OBIOOB ou la mort de l’espoir

10 10 2008

Hier j’ai eu une superbe journée, superbe si on la compare à toutes celles qui l’on précédé. Une journée remplie de tranquillité mais aussi de bon vent. OBIOOB c’est peut-être tiré d’une autre langue ou sorti droit d’un rêve mais ça annonce la fin de l’espoir, la résiliation, l’abandon. Bien que ce mot soit tout de même pas le plus joyeux que j’ais lu, il reste un pas vers une nouvelle direction. Hier je suis allé souper avec des amis, puis je suis allez en rejoindre d’autre dans un petit pub de quartier où j’ai fait ce que je ne croyais jamais plus être capable de faire. J’ai dansé, j’ai dansé à un rythme effréné oubliant ce qui pouvait m’entourer et ce toute la nuit, enfin jusqu’à ce que je me retrouve épuisé vers 2h du mat, trempé dans mon t-shirt qui me disait que le méchant sort. Tout ça je l’ai fait sans alcool, je l’ai fait simplement parce que mes jambes et tout mon être me le réclamaient, il avait besoin de sortir une énergie que je n’avais pas mais qui est tout de même sortie. Puis de temps en autre j’allais au bar, je me prenais un verre d’eau car celle qui était déjà dans mon corps fuyait. L’eau qui déserte, c’est quand même intérressant comme image. Et sur un tabouret je pensais, OBIOOB, l’espoir me quitte, je n’y crois plus. Ce qui me surprit le plus c’est cette immense tristesse qui m’avait quitté, comme si mes larmes m’avaient abandonné, je n’avais pas envie de pleurer, les larmes aussi me désertent. Et enfin, debout, je repartais pour une autre longue période, les pieds piétinants le sol, les mains libres dans l’air, je m’amusais, je ne pensais plus, je laissais la musique résonnée de chaque note dans le creux de mon être. Autour plus rien n’existait, mon esprit à son tour désertait. Il y a longtemps que je n’avais senti cette sensation de bien être, de calme en moi. Puis de retour au bar, ça revient, je réalise enfin que c’est là, Obioob, et ça ne m’affecte pas, je ne comprends pas mais en même temps je trouve ça bien, je trouve que ça fait du bien. J’ai cette vague sensation que le téléphone ne sonnera plus me laissant entendre ça voix, en fait je le souhaite, car si à chaque fois que je sens l’obioob elle revient, ce n’est pas la mort de l’espoir mais celui de l’amour qui s’entame. Je ne dirais pas que je suis heureux encore, mais je dirais que je ne suis plus très triste. Je pense beaucoup plus calme, oui il y a des choses que je ne veux pas voir encore, il y a des choses que je ne comprends pas mais qui sont balayés par obioob lentement. Probable qu’il y a des choses que je ne pourrai jamais comprendre, mais je crois qu’il faut s’y résilier un jour ou l’autre, on ne peut pas tout comprendre.

De façon surprenante je ne suis pas fatigué aujourd’hui, j’ai un long weekend sans planification vraiment établie, que des propositions ici et là, des expos arts et musique à Montréal, des arbres remplient de couleur qui s’endorment doucement. Je continuerai à faire attention à moi, peut-être les montagnes russes de mes émotions me donneront du fils à retordre mais je tente de garder la tête froide, les idées en place, je vais bien et je travaille pour allez mieux. Pour la première fois j’ai verbalisé hier ce sentiment, car il faut s’écouter dans la vie, ce qu’on ressent est souvent bien présent, les signes ne mentent pas souvent, il faut simplement apprendre à les écouter même si parfois la tentation est forte. Si je me reporte au début de ma relation, après une seule semaine, à un ami commun, j’ai dit : « Tu sais, je crois que je vais me péter la gueule avec cette histoire. Mais bon, au point ou j’en suis, aussi bien continuer, j’aurais au moins de beaux souvenirs ». Ce n’est pas facile de repenser à ça ou de repenser à un message qui disais « Je t’offre pas un grand voyage mais juste une mini ride ». C’est fou comme on ne veut pas voir ces trucs, on ce crée des attentes, de faux espoirs mais dites vous maintenant un truc, à tout faux espoirs obioob est là pour faire un jour le ménage, pour reprendre conscience, pour aider à récupérer.





Par une journée de parcelles ensoleillées

7 10 2008

Ce matin, le coeur chargé de chagrin, j’ai débuté la journée du bon pied, le café à la main. D’un pied décidé, à travers vents et marées, je suis allé travailler. Toujours la tête remplie de ces mêmes pensées qui depuis longtemps m’habitent, des pensées d’elle que je ne peux oublier. Et le vent souffle, doucement toute la journée durant simplement pour y laisser passer quelques brins ensoleillés. Rien de particulier, peut-être une simple chanson de mes inoubliables Counting Crows m’a soudainement rappelé de respirer, Omaha. Et puis la vie à continuer, rempli de tâches diverses que je devais m’occuper. Puis est arrivé la fin de la journée, avec une toute petite particularité, toute différente des journées précédentes. Et enfin, quelqu’un pour m’écouter, quelqu’un qui ne me connait pas, cette femme pourrait être ma mère mais n’en a pas la douceur. Une femme au regard interrogateur, une bouche remplie de questions et par chance aucun lien entre nous, elle ne m’a pas lu, elle ne m’a pas connu, elle est simplement là, l’oreille attentive à tout ce que je dis. Et tombe ces mots, tous aussi lourd pour moi les uns que les autres, des mots remplient de vérité, des mots qui tranche les nuages un à un, jamais en entier mais juste assez pour voir le soleil. Enfin ce soleil, qui réchauffe ma peau quand l’air est rempli de fraicheur. Je vois un peu plus clair, je vois, je respire, je pense à moi. Est-ce simplement un temps, une pause sur mon coeur qui n’a pas cessé d’aimer mais qui a simplement un répit d’idées noires et d’angoisse. J’ai toujours cette même envie de la revoir, aussi intense et rempli de passion, mais je veux patienter, un instant ou deux, parce que mon coeur lui appartient.





