Il me faudra oublier

20 10 2009

Il me faudra oublier. Oublier tout ce que tu étais pour moi. Les sourires que tu faisais quand tu me voyais, ceux que chez moi tu provoquais quand dans ma tête tu dansais. Ces lèvres qui s’ouvraient pour rire ou simplement pour me dire. M’exprimer tes accords, tes désaccords ou avec moi tu étais bien encore. Quand tu couvrais ton corps simplement pour que je le découvre encore. Découvrir tant de goût, de temps, de passion qu’on partageait, c’est tout. Ces silences sans souffrance que l’on avait en échange. Cette façon d’être toi, simplement bien avec moi. La chaleur de ton corps, allongé contre mon corps, qui fait oublier le froid qui était en train de s’installer. Ces échanges interminables, sur la vie, les valeurs que l’on entretenait quand le temps nous le permettait sinon lorsqu’on le prenait. Tous ces moments soyeux, que l’on partageait à deux. Il me faudra oublier combien je peux t’aimer.





Et le temps repasse

15 10 2009

Et le temps repasse, un fois de plus sous mon nez, celui d’un amour inavoué, d’un désir de connaitre, d’un désir de renaitre. Et le temps passe et laisse sur ma carcasse une pointe de plus dans mon dos, sur mon torse où il ne restait presque plus de place. Sur mon dos ou sur mon cou, où les marques profondes sont plus présentes que les souvenirs de baisers tendrement déposés. Un ruisseau d’eau salé sur ma joue fraie son chemin, larme d’ennui ou de chagrin, qu’elle est la différence, tant de larmes ne réussiront pas nécessairement à guérir toutes mes plaies. J’use mon coeur à d’autres fins que celle qui lui serait profitable. Je ne sais comment tout cela fonctionne. Je ne sais comment apprivoiser les battements superposés et asynchrones de mon coeur qui perdent lentement leur sens. Je me crée doucement de fausses illusions de bonheur qui cache lentement mes rêves les plus profonds. À quoi je joue? De qui je me joue, sinon que de moi, à force de me mentir, je finirai délibérément par me croire. Et le temps repasse sous mon nez, une fois de plus, laissant sur mes lèvres un goût salé et un arrière-goût amer qui ne me rappelle pas la mer. Des traces blanchâtres sur mes joues rappelleront dans quelque temps que le passé existe toujours, mais qu’il n’a plus la même consistance, car j’en ai conscience. Et le temps passe et repasse, ce que tu souhaites, tu n’es pas prête à le recevoir, que j’aie fait le ménage de tous mes tiroirs, aujourd’hui le temps n’a rien changé, c’est moi qui me suis transformé, qui me suis consolé. Si aujourd’hui, d’homme en armure je suis passé à la nudité, accroché mon bouclier pour simplement vivre, sentir et désirer cette vie encore une fois. De toi, je ne peux me lasser qu’en acceptant ce que moi même j’ai peut-être instauré. Mes paroles sur mes paroles, j’accepte, les mots sur mes pensées un mur ne peut plus traverser. Paisible, j’écoute, j’attends et ne crois plus au temps. Je suis bien, mais sur mes talons je crois que je devrai tourner. Car le temps passe et repasse e rien ne se passe, c’est à moi à trouver ma place.





