J’ai arrêté de fumer…

19 12 2010

Je n’ai pas eu vraiment le choix, c’est arrivé comme ça, sans que je demande rien à personne, il faut dire que la grippe n’a pas aidé. C’était un mardi, j’avais de la fièvre et je voyais bien que je ne pouvais pas continuer à m’envenimer l’existence avec ces petits bâtons chimiques. Y a des fois, on ne se bat pas, même si c’est pas un choix qui a entrainé la décision, la résultante ne reste sans qu’on ait vraiment besoin d’y revenir.

J’ai aussi arrêté d’aimer. Ça aussi ce n’était pas un choix, c’est arrivé comme ça, au lendemain d’un cauchemar trop longtemps mâchouillé. Comme ces bâtons surmontés d’un bonbon, une espèce de papier bien enrouler sur lui même, qu’on garde bien humide entre nos mandibules, jusqu’à ce qu’on se rende compte que finalement ce n’est pas bon, qu’on le recrache et qu’on recommence.

Quelqu’un a éteint le feu, cette petite flamme qui doucement brûle, qui doucement consume la rencontre la plus simple que l’on peut faire. La seule chaleur qui me reste, mes mots, bien souvent oublié un a un dans ma tête, dans l’espoir de plus revisiter ce qui a déjà été. Pourquoi ai-je fait payer les autres de ce que j’ai souffert? Bien contre mon gré, j’ai essayé, mais essayer ce n’est pas naturel. Quand j’ai atteint la fin de la mèche, personne ne m’en avait parlé, personne n’avait vendu la mèche, quand c’est terminé, on revient plus en arrière. J’ai l’impression que mon coeur libre de tout s’est simplement fait emboiter le pas dans du cannage, sinon il n’a pas survécu à ce carnage. Des mille coups d’épée aléatoirement donnés, Goliath est décédé, du moins je le crois sincèrement, depuis deux ans je cherche son corps pour m’en assurer. Peut-être je me le suis caché pour simplement le laisser récupérer.

Je suis dans le vide, le vide dans moi, le vide comme si je ne connaissais plus ce qui avait déjà existé, que je devais tout réinventé. Dans cette solitude, je ne peux plus chercher ce que je ne connais pas. Ni heureux, ni malheureux, mon coeur suit simplement mon corps, ma tête a tué mon coeur, mon coeur où es-tu? Livide dans ce froid qui s’étend autour de moi, seuls mes pieds se réchauffent, un peu, quand doucement d’une main, on touche mes cheveux. Cette main connue, celle qui me rendait me même réconfort les années où j’étais enfant. Je laisse tout allez, tout s’en aller, s’en m’en occuper.

À l’aube d’une année 2011 différente, je regarde ce qu’il me reste, les rêves que je caresse ne font pas partie de toi, ne font pas partie de cette nature qui doucement se dénature avec le temps, l’usage, le vent et ce que j’ai déjà appelé l’amour. Blasé dans mon blazer, coude sur table et mains sur joues, je n’ai même plus de larme pour exprimer ce que chez moi on a brimé. J’ai laissé m’emporter mon être parce que je me suis oublié. Je tente maintenant de me souvenir, de me soutenir.





