Pourquoi je vis… pour qui je vis

23 07 2009

Ce matin tête dans le brouillard, je me suis levé cette nuit trois fois dans le noir. J’anticipais le moment où le pendule reviendrait sur moi, comme chaque fois. Il a sonné ma tête, mon coeur et mon corps, une fois encore. Et je me demande enfin pourquoi je vis, est-ce cette sensation de vide aride qui motive chacune des journées qui me sont données? Est-ce cette sensation d’émotivité intense qui me fait rentrer en transe à chaque fois que mon coeur rempli d’espoir se retrouve devant un fait accompli, mais qu’est-ce que je n’ai pas compris? De peur, mes yeux se ferment plutôt que d’écouter encore et encore ce qui émerge de mon être qui transparait de chaque pulsion. Est-ce cette déception de me retrouver seul sur le pas d’une porte barrée ou de savoir simplement que j’avais oublié les clés. J’ai l’humeur grise et cette nette impression que j’ai encore échoué, pas échoué à une histoire d’amour mais celle de ne pas avoir fait confiance à David. J’ai peur de cette sensation, cette émotion sincère que je ressens et que je replie, une fois de plus de mes mains, simplement pour voir si, si c’est encore possible de changer le cours des choses. Pourquoi je vis si ce n’est que pour apprendre de chaque expérience et prendre de chaque chance qui m’est donné. Pour qui je vis, je tente de le faire pour moi, j’apprends souvent, je manque à cette simple tâche que celle de m’écouter moi même. Dans cette vie qui est la mienne, j’apprends de ce que je vis et un jour je trouverai vraiment ce que je cherche depuis des lunes.





Ne touche pas à ma perle

20 07 2009

J’ai cette capacité de rapidement me refermer. J’ai cette humeur brumeuse d’un fond de mer où le sable en suspension avait quitté mes yeux qui piquaient et qu’une lame de fond a de nouveau soulevé. Doucement dans le calme apaisant j’ai cru qu’un instant ça y était vraiment. D’entamer cette ouverture plus longue que le clap d’une fermeture était pour moi difficile car ma chair fragile et mon coeur blessé par le passé reste à jamais marqué. J’ai cru bien longtemps que cette pierre en moi était mon coeur qui durcissait avec le temps, qui grandissait avec de difficiles sentiments. Mais j’ai compris qu’avec le temps je comprends, cette richesse qui se trouve au fond de moi, modelé par le temps, brossé par le courant et tout ce sable passant dans mes infimes ouvertures que je laisse parfois béantes. Ne touche pas à ma parle, si ce n’est que pour la voler, ne touche pas à ma parle car c’est à moi de décider avec qui je veux la partager. De cette enveloppe dure qu’est mon corps qui laisse place à la fragilité intérieur se trouve aussi un trésor. Un trésor qui évolue avec le temps, au gré de l’expérience que me forge la mer. Laisse-moi m’ouvrir pour te révéler ce que j’ai de plus précieux, mais je t’en pris, ne touche pas à ma perle.





Désir inspire déchire

19 07 2009

Je te désire, tu m’inspires et ça me déchire. Et ça tourne encore d’un vide solitaire entre la lune et la terre. Je te désire à chaque fois que je respire, comme les battements de mon coeur des centaines de fois l’heure. Tu m’inspires, comme sous la chaleur je transpire, chaque rayon chauffe ma peau, mon coeur et mes idées qui fusent dans des directions diverses, des directions que je ne contrôle pas, simplement comme le flot d’une rivière, elles vont, existent et parcours leur lit, mais ce n’est que mes pensées que tu lis. Ça me déchire, de voir comment je vis ce que je vis, comment je transpire ce que j’ai ressenti depuis que tu es entré dans ma vie. Je désire que tu m’inspires sans que cela me déchire. Que mes doigts transpirent de ce désir que tu ‘inspires. Laisse-moi comme avec la musique composé avec tout ça. En silence je ne te désire plus car tu connais tout de moi, comme le verre translucide, mon être à nu se révèle à toi. De passion mon corps, mon coeur s’unissent pour simplement être d’accord sur le simple fait que tu m’inspires encore tant de désirs.





