Bonne fête

22 03 2010

Aujourd’hui, c’est la fête d’un être extraordinaire, une personne qui a tout donné pour que je sois ce que je suis aujourd’hui. Souvent, on oublie pourquoi elle a donné sa vie, souvent on l’inquiète en bâtissant notre vie. Elle veut que l’on soit heureux, jour après jour, au travail comme en amour. En ce jour de fête, je lui lève mon chapeau, je lui souhaite beaucoup de repos ainsi qu’une vie heureuse, maintenant c’est à elle d’en profiter.

Ne t’inquiète pas, quand je pleure, je sais que tu es là pour moi, même si je ne te parle pas. Ces silences lourds donnent comme résultat simplement que je ne veux pas te mêler à tout ça. C’est ma vie, j’apprends, c’est ma vie parce que tu me l’as donné et je t’en suis reconnaissant. Même si tu me souhaitais le meilleur du monde, comme un entêté je fonce dans la vie, tête première et rempli de passion. Que mon amour ne me soit pas rendu comme je l’aurais voulu, que mon travail me donne souvent plus d’inquiétude que de certitude, que ma vie d’homme qui s’accomplit est bien remplie, que je ne suis pas foncièrement malheureux, mais plus déçu de ce que parfois reflète mon vécu. Mais ne t’inquiète pas, car tout ce que je sais, c’est un peu toi qui me l’as montré alors cesse de t’inquiéter. La vie est bien faite et ne te prend pas la tête avec ce que j’en ai fait. Mon coeur rempli d’amour guérira un jour, un jour lointain quand le vent aura soufflé cette poussière qui pique mes yeux.

En ce jour d’anniversaire, je ne veux qu’une chose, ce que tu m’as toujours souhaité, ton bonheur! Bonne fête maman, je t’aime beaucoup!





Demain un jour nouveau

21 03 2010

Je n’avais pas de mots, pas d’autres mots que mes larmes pour exprimer mon amour. Je n’étais pas capable de dire, peut-être parce que j’avais déjà tout dit, qu’à force de dire on finit par ne plus s’entendre, à ne plus l’entendre. Une avalanche de bienfaisance s’abattait sur moi, sans que je trouve quoi dire. Mon coeur avait envie d’exploser, mon corps n’avait aucune envie de te quitter. J’étais là, docile, sensible, déchiré parmi des mots qui flattaient mon ego.  J’ai choisi tu as dit… je n’ai rien choisi, j’aurais aimé choisir, manipuler, jouer avec la vie pour te faire changer d’avis, pour te rendre prête, pour partager cette vie de folie. D’un même univers issu, nos couleurs parfois différentes s’entremêlent simplement pour en former de nouvelles. Crois-tu vraiment que tout disparaîtra?  Moi je n’y crois pas. D’un regard pris, je ne crois pas que cela termine ainsi. D’un regard toujours présent, profond, sondant l’âme l’un de l’autre, criant simplement, je t’aime à tue-tête, en silence, sans mot tout passe, cent mots ne pourraient jamais expliquer ce qui se passe. Demain, un jour nouveau, tes yeux croiseront les miens, peut-être dans l’espoir de savoir si tout ça est encore là ou simplement pour te dire je t’aime.





The better man

20 03 2010

Je suis ce qu’il y a de plus grand, je suis ce qu’il y a de plus fort. Chaque jour, je me le répète encore devant la glace haut et fort, devant ta face en silence. Chaque jour, j’apprécie l’homme que je suis, je suis le meilleur de ce que je suis, car j’écoute, j’évolue, je suis. Je n’ai pas envie d’être celui que tu aimerais que je sois, je n’ai pas envie d’être celui qui attend, ici, en silence, que tu me choisisses pour la danse. Je suis le meilleur des hommes, le meilleur de ce que je peux donner, avec mes forces, mes faiblesses, je suis parfait. Je suis l’homme parfait pour quelqu’un sur cette terre. Je veux laisser mes peurs de côté, arrêter de croire que je peux me tromper. Pourquoi aurais-je cette assurance de t’aimer et pas celle que je peux me retrouver, ailleurs, demain, si bien dans les bras ce celle qui le voudra bien. La peur de me tromper en marchant un pas de coté, la certitude de ce que je suis, un paradoxe que chaque jour je vis. J’ai envie de me retrouver dans tes bras, j’ai envie que cette journée ne s’arrête pas. Pas qu’un jour, qu’un soir, qu’une nuit, je te veux entière dans ma vie. Et le temps casse, la réalité abrupte m’érafle le coeur à toute heure et quand je crois que ça passe, tes yeux encore m’attrapent quand je passe. À petite dose, je me gave de toi, à petite dose, comme pour faire passer le temps, ton corps touche le mien, encore, tu te souviens. Je laisse passer un jour, je laisse passer une semaine et encore quand je te vois, ton regard se fige dans le mien. Un jour, tu rencontreras ton homme meilleur, celui avec qui tu seras, sera bien, sera certaine. Un jour, je ferai de même et notre histoire de sera que doux souvenirs. Est-ce que ton regard dans le mien aura toujours le même effet, quand les années seront passées quand une à une se sera écoulée, quand le temps sera passé et que mon image se sera dissipée?





