours envie de me voir, une réplique qui dit que la seule différence entre sortir ensemble n’est pas bien grande, mais ce n’est pas ça qu’elle veut. Elle n’a pas voulu rencontrer ma mère par gêne, qu’elle trouve que ca fait trop officiel, moi j’ai mangé avec son père, j’ai rencontré ces soeurs, son fils, elle m’a ouvert toute les portes de son univers, moi je dois rester sur le même point. J’aime les femmes qui contrôle que je me demande maintenant, oui je crois bien, mais chacun ses goûts. Donc on n’avance pas, je lui fais un résumé, oui j’ai des sentiments, c’est certain que je serai affecté quand tu vas backer off, j’ai décidé de vivre cette relation parce qu’après tout j’en tire des moments vraiment plaisant, j’ai fait mes choix et je ne peux pas faire les siens. C’est suivit d’un mélange de oui, de non, surtout plus de non que de oui et je lâche pour une dernière fois « Je crois qu’on avance pas, que tu es pas bien dans ce qu’on vit, on est mieux de plus ce voir! » faut croire que ma prise de contrôle pour une troisième fois lui plait pas, elle semble pas vouloir ça du tout, moi je me surprends de mon calme, je sais que cette rupture me fera de la peine, je suis un être sensible quand même, mais j’ai fait mes choix et je les assume plus que je pensais. Silence, on a fait le tour de la question, elle doit faire ces trucs, on raccroche. Pas de fin, pas de suite, j’aimais la simplicité des rapports qu’on avait, j’ai été assez grand pour décider qu’on devait mettre fin à cette relation même si mon coeur disait « Je t’aime ». Avant de raccrocher, elle a dit « On peut s’appeler en fin de semaine! », c’est quoi ça! Je suis épuisé de la conversation, je veux dormir, je vais dormir.

Ce matin je vais bien, bien mieux si on compare à hier. Le processus de fin s’enclenche en moi, et plus de retour en arrière possible, quand je suis tombé célibataire je me suis dit que je voulais rien compliquer, trois mois que je suis dans cette relation, simple au début, maintenant un casse tête qui manque des pièces, encore une fois il faut que je deuil, il faut que je passe à autre chose, j’ai envie d’autre chose. Mes sentiments toujours présents discuteront avec ma raison et ensemble trouveront une façon de me remettre sur pied et d’aller vers de nouvelles expériences. Le présent c’est un cadeau qu’on doit vivre dans le présent, ça c’est ma mouman qui dit ça.





La confrontation

3 09 2008

C’est fait, l’appel est lancé. Je devrai confronter celle que j’aime, lui dire ce que j’ai à lui dire au risque de tout perdre. La question lancée ce matin « Est-ce que tu es bien dans ce que tu vis avec moi? » restée sans réponse pour le moment à tout déclenchée. Le minute passe comme des heures à me demander comment lui dire, quels mots utilisés pour ne pas l’effrayer, pour qu’elle comprenne vraiment ce que je veux dire. Laisser parler mon coeur est probablement la meilleure des alternatives car sinon ça ne sera pas naturel. J’ai l’impression de faire une gaffe mais beaucoup m’ont demandé « Tu lui as dit? Tu lui as écrit? » mais j’ai encore rien fait de tout ça. Pas encore. Mon coeur bat à toute vitesse simplement à y penser. Simplement de dire les mots sera une délivrance. Peut-être que d’entendre les siens sera souffrance. Mais vaut mieux avoir les idées claires plutôt que de tout s’imaginer sans vraiment avoir les vraies réponses aux questions que je me pose.

Dans quelques heures je serai fixé. Dans quelques heures, un poids sur mes épaules me quittera laissant place à d’autres émotions. La peine? La joie? Ça importe peu. Peut-être aurais-je un dur moment. Mais plus tard je me souviendrai des bons moments, je continuerai ma vie avec ou sans ailes. Repartant sur d’autre base avec un apprentissage nouveau qui me servira toute le reste de ma vie.