Du café à la bière

5 12 2010

Je suis passé du café à la bière et j’aurais dû simplement me taire. Me terrer dans un coin et cesser de parler. Mes maux n’ont plus d’impacts, n’ont plus de sens, n’ont plus d’innocence. Je me suis tu à toute tête de tout mon être. Je suis bête. De ce qu’éveille en moi un café bien tassé, j’ai préféré me retourner vers le houblon doré. Plutôt que de me tenir éveiller, j’ai tenté de m’endormir, sans rien dire. Sans comprendre d’où j’étais venu, je me suis étourdi un instant de plus. Et le paysage ne fait que passer sans cesse sans s’arrêter. J’ai mal au coeur, de blessure, d’ivresse, d’un manque de tendresse. D’une main dans mes cheveux, je veux. Mes larmes sonnent l’alarme et tombe sur le sol dans un vacarme. La neige à côté de moi n’a rien de froid. Ma tête veut exploser, se décomposer, donne moi un baiser. Un seul pour m’endormir, me consoler, pour alléger ma tête qui ne cesse de penser. Mais qu’ai-je fait ce matin-là en me levant. Devrais-je prier, je m’en prie, je ne peux plus en prendre. Je ne suis pas seul dans mon désespoir. C’est probablement ce qui me tient là, en vie, encore, devant moi. J’ai pris le temps de me perdre un instant, trop longtemps et mon être s’en ressent. J’ai besoin de ma famille, de mon chez-moi, de toi, mais surtout de moi. Mais je ne me trouve plus. Ai-je trop demandé? Ai-je ambitionné à un moment où je n’ai rien donné? Il est maintenant trop tard, comme si de ma vie, je n’avais plus envie. Le temps tourne, je le regarde, le temps m’imprègne à la tête. J’ai trop aimé, trop appris, trop conquis. J’attendrai que tout cela passe, le regard perdu dans une pensée où personne ne me trouvera. J’ai blessé, trompé, compris, que je ne suis pas là où je devrais être aujourd’hui. À quel moment je me suis trompé, où ma route a bifurqué de ce dont j’ai toujours rêvé? Est-ce hier, victime de demain, sans lendemain. Je me suis fait mille promesses que je n’ai su tenir ou je n’ai su me retenir. 3 fois le corbeau a chanté et je l’ai encore oublié. J’ai tenté de ne rien perdre en m’accrochant à tout, mais en n’ayant jamais assez de bras pour que ça fonctionne bien.  Qu’est-ce qui m’attend demain? Encore noirceur ou chagrin, cette fois ci bien à cause de moi, car je ne laisse plus personne me rejoindre. J’attendrai de digérer, ma bière par petites gorgées. Un jour on m’arrachera ce pourquoi j’ai écrit tout cela. J’écrirai mes plus belles histoires d’amour, celle dont je me souviendrai toujours, celle qui encore en tête je savoure.





Mes nuits

5 12 2010

6 décembre 2009 (Ailleurs)

Minuit! Mes nuits sont courtes, sombres, éveillées. Je jongle avec mes idées comme un clown qui veut impressionner. La seule personne que j’impressionne, c’est moi. Je suis là et je ne bouge pas, physiquement, mais dans ma tête un torrent d’idées coule sans arrêt. Je n’ai pas de temps d’arrêt, ma tête ne cesse de jongler avec le temps, avec les gens. Je pense à ceux qui ont toujours été là pour moi, je pense à ceux qui veulent mon bien, je suis si loin, si loin de ce qu’il souhaite pour moi, si loin de ce dont j’ai envie pour moi. Je m’égare l’air hagard, dans cette vie qui m’est donnée et dont je ne prends pas soin. Où vais-je? Entre un boulot bien triste où je sers un égocentriste et une histoire d’amour souvent trop triste, je tente de trouver le bonheur. Je me concentre sur mon travail, pour le moment, car je n’ai pas l’énergie pour fuir ce que je vis en amour. J’ai envie de crier ce que je veux, je sais que ça fera fuir celle que je veux. Je l’adore et pour le moment, je trouve dans ses bras un peu de réconfort, je n’ai pas peur de la solitude, j’ai simplement l’envie de moi, d’être celui qui trop souvent sommeil en moi. Si la vie est une question de balance, de synchronicité, je ne dois pas rester ainsi, provoqué les choses maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Trop tard pour moi, trop tard pour elle, pour celle que j’aime. Si ce que je suis, si ce que je fais, elle n’est pas capable de l’accepter, je ne peux seulement pas continuer. J’ai la grandeur d’esprit d’accepter les gens tels qu’ils sont, sans jugement, sans reproche. J’en demande simplement autant. Le temps rapide passe et me laisse en place, à moi de me déplacer avec lui, car je ne peux que grandir à ses cotés.