Le réveil du train

12 10 2009

Sur un banc je dormais, ignoré des passants. Sur un banc je dormais, paisiblement en attendant. Attendant que mes rêves se terminent, attendant que mes rêves se réalisent. Puis un soir d’automne soufflé par le vent frais mes pensées monotones se volatilisaient. Éblouis par un soleil solide, mais loin des températures arides, mes yeux s’ouvraient doucement pour en apprécier le temps. Et le temps, le temps que j’étais là, depuis combien de temps. Mes cheveux en broussailles signalant que quelqu’un avait été là, mes lèvres au goût de toi, que je connaissais, mais n’écoutais pas. Seul sur ce banc je me suis réveillé, seul sur se banc je me suis retrouvé. Retrouvé seul oui, mais retrouvé ce que j’étais, ce que je pouvais. Sur mon épaule un cheveu noir comme un souvenir qui jamais ne pourra s’évanouir. Dans cette nuit qui dura des jours, je n’ai point senti l’amour. Je l’ai enterré loin de mes pensées, laissant ma tête contrôler, contrôler pour me protéger, contrôler pour ne pas me blesser. Je me suis réveillé parce que le train a quitté, je me suis réveillé parce le train a sifflé. Et le temps de me réveiller, seul m’accompagnait des pensées, douces, belles ou tristes du passé. Je me suis réveillé en retard et le train j’ai manqué. Bien sûr d’autres repasseront, encore et encore au gré des saisons, me donnant l’opportunité d’y grimper, me donnant l’occasion de rester éveillé. Comme un bruit de tonnerre, mes yeux vers le ciel se levèrent, un avion déchirant les nuages et le sentiment profond que tu étais dans son bord. D’une même ambition, mais de différentes destinations, ainsi va la vie de celui qui dort attendant le train, quand l’autre prend l’avion.





Verrou

6 09 2009

Et j’entends encore ces chaînes qui derrière ces fantômes traînent. Un bruit qui ne m’est pas désagréable, car on s’habitue à tout, c’est à en devenir fou. Maintenant comme si encore dans cet aut0mne tout me tournait autour comme un passé lourd, je me sauve un instant, me libérant de mes verrous. J’ai un peu peur de quitter mon nid douillet, même pour quelques heures, voir quelques jours, les souvenirs de voyage me sont parfois lourd, car de me retrouver seul avec moi même est chose commune chez moi. Mais je sais que de déstabiliser mon environnement, me faire prendre connaissance d’autre chose. Je veux apporter tous ces fantômes, toutes ces femmes qui ont traversé ma vie durant les années passées, garder en souvenir le fait que j’ai grandi, ne jamais oublier les sourires. Je veux les enterrer pour qu’elle reste au passé ce souvenir fragile qui se déforme avec le temps, qui s’estompe avec le vent. Pas derrière, pas de coté, toutes ces danses m’empêchent d’avancer. Il étant de mettre un terme à toutes ces histoires, les enterrer dans un grand livre noir. Vers où j’irai, vers où je les enterrerai? L’important c’est de revenir et d’avancer. De passion en triste souvenir, mes espoirs inutiles ne font que grandir. Ni en qualité, mais bien en nombre, mes histoires passées ne font que croitre avec les saisons. Je ne retournerai jamais dans le passé, je ne crois pas aux fantômes. Laissez-moi quelques jours et je reviendrai, le coeur libre et la tête reposée, les fantômes noyés et le deuil assumé. Ce que je veux? La paix, la paix de tout mon être et aussi dans ma tête, je veux découvrir le monde, je veux vivre et découvrir l’amour, un amour qui comme les fruits prennent vie au bout d’une branche fragile, après un hiver de givre. Qui fleurira au printemps par le soleil et le vent, un amour nouveau, un amour fortifié par des souvenirs, mais qui n’en aura pas le goût.





Pause… mais pas stop…

26 08 2009

Donne-moi encore cette envie de m’enfuir en corps. Je suis bien, pas heureux, mais bien. Je suis seul, pas heureux, mais seul. Le temps chasse à coup de balai, un trop-plein d’idées noires accumulées par dizaine sur le pas de ma tête. Je souris, voir je ris, mais je ne suis pas heureux, je suis bien, seul à penser. Je pense à tout, je ne censure rien au passage, chaque miette de ce qu’est moi y passera. Le temps passe et je ne suis plus ce que j’étais hier. Je tasse en masse compacte dans les coins des idées qui remontent à loin, à hier pour préparer ce que je ferai demain. Je ferai demain ce que j’ai voulu faire hier. Je n’étais pas et je ne suis pas prêt ou prêt, ça n’a pas d’importance réelle. J’ai parfois cette humeur aride et des mots qui sortent par millier que mes doigts n’ont pas le temps de taper. J’ai appuyé sur pause un soir sans le savoir, je dois m’être assis sur la manette sans m’en apercevoir. Je me suis réveillé et tout était statique, tellement statique que ma tête en était pleine, plus rien ne grouillait ne bougeait autour de moi, en moi, comme si le temps, le gros camion bleu et une chaise c’était immobilisé en même temps. Un instant encore, un instant où je ne pouvais vraiment pas comprendre ce qui se passait. Et maintenant le temps se joue de moi, immobile dans cet air. Au ralenti, j’attrape au passage des bouts que je n’ai jamais vus, je guéris à coup d’heure des plaies trop béantes pour être ignoré. J’imagine encore une fois, cette fois, ou dans mon lit douillet à la clarté de la lampe étoilée je suis endormi comme un contorsionniste dans le duvet. Ce mauvais rêve achève, je me fais confiance.