Le reste… c’est à suivre parce que la fin de cette histoire je ne la connais pas encore et je ne peux l’écrire seul.





À mort le deuil! (Partie 2)

25 08 2008

Bon, quelques jours depuis le dernier article qui fût quand même lourd. On a beau vivre son deuil, quand on parle des trucs qui nous ont touché je crois qu’on retombe dans le coté émotif du moment passé. La deuxième partie de cet article, c’est pour l’autre deuil, celui des gens qui demeure en vie. Il est facile de se résilier à la mort d’une personne quand on sait très bien qu’on ne peut plus rentrer en contact avec cette dernière. Mais lorsqu’on vit un deuil d’une personne vivante, c’est plus facile de rester accrocher et de tenter de revenir en arrière. Que ce soit d’avoir décider de faire une croix sur un ami pour X raison ou le cas le plus commun, celui de laisser une personne qu’on a aimé parce que la vie nous a menée vers des trajets bien différent.

Je fais un simple survol du premier cas, celui de laisser un ami derrière nous. Ca ne m’est pas arrivé souvent mais tout de même c’est déjà arrivé. Souvent on décide de s’acharner parce que les souvenirs, les moments passés nous rendent nostalgique. Il faut se rendre à l’évidence qu’un moment donné dans notre vie on se doit de couper les liens plutôt que d’envenimer la relation. C’est similaire qu’en couple à l’exception près d’un tantinet plus d’intimité en couple. J’ai toujours ces bons souvenirs et je crois que peut-être un jour la relation pourra reprendre, certain passade de vie font qu’on s’éloigne, le temps de vivre certaines expériences (la drogue dans laquelle mon ami était) pour un jour reprendre un chemin moins difficile. Je sais qu’aujourd’hui il a des enfants, sa copine, je suis content pour lui qu’il ait terminé ses « trip ». Je crois que je reste plus attaché au souvenir qu’à une relation actuelle possible.

L’autre cas, c’est plus délicat parce que personne ne le voit de la même façon. J’expliquerai quelques concepts qui régissent ma vie de façon générale. Je partage ici ma façon de penser qui n’est pas celle des autres, mais je vis bien avec ça et je suis ouvert à l’évolution de mes pensées. Premièrement je ne crois pas à l’amitié entre les gars et les filles. Beaucoup de gens y croient, beaucoup de gens veulent y croire. Je pense que une relation gars-fille ca finit toujours par aller vers une relation rempli de désir d’un coté ou de l’autre, sinon des deux. Souvent les filles (ou gars) qui disent qu’ils ont plein d’amis de gars (ou fille) ca cache souvent un désir ou une relation passé, une relation consumée, une passion cachée. Ça na rien de mal, si on s’entend bien avec une personne du sexe opposé, c’est parfaitement normal qu’on se demande si c’est la personne qu’il nous faut dans notre vie ou simplement un désir sexuel qui grandit parce que l’autre personne nous attire par tout ce qu’elle représente. En partant ce se fait, moi je n’ai pas de nombreuses amies de filles, souvent justement des relations passées et quand je regarde autour de moi, que j’interroge, c’est souvent le cas pour les autres aussi.