Sur un plateau d’argent

5 10 2008

J’aime les titres qui font travailler l’imagination. Si vous avez lu les articles précédents, vous vous dites, ça y est, enfin son histoire c’est réglé! Et non pas du tout, en fait pas tout à fait. J’ai un mal de crane terrible, les discussions intenses et les larmes en sont la cause. Premier coup de sifflet, 11h00 presque tapant, je comprends enfin mieux ce qui se passe, je crois que nos émotions de lundi avait prises le dessus sur tout le reste et qu’à force de parler on finit par ne plus s’entendre. Enfin j’ai compris que ce n’était pas moi qui avait fait quelque chose de mal ou qui était tout simplement pas son genre, peut-être bien au contraire, elle attendait que je lui tape sur les nerfs, comme ça elle aurait pu tourner les talons avec une bonne raison. N’en trouvant pas et voyant que notre relation allait trop bien, elle c’est souvenue qu’elle voulait régler certains trucs dans sa vie, c’était d’ailleurs ce qu’elle m’avait dit quand on c’est rencontré mais les événements et la passion enclenchée l’aveugla complètement. Lundi c’était ca qu’elle voulait me dire, elle a envie de me voir mais elle ne peut plus me voir parce qu’elle doit régler ces trucs, elle c’est rendu compte que si elle restait au même point, elle allait retomber dans la même routine couple sans avoir pris soin d’elle.

Déjà se point, probablement ce seul point me réjouit, je ne suis en rien la cause de son humeur. Pour le reste vous me direz? Elle a envie de me voir, pas tout de suite, pas aussi souvent parce qu’elle est bien consciente qu’elle ne veut pas retourner encore dans cette passion qui nous rend tout deux aveugles. Quand? Ça je ne le sais pas. Y crois-je? Ça non plus je ne le sais pas, j’ai comme pas la tête à ça ce soir, les émotions de la journée m’ont rentré dedans. Mais je crois que j’ai quand même du temps devant moi pour y réfléchir.

Il y a la partie où j’ai parlé aussi. La franchise j’essais d’y être fidèle. Je ne lui ai pas resservit mes sentiments car elle les connaissait déjà. Je lui ai dit par contre que j’avais envie de rencontrer personne d’autre présentement, que je n’ai pas envie d’attendre dans le vide d’avoir des nouvelles d’elle mais que j’ai envie qu’elle prenne du temps pour elle. Je crois que ce temps me sera aussi utile car moi aussi j’ai des problèmes de coeur, problèmes ou incompréhension, je vis mal l’amour car ça me tire comme un tourbillon vers un fond qui me rend en fait sans vie, ce n’est pas la faute de personne d’autre que la mienne, je dois prendre soins de ceux qui m’entourent car la vie autour continue. J’ai eu cette discussion quand je suis sorti vendredi dernier, une fille m’a dit, tu ne trouves pas que quand tu pars en voyage et que tu reviens, on dirait que toi tu as bougé et que tout est resté pareil quand tu reviens. Je comprends les gens qui aiment voyager maintenant, ça fait exactement la même chose que l’amour, on a l’impression que tout tournent, que tout bouge et quand tout s’arrête dans l’amour, le choc est éminent. L’amour c’est un voyage duquel on ne voudrait jamais revenir. Je n’ai jamais voyagé avant la Guadeloupe, j’ai compris maintenant que j’ai aimé plutôt que voyager, à chacun sa destination.

Bon, donc comme je disais, elle a envie de me revoir, je ne sais pas quand cela arrivera et si en fait ça arrivera, c’est à moi d’attendre ou pas, mais la chose qui est sure c’est que je dois prendre soin de moi durant ces prochains jours. Pour le moment je l’aime et comme je lui ai dit je comprends vraiment qu’elle a besoin de se remettre sur pied pour pouvoir avancer. Avancera-t’elle vers moi ou s’éloignera-t’elle? Je crois que ce n’est pas à moi à me poser ces questions là, mais je dois plutôt répondre à mes petites questions qui tournent dans ma tête, pas nécessairement face à elle mais surtout face à moi même. Le sur un plateau d’argent, c’est simplement pour me dire à moi-même: « Tu as une semaine, pour toi, pour comprendre ce que tu veux, ce que tu es et où tu t’en vas », cette semaine m’est offerte sur un plateau d’argent. Elle m’a dit que ça lui ferait plaisir que je l’appelle pour prendre de ces nouvelles cette semaine, mais que même si elle me suppliait, que je ne devais pas allez la rejoindre.