Je baisse les bras

10 03 2010

Je suis là devant toi et je baisse les bras. Je suis là devant toi et je baisse les bras, mais je reste droit. Droit comme celui qui se tient fier, haut et fort comme cet arbre centenaire. Je suis là devant toi et je baisse les bras, doucement, lentement, je prends mon temps. Toutes ces nuits que j’ai passées à pouvoir t’aimer, toutes ces nuits où je n’ai pu te garder. Près de moi, un instant encore, comme je savoure ton corps! Je suis là devant toi et je baisse les bras, mes sentiments eux ne changent pas. Si fort, si présent, comme moi près de toi. Tous ces rêves générés sont lentement dissipés, je sais que je ne peux rien y changer. J’ai construit cet empire et c’est ce qui est le pire, maintenant je dois y vivre même si armé d’une masse, de ces murs je me débarrasse. J’ai voulu monter sur les toits et crier haut et fort que je n’aimais que toi, mais tu ne voulais pas, je me suis fourré dans un sale guêpier et ces sentiments partagés restaient cachés. J’ai bâti de mes peurs et de mes angoisses cette distance, cette distance qui n’a aucun sens. J’ai voulu corriger le tir, mais je crois qu’il est trop tard. J’ai chassé devant moi toutes ces peurs futiles, j’ai dansé dans mes bras, de me retrouver enfin. Je suis là devant toi et je baisse les bras, je suis plus grand que jamais, car j’ai pris le temps, tu sais. J’ai pris le temps de m’écouter, de me parler, de comprendre mes pensées, de guérir cette frayeur qui émanait de ce que je me cachais. Je suis là devant toi, bien seul, bien triste et bien, est-ce que cela changera demain? Je suis là devant toi et je baisse les bras, mais souviens toi de l’amour que j’ai pour toi.





Donne-moi

8 03 2010

Donne-moi les ailes pour m’élever au-dessus de moi. Calme mes esprits qui doucement réagissent avec la vie. Ne vois que le bon, de chaque situation. Mords dans la vie comme si tu en avais vraiment envie. Et moi? Je souris doucement avec le temps. Je me sens en vie, j’ai envie de vivre avec le sourire et ces jours-ci je réussis. Je n’ai jamais eu d’idée si claire, j’ai envie de me satisfaire, satisfaire chaque petite partie de moi qui respire, qui réagit. Donne-moi, dit devant le miroir devrait plus se lire prends. Prends le temps de vivre, d’aimer et de grandir. N’attends pas que la vie t’apporte ce que tu veux, mais prend ce que tu peux. D’une pensée modifiée, mon sourire ne fait que grandir. Et chaque jour, j’apprécie le temps qui passe ainsi.