Elle

5 12 2010

6 décembre 2009 (Ailleurs)

Elle, c’est celle qui fait battre mon coeur, c’est elle qui lui donne ses couleurs, c’est elle qui lui fait vivre ses douleurs. Elle ne comprend pas pourquoi c’est ainsi, car je suis ce que je suis et je ne peux pas me rendre à l’évidence, je suis sensible à tout ce qui m’entoure. D’un lointain désir de l’un pour l’autre, c’est bâti une relation qui nous est propre. Elle m’aime, je l’aime aussi, dans l’univers qui est le nôtre, à huit clos, entre nous. Quand dans la jungle nous sortons, je perds tout mon sens, si je suis là ses doux regards m’envoutent, si je n’y suis pas, je doute. Je ne doute pas d’elle, mais des autres, car les autres ne savent pas. Les autres ne savent pas qu’elle et moi… tu sais, on s’aime. Personne ne sait, personne n’en parle, beaucoup s’en doute. Comme un besoin de liberté, elle parcourt des hommes dont les yeux s’illuminent quand ils la regardent. Elle est belle, brillante, elle a tout pour elle. Elle ne veut pas perdre ce lien privilégié d’amitié avec tous ces gens, tous ces hommes flatteurs qui se bousculent pour lui faire la cour. Moi je regarde, je me pose une seule question, pourquoi. Je n’ai pas envie qu’elle cesse ces amitiés à la volée, éparpillées ici et là parmi le monde qu’elle côtoie. Je veux simplement que tout soit clair, pourquoi elle cache cette relation avec moi? A t’elle besoin d’être disponible? Que suis-je pour elle, sinon que l’homme qui est là le soir, sous les draps qui la réchauffe avant de dormir. Si c’était clair, je ne me poserais pas de question. Si elle ne cachait cette relation, je ne me demanderais pas pourquoi elle agit ainsi. Est-elle prête à avoir quelqu’un dans sa vie, à l’assumer pleinement sans même que sa liberté soit brimée? Dans ses yeux je perds le focus, je ne sais plus où je me trouve dans sa vie. Dans ses yeux je perds mon sens plus le temps avance. Elle est là, me regarde, me désire et je ne comprends pas pourquoi je n’en veux plus, pourquoi j’en suis là à angoisser sur ma réelle valeur à ses yeux. Elle est avec moi. Elle est là. Tout près et si loin de moi.





Hier j’ai tué demain

20 11 2010

Hier, j’ai tué demain, sans comprendre vraiment pourquoi. Hier, j’ai tué demain et c’est un peu à cause de toi, cause de l’effet que tu as eu sur moi. Je n’ai plus eu l’envie d’être demain avec personne d’autre que toi. Hier j’ai tué demain, c’est arrivé. J’ai mis de coté ce dont j’avais rêver. Demain n’existe plus, hier je l’ai tué.De ce même fait mes rêves se sont vu assassiné. Mes attentes envolées, je ne pouvais plus les supporter. En attendant demain, hier je me suis blessé. Blessé jusqu’au fond de l’âme, sans pouvoir cicatrisé. Si hier n’existe pas, demain n’existera jamais. Et pourtant hier j’aimais, j’espérais et je me suis retrouvé silencieux dans ce vide insidieux. J’ai tenté de le remplir, par des moyens incertains, chaque fois je me retrouvais seul devant moi. Sans écouté ce que je voulais vraiment, j’ai tenté de vivre demain et j’ai perdu mon temps. Hier, j’ai tué demain et il a cessé d’exister, de part et d’autre pour me libérer. Car c’est en attendant demain, qu’aujourd’hui je n’ai pas vécu.