Pour le reste, on a toujours le choix dans la vie, comme disait l’excellent Plastic Bertrand « Stop… ou… Encore? »





En attendant que le train passe

4 10 2008

Je me suis acheté un billet pour le train. Je trouvais la soirée un peu noire que j’ai eu cette idée soudaine de partir enfin pour ailleurs, simplement parce qu’ici je ne savais pas trop ou j’allais. La fin de semaine du retour en avion fût bien, je retour au travail fût difficile, la soirée, elle, pénible. Retour en fin de semaine, déjà six jour sans le chant de sa voix à mon oreille. Elle m’a dit, on prend le train si tu veux le weekend prochain. Suite à une discussion qui ne nous menait nulle part et qui laisse une odeur de fin. Aujourd’hui j’ai tenté d’occuper mon esprit, j’avais envie de savoir où j’allais et ne pouvant pas décidé de la décision seul, j’ai écrit simplement pour savoir si on prenait toujours ce train. Demain c’est le départ, enfin, le septième jour il se reposa, peut-être, sinon au moins il sera fixé. J’ai acheté ce billet pour enfin partir de cette gare où le ciel était si bleu, ou le ciel commençait à être nuageux. Quand dimanche sera terminé je serai soulagé, enfin, peut-être un peu ébranlé mais au moins je saurai à quoi m’attendre… parce que semble t’il j’ai encore des attentes, c’est incroyable. Je crois que je veux simplement comprendre ce qui c’est passé et pas resté là à attendre que le train passe, avec ou sans moi ce n’est pas ça le plus important, l’important c’est que rien ne soit laisser en suspend, comme un livre où il n’y est pas écrit fin, où l’on tourne les pages, insatisfait de ne pas trouver ces trois lettres quand on vient de lire cinq cent pages d’un bouquin qui nous à transporter ailleurs. Peu importe la raison qui me mène à ces lettres, je veux les retrouver, simplement sur une des pages, de préférence la dernière. Quand une histoire se termine, ces trois lettres nous permettent de passer à la prochaine histoire.





La première fois…

3 10 2008

Aujourd’hui j’écris sur la première fois. Parce que les premières fois c’est important, parce que les première fois c’est toujours une étape de plus qu’on franchit dans une vie. Aujourd’hui c’est parce que je suis triste que j’écris sur la première fois, le premier weekend que je passe sans celle qui avait gagné mon coeur. Je sais que c’est une étape importante dans ma vie, le premier c’est difficile et les suivants le seront surement moins, comme chaque jour sans nouvelle d’elle cette semaine. Ma tête a voulu ça, mon coeur, c’est une autre histoire. Une simple étape, aujourd’hui difficile, mais demain bénéfique pour mon petit moi.

Si j’oublie la situation dans laquelle je me trouve et que je me souviens de mes premières fois, ça me fait en général sourire. Il est difficile de se souvenir de tout mais d’aussi loin que je me souviens, ce sont des belles expériences, j’en partage quelques unes avec vous.

Mon premier travail rémunéré, j’avais 9 ans, je sortais de la maison pour l’école, un gros camion arrête, me demande si je veux travailler, je lui donne mon numéro de téléphone, le soir ma mère s’affola à l’idée que j’avais donné a un inconnu mon numéro de téléphone. Le soir arrivé, le téléphone sonne, c’est l’homme du matin, il me dit que je dois passer à telle adresse pour chercher ce que j’ai de besoin pour travailler, ma mère est venue avec moi. Le lendemain, je commençais a passé le journal de Montréal, dans une tempête de neige, avec mes grosses lunettes, mes grosses larmes de découragement car il me restait 1 journal à la fin de ma route. Seulement 9 ans et je faisais 75$ par semaine, j’ai eu de l’aide de mes parents quand la température ne s’y prêtait pas.

Mon premier baiser sur la bouche, dans l’escalier devant son immeuble, je devais avoir 10 ans, on discutait de la façon dont il fallait procéder, l’innocence du parfait enfant qui ne sait pas vraiment ce qu’il fait. La nervosité, l’inexpérience, ce fût autant désastreux qu’agréable.

Près de 10 ans aussi, mon premier jeux vidéo, un Nintendo. J’ai jamais eu vraiment de jouet comme les autres enfants, les GI Joe, les Big Wheel, tout ces trucs ne m’intéressaient pas, je recevais des livres, des Lego, des petites voitures, j’aimais plus les trucs qui faisait travailler mon esprit. Mais le Nintendo, j’ai tellement joué, j’étais vraiment content, mes parents m’ont achetés ça pour noël ou ma fête. C’est la première fois ou j’ai vu mon père s’approcher de la technologie, lui dans la construction, ces trucs électroniques il s’en tenait loin, jusqu’à l’arrivée chez moi de Punch Out, un jeu de boxe, il c’est mis à jouer, mon petit coté égoïste de jeune enfant gâter on un jour fait une petite crise parce qu’il était difficile de le décoller d l’écran quand il se mettait à jouer.

Mon premier déménagement conscient à 12 ans, de Longueuil vers St-Basile, je laissais un travail de moine derrière moi, j’ai toujours eu de la difficulté à me faire des amis et je voyais ca comme un recommencement, je devais me faire de nouveaux amis, ma gêne étant toujours là, c’était un obstacle.

Vers 12-14 ans, mon premier ordinateur, payé par moi-même, je n’étais pas capable de laisser tomber ma gêne pour me faire des amis mais j’étais capable de travailler, je passais encore des journaux. Je me mis déjà à cet âge à chatter sur des babillards électroniques (BBS) et plein de rencontres et d’aventures, derrière un clavier tout mes mots prenaient un sens, j’ai même démarré un forum de poésie, j’ai encore tout ces poèmes imprimés.