J’ai cette façon bien à moi de vivre le deuil qui fait que quand ça termine, quand ça fait stop dans ma tête, que je décide de prendre une décision de renoncer au couple, cette journée c’est vraiment la dernière. Je vis la mort du couple pendant le couple, c’est horrible à y penser mais quand la relation termine, je me pose des questions sur le pourquoi je me sens comme ça, qu’est ce que je peux faire pour régler la situation, j’en parle avec ma copine, on voit ce qu’on fait, s’il y a des actions possibles pour revenir au couple solide. Souvent, je sais très bien que quand cette question surgit, il est trop tard, le processus de fin est enclenché. Je suis fait comme ça, quand je suis en amour, je ne me pose pas de question sur le couple, des questions oui mais pas du genre « est-ce vraiment la personne de ma vie », je préfère y croire. Un peu romantique, passionné ou aveugle, j’ai peu d’expérience en couple. Mais du moins, quand tous les temps difficiles sont passés, que la décision est prise d’agir pour son bien personnel et aussi pour celui de l’autre, cette journée là c’est la dernière. C’est jamais facile ces décisions, c’est déchirant et pour moi c’est un point de non retour. Suis-je dur avec moi même ou les autres? Je ne crois simplement pas aux deuxièmes chances. J’ai tellement vu de genre se laisser, revenir, se relaisser, se revenir pour donner le même résultat qui était la décision initiale de mettre fin au couple. Je ne crois pas qu’on change foncièrement mais par dessus tout je crois que si on prend une décision aussi importante et cruelle que de laisser l’autre, je crois qu’il faut s’assurer que c’est la bonne décision qu’on prend, que toutes les options ont été tentées avant de prendre la décision finale. Soit ça ou que les gens sont foncièrement masochiste que d’aimer les ruptures et les tortures du coeur. C’est certain que je suis comme ça et que je trouve que c’est correct, c’est pas toujours facile parce que c’est encore une fois bourré de souvenirs et de sentiments, mais pourquoi pas faire comme dans le cas d’une mort réelle et pas vivre notre deuil et continuer en se souvenant des bons moments passés? Je trouve très difficile et même maintenant je tente de me tenir loin quand je vois que les sentiments de l’autre traine encore dans les émotions passées. Parce que si on ne prend pas le temps de guérir, on risque de blesser encore parce qu’on aura eu la tête dans le brouillard. C’est souvent ce besoin d’affection qui nous fait nous rapprocher des autres sans qu’on y pense vraiment à si on a fait notre deuil ou pas.

Je trouve que les gens devraient plus être à l’écoute de leur émotion. Le passé existera toujours et c’est clair que je ne veux pas non plus pas m’en débarrasser car c’est lui qui me forme, qui m’apprend tant de chose aujourd’hui. Même si les gens laissés en deuil d’amour survivent, je ne veux pas avec eux entretenir des relations amicales avec eux. Je laisse en bon terme n’est pas nécessairement synonyme de mes ex sont mes meilleures amies. J’ai eu une relation où la fille côtoyait tout les gars de son passé et ça n’a rien de plaisant de souper avec l’ex. Je n’ignorerai jamais une ex (relation ou copine) mais je ne courrai pas non plus après un lien que je ne veux pas couper parce que je me suis attaché pendant une période de ma vie à cette autre personne.

Mon passé est réglé, j’avance en gardant tous les apprentissages que j’y ai fait en tentant d’être heureux et laisser moi vous dire que ça marche assez bien! Mais c’est ma façon à moi de vivre mes deuils. Mon coté passionné m’empêchera malheureusement jamais de tomber amoureux d’une fille au passé pas réglé où je me casserai la gueule, encore… Mais ne vous inquiété pas, on est bien fait nous les êtres humains, on se relève toujours un jour.





À mort le deuil! (Partie 1)

20 08 2008

Je passe une semaine en dent de scie. L’important toujours c’est d’en rester conscient et de savoir pourquoi on vit ce qu’on vit, sinon on meurt. J’ai l’impression d’être en demi-semaine de deuil, où la vie est plus noire et plus lourde. Pourquoi? Je crois que les événements, discutions et sentiments qui remplissent ma vie me porte à beaucoup de réflexions. Une de ces pensées c’est le deuil. J’ai lu ou vu quelque part que le deuil était nécessaire à la vie mais qu’il n’avait pas de délai, de date de fin, d’expiration. Si on ne vit pas notre deuil pour un événement quand il arrive, cela s’accumule jusqu’à ce qu’on fasse le deuil d’un autre événement. Il semble que si on n’a jamais vécu de deuil de notre vie, un seul suffit pour tous les vivre. J’imagine que l’intensité varie selon le nombre qu’on a mis en banque. Ça c’était mon petit bout théorique, j’espère juste que ce n’était pas un rêve! Ce petit article je le dédie au deuil, pas seulement à la mort physique mais aussi à la mort des relations qui nous entoure, à cette façon bien à moi de les vivre.