Plus sombre que mon ombre

3 10 2010

Je me suis levé, plus sombre que mon ombre. En fait, elle avait l’air plus illuminée si je ne fais que comparer. Comment cela est-il arrivé? Hier elle a commencé à pâlir au même moment ou j’ai commencé à sombrer. Pourtant, mes idées claires auraient dû prévenir ce malêtre, il n’y avait pas raison d’être. Mon ombre à palie, au même moment pour je me suis couché pour penser. En fait, le but initial de l’activité m’était pas ça, n’était pas là, j’y allais simplement pour me divertir, d’une couverture me couvrir et d’images inondées ma tête, simplement pour qu’un peu elle s’arrête. Et là je me suis endormi, comme ça, je n’étais pas dans mon lit, mais j’étais avec Mi. Je me suis réveillé, Mi disparu, le film infini que j’ai repris depuis le début. Je me sentais sombre, était-ce mon sommeil ou simplement Mi qui m’avais assombri. Mais Mi n’a pas le dos large et de voix à bout portante n’ébranle même pas une plante. Mes yeux rivés sur la télé je n’ai cessé, de devenir d’abord argenté puis de plus en plus foncé. Ça m’a frappé d’un coup, le film terminé je me suis levé, le soleil lui commençait à ce coucher, je jure que lui et moi on est pas trop synchronisé. Me dirigeant vers la cuisine, un peu de lumière que je l’illumine, c’est là que ça m’a frappé, je suis bien sombre pour cette ombre. Je me suis frotté un peu les yeux, histoire d’y voir mieux, me demandant si c’est mon ombre qui disparaissait ou si qu’avec elle de place je changeais. Non, rien n’a rien, je suis sombre et elle est là, elle est ombre et je suis moi. Je ne savais que faire, de l’eau et du repos, je crois que tout ce guérit avec ceci. Mais non ce matin, je me suis levé, toujours plus sombre que mon ombre. La lumière du matin n’y fait rien, rien ne change, je suis de plus en plus noir. Déjà corbeau, carbonique et lunatique, me voici, l’ombre pâlie, incompris. Je me suis dit, peut-être la faim, mais enfin, un coup remplis je suis toujours aussi gris. Le temps ne fait rien à l’affaire, du même coup je ne sais plus comment me distraire, devrais-je tenter de l’oublier, si je ne pense plus à cette ombre sous moi, peut-être je pâlirai encore une fois. Et si je n’avais guère compris, si c’est moi qui disparaissais, peut-être que tout s’expliquerait, si mon ombre n’est que plus claire, c’est peut-être que c’est moi qui disparais, qui transparais, qui laisse passer la lumière. Peut-être me suis-je oublié quelque part sur le pavé, devenant plus sombre, me distançant de mon ombre. Tout à coup j’aperçois, dans le bas de page que sur laquelle je me bats, des mots qui enfin me raccroche à ce que je dois, me décroche un sourire même à la fois, des mots qui m’appellent encore une fois, mais que j’oublie, un peu trop parfois. Mon sourire s’élargit, avec le nombre qui grandit. Dans le coin il y a des mots qui me définissent bien, des mots dont j’ai souvent peur, auxquels je dois faire face, car j’y ai ma place. Je reprends vie doucement, je crois qu’il faut que j’y aille lentement, j’ai la mission qu’il me faut, je suis le compteur de mots.





Rendors-toi! Oh rêveur…

3 10 2010

Je suis seul au café, sans grâce, les cheveux souillés, la barbe oubliée, peu importe pour penser. Le café qui réveille mes papilles et anime de façon désordonnée mes neurones fatigués. J’accélère mes doigts au même rythme que mon pouls chaque fois. D’un matin à l’autre, rien ne se ressemble, rien ne s’arrête, tout se désassemble. Je suis bien dans cet ensemble, je suis ce que je voudrais être, mais je dors dans une tanière depuis un trop long moment. J’ai le regard tout neuf de l’ermite qui vient de naitre, de se reconnaitre, mais qui ne fait que disparaitre. Je me contiens mal, je me porte bien, mais je déborde de partout, je deviens fou. C’est comme si un mécanisme rouillé depuis des années ne savait plus fonctionner, comme si ces rouages encrassés ne pouvaient plus visiblement tourné. Le bûcheron d’Oz qui se serait évadé avant de s’être fait transplanter. Puis-je échangé mon cerveau contre un coeur, puis-je demandé à ma tête de laisser de la place, un peu de place pour rendre ce dont je suis capable. Maintenant que j’ai compris, puis-je simplement refaire surface, sortir de ma carapace, aimé sans penser et penser sans aimer. Dissocié le rêve de la réalité et simplement rêver.