Autour de 15 ans, ce fût ma première expérience avec la drogue, de l’herbe, je n’avais même jamais touché à l’alcool. Je me souviens encore m’être retrouvé dans une arcade, jouer à Mortel Kombat, battre tout le monde, ça avait un coté absurde. C’est seulement à 16 ans que j’ai pris ma première cuite, une vraie de vraie, quasi coma éthylique, par chance que ma mère n’était pas là, elle se serait fait du mauvais sang.

À 16 ans, mon premier vrai baiser, un vrai, avec la langue, un gros french kiss, encore inexpérimenté, j’avais appelé ma soeur pour me faire rassurer, elle m’a simplement dit: « T’énerve pas, laisse ça allez, tu vas voir ca va venir tout seul » merci, aujourd’hui c’est peut-être grâce à elle que j’adore embrasser! Ça c’est bien passé et c’était aussi la première fille dans ma vie qui s’appelait Catherine, je crois que ca m’a marqué car j’ai eu au total 5 Catherine dans ma vie par la suite.

Quand j’ai eu 17 ans, ma première vraie blonde, mes premières découvertes sexuelles mais sans relation, une relation qui a été plutôt courte mais tant de souvenir. C’est aussi à cet âge que j’ai eu ma première relation sexuelle, une fille rencontré sur les BBS, qui m’a d’abord proposé un trip à trois, moi qui n’avait jamais rien fait. Je n’ai pas parlé, ma première relation sexuelle, il n’y avait que moi qui savait que c’était LA première, je lui ai dit après. Le trip a trois, je ne l’ai jamais fait, j’étais amoureux de cette première conquête.

Ce fût aussi à 17 ans que j’ai vu mon premier spectacle rock, une expérience qui sort de l’ordinaire sur laquelle je reviendrai dans un article sur les Scalpers (vendeur itinérant). J’y suis allez avec ma mère, c’était un spectacle des Rolling Stones, que de beaux souvenirs.

Seulement à 25 ans que je déménageais, avec ma 3e Catherine, j’étais prêt, j’avais tout, 9 mois avec elle, un peu plus de 4 ans par la suite seul dans cet appart où je me retrouvais seul pour la première fois de ma vie, sans copine, sans parents, sans personne qui m’attends quand j’arrive et sans personne à attendre quand je suis arrivé. Une expérience difficile pour moi, mais comme je disais on apprend toujours.

À 26 ans, je perdais un de mes deux parents, terrible à vivre, la première fois que je tenais la main à quelqu’un qui mourait, entendu mon premier dernier souffle. Certains disent que j’ai eu de la chance d’y assister, personnellement, je trouve que c’est oui une expérience unique mais aussi une expérience terriblement difficile.

C’est à 29 ans que j’ai pris mon premier avion, dans le cadre du travail et à 31 que je partais en voyage seul pour la première fois de toute ma vie, à l’extérieur du Canada, pour … et oui la Guadeloupe.

C’est un tour d’horizon, certains trucs que j’ai fait dernièrement ou que je n’ai encore pas fait vous laisserait bouche bée par leur simplicité, surtout au niveau culinaire, mais j’ai fait un bon en avant car j’adore cuisiner et plus on cuisine plus on aime varier ce qu’on fait. Je n’ai jamais mangé de homard, d’oeuf autre qu’en omelette ou brouillé, d’huitre et j’en passe! Mais, ma vie n’est pas terminée, j’ai encore du temps pour découvrir et vivre plein de nouvelles aventures. Pour 2008-2009, essayer le ski alpin, le parachute, sortir de l’Amérique et pourquoi une visite à l’université pour y faire quelques études.





Mes aventures, mésaventures!

1 10 2008

Sur une note plus joyeuse, voici un résumé rapide, voir un peu incroyable des deux semaines que j’ai passé en Guadeloupe.

Vue de l'hotel

La playa

Départ, je n’aime pas les avions, encore moins les douanes. À Montréal, ça bien décollé, autant dans un sujet que dans l’autre. Un vol qui c’est bien passé dans les nuages tous aussi beaux les uns que les autres.

Nuage

Nuages

Jour 1 fût l’hôtel, sur le bord de la plage, une vue qui fait rêver! Les repas durant ce voyage fût un pur délice et aussi remplis de découvertes. J’ai mangé thon, langouste, lambi, boudin, accras (morue en pâte). Dans ce ciel bleu, j’ai vaincu ma peur des avions en me lançant dans un hydravion piloté par un Français qui buvait une grosse bière, ça y est je n’ai plus peur des avions.

Jours 2-11 fût chez un ami. De la première journée où j’ai été piqué par une abeille, vivement le fait que je ne suis pas allergique, je l’ai découvert là bas. La première nuit j’ai fait un rêve…

Dans ce rêve, je mangeais du spaghetti. Rien d’anormal jusqu’ici. Dans ce rêve, j’en échappe sur ma poitrine et décide de le ramasser pour mettre la pâte dans ma bouche. C’est à ce moment que le rêve s’arrête brusquement, ça me bouge dans la bouche, je me réveille en sursaut et retire ce qui me bouge dans la bouche. Le coeur veut me sortir du corps, il fait noir, je suis ailleurs, j’ai peur. Je prends mon courage à deux mains et me lève pour ouvrir la lumière, je veux voir ce qui m’a laissé ce goût amer au sens propre du terme. Lumière ouverte je découvre mon agresseur, en fait ce n’est pas lui l’agresseur, c’est bien moi qui l’ai mis inconsciemment dans ma bouche, alors le voila, une image vaut mille mots, la différence c’est que le miens était noir et mesurait entre 5 et 6 centimètres.