Quatre ans, quatre mois, quatre jours qu’il est mort. Je crois que ça rend plus les gens mal à l’aise que moi quand vient le temps d’en parler. Les gens sympathisent ou deviennent mal quand on parle de mort d’un proche. J’ai vécu mon deuil de façon adéquate. Mais comment ca c’est passé et à quel moment? Probablement 4 mois après son décès. Mais bon repartons depuis le début. C’est la maladie qui a eu raison de mon père. C’est donc 4 ans avant sa mort qu’il eu le diagnostique du médecin qui lui disait « Monsieur X, vous avez le cancer » d’une façon glaciale. Mon père fût assommé (le mot est faible) et pourtant c’était un homme fort, faut croire qu’on trouve toujours un plus fort que nous. Donc pour abréger l’histoire je dirai que le reste c’est passé comme ça: opération, radio, chimio, radio, rémission (1 an), recancer, rechimio, reradio, rechimio et « Madame, il ne reste qu’un mois à votre mari à vivre! ». Madame?!?!?! Et oui mon père voulait pas le savoir alors il a autorisé le doc à le dire à ma mère et qui nous l’a dit. Donc quatre ans ont passés, mon père ressemblait à une petite bête de laboratoire quand il visitait le docteur à l’oncologie, à croire qu’il y a juste les riches et personnalités publiques qui guérissent de façon permanente, ça leur fait une belle jambe aux chercheurs d’avoir des porte-paroles connus pour financer leurs recherches (bon ok c’est un peu émotif mais j’y crois tout de même). Donc la chronique d’une mort annoncée arrivait donc dans notre famille.

Pour ceux qui croient que j’ai eu de la chance de le savoir un mois à l’avance qu’il allait mourir, détrompez-vous! Ça ne veut rien dire du tout. Au début les gens me disaient de lui parler, de tout lui dire ce que je voulais lui dire, que j’en avais de la chance. Je m’assoyais à coté de lui, à me demander que dire, à ne pas profiter du temps qu’il nous restait tout les deux. J’ai compris bien vite que les gens me trouvaient chanceux simplement parce que j’avais du temps. Du temps avant sa mort pour rattraper le temps pendant sa vie. Et bien figurez vous que j’en avais pas besoin, j’étais à jour avec mes parents et je leur disais pas mal tout. Donc j’ai arrêté de me faire du mauvais sang et j’ai passé du temps de qualité avec lui, jamais autant que j’aurais voulu parce que ce mois sembla une semaine où il dépérit rapidement et où le jour J moins quatre il rentra à l’hôpital, soins palliatifs, pour une durée indéterminée, quatre jours. Le temps que j’ai passé avec lui là-bas c’est deux journées, la première et la dernière. Où j’ai été fort et j’ai consolé ses frères, ma soeur, ma mère. Où j’ai eu le droit de lui dire seul à seul en dix minutes, la seule chose que je pus lui dire alors parce qu’avant je ne pouvais pas, souvenez vous qu’il ne voulait pas savoir sa date de fin de vie, mais à ce point il savait très bien ce qui l’attendait. Je lui ai dit « Papa, part en paix, ma soeur et moi s’occuperont de maman. Tu sais papa, je suis vraiment triste que mes futurs enfants ne connaitront jamais leur grand-père! ». J’étais là lors du dernier souffle, avec ma mère, c’est vraiment difficile ce moment, je suis presque certain que j’ai moi même sauté quelques battements lorsque c’est arrivé, je lui tenais la main. Après c’est la valse des larmes, les appels, les câlins de réconfort, les visites chez le notaire, chez le salon funéraire avec tout ce qui s’en suit. Moi je suis resté debout devant tout ça. Je n’ai pas vécu le deuil à ce moment parce que je me suis donner comme mission de supporter ma mère, ma soeur, enfin tout le monde qui en avait besoin à ce moment. Pour ceux qui croit que le chiffre quatre était sur-utilisé, j’en suis désolé, je n’ai malheureusement pas le pouvoir des faits qui entoure cette histoire.