When the moon cry

19 07 2009

J’ai demandé à la lune de calmer les marées. J’ai été pris d’infortune car elle ne m’a pas écouté. Et le vent pris en tempête dans mes cheveux dépeignés, m’a rappelé d’où je venais, d’où je venais de tomber. Pris à mon jeu je me suis essoufflé, pris dans un voile qui m’a encore aveuglé. Et doucement je ferme les yeux pour voir demain arrivé car plus le temps tourne plus je suis maitre de mes pensés. La douceur du silence, la douleur si intense me fait prendre conscience qu’enfin, sans fin je recommence à chanter ce refrain. Ce refrain qui d’un même air me rappelle encore hier, un hier trop gris trop froid, un hier sans moi. Quand la lune c’est mise à pleurer, tristement je l’ai imitée. Comme une main sur mon épaule sa lumière à jouer son rôle. Le temps passe et vite je m’aperçois, le temps passe et vite il me reçoit, comme un enfant, un retour à l’innocence, j’aime à la vie faire confiance. Confiance qu’un matin où la fraicheur d’une autre endormie, je renaitrai à nouveau dans les bras doux d’une amie qui doucement me bercera et cette souffrance s’estompera. Quand ce matin fragile, d’un doux rayon, me tirera de mon sommeil et où seul j’apprécierai l’odeur de la brise qui caresse ma joue, enfin je comprendrai ce que c’est d’être aimer. L’innocence fragile qui encore me protège de ce moment que je croyais futile. Donne-moi encore ce fragment d’espoir, laisse-moi au moins y croire, un instant où à la moitié de ma vie je suis si seul ici. Comme par besoin masochiste de lacérer mon coeur blessé, mon être entier crie sans raison, pour expulser hors de moi des pensés envenimés. Naitre et être, les conditions pour vivre heureux, libre je choisis de m’accrocher au monde qui m’inspire pour écrire. Je suis, être sensible, fragile, au porte d’un matin qui saura m’accueillir enfin. À moi de franchir le seuil, à moi de laisser de coté tout deuil et avancer, d’un pas franc et décidé, vers enfin la paix d’un monde où les questions ne se poseront plus, où les mots déferleront comme les vagues sur les rochers que par la lune éclairée. Quand la lune pleure, écoute sa musique jusqu’au matin, laisse derrière le chagrin et crois encore que tout est possible.





Par où

19 07 2009

Par où je passe un matin gris pour me retrouver encore ici à boire un interminable café la tête remplie d’idées entremêlées qui ne parviennent à sortir que du bout de mes doigts. Des doigts dépourvus d’assurance sur ce qu’ils ont à dire, simplement par peur d’établir des attentes qui leurs sont propres. Des mots par mes doigts projetés venant du cœur réfléchi. Des doigts tremblotant comme un vieillard, un malade, un alcoolique qui n’a en rien été épargné de la vie. Aujourd’hui encore je retrouverai cette envie triomphante de me blottir dans tes bras, une fois encore pour la dernière fois, avant que cette réalité ne redevienne qu’un triste espoir ou désir prochain. Chaque jour où je te quitte, j’ai envie de te retrouver encore et en corps. Comme si tous les mots me revenais en bouche mais que je n’avais plus la capacité de parlé, mes lèvres ensembles collées ne peuvent que te donner un baiser, si doux, si tendre, la seule façon de me faire entendre. Je suis bien, maintenant je suis bien, comme un enfant à l’attente de Noël, attendant en cadeau ton appel, une surprise dans ma journée, interromps-en le cours, simplement pour me faire entendre cette voix qui me devient de plus en plus familière. N’as-tu point peur de ces mots qui émergent à la surface comme des icebergs mais qui n’ont rien de glacial? N’as-tu point peur de ces mots parfois dit trop tôt et parfois retenu trop tard? De ces blessures par le passé trop vives pour comprendre vraiment ce pourquoi elles existaient? Je n’ai pas envie d’y penser car je suis bien, car même si  je tente de trouver dans ce que je vis un doute et j’ai encore plus peur, car je n’y trouve rien. La seule crainte que j’ai c’est… et toi?





Sur mon chemin

18 07 2009

Nuit fraiche, mes pensées virevoltent au dessus d’un nuage aussi douillet que mon lit. Le temps joue avec moi comme le vent dans les arbres. Un sourire accroché à mes lèvres et cette incertitude, voir cette peur de revivre une douleur nouvelle et déjà vécu. De mettre de coté mes craintes les plus présentes est pour moi difficile, mais j’ai ce besoin d’aller plus loin, de voir, d’espérer, de rêver à plus. La vie place sur notre chemin des gens, des situations dans lesquelles je suis mis à l’épreuve. J’ai envie de vivre, d’aimer, d’y faire face encore. Chacun de tes gestes et les mots qui les accompagnent me rassure chaque jour. J’ai tellement à te dire mais de mes lèvres ne s’échappent que quelques mots… Je suis content de t’avoir rencontré.





Ce vide sans toi

14 07 2009

Que de pensées du temps passé je n’ai cessé de me rappeler. Le temps passe si vite et me parrait si vide sans toi. Un temps qui ne se compte qu’en jour, un temps qui ne se compte qu’en plaisir d’amour naissant. Dans tes doux bras je me suis retrouvé, dans mes doux draps tu t’es retrouvé. Le weekend c’est transformé en semaine et mes pensées pour toi, vive en moi, se sont manifestées. Un sourire sur mes lèvres à chaque jour qui se lève et cet espoir encore de te revoir. Un jour prochain, avec toi je remplirai le vide laissé par ton corps qui reste présent en moi en pensées et resurgissent pour me rappeler que le temps est futile quand le souvenir de toi est présent.