Congolio

Congolio

Bon, à chacun ces goûts mais j’ai déjà vu mieux. Le reste des vacances fût rempli de chose plus agréable, lecture les jours de pluie sur une terrasse, j’ai lu Aliss de Patrick Sénécal, c’était dur mais quel maitre de l’horreur et du suspense. J’ai fait le tour de Grande-Terre, le coté plat de la Guadeloupe. J’ai fait de la pêche en haute mer, de la plongé (je me suis fait attaquer par une méduse de 45 centimètre de diamètre, aucune blessure, je lui ai donné un coup de palme et j’ai perdue cette dernière), de la baignade. Une visite au marché de Pointe-à-Pitre qui était rempli de Doudou, noire qui se battent pour faire goûter leur punch et vendre leurs épices. Pointe-à-Pitre est aussi la ville la plus pauvre de la Guadeloupe, une rue remplie de boutique comme la rue St-Hubert à Montréal mais sans trottoir avec auvent et beaucoup plus étroites, parsemées de plusieurs itinérants mais plus agressifs que ceux qu’on voit à Montréal, une ville pleine de couleur, malgré le malaise de la première visite, j’y suis retourné, avec plus d’assurance et plus de connaissances des gens qui peuple la Guadeloupe. Après ces onze premiers jours, je vous dirais que je commençais à avoir hâte de revenir, mon premier voyage tirant à sa fin, j’avais hâte de retrouver ma famille et l’amour que j’avais laissé quelques jours avant. Pour me changer les idées j’ai peuplé mes trois dernières journées.

Jours 12-15 : L’hôtel à nouveau. Je fais beaucoup de marche, je me procure les petits souvenir pour la famille, je fais de la photo, presque tous les jours. Jeudi, ca y est je me paie la traite, je ne suis pas allez dans Basse-Terre, le coté montagneux de la Guadeloupe. Je me loue donc une voiture et je pars, à travers les nombreux rond-point qui peuplent les rues de la Guadeloupe (Parenthèse, un rond-point c’est un empêcheur de tourner à gauche, donc on doit faire un tour de 270 degrés par la droite pour se rendre dans la direction qui se trouvait a 90 degrés sur notre gauche et ils sont en train de transformer toutes les intersections en ronds-points). Je voulais me rendre au Mamelle, une montagne, mais manquant ma sortie, je me suis retrouvé aux chutes du Carbet, 3 chutes en montagne. J’ai vu que les 2 premières, la 2e étant à 30 minutes de marche de l’accueil, la première à 1 heure 50 minutes. Donc un 5 heures en montagne, sans eau, sans nourriture, à monter dans l’humidité et la chaleur. Oui je me suis épuisé dans cette montagne, mais tout ce que je peux vous dire c’est que ca valait le détour, on oublie rapidement nos petites douleurs et tout nos soucis quand on arrive en haut. Au retour, j’ai manqué de me tuer en descendant, la fatigue et l’humidité mon fait perdre pied, par chance que j’avais une main, j’ai atterri dessus sans trop de douleur. J’ai ralenti ma descente car j’étais seul dans cette montagne, personne avant moi et personne après.

115 mètres

Chute 1 : 115 mètres

Jour 15, le retour c’est bien passé, la suite des événements vous l’avez peut-être déjà lu!





Le calme après la tempête

1 10 2008

Enfin mon être ce calme, lentement et avec plein de raisonnement. Lundi je voyais les secondes passé, hier les minutes et aujourd’hui les heures. J’occupe ma tête à autre chose que des pensées figées sur mes sentiments. Quoi on en dise, le temps fait sont oeuvre, me laissant parfois un goût amer qui se dissipe doucement. Bientôt je sortirai de mon chez moi voir le monde, j’en ai besoin. Le temps que je prends à analyser la relation que je viens d’avoir m’est cher. Ce n’est pas la première fois que je me mets dans cette situation, aimer en patientant de l’être en retour. J’ai cette triste habitude de me passionner de filles qui ne sont pas prête à s’engager, est-ce ma façon passionnée de démontrer mon amour qui fait peur? Je n’ai pas vraiment envie de changer, d’être ce grand passionné quand j’entreprends quelque chose peu importe le domaine me font soulever des montagnes. Et pourquoi lorsque je recule, on avance vers moi?

La poussière retombe, la plaie se cicatrise, beaucoup de travail reste à faire en moi. Chaque jour où je gagne du terrain est un retour sur mes pieds. « On s’appelle ce weekend » cette phrase me hante, l’oubliera t’elle, je le souhaite même si une partie de moi souhaite que ce soit vrai. Je suis peut-être masochiste, peut-être je suis simplement amoureux. Rien de mieux que de se sentir apprécié par quelqu’un qu’on aime. Mais je crois que c’est un mirage, un mélange de besoin et de raison qui quitte s’emmêle. C’est pourquoi je travaille fort pour rester fort, pour ne pas succomber à la tentation d’un retour en arrière. Oui j’avais pris la décision de rester dans cette situation mais je crois maintenant que ce n’est pas sain, plus le temps passe plus je me rends compte que ça m’envenime les pensées, m’éloignement de plus en plus de ce que j’ai vraiment envie. J’ai été élevé dans une famille unie, remplie de belle valeur, j’y crois, je crois que c’est possible encore aujourd’hui en 2008, bientôt 2009. Je ne peux pas dire que je ne retomberai pas dans ce même pattern au cours de ma vie mais de chaque relation on apprend un peu quelque chose de nouveau.