Je gèle

3 10 2010

Et je plane, à travers les montagnes rustres, sans fatigue, sans peur et sans joie. Devenu stoïque, car je devais faire attention à moi. Mais où sont ces passions enflammées qui me gardaient éveillé de l’hiver à l’été? J’ai dû étouffé de sable et de couverture ce qui me brûlait, me consumait, me réduisait en cendre sans que je ne le demande. D’un pôle à l’autre j’ai navigué pour me retrouver dans cet état glacial, où je suis seul, où mon derme, mon épiderme c’est transformé en pergélisol. J’ai laissé marcher sur mes sentiers des pieds qui n’étaient pas glacés, mais ma surface ne peut se réchauffer. J’ai voulu pour bien faire, sans mal, avec autant de mal, cesser de souffrir, cesser d’aimer à me déchirer, cesser de me déchirer de passion incontrôlée, cesser d’être ce que je suis et j’ai réussi. Je me retrouve là et lasse sur un promontoire de glace à devoir y faire face. Je ne sais pas par où commencer, par la tête ou par les pieds pour m’en sortir où y retourner. J’ai longtemps souhaité ne plus avoir mal et quand j’ai soif de passion ma tête réclame maintenant mon silence, m’étouffe, me bâillonne, il faut que je le raisonne. Donne-moi le juste milieu, ni glace, ni feu, pour que je sois heureux. Laisse-moi sortir de mon antre, laisse sortir la bête, laisse partir ma tête.  Craque une allumette à mes pieds, je m’occupe du reste.





Meant to be…

2 10 2010

Derrière mes larmes je cache en silence, des souvenirs lointains et ce même goût rance. Je me torture sans relâche, incapable d’oublier et de m’enfuir comme ces lâches. Je ne peux tourner le dos à ces sentiments qui ne m’appartienne pas, qui appartenait pour toi. Mais tu n’y es pas, tu n’y es plus. Disparue sans comprendre, ne vas pas te surprendre, si encore de mes nuits je rêve de t’entendre. Je m’ennuie de tes yeux, je m’y noierais quand je le veux. Mais la douceur d’un mot, d’un sourire, juste avant de partir est aussi rude que se sable dans mes souliers que je ne peux dégager. Et je perds mon temps à rêver, de toi encore un peu, du temps où on était deux, du temps où je nous voyais vieux, où je ne savais pas ton nom et où mon coeur m’en disait long. Et le temps à passé, du printemps à l’été, tu m’as vite oublié je ne fais qu’y penser. Tant de pourquoi ou comment à travers le temps, comme si je n’avais pas compris, le sens de cette envie. Et je tente chaque fois, de faire naitre ma réalité, de creuser à m’épuiser, comme le forçat épuisé, pour enfin te retrouver. J’accroche, j’arrête, je n’en peux plus de ce temps incongru, où le temps passe trop vite, ou trop long de te voir qu’en rêve. Et si je m’étais trompé, quelque part sur mon parcours, en route vers ce tendre amour. Si ce que je me racontais n’était en fait que je m’étais menti, tu m’en verrais ravi. Toutes ces pensées que j’aurais pu te consacrer ne furent qu’inspirées parce que pour moi tu as été. Et comme à chaque petite mort, ces souvenirs quitteront mon corps, pour laisser la place à la ce qui pourra être plus intense encore. Et encore, sans m’expliquer, je croirai simplement que… It wasn’t meant to be…

Inspiré de: (500) Days of Summer





Comme la neige qui fond

26 09 2010

C’est comme de la neige qui fond, simplement pour délier mes doigts, délier les noeuds en moi. Donne-moi simplement assez d’encre, assez de sang pour écrire ce que je suis, ce que je pense et ce que je ressens. Comme cette petite mare de neige fondue, la chaleur parcourt mon corps une fois de plus. Et je n’aurais jamais assez de lettres qui se trouvent sur mon clavier pour m’exprimer. Jamais assez de vocabulaire, pour te plaire ou te faire taire. Laisse-moi me livrer à mon plus vilain désir, celui d’écrire. J’ai simplement envie d’y passer ma nuit, ma vie. Je n’ai pour cette tendre passion, cette douce passion, jamais assez de temps et toujours trop d’idées pour les réaliser. D’un projet à l’autre, mon corps se heurte au temps qui passe doucement, doucement, mais toujours bien trop vite, car nous avons tous cette peur qui nous habite. Donne-moi encore le temps, tout le temps que je voudrai pour simplement tout réaliser. D’un lointain désir obscur, je veux faire le voeu d’une seule passion, d’une seule obsession, celle que tous mes mots se transforment en toutes ces histoires que chacun se racontera chaque soir. Et que d’encre souiller, mon corps pourra bruler quand toutes les histoires que j’ai seront terminées de raconter.