Le silence

1 07 2009

C’est en silence qu’assis sur mon balcon je lis. Dans la noirceur éclairée que d’une ampoule les pages se lisent, une à une, seul dans le noir j’écris. Le vent berce mes pages et le vin mes pensées vers d’étranges idées. Mon doigt sur le verre d’une coupe bien remplie, il glisse doucement, le silence est brisé par un son unique qui émane d’un verre translucide. Et mes pensées coïncident vers une porte fermée qui s’ouvre et me donne une image, seule image qui passait par là et je la vois. Est-elle vraiment là ou n’est ce que mes pensées qui me jouent des tours? D’un geste bref de la main les salutations sont faites, timide, éphémère comme un papillon qui bat de l’aile. Qui est-elle? D’un rêve bref mes yeux parcours les mots qui ne m’appartiennent pas, des mots ingénieux qui termineront dans une soixantaine de pages. La tête lit mais le coeur n’y est pas, j’ai envie de vin mais tout démontre que rien n’est éternel, qu’il faut profiter du temps qui passe, du vin qui se boit d’une lente gorgée. Demain peut-être je pourrai recommencer car aujourd’hui il est trop tard, il est temps de dormir car arrive les souvenirs trop amer et trop nombreux, mais sais-je ce que je veux? Dans quelque instant cessera le vent, cessera le bruit qui entoure la nuit et c’est dans cette dance que je m’endormirai en silence.





Écrire par finir d’écrire

1 07 2009

Je ne sais pas quoi écrire mais j’en ai envie, je sais que ça déborde souvent dans n’importe quel sens et je prends une chance. La musique de Mùm qui tourne en boucle depuis deux bonnes heures je réfléchis. Je pense à tout ces textes que j’ai écrit, que je n’ai pas complété, que je n’ai pas fini de retaper…combien de textes? Je ne sais plus, si je fais l’inventaire de ce que j’ai de fait, de taper, comptant tout les textes à date tapé, j’ai plus de 250 textes de fait, certain terminés, d’autre en cours. Dans ces textes c’est rempli de sentiments, je ne sais même plus où jeter l’encre pour avancer dans une quelconque direction. J’ai choisi un texte, je m’étais dit non, je dois tout retaper, mais je me suis lancé à la poursuite de lumière, d’un livre sombre découlant d’une histoire où j’ai sombré, je parcours les yeux mouillés chacune des phrases que j’ai composé dans le passé. Les larmes simplement pour l’évacuer de mon système, simplement parce que je me mets en face de ce miroir que j’ai retourné simplement pour enfin me voir, de haut, de coté, de près. Je suis en train de m’expliquer à moi même ce que j’ai vécu simplement pour me rappeler, simplement parce que le temps ne passe jamais assez vite quand on le veut et le contraire quand on voudrait qu’il s’arrête. Je vais bien, ma tête contrôle mon coeur, le protège en fait, le temps qu’il guérisse complètement. Je regoûte doucement à la vie et ne contrôle pas mes envies, je les écoute et me rend compte qu’elles me sont plus propre, plus axées sur le futur. Je ne peux plus ou ne veux plus que profiter du temps qui passe, j’ai blessé des gens et me suis fait blessé, comme le pendule tranche le temps de façon égale, j’ai gouté à une médecine irréfléchie, le temps simplement de me rendre compte, de me rendre compte que même si dans ma vie, y a toujours moi qui compte, je dois simplement considérer l’impact d’un simple baiser.

J’ai dans ma vie rien regretter, je suis juste conscient de ce que j’ai fait ou dit dans les dernières années et prend conscience que j’ai pu blesser ou décevoir. J’aime blâmer le temps dans ces occasions, le temps brut, pas celui qui se lit, celui qui se vit, celui qui fait qu’aujourd’hui je peux me dire qu’avant ça c’est passé et qu’après on verra. Celui qui me dit simplement qu’aujourd’hui passera et que je peux simplement le regarder ou l’accompagner. Je me suis toujours dit que je ne croyais pas aux excuses (ma mère aime pas ça quand je dis ça) simplement parce que si on regarde de façon générale, on s’excuse pour des choses qu’on a voulu ou des choses qu’on n’est en fait pas responsable. On met sur le dos de l’alcool, du temps, du vent tant de chose que l’on n’est en fait pas prêt à porter. Assume, ne t’excuse pas trop vite et prend le bagage que te laisse tes expériences, les bons cotés ainsi que les mauvais.

À celle qui me lit encore peut-être aujourd’hui, qui m’a un jour écrit sur l’amour muet à ma demande parce que l’on tait bien trop souvent nos sentiments,  j’aimerais dire que je ferai mon texte, simplement des années de retard, simplement pour expliquer que le temps passe et tasse ce qui a pu être exister vécu ou qu’on aurait aimé autrement. Je sais que je l’ai blessé, je ne sais pas si elle sait que ce fût réciproque et qu’aujourd’hui on se retrouve avec un passé qui restera peut-être toujours aussi lourd… mais qui nous sert probablement déjà dans notre vie de tout les jours…

À suivre…





David 1 VS Goliath 1

26 06 2009