Invincible ou super-héro

2 11 2013

C’est l’Halloween… faut se poser la question. Mieux vaut être invincible ou super héros…

Vaut mieux avoir l’impression de se réaliser ou celui d’être à l’abris de tout?

Je peux geler un lac mais me faire brûler… et si il ne pouvait rien m’arriver

C’est triste de n’avoir aucun impact.

Il est triste de mourir.

Une vie sans saveur ou une mort sans gloire.

L’univers ne vaut que l’importance que je lui donne…

Je t’aime!





Deal with it… (arrange toi avec!)

8 10 2013

C’est comme un sprint sur place. Une tête qui achève de penser. L’ébullition en lambeau. Trop de mots. Pas assez de doigts. Deal with it. On prend pas le temps. On ne sent plus le vent. On attend. Doucement le temps d’une vie on arrête, puis on a encore envie. Deal with it. Je n’ai plus de mot pour mes sentiments. Je n’ai plus de sentiments pour mes maux. J’observe. Silencieux. J’attends. Le calvaire de temps. Je suis même plus capable de me botter le derrière, pas qu’il est trop gros, mais je garde mes énergies pour autre chose. J’ai plus l’impression d’être Live. Deal with it. Décaler, d’un pouce, d’un pied, d’une tête. J’ai eu oui dire que j’allais bien. Pause. Rewind. Play. La même chose. Deal with it. J’ai décroché de ma vie, de la vie, de moi. Ça fait du bien. Les mots me manquent. Comme les vieux amis qu’on ne rappelle plus. Par paresse. Par manque d’intérêt. Par différence. Par chance. Deal with it. Je suis là là. Maintenant. Cassant le silence. Me cassant la tête. Je n’achèverai jamais l’oeuvre d’une vie. La vie d’une oeuvre. Les mots me manquent. Ils ne sont pas morts encore. Les mots mordent mollement mon absence. En silence. J’y pense. Et maintenant… Arrange-toi avec.





Souvenirs fragiles

26 05 2013

La lumière blanche pénétrait la chambre simplement pour l’illuminer, en partie, des rayons blancs jusqu’à cette boite toute brune dans un coin appuyée contre la bibliothèque. Le faisceau semblait souligner les lettres toutes noires de caractère gras qui formait les mots SOUVENIRS FRAGILES. Les lettres jamais défaites comme cette boite dans ce coin, des lettres qui renfermaient tellement toute la vérité du monde, un pléonasme vicieux qui force un retour en arrière. Un retour en arrière comme il en existe sur tout les claviers de la terre, un retour en arrière qui efface ce qui s’était passé avant. Des souvenirs fragiles. N’ont-ils pas toujours ce talent? Hier passe si vite que demain l’est devenu. Que sont devenus mes amours, mes amis, mes idées et mes aventures? Tous ces voyages, passé à penser pourquoi j’allais si loin pour me retrouver. Tous ces bras dans lesquels je me suis blotti, maman, amie, chérie… essuierais-tu ces larmes, car je ne me souviens déjà plus de cet hier fragile qui caressait ma joue encore innocente du revers de la main, où était-ce cette main de devant qui heurtait ma joue d’adulte violemment? Ces souvenirs effacés, transformer par le temps, le vent, les gens qui sont passés par après, simplement pour brouiller les cartes, ou ce ruisseau clair dans lequel je voyais le fond. Maintenant tout se confond, le sourire aux lèvres, je tente de me souvenir doucement d’hier, de comprendre pourquoi tout a été si vite, où je me retrouve aujourd’hui. Qu’est devenu le petit garçon qui faisait tout inconsciemment, par instinct? Je crois qu’il se réveil doucement, après avoir dormi, rêvé, pensé que la vie n’était que de longs souvenirs fragiles.





Au loin

14 05 2013

J’imprime la déprime sur des circuits imprimés, minuscule et collée, par millier. Mes mots s’entrecoupent et se découpent comme les poignets de mal aimé. Je colle au silence, comme une virgule qui s’étire, je ne sais plus trop sourire. J’ai le point trop final, trop jeune, trop lourd, je serre les poings et je vomis à mon tour. Tout est trop calme, tout est trop lourd, toute l’insipidité d’un être âcre qui jette l’encre devant une page blanche. Les nuages sont plus noirs que mes pensées, mais la mer beaucoup moins trouble. Je m’arrête sur le quai, j’ai oublié de partir. On ne m’a pas attendu, on ne m’a pas demandé si j’allais, où j’allais. Si on me l’avait demandé, à cet instant précis, je n’aurais de toute façon pas su quoi répondre. Le résultat aurait été le même, je suis là. Les saisons s’enfilent, l’une derrière l’autre sans un mot, seul l’extérieur peut vraiment nous dire où on en est. Et même là, même la température ne semble plus sûre de ce qu’elle est. Je me suis assis au milieu de cette glace, au loin, le plus loin de cette ville, dans laquelle je ne ferai plus surface. J’attendrai patiemment que le temps change, que la glace me cède sa place.