L’amour muet

23 08 2009

J’ai écrit il y a déjà quelques années une simple ligne à ce sujet, une simple ligne pour me rappeler, une simple ligne qui ne meurt jamais car c’est ainsi que les mots sur du papier déjà usé par le temps, par l’encre qui les lignes, demeurent dans le temps comme suspendus à un fil aussi fragile et parfois fort.

L’amour muet: Un sentiment inavoué qui fane comme la plus belle des fleurs sans soleil.

J’ai écrit ça par dans un instant de ma vie où le silence était plus présent. J’ai écrit ça suite à une conversation avec une amie. J’ai écrit ça parce que le temps fait souvent ravage quand on le laisse prendre la place. N’avez vous point remarquer le ménage est nécessaire même si on ne touche à rien? J’ai toujours dit que j’allais écrire sur l’amour muet… maintenant? En ce moment où mon coeur ne fait que battre par nécessité et non par amour. Où le désert aride à pris place dans mon être où j’occupe mes journées à meurtrir mes doigts sur un manche de guitare simplement parce que ma tête fatigué, triste n’y croit plus, aujourd’hui. Où ici je commence des textes qui font leur nid dans mes brouillons. J’ai l’impression que mon coeur à fait comme mes doigts, qui à force de se blesser sur les fines cordes de la guitare se sont couverts de cornes créant une insensibilité. Outre le coeur qui ne répond plus la tête elle se souvient, comme si de l’envers à l’endroit, ils avaient tout deux changer de rôle. Ma tête se souvient des amours passés, souhaite les amours futurs, désespère dans cette solitude qu’elle soit à deux ou seul.

L’amour muet meurt sans mot devant un miroir qui ne réfléchit plus.

Ce texte qui n’a pas la portée de ce qu’il devrait être simplement parce que cet amour à cette époque n’avait rien de muet, il a été tué dès les premiers jours de l’été. Tué parce que la demande était présente. N’allez jamais dire à quelqu’un qui n’a pas soif que vous lui offrez ce verre d’eau. Cet amour qui n’a jamais été muet mais simplement que bâillonné puis couvert de baisers. J’étais l’oasis, mais je n’étais pas les papillons, rafraichissant mais avec le but ultime de n’être qu’un point d’arrêt dans ce désert qui allait devenir le miens. Je n’ai rien écouté, comme par défi, j’ai tenté de prouver que j’étais celui, simplement celui. Plus mon coeur s’enflammait plus le siens se refermait. Tant de fois j’ai voulu dire les mots mais à tout coup elle me rappelait à l’ordre. Cet amour muet s’est construit et nous as tout deux détruit. Le temps, le même qui à un point nous a rapproché, c’est chargé de nous éloigner. L’expérience a-t’elle value la peine? Oui comme dans chaque histoire que j’ai vécu. Triste, je garde en mémoire des tas de souvenirs, les meilleurs car je ne veux pas deux autres, ceux qui rendent amer. Je ne suis pas toujours en paix de mes anciennes histoires car j’aimerais parfois m’expliquer, faire comprendre, mais ces mots n’existent plus car je veux avancer. Peut-être que je génère un immense boulet à ma cheville car je ne suis pas nécessairement en paix avec tout ce passé, j’ai parfois aussi besoin de comprendre ou d’oublier.

L’amour muet meurt amer.

J’ai parfois aimé en silence, quand devant une porte fermée, il ne me servait à rien de crier, que personne n’allait entendre, que personne ne voulait entendre. On nous demande seulement d’être à l’écoute, mais on ne fait souvent pas attention à ce qu’on dit. Les mots ont leurs poids, leurs portées qui s’ils sont écoutés ne donne peut-être pas le résultat escompté. Et moi dans tout ça? Je ne me suis jamais écouté car si je l’avais fait je me serais sauvé. Attention à ton coeur Crow, tu cours à ta perte.