Donc quatre mois plus tard, j’ai toujours pas vécu mon deuil, j’ai laissé le plus possible l’alcool de coté pour ne pas m’emmêler les idées, mais ça m’a frappé, comme ça : Dring Dring ! (c’est un téléphone) « Salut, je voulais simplement te dire que mon père aussi est décédé. ». C’était la voix de mon ex petite amie, qui venait elle aussi de perdre son père. Je ne lui avais pas parlé depuis le service de mon père. Parce que moi quand je termine une relation, je tiens pas à garder des liens d’amitié avec mes ex. J’ai pas envie de devenir un fantôme qui passe une fois l’an dans la vie de quelqu’un, mais ca j’y reviens. Donc, mort égal service funèbre où je me rends parce que j’appréciais beaucoup son père, sa mère, elle, sa famille. Je me rends et j’ai mangé le pire coup de barre dans le front de ma vie, retour dans les souvenirs, j’y ai probablement pleuré: ma rupture, son père et surtout mon père. Larmes en fontaine, en vrac, les lacs, les rivières, j’ai probablement fait augmenté l’action d’un grand fabriquant de mouchoir. C’était là que je le vivais et personne ne comprenait l’intensité du moment sauf moi. La suite? Le temps a passé, je pense souvent à mon père, je n’en garde que de bons souvenirs.

Le deuil, personne ne le vit de la même façon ni dans le même délai de temps. Moi je suis l’exemple de mon père qui a perdu quatre personnes de sa famille proche en une seule journée, Il faut vivre sa peine quand elle passe, comme on l’entend, mais après il faut continuer notre vie et allez de l’avant quand on est prêt en se souvenant toujours de ceux qui sont passé dans notre vie. C’est simple mais en même temps complexe de penser comme ça car quand on est dedans, on ne voit pas grand chose. Mais le temps passe!

Vu la longueur du texte, je ferai une deuxième partie pour ce qui est de l’autre style de deuil, déjà que c’est lourd… 😉





Fuck Ouch!

14 08 2008

C’est ce matin que ça fait le plus mal. Pourquoi? Souvent la fatigue nous fait devenir plus sensible. Une phrase qu’elle prononce et ça me rappelle le passé, pourquoi je focus pas sur le présent? Elle n’a pas à être celle qui ramasse mon silence parce que j’ai été affecté par le passé. Comme si ça pouvait se finir là!

Mais non, « appelle-moi! », qu’elle me dit par sms sur mon cell. Je l’appelle. Malaise parce qu’elle ne veut pas se sentir mal à mon égard et je ne veux pas qu’elle soit mal à mon égard. Je suis pris par mes sentiments, qui pour elle, grandissent. Je n’y peux rien, tout est parfait. Tout sauf le fait qu’elle est là et qu’elle ne veut pas vraiment de moi, du moins pas pour une longue période. Les heures sont comptées avant que le couperet me fasse rouler la tête qui est déjà un peu absente ces temps ci. À chacun ses besoins, les miens ne peuvent pas être comblé. Elle veut du simple, elle veut de sexe. Je lui donne du simple et du sexe. Je veux bâtir. En fait tout ce qui est dans nos têtes ce bouscule. Les paroles sortent de sa bouche et me lacère le coeur « Tu es amoureux? » … non je lui réponds. Quel mensonge, je tente de rattraper la balle en balbutiant un « Et si je l’étais ca changerait quoi? Il est vrai que je suis bien avec toi, que j’aime tout ce qu’on partage, que j’aime ta présence. » parce que justement ce n’est pas que du sexe, c’est une relation toute simple où les échanges intellectuels autant que charnels sont magistraux. Pourquoi je n’ai pas dit « Oui je suis amoureux » c’est la première fois que je vois une photo, sans voir plus de la personne, que quelques échanges courriels et que je me dis « Wow! », mais je garde les pieds par terre parce que je ne la connais pas. Maintenant je la connais « Wow! ». Quand affinités et timing sont de paire, tout peut arriver, là, il manque le timing. J’ai déjà écrit dans un courriel comme sujet « Pourquoi quand je fais tic tu fais tac? ». C’est triste tout de même. La réalité en plein visage. Mais cette discussion par téléphone je ne me souviens pas comment ca c’est terminé. Probablement en fuite mal à l’aise vers un espace de mon cerveau ou ce trouvait un sujet bidon. Mais le seul truc que je suis sur, c’est que la défense de la fuite c’est enclenchée pour une raison de non retour. Non retour sur les sentiments qui m’habitent. Malgré les presque 3 semaines de fréquentation (je sais, c’est peu) il n’y a que 3 jours que nous n’avons pas dormi ensemble. Semble que ca voulait dire quelque chose que pour moi même si ce n’est pas souvent moi qui initie la démarche. Je finis par raccrocher, coeur serré et l’envie de fumer, pleurer, m’enfuir. Pourquoi c’est comme ça? Probablement parce que je dois encore apprendre beaucoup sur la vie. Probablement parce que la vie me montre ce que je veux vraiment, elle mais avec le timing. Ça n’arrivera pas malheureusement.