La veille

14 05 2013

Ses mains chaudes m’ensorcellent à chaque fois qu’elle les pose sur moi, comme un remède grand-mère qui guérit toutes mes blessures. Ses yeux se posent sur moi, doucement, me lançant un sourire parfois accompagné de ses lèvres. Ses lèvres s’entrouvrent doucement, faisant place à sa voix, son rire ou encore mieux un baiser. Dehors, il neige à plein ciel et son envie de noël fait renaître le mien. Le temps passe et le vide comblé de sa présence m’enchante.

C’était un 18 décembre…





Une question

14 05 2013

Je m’effrite doucement, sans un mot, car même les corbeaux broient du noir. Je ne me suis pas trop demandé pourquoi, parce que je le savais. Je savais que je ne savais pas ce que tu pensais de moi, j’ai pensé que je pourrais te poser une question, une question qui engloberait toutes celles que je pourrais te poser, simplement pour avoir toutes les réponses. J’ai regardé dans les mots que je connaissais, j’ai tenté de les mettre ensemble, un à un juxtaposé pour enfin te la poser. J’ai voulu provoquer le bruit dans tes silences, aucune chance, te faire dire ce que j’aimerais entendre, comme tu le dis, ça ne reste que des mots, couvert de tes silences. Comment me trouves-tu? Tu me trouves beau? Drôle? Intelligent? Sensuel? Toutes ces questions ne répondent en rien à ce que j’aimerais savoir de toi sur moi, je suis couvert de silence. Que suis-je pour toi? On s’y rapproche, on y touche déjà un peu plus. J’ai l’impression d’être là, juste là, oasis du passé qui ne fait que patienter pour quelque chose que je ne m’explique pas. J’aimerais que ça vienne de toi cette fois, laissons faire les questions, les opinions, les silences, juste des mots pour rassurer ce vide que je ne comprends pas que je ne veux pas voir à la force du temps qui passe. Toute histoire différente est un peu pareille à la précédente. Je comprends les secrets, la position dans laquelle on se trouve, il y a quelque chose d’intéressant, d’excitant. Quand il ne reste que toi, que moi devant toi, c’est encore un secret que tu gardes pour toi. J’ai l’insécurité présente devant cette phrase latente, cette phrase qui ne vient pas de toi, que je ne veux pas forcer, que j’aimerais entendre simplement parce que le temps passe, parce que toi tu passes et tu ne t’arrêtes pas. Es-tu prête à avoir quelqu’un dans ta vie? Suis-je là maintenant parce que tu ne sais pas pour plus tard? Mes mots t’ont fait peur, tu ne t’y attendais pas, tu n’étais pas prête à les lire, les entendre. Je rumine, je m’épuise à pouvoir de dire, je ne me répète plus, fatigué d’un silence. Je marche sur des oeufs comme si mes paroles étaient pesées, je ne suis plus moi, je suis hors de moi. J’ai la nausée périodique due à ce vide de mots, vertige du verbe, je ne fonctionne plus à mon juste niveau. Pourquoi as-tu peur des mots? Ne sont-ils pas simplement le reflet de ta pensée, de ce que tu ressens? Peut-être ne ressens-tu pas ce que j’aimerais que tu ressentes pour moi? Ça y est j’y suis… Est-ce que tu m’aimes?

C’était un 12 février…





À quel moment?

11 04 2013

À quel moment je me suis littéralement oublié, à quel moment je me suis cérébralement abandonné. J’ai oublié où allaient mes mots, je me suis concentré à remâcher mes maux. Je ne sais plus écrire, j’ai oublié avec le temps, comme on oublie lorsqu’on était enfant, que seulement cinq petites minutes nous faisaient oublier n’importe quelle dispute. Mes doigts engourdis prennent et reprennent des chemins si souvent empruntés, mais maintenant oubliés. J’ai oublié comment on faisait, j’ai oublié comment ton nom s’écrivait. J’ai pensé longtemps que le temps allait avoir raison de moi, plutôt me laisser mourir, doucement, pour ne pas vivre une fois de plus un déchirement. Je me suis même pratiqué à ne plus respirer, je me suis étouffé, douloureusement, j’ai compris qu’en bout de compte ce n’est pas ça que j’avais envie. Maladroitement, mes mains sont revenues toucher ces lettres, amies, tant de fois caressées simplement comme on s’assoit pour voir le temps passé. J’ai laissé l’air entrer dans ma cage thoracique avec douleur, j’ai senti la vie qui reprenait sa place. J’ai regardé où j’étais, qui j’étais, où j’allais, tout s’est replacé comme avant que je l’aie abandonné. J’ai eu envie de mordre dans ce que je me suis privé, de peur de déplaire, de peur d’être mis de coté. J’ai envie d’être moi, de ça et de toi. J’ai envie de vie, de mots, d’air et que tu sois ici. J’ai envie de cette différence qui nous fait grandir, j’ai envie de te dire que tu me fais plaisir.