L’amour muet rend la raison sourde.

Quand l’amour perd l’ouïe, les mots demeurent dans ma tête, chaque mot servit un à un, mois après mois, me disant de ne pas avancer, de ne pas parler. « Tu sais Crow, rien à changer » c’était le jour de mon anniversaire. Une confirmation pure et simple qui revenait. On ne peut courir sans cesse derrière une indifférence qui jamais ne s’essouffle. Tu me donnes le temps de me retourner, un instant, simplement pour confirmer que j’ai pris le bon choix d’enfin faire demi tour, d’oublier, de calfeutrer cette fenêtre qui maintenant fermée laissait encore passé un peu de vent. Pourquoi me regardes-tu maintenant au travers?

L’amour muet c’est aussi contagieux.

Je ne t’avais pas dit que quand je fermais la fenêtre, j’installais aussi des barreaux? J’ai cette conscience qui ne s’épuise jamais que les ruptures, les deuils, sont d’une douleur atroce et que simplement de penser que je pourrais revivre encore et encore ces mêmes histoires est insupportable.

L’amour muet parle même quand on ne l’écoute pas

Je dis souvent à un ami qui fait du cinéma, scénario, « On veut le voir, on ne veut pas le savoir! », simplement pour qu’il comprenne que les mots ont souvent peu d’impact quand les images sont bien construites. Tu ne te souviens pas tout ce que j’ai pu faire pour être toujours là, près de toi? C’est fou comme les mots rassurent en bout de ligne, mais la beauté de l’esprit se perd quand il ne peut plus imaginer. Mes gestes ont remplacés mes silences et tes mots me confirmaient que je faisais le bon choix.

L’amour muet regarde par la fenêtre, simplement pour se rappeler.

L’étrangeté de la chose c’est que malgré le fait que je sois là, assis, seul, plein de pensées du passé qui reste là. Tu apparais encore dans cette simple fenêtre où je ne te vois presque plus. Ça confirme le fait que la télépathie existe. Si on envoi dans les airs des pensées pour une personne, elle pense aussi subitement à nous, sans même qu’elle ne comprenne pourquoi. C’est difficile de penser que les gens pensent à nous parce qu’on pense peut-être aussi à eux. Il y a des choses qui font peur quand elles ne s’expliquent pas. Elles rendent surtout inconfortable.

L’amour muet se construit sur le vide créé par le temps.

L’amour muet prendra sont temps.

L’amour muet foutra le camp.

L’amour muet





Hoquet

27 07 2009

Quand ses yeux rencontrèrent les miens, les mots perdirent tout leur sens. Le coeur réagissant en palpitant plus rapidement en ne comprenant pas ce qu’il se passait. C’est soudain que les mots prirent tout leur sens, hoquetant de façon régulière son dialogue fut interrompu par un spasme qu’on ne savait sorti d’où. Ce n’est que plus tard que je compris que notre relation allait en rester là, comme un spasme qui passe dans l’espace d’une nuit trop chaude et où le vent absent était le seul à comprendre.

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Texte commencé avant et fini après, Brouillon il était.