Le reste de l’après midi, j’ai pensé. J’ai pensé que c’est vrai au fond que je ne recherche pas ce genre de relation dans ma vie. Je me suis fait prendre à un jeu auquel je n’ai aucune aptitude sauf celui d’être moi, sauf celui d’être là pour elle. On c’est créer un confort bien à nous et on s’y retrouve fréquemment. Je sais que la meilleure façon de m’en sortir c’est de mettre un terme à cette histoire. Mon être tout entier n’est malheureusement pas capable de se dire simplement… en attendant, car quand je suis avec une personne je ne peux pas être avec une autre. C’est simplement fermer une porte et rêver, croire en dieu, croire en l’impossible et remettre cela entre les mains de quelqu’un qui ne fera rien. La seule personne qui peut agir c’est moi et je dois mettre fin à cette histoire. Je suis séparé en deux parce qu’une partie de moi aime, l’autre raisonne.

La journée en temps que tel c’est déroulé comme à l’habitude, des échanges de mot, de désir, de plans pour la soirée. On se voit encore ce soir et ma tête crie « Pour une dernière fois ».





Attentes

4 08 2008

Les attentes et non l’attente… le concept le plus difficile à gérer autant pour nous que pour les autres. Chaque petite décision que l’on prend en génère, chaque parcelle de notre non verbal aussi en génère! D’où cela vient et à quoi cela rime? Un principe qui ne fait que compliquer les relations avec les autres. On en a tous même si on tente de crier le contraire, on se cache derrière des paroles qui ne sont en fait qu’un voile sur la réalité.

D’aussi loin que je me souvienne, les attentes sont présentent parce qu’elles ont été conditionnées par notre évolution et notre éducation. Que se soit nos parents qui nous donnent de l’argent de poche quand on fait des petites tâches ménagère ou qui nous complimente quand on fait un bon coup à l’école. On fuit les coups de pieds au cul avec les attentes. On tente de reproduire ce qui nous propulse vers l’avant, ce qui nous valorise. Mais avec le temps on devient des généralistes, des gens qui tentent de se simplifier la vie en se disant que si c’est arrivé comme ça une fois alors c’est immanquable que ça arrivera de la même façon dans un contexte similaire. Baliverne! Ça rend le tout encore plus complexe. Notre propension à nous bâtir des perceptions fait en sorte que l’on tombe dans le piège à chaque fois. On se base sur du non dit pour comprendre les situations ou les relations. Mais où tout ca mène si ce n’est qu’à être dans le tord? Qui gère vraiment les attentes? Et le fait on de la bonne façon? Je crois que de gérer les attentes mènent souvent au déplaisir des gens, surtout s’il n’est pas fait de façon ponctuelle. Si on tente d’éclaircir toute situation dans le but de gérer les attentes, ça apporte un petit désagrément chez l’autre.