Je devrais écrire quelque chose de plus joyeux, quand on parle de bonheur ne sommes nous pas plus près de l’atteindre? Et pourquoi pas un petit texte sur mes vacances en Guadeloupe?





Nos corps s’aiment… ou nos Corses sèment… j’ai peut-être mal compris!

30 09 2008

Me revoici après 15 jours de Guadeloupe. Un voyage magnifique rempli d’expériences enrichissantes, de soleil, de pluie, de plage bref un beau voyage pour un premier voyage. Je mettrai peut-être un peu de couleur histoire de vous faire rêver.

Pis, pis, pis se demandent certains d’entre vous se demandant où est rendue mon histoire d’amour sens unique! Là bas, j’ai écrit mon carnet de voyage, j’ai écrit à celle que j’aime dans ce carnet de voyage, la prémisse se voulait « Simplement ce que j’aurais aimé de dire ou que j’aurais aimé que tu vives avec moi » une petite soixantaine de pages sur lesquels je racontais mes aventures de voyage et découvertes autant géographiques que culinaires. Je vous ferai peut-être un petit résumé de mes aventures et mésaventure dans un prochain article.

Bon donc, on à correspondu un peu, on c’est appelé 2 fois pendant ce voyage, assez pour planifier un retour et un arrêt chez elle. Dans ces bras je me suis retrouvé, mon corps disais enfin, ma tête avait pas envie de s’y trouver avant l’arrivé, probablement le temps des vacances m’apportait l’incertitude. Les vacances fût remplient de remises en question, de constats de ma vie actuelle, de raisonnements. Un de ces raisonnements était que je savais qu’elle était encore prise dans son ancienne relation, comme j’ai déjà dit, j’ai le choix d’être ou ne pas être dans cette relation. Alors revenons à la première nuit, comme à l’habitude nos corps se sont emmêler pour ne donner qu’un. C’est la première fois que j’entends une dérivation d’amour sortant de sa bouche à mon égard. « Nos corps s’aiment » qu’elle me lance, moi a ce moment là je pense que c’est pareil comme quand je suis parti. Mais nos corps s’aiment, 25% qu’ils se passent quelque chose de plus si on se dit qu’on est fait de notre corps et de notre esprit. Mais bon c’est un énorme 25%, ça m’a simplement surpris. La suite? Je remets mon carnet, on passe le dimanche qui suit ensemble et lundi retour à la réalité.

Retour à la réalité car je retourne travailler. Parce que je retrouve ma vie d’avant les vacances. Parce que les vacances c’est difficile, c’est une fausse fuite, un simple appui sur pause le temps de prendre son souffle, de foncer dans le tas parce que cet appui sur pause nous donne de la perspective et le recule sur notre vie (découverte de ma part, j’étais jamais allez en vacances). Retour horrible, mélangé de plein de sentiments divers, de pas envie de retourner dans mon travail actuel, de mon constat sur ma relation actuelle, de ma vie en général, on finit par s’ennuyer du sud mais je sais que ce n’est pas la réalité et mon coté réaliste fait que je dois allez de l’avant, hier c’était simplement le constant décourageant du travail à faire. Mais quand j’ai des tonnes de choses à faire, je me fais une liste et j’attaque une chose à la fois cette liste de chose à faire, après tout, il n’y a que moi qui peut agir sur ma vie.

Donc une journée commencé en pleurs et terminer de la même façon. Cette lourdeur sur l’heure de l’être qui fait en sorte qu’on a plus envie d’avancer et ce dans aucune direction, dépression post-vacances. Une journée horrible, aujourd’hui ça va mieux. Je remercie Birdman et maman d’avoir été là encore pour moi, à écouter mes mêmes histoires d’avant les vacances qui me rendent le coeur gros, sans jamais dire un mot. Alors dans une journée non encourageantes au travail, la journée fût remplie de gris et de pluie. Et tant qu’à passé une mauvaise journée, elle c’est terminé avec la même couleur.