Dollars d’argent, étoiles dorées

23 01 2013

Ça faisait quand même un temps que j’étais là. J’avais la tête qui ne reconnaissait plus le nord, plus vraiment de point de repère en fait. Des jours, des mois… voir des années, je ne sais plus vraiment, quand tu étais là, tu m’orientais, tu me remettais les pieds sur terre, tu m’attachais, m’enlaçait, sans arrêt. Je sentais le temps passé, doucement, sur ton visage, parce que je te faisais trop sourire, j’aimais ça. Là, la solitude du temps qui pèse m’écrase dans ma cellule, seul vaisseau pour je ne sais où. J’ai appris à me comprendre, à te pardonner de ne pas être là. En fait, ce n’était pas ta faute, je n’avais pas de place. J’ai pris un calepin en guise de toi, un crayon, pour t’écrire des lettres que tu ne liras peut-être pas, je ne sais même pas si je te reverrai. Tu sais que je suis parti sans un autre choix que celui-ci. Je devais partir, c’était peut-être mon unique chance. Seras-tu là à mon retour, reviendrais-je? Ici tout est vaste, tout est vide, tout est noir. Tout est comme moi en fait, j’ai l’impression d’être fait pour cet espace. On ne m’a pas dit vraiment où je m’en allais, mais j’ai toujours voulu, c’est ce que je disais quand j’avais cinq ou six ans, je veux être astronaute. De toute façon, je ne les aurais pas compris, moi le russe, je ne connais que les Da, Niet et autres composants de salutation simple souvent lier à l’alcool. J’ai pris en cachette les dollars d’argent appartenant à mon père, je les ai mis dans ma poche, sous ma combinaison. C’est en fait celles qu’il m’a laissées en quittant lui aussi, pour son voyage, je ne sais pas si je le reverrai un jour, ma nièce disait qu’il était la lune, je ne l’ai pas vu. J’ai arrêté mon voyage, à quelque reprise, le temps d’une pause, de refaire les ravitaillements dans les différents points d’ancrage éparpillés dans une galaxie qui est beaucoup trop vastes et en voie de développement. Chaque fois que j’ai arrêtée, j’ai déposé dans l’espace un dollar d’argent, en suspend dans l’univers, bien placé pour que le soleil y reflète, bien en place pour que tu puisses les voir. J’ai pris la peine de viens les polir avant de partir. Le soleil sur de l’argent, une étoile dorée pour toujours de regarder, pour que tu saches que je pense à toi, pour que tu saches où je suis, à jamais dans l’univers. Quand quand je prends ce temps pour t’écrire, j’ai l’impression d’être avec toi et je m’ennuie terriblement.

Sujet : Vous êtes un astronaute, décrivez votre journée parfaite.<

P.-S. Pour une meilleure compréhension, lire en prenant en considération que le narrateur est mort.