(Parenthèse inutile…. J’écris mes articles quand j’ai le temps… là il est 13:19 et j’ai commencé à 10h00 ce matin. J’ai 2 bières et des attentes gérés de plus que quand j’ai commencé… le discours sera t’il le même)

Alors je vous dis comment je fonctionne, c’est stressant, parfois troublant, mais je vous assure d’une chose, c’est efficace parce que ca attire le respect des gens avec qui on est franc et avec qui on gère les attentes.

(Parenthèse inutile 2…. 3 jours plus tard… on verra que le temps fait changer les attentes)

La phrase avant la parenthèse deux était un rêve je crois, maintenant que j’ai tenté de faire la part des choses, j’ai mangé le coup de planche « din » dents. J’essais de le faire le plus possible, surtout en milieu de travail parce que le travail, c’est clair, ton boss te donne une chose à faire, tu la fais, il est content, il te redemande de quoi, tu le fais et ainsi de suite. En situation relationnelle c’est une autre histoire. J’ai l’air de quelqu’un qui tourne autour d’un pot sans fin.

Donc en clair voici: Je ne sais pas si je suis seul comme ça mais je traine mon passé. Quand je vous parle de passé je vous parle pas de mes anciennes relations parce que lorsque je parlerai de deuil vous allez comprendre que je fais bien mes deuils et que j’avance dans le deuil en paix dans chaque jour que je vis. Non je reste accrocher au foutue déception, établissant sans cesse des liens qui n’existe que dans ma tête, c’est eux qui génèrent mes attentes. Là, maintenant, j’ai beau pensé, rêvé, désiré une femme, j’ai une peur bleue que le retour du pendule ne soit pas positif. J’ai l’impression d’être pris au piège comme un rat de laboratoire à tenter de comprendre ce qui se passe. Et si ce n’était pas ça la vie, si c’était simple et que c’est nous qui nous en faisions avec tout? Peut-être que c’est juste moi. Certain me diront, allez fonce! D’autre me diront, prend ton temps y a rien qui presse! Ou encore tu lui en as parlé? Mais y a pas de recette magique sauf le fait suivant, personne ferait la même chose, donc personne pense la même chose! Alors pourquoi je me trouve là, à généraliser une situation, à rêver de demain au lieu de savourer pleinement aujourd’hui? Probablement cette peur qui m’habite, celle de me faire blesser, celle que tout ça cesse! Les fois où mon coeur c’est ouvert au grand jour pour révéler mes sentiments, je me suis rapidement retrouvé seul. Je ne regrette rien, loin de là, mais c’est toujours très douloureux. Je crois que ce que je ressens c’est la vérité, je crois que ce que j’ai vécu se reproduira, comme un hamster dans sa roue, ca ne fait que tourner que ce reproduire, comme si j’avais eu un renforcement négatif par mes expériences passées. Ce n’est pas tout à fait mauvais pour un rêveur, ça aide à garder les pieds au sol.

Tous les signes me disent que la personne que j’ai rencontré est bien avec moi. Je sais pas comment faire disparaitre ces nuages qui m’empêche d’être ce que je suis et ce que je suis sera surement ce qu’elle appréciera le plus de moi. Pour l’instant les dialogues ne sont pas cohérent avec les gestes, est-ce là le secret des nuages?

Je parle d’un cas particulier, mais ce que je peux dire en terminant, c’est que c’est souvent comme ça. Nos attentes nous donnent des visions faussées de la réalité que l’on tend à faire réaliser à force de ce les passer en revue jour après jour. La peur nous prive de ce que l’on est vraiment et si nous ne sommes pas nous même, les attentes ne sont simplement pas généré pour la bonne personne, soit un nous-peur plutôt qu’un nous-nous. Et que ce soit en amour ou avec les amis, l’important c’est d’apprendre ou de prendre le temps de savoir ce que l’autre veut, comment il fonctionne et de s’assurer que tout ca est clair. J’ai tellement l’impression que ce texte ne l’est pas! Au moins ça fait du bien de lui faire prendre l’air.