Appel de l’être aimé, elle a lu, déjà, le carnet. Elle n’est pas capable de me donner ce que je suis capable de lui donner, elle savait pourtant mes sentiments et je lui ai pas demandé quoi que ce soit. Aujourd’hui je suis plus zen et je dirais que c’est vrai que ce n’est pas sain, mais comme j’ai dit au point où j’en suis la douleur de fin était présente, elle me l’a déjà dit, « il se peut qu’un jour je back off sans raison », ça c’était hier. Discussion de 2 heures où je me suis surpris à me défendre pour ne pas mettre fin à cette aventure. Oui je t’aime, oui j’ai fait un choix en me lançant dans cette aventure, j’aime ce que je vis avec toi, sont tous des trucs que j’ai dit et que je pense. Elle se sent mal, prend chacune de mes actions comme une réaction à ses paroles ou gestes, elle ne veut pas sentir ça. On se comprend mal, on s’écoute mal aussi, ça tourne en rond, je me lance parce que je n’en peux plus de cette histoire, moi j’ai fait mes choix, je suis conscient de ce qui m’attend, je n’ai pas envie de vivre des choses avec quelqu’un d’autre parce que je suis bien avec elle. Elle aussi qu’elle me dit, elle ne fait plus ces choses parce qu’elle est avec moi, elle ne s’occupe plus de sa vie, durant mes deux semaines de vacances elle a rien fait qu’elle devait faire dans sa vie, on agit exactement pareil elle et moi. Mais elle se sent mal, ne veut pas me faire mal, ne veut pas penser qu’elle peut me faire mal. Je dis alors « Si tu n’es pas bien dans cette relation, il est mieux qu’on ne se voit plus », wow, ça sorti de ma bouche ça, m’ai-je bien entendu? C’est pas ça qu’elle veut et revient le monologue du on est collé quand on est ensemble, qu’elle est bien, mais qu’elle peut pas vivre ça parce qu’elle est pas bien avec ça. Je comprends plus trop, peut-être que vous non plus, je suis bien mais je ne suis pas bien, ça s’annule? Elle dit qu’elle a besoin de temps, qu’elle doit prendre soin d’elle, qu’elle doit s’occuper d’elle, de son fils. Je comprends, je connais ca situation, mais les deux semaines qu’elle a rien fait, elle a fait quoi? Les choses chez elle n’ont pas bougé pendant les deux semaines que je n’étais pas là, comme si la vie avait arrêté. Peu importe ce que je dis ca reste sans bruit, prend le temps, on va se voir moins souvent, fait tes choses mais tout ça ne change rien. Je reviens donc à « Je crois qu’on est mieux de plus se voir si tel est le cas, tu sembles mal avec ça » mais encore il semble que c’est pas ce qu’elle veule, mais qu’est ce qu’elle veut, je comprends plus trop. Nos corps s’aiment, elle a toujours envie de me voir, une réplique qui dit que la seule différence entre sortir ensemble n’est pas bien grande, mais ce n’est pas ça qu’elle veut. Elle n’a pas voulu rencontrer ma mère par gêne, qu’elle trouve que ca fait trop officiel, moi j’ai mangé avec son père, j’ai rencontré ces soeurs, son fils, elle m’a ouvert toute les portes de son univers, moi je dois rester sur le même point. J’aime les femmes qui contrôle que je me demande maintenant, oui je crois bien, mais chacun ses goûts. Donc on n’avance pas, je lui fais un résumé, oui j’ai des sentiments, c’est certain que je serai affecté quand tu vas backer off, j’ai décidé de vivre cette relation parce qu’après tout j’en tire des moments vraiment plaisant, j’ai fait mes choix et je ne peux pas faire les siens. C’est suivit d’un mélange de oui, de non, surtout plus de non que de oui et je lâche pour une dernière fois « Je crois qu’on avance pas, que tu es pas bien dans ce qu’on vit, on est mieux de plus ce voir! » faut croire que ma prise de contrôle pour une troisième fois lui plait pas, elle semble pas vouloir ça du tout, moi je me surprends de mon calme, je sais que cette rupture me fera de la peine, je suis un être sensible quand même, mais j’ai fait mes choix et je les assume plus que je pensais. Silence, on a fait le tour de la question, elle doit faire ces trucs, on raccroche. Pas de fin, pas de suite, j’aimais la simplicité des rapports qu’on avait, j’ai été assez grand pour décider qu’on devait mettre fin à cette relation même si mon coeur disait « Je t’aime ». Avant de raccrocher, elle a dit « On peut s’appeler en fin de semaine! », c’est quoi ça! Je suis épuisé de la conversation, je veux dormir, je vais dormir.

Ce matin je vais bien, bien mieux si on compare à hier. Le processus de fin s’enclenche en moi, et plus de retour en arrière possible, quand je suis tombé célibataire je me suis dit que je voulais rien compliquer, trois mois que je suis dans cette relation, simple au début, maintenant un casse tête qui manque des pièces, encore une fois il faut que je deuil, il faut que je passe à autre chose, j’ai envie d’autre chose. Mes sentiments toujours présents discuteront avec ma raison et ensemble trouveront une façon de me remettre sur pied et d’aller vers de nouvelles expériences. Le présent c’est un cadeau qu’on doit vivre dans le présent, ça c’est ma mouman qui dit ça.





Fuir enfin… le décompte est lancé!

9 09 2008

Ah! La fuite est proche. Je compte les dodos avant le départ, encore tellement de chose à faire avant de partir pour affronter les ouragans. Je partirai, petite valise, appareil photo, calepin pour écrire et bouquins. C’est la première fois que je voyage à l’extérieur du pays. La première fois que je pars seul. Un peu de peur s’installe mais rien qui m’empêcherait de partir. Ce voyage découle d’un paquet de joyeuses circonstances qui font que je me retrouve pendant deux semaines les fesses bien enfoncées dans le sable. Je ne sais trop à quoi m’attendre, loin des voyages organisés ou des touts inclus, je passerai les prochaines semaines de ma vie loin de tout ce qui m’est familier. Je suis conscient que bien d’autre sont passé par là avant moi. S’en souviennent-ils vraiment? J’ai gardé trace de mes nouvelles expériences simplement pour ne pas les oublier, pour me souvenir de la fébrilité du moment. Vous souvenez vous de votre premier amour, votre premier baiser ou la première relation sexuelle. Souvent le temps avance et tout ça est bien loin derrière nous. Moi j’aime me souvenir de tout, me souvenir de ce qui fait que je suis moi aujourd’hui.