La pluie

6 03 2010

Un ciel gris plane au-dessus d’une ville tranquille et vient lentement se poser sur les épaules de l’automne. Dans une ruelle on entend seulement les bruits des pas légers d’un enfant qui lentement avance, faisant rebondir sur le sol, une balle toute neuve, bleue, blanche et rouge, que vient de lui offrir sa mère en cadeau d’anniversaire. Un vent froid fait virevolter tout autour de lui, un essaim de feuilles de toutes les couleurs. Sur le côté de la grande clôture blanche, il s’assied sur la deuxième marche de béton de l’arrière-boutique du boulanger donnant sur la porte de livraison jusqu’à côté de la maison de Jeanne. Il regarde maintenant sa balle. Sur sa joue, une larme glisse et vient s’engloutir au creux d’une crevasse qui laisse s’évader un soupir. Il pense à demain, la rentrée des classes lui fait un peu peur, sa mère lui a expliqué qu’elle l’accompagnerait pour son premier jour de classe, elle lui a raconté quelque chose de compliqué sur le même professeur que l’an passé et de nouveaux amis, une histoire qu’il n’a pas très bien comprise. Il regarde en silence les vêtements de Maryse danser au son du vent sur la corde à linge de l’autre coté de la ruelle, des vêtements qu’il n’a vus qu’à de très rares moments surprenants Élise, sa demie sœur, se changeant dans sa chambre, mais Maryse est gentille, elle n’a jamais donné de gifle derrière la tête d’Étienne, elle lui a même déjà offert une glace un jour où il s’était arrêté brusquement pour regarder Maryse, étendue en maillot au soleil. Une autre goutte glisse maintenant sur la joue d’Étienne, mais cette fois, c’est un énorme ciel gris qui lui envoie cette pluie, il devra rentrer à la maison. Le temps à peine de se lever que bien fort la pluie s’est mise à tomber, Étienne préfère se cacher sous le balcon de Jeanne, voisine du boulanger et grand-mère de tous les enfants du quartier. De l’autre côté, il voit Maryse qui sort à toute vitesse pour enlever les vêtements qui finissaient à peine de sécher. D’où il est il observe, elle semble ne porter qu’un long t-shirt, sa peau semble si blanche, elle est si belle et disparaît en quelques minutes comme si elle n’avait jamais existé. Étienne laisse allez un long soupir et tête basse il entreprend le court chemin le menant à la maison.

Sous chacun de ses pas explosent les flaques d’eau que la pluie en peu de temps a formées laissant retomber à chaque explosion un éclat de rire toujours aussi grand. Soudain, il s’arrête devant sa maison, il la regarde et tout semble paisible maintenant. Il avance lentement vers la porte de jardin, s’immobilise pour observer dans l’eau une marelle décolorée, les couleurs semblent se suivre, se mélanger, formant de longues traînés semblables à celles qu’il aperçoit souvent sur les joues de sa maman. Puis sursaut, “Étienne!!!!”, provient de la fenêtre de la cuisine comme l’éclatement du tonnerre, c’est Pierre, le nouveau copain de cœur de sa mère qui prend son rôle à cœur en criant toujours après Étienne ou après sa mère. La seule épargnée reste Élise, sa fille à lui qui a toujours ce qu’elle veut, elle n’a qu’à demander elle, son père est toujours là, Élise ci, Élise ça. Étienne se relève et court vers la maison et dès qu’il met les pieds dans la maison, il s’aperçoit qu’il n’a pas couru dans la bonne direction.





Suspension

6 03 2010

J’ai mal à moi. Mon être déchiré entre l’amour et le temps, entre la pluie et le vent. Mes larmes, source intarissable d’espoir, trempent mes joues dans la noirceur. Et mon coeur, mon coeur, qu’est-ce que je peux y faire, sinon de laisser faire. Souffle d’un baiser la surface humide qui remplit ma vie, souffle de ton respire mon lit si vide. Sur mon dos se brise des mots, des je t’aime remplis de rêve. Et la synchronicité d’une histoire non terminée tarde à arriver. Je m’accroche à ton sourire et fuis tes soupirs en craignant le pire. Je suis nu depuis longtemps et le temps froid me gèle en dedans. De tes peurs, de tes angoisses, émane ce manque d’assurance. Cette danse qui tour à tour repasse, demain sera-t’il meilleur, aurais-je encore cette chance de partager tes nuits, faute de partager ta vie? D’un amour impossible, tu restes impassible et les nuits terrible de ton absence m’insomnise. Où est le stop, où est le pause, permet moi de respirer un instant, de rester conscient, conscient de ces sentiments si forts que pour toi je ressens. Et le vent, le vent, qui me porte, me transporte, dans tes bras, dans mes draps vides de toi assèche ma peau un instant. Pourquoi n’est-ce pas si simple, si doux, si fou. Tant de bras, tant de têtes, tant de coeur s’ouvrent pour toi et moi je reste là, amant de tes nuits, patient et incompris. À quand ces chimères se transformeront en poussière pour laisser place à la réalité, n’est-ce pas ainsi que tu l’auras souhaité? J’ai le coeur en suspension, entre l’amour et la raison, entre mes attentes et une entente, entre aujourd’hui et ce que m’apportera la nuit.

Écrit un matin quelque part dans ma vie, sortie du brouillard des brouillons.