Le noir

27 07 2009

Déjà de m’appeler Scarecrow n’a rien d’illuminant. Les gens qui me connaissent bien peuvent facilement savoir que je ne suis pas si noir car j’aime rire et sourire. Ceux qui me lisent ici se disent peut-être… j’ai hâte qu’il en sorte se pauvre type tout dépressif. J’ai réagi moi même à un commentaire que j’ai fait en réponse à une autre personne: c’est souvent plus facile de regarder où il fait noir… simplement parce qu’on est curieux de savoir ce qui s’y cache! Ma mère me disait simplement l’autre jour qu’il était triste que je doivent être en peine pour pouvoir écrire, comme si au fond de moi ça ravivait une certaine flamme créative à chaque fois que mon coeur écorché à vif avait besoin de se dévider en mille mots, que ce soit ici ou sur papier. Je suis maintenant attentif à ce qui manifestement me donne l’inspiration pour écrire de tristes histoires. Aujourd’hui encore je ne peux dire que je contrôle tout à fait cette pulsion qui implose en moi pour exploser en texte. Avant d’explorer le noir maintenant, je tente d’être muni d’une lampe de poche, simplement pour voir au moins les contours de ce qui m’attend.  Peut-être un jour je pourrai contrôler cet esprit créateur qui sommeil, peut-être d’amour passion, plus jamais je vivrai. Comme si tout était imbriqué j’ai simplement peur de me retrouver insensible à cet univers qui est miens, qui est votre. Tomberais-je amoureux toute les fois que je prends le métro, l’histoire de m’en écrire de très belles en tête, des histoires qu’on dirait possible que dans ma tête, des histoires où simplicité retrouve le sens qui lui est propre. Où les gens qui cherchent l’amour de leur vie ne savent même pas en fait ce qu’ils sont vraiment. Où le rêve même éveillé ravive une flamme qui demeure autant dans le coeur que dans les yeux de l’autre et où parler ne sert plus à rien. Dans ce noir silence où je constate ton absence, un feu me réchauffe encore une fois pour simplement me dire que tu es là pour moi.





Incompréhension

27 07 2009

J’ai l’incompréhension de l’aveugle qui tente de saisir Daly sans lui touché, du sourd qui tente d’apprécier Mozart sans le sentir vibré. Qu’est ce qui cloche et que je n’entends pas vraiment chaque fois que je m’ouvre à toi. Peut-être pris en vrille je suis simplement étourdi et ne possède pas la capacité de mettre par terre un pied. Déstabilisé, chaque fois je prends un temps à remettre tout en perspective. Quand mon espace se vide comme le désert aride, que la soif de toi, toi qui n’est pas vraiment toi mais celle qui se trouve là devant moi à ce moment précis où dépourvu de carapace tu me dévores comme une rapace, je sombre dans l’oubli de ce que je suis. Où cette confiance, cette assurance de moi est partie, comme évaporé au dur soleil de l’été? Après un temps elle retombe sur moi, en un orage voulant nourrir la terre de mon être dans le but de me faire renaitre. Donne moi encore un instant, explique-moi franchement, d’où vient cette lassitude remplie de mensonge protecteur à mon égard? Ne sais-tu pas que je suis roi sous cette averse d’une vérité que tu ne peux affronter? Fuis pendant qu’il en est encore temps, car ce temps te rattrapera en trottant toujours à tes cotés avant même que je ne t’ais oublié.

 

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Texte qui dormait dans les brouillons, donc aucune valeur chronologique.





Vis vent

27 07 2009

Le temps passe et je me prélasse au volant d’une vie que je ne croyais plus possible. Une première déception qui me rend heureux, heureux de vivre et d’avoir envie de faire attention à mon univers, aux gens qui y gravitent. Il y a toujours eu ces gens autour de moi, que je ne voyais plus quand mon coeur occupé à aimer m’aveuglait un instant. J’ai envie de prendre du temps pour moi, pour être heureux. Comme délivré d’une peine qui sommeillait à petit feu dans le fond de mon être, celle qui m’a dit non m’a en même temps dit que le passé était garant de mon avenir maintenant, ce sans le savoir son non prenait des allures de oui, pas pour elle mais pour tout les autres. Des gens mis de coté, des gens blessés, ma famille oubliée, je sais maintenant qui je dois écouter, moi. Si de folie, une pulsion émerge de moi, je devrai l’écouté, bonne ou mauvaise avec ce qu’elle implique. J’ai envie de vivre, d’être ce que je suis, d’être différent, de vivre heureux et sans avoir à me soucier de ce que les gens pensent. Je veux simplement donné au gens des sourires inattendus. La vie est courte, les gens sont si tristes, dans le métro ou dans leur vie, j’ai cette envie de changer le monde, pas de changer leur habitude mais de leur faire prendre avec certitude de ce que la vie nous donne. J’ai envie de le faire pour moi parce que ça me rend heureux de voir dans le visage des autres leurs yeux s’illuminés. Devant moi les murs s’écroulent pour me laisser la place, pour que je puisse avancer où le vent me mènera.