Greedy green

5 01 2013

C’est dimanche matin, le soleil perce la maison par toutes les fenêtres. J’ai juste envie d’une chose, un café. La cuisine inondée de lumière me laisse voir ta silhouette tu es déjà debout, comme toujours avant moi. Je tente de te regarder, mais à contre-jour je ne vois que tes mèches qui s’étendent dans toutes les directions, on dirait que ta nuit a été difficile, j’ai ronflé? Je prends le temps de préparer le café, je sais que tu n’en bois pas, je te verse un verre d’eau pour te l’apporter au bout de la table. Ton allure jaunâtre ne me laisse pas de glace, qu’est-ce qui se passe? Tu es malade? J’ai pris le temps de bien te regarder, ça t’arrive parfois d’être ainsi, mais jamais complètement, je t’ai manqué d’attention? Tu sembles vouloir me quitter, te laisser allez, toi qui était au début si rayonnante, pleine de vie, parfaite. Je sais, je t’ai accordé un peu moins d’importance dernièrement, j’ai la tête ailleurs, j’avais pourtant dit que je ne te laisserais pas tomber, que j’allais être là pour toi, chaque jour, chaque semaine. Tu étais la preuve que je pouvais m’occuper de moi, de m’occuper de quelqu’un d’autre aussi. Au début ça allait si bien, tu te rappelles, il y a un an déjà que tu es entrée dans ma vie. Je prenais le temps, je te regardais, te parlais pour que tu ne t’ennuies pas, pour que tu saches que je m’occupais de toi. Je sais après, il y a eu l’autre, ce n’était pas sérieux cette histoire, je sais que tu l’as peut-être pris mal, mais je ne voulais pas te blesser, je voulais me tester, un peu, me prouver que d’être capable de m’occuper de toi, ne voulait pas dire que je ne pouvais pas m’occuper d’une autre en même temps. Je vois que c’est pas le cas, tu réagis bien mal, je n’ai pas pris le temps de t’expliquer, tu es la première, la seule qui m’importe, l’autre, voir les deux autres qui sont entrées après toi n’ont pas la même signification que toi, je sais que c’est difficile à comprendre, mais je te le jure que c’est vrai. En plus la troisième, j’ai dû payé pour l’avoir. Ce n’est pas dans mes pratiques habituelles, je préfère quand on s’offre ce genre de chose. Si tu restes avec moi, je promets de me consacrer à toi, de te redonner l’attention que tu mérites, celle du début, donne-moi une chance. Je ne peux pas vraiment laisser partir les autres, je me sentirais un peu mal, tu comprends, j’espère que tu peux comprendre. Tu signifies tellement pour moi, t’as été le début, je ne veux pas que tu sois la fin, si vite, je veux que ça dure, que tu restes, tu es si belle dans ses rayons de lumière. Ne perds pas ton sens, le sens que tu as pour moi, le sens que je t’ai donné, le lien qu’on a pris le temps de construire. Ne sois pas une preuve de plus qui démontre la fatalité de ce que l’on a bâti. Peut-être te sens-tu à l’étroit ici, depuis le temps? Je pourrais te donner plus d’espaces, plus de liberté pour t’épanouir, je suis prêt à t’entendre, à te donner ce que tu as besoin, mais s’il te plait, parle-moi, donne-moi un signe. Je n’ai pas envie que tu meures ainsi, que ton nom ne représente qu’un souvenir, que la nostalgie se mêle à la mélancolie. Saudade d’un Money tree.

Sujet: Une plante d’intérieur est en train de mourir. Dites-lui pourquoi elle a besoin pour vivre.





Ça goûte amer….

5 01 2013

Oui le pire repas que j’ai mangé goûtait ta mère… je suis désolé de te l’apprendre ainsi, c’était l’Action de grâce et je croyais que tout était pardonnable, pardonné… Depuis le premier jour où elle m’avait rencontré, je me disais simplement qu’elle me regardait d’un air avide, d’un air affamé, simplement pour mieux me dévorer. Au début, des yeux que je croyais inquisiteur, questionneur, approbateur. Ce soir-là je compris le contraire, comme obligé de me plier à la vie, obliger de me plier à ce que j’étais pour toi. Quelle erreur, remplacer le bonheur d’une soirée pour ta mère pour une vie avec toi! Il semble qu’on est maître de nos destins et que moi j’ai échoué, lamentablement. C’était l’Action de grâce tu étais là à mes cotés, sans un mot, ta mère me fit un signe, délicat de la tête simplement pour m’inviter à la suivre en haut. Dans mon innocence je la suivis, sans un bruit, au haut de l’escalier. C’est fou comme dans ta famille, rien ne se voit, personne ne remarque, on dirait que tout le monde s’en fou un peu, surtout ton père, les yeux rivés sur la copine de ton frère. Mes pas dans les escaliers sonnaient faux, chaque marche que je montais était une erreur de plus qui s’ajoutait à mon ardoise. L’impression de monter l’Everest sans en connaitre la satisfaction finale. J’arrivai dans cette pièce remplie de lumière, de plantes, d’un divan. La salle de lecture de ta mère. Je me demandais ce que je faisais là, sachant très bien ce qui allait se passer, ou en fin la raison, mais espérant toujours autre chose. Ta mère marchait de reculons pendant que j’avançais aussi de reculons. Elle fit tomber sa culotte le long de ses cuisses, releva sa jupe et s’effondra sur son divan de lecture, les jambes bien écartées. Je ne pouvais plus vraiment reculer, connaissant les talents manipulateur de ta mère et la situation de non-retour dans laquelle je me trouvais. Je n’avais qu’une chose à faire, m’agenouiller et prier pour que ce moment passe, le plus rapidement possible. Quitter pour un autre endroit dans ma tête, pour ce qu’on appelle notre « happy place ». C’est avec rigueur que je m’appliquai à ma tâche, en attendant de partir, attendant qu’elle vienne. Je ne peux pas vraiment dire ce qui c’est passé, comment ça c’est terminé, comment j’ai pu redescendre vous retrouvez sans me faire questionner, sans que ça ne paraisse. C’est quand même le pire repas de l’Action de grâce que j’ai eu de ma vie. Je voulais juste t’en parler, te l’écrire pour enfin m’en libérer et espérant effacer ce moment de ma vie.

Sujet : Le plus mauvais repas de l’Action de grâce