Sous la pluie

7 02 2010

Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens?
Reste à savoir si on se juge aussi sévèrement!
J’peux pas vous dire que j’comprends comment elle se sent
J’peux juste m’offrir comme béquille pour un instant

Quand elle crie au milieu de la nuit,
Elle n’est pas toute seule, elle crie aussi pour lui
Et cette cicatrice qui sillone son coeur
Elle la fait frémir, quand doucement je l’effleure

Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Souvent c’qu’on essayait d’bâtir
Et le temps qui passe et le temps qui casse
Les illusions qui se laissent mourir
Et qui sommes-nous pour juger?

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Oh! sous la pluie, on a peur du destin
Oh! dans la vie, on comprend jamais rien
Sauf qu’on a froid quand on est sous la pluie.

Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens?

Quand elle s’approche et s’appuie doucement,
Je sens les reproches et je sens son tourment…
Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Mais il faut vivre avec ses souvenirs
Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Mais il faut arrêter d’se punir
Et qui sommes-nous pour parler?

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Oh! sous la pluie, on a peur du destin
Oh! dans la vie, on comprend jamais rien
Sauf qu’on a froid quand on est sous la pluie.

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Et même la nuit, y’a l’espoir du matin
Oh! dans la vie on, comprend jamais rien
Sauf qu’on peut pas rester sous la pluie.

(C) Vilain Pingouin





Thunder Storm

7 02 2010

Le ciel orageux recouvre désormais la ville. Moi je marche, les yeux vers cette grisaille qui au-dessus de moi se prépare. Dans un verre, on me jettera un peu de bonheur jusqu’à ce que la nuit se soit bien imposée et qu’à la rue on doive me jeter. J’aurai encore une fois rempli un cahier, un nouveau, simplement pour quelques mots que j’aurais eus en tête. Quelques mots qui un à un se répéteront, se mélangeront jusqu’à devenir une histoire déjà racontée dans bien d’autres cahiers. Des histoires comme le temps, bien grises, bien sombres, lavées par la pluie, les larmes et mes ennuis. Je ne suis jamais vraiment triste, j’ai simplement besoin de cette morosité pour pouvoir jeter des mots sur du papier. Des mots qui n’ont de sens qu’un instant, un seul, celui où je les écris, car ce n’est pas ce que je vis. J’aime cette lourdeur de faux tristes dans des mots qui existent que sur le papier, car ce n’est rien en vérité. Ces histoires brûlent doucement mon coeur, à petit feu comme le bois encore humide, les flammes me consument doucement, lentement, jusqu’à ce qu’elles m’emportent en fumée et qu’il ne restera que cendres au fond de mon être.

Retrouvé dans un cahier non daté





À bien y penser

15 01 2010

Ce matin, je me suis levé, lourd et calme devant le passé. Devant ce qui s’était passé. Devant ce qui demain sera passé. Des mots, tant de mots effacés, un à un sur mon clavier. Tant de maux ressentis, un à un oublié sans oublier qui je suis. Des maux qui m’ont appris, m’ont formés, m’ont montrés qui je suis. Prendre conscience de ce que je suis c’est une chose, l’accepté sans baisser la tête, sans me sentir bête en est une autre. Mais je dois l’accepter, je suis une bête, sensible, fragile qui oublie souvent sa tête. À bien y penser, je suis plus bête que je crois de croire que je ne suis pas si bête. Je suis un passionné, rempli d’idée, ces idées passées, que j’ai déjà partagé, je les revisiterai. Il est important d’avancer dans la vie, mais il ne faut pas avoir peur de reculer, changer d’idée, se raviser, simplement si ça reste en ligne avec mes pensées, mes choix, mes actions. La vie m’appartient, la mienne du moins, si je décide de livrer dans un élan émotionnel les mots de mes relations passionnelles, si j’ai envie de dire que je suis triste aujourd’hui, à cette heure et que la suivante le vent change, si je comprends pourquoi c’est simplement bien pour moi. J’ai envie de crier « Je t’aime! », mais l’écho de mes pensées reste silencieux dans le vide qui m’habite. Ce vide je le laisse m’habiter pour mieux le remplir de ce que j’ai envie, de ce que je souhaite de plus cher. Aujourd’hui, le temps passe lentement, aujourd’hui le temps je le prends, je le manipule, simplement pour m’y sentir bien. Entre le temps et le vide, il n’y a qu’une chose qui est vraie… c’est qu’ils n’existent pas.