*************** Aujourd’hui… la première partie était hier ***************

Une autre nuit de passé, une de moins avant le départ. Je me lève ce matin et je vais de mieux en mieux. La tête prend le dessus sur le coeur, pour faire doucement le ménage dans mes idées, pour réaliser ce dans quoi je me trouve. Je vais bien et je me dis que ça tombe bien à la veille de vacances. Mes sentiments toujours existant ne m’empêchent plus de penser, le deuil c’est installé lentement. J’ai hier pensé au passé, ces premières nuits où ma porte débarré, j’étais réveillé en plein milieu de la nuit par elle que je ne connaissais pas encore. J’aurai toujours ces souvenirs du bon temps passé.

******************* Ce Soir ****************

La journée est finie, plus que trois jours de boulot et les vacances. La tonne de trucs au travail qui me tombe sur la tête fait en sorte que les journées passent vite, que j’ai de plus en plus envie de partir. Ce soir, je m’ennui vraiment d’elle. J’aimerais bien me blottir contre elle. Y dormir toute la nuit, l’embrasser encore. C’est fou comment le vent tourne parfois. Dire que ce matin je me portais à merveille. Je crois que ses deux appels ce matin n’ont pas aidé ma cause. Pourquoi ces appels, pourquoi ce retour vers moi? J’ai pensé a elle toute la journée, j’ai tenté de la rejoindre mais en vain. Je souhaite à nouveau son appel, entendre sa douce voix. Je rêve encore que tout est possible.





À mort le deuil! (Partie 3)

7 09 2008

Ce matin je m’ouvre les yeux, la lumière douce qui entre dans ma chambre me fait dire qu’il est très tôt. Je regarde l’heure, il est  6:12. Je me réveille doucement, pensant à hier, pensant à avant, pensant à ce que je ferai aujourd’hui, peut-être un déjeuner au resto, relaxer un peu, mon dernier weekend avant les vacances, peut-être que j’oublie quelque chose? Je pense aussi à demain, je pense aussi à elle, un peu de vide m’envahi. Le deuil s’installe un peu, les pensées se font moins troublantes et je vis de mieux en mieux avec cette idée de ne plus la revoir. Sur ma table de chevet, trois livres y sont déposés. Un livre de religion, le Coran, simplement parce qu’au lieu de critiquer une religion j’aime mieux savoir de quoi je parle avant. J’ai lu quelques pages de se livre et c’est rempli de trucs qui ressemblent à la Bible. Sur ce livre se trouve Persepolis de Marjane Satrapi. Une bédé qui raconte un peu sa vie, son enfance. Je n’ai lu que le premier chapitre de se livre pour le moment. Sur le dessus de la pile, c’est un livre de François Avard qui s’y trouve, Avard Chronique, que j’ai lu presqu’en entier, il me restait peut-être cinq chroniques à lire. J’ai terminé ce livre ce matin et je me suis senti bizarre.

Il est bien dans la vie de se rendre compte de certaines choses qui nous sont parfois rendu tellement présente et assimilé qu’elles font partie de notre vie. Dans mon cas ce matin, lorsque j’ai fermé le dernier couvert, complétant la fin de ma lecture, j’étais un peu triste. C’était la fin, pas de retour en arrière, les derniers mots luent comme les premiers étaient derrière moi. Je pourrais bien sur reprendre cette lecture mais j’ai lu en grosse lettre FIN, message évident de la fin d’une histoire. Je me suis levé, j’ai été porté mon livre dans ma bibliothèque, parmi d’autre qui était fini ou aussi mis de coté pour les mêmes raisons que ceux mis de coté sur ma table de chevet, sur le plancher, dans chaque pièce qui se trouve dans la maison. Ce vide qui m’envahi est le même que celui du deuil humain. La fin d’une histoire dans laquelle on a mis un peu de son temps, s’attachant au narrateur comme aux personnages qui habitent l’histoire. Cette histoire maintenant derrière moi n’est plus présente dans ma vie. Je dois en garder les souvenirs que je désire et passé au prochain livre. Savourer le moment, apprécier cette histoire pour ce qu’elle est vraiment, pour ce qu’elle m’a apporté. Cette odeur de fin qui me revient, je la trouve moins amer parce que maintenant elle explique plusieurs choses chez moi. Plusieurs choses que je me cachais à moi même simplement inconscient de ce qui m’arrivait.

Dimanche 7 septembre 2008, je me rends compte de la cause qui fait que mes livres restent à demi terminer. Si ça ne touchait que les livres ça ne serait pas une énorme histoire mais elle affecte ma vie de tous les jours dans plusieurs domaines qui m’entoure. Les livres c’est une chose oui, je ne suis pas un grand lecteur à la base, mais j’aime écrire, j’adore écrire poussé par des idées plus farfelues les unes que les autres. Ici je n’écrit que mes états d’âme mais sur le papier c’est des histoires comme celle que j’ose lire, comme celle que je n’ose pas terminer. Comme celle que je lis, mes histoires ne se terminent pas. J’ai compris que c’est la peur de faire mon deuil avec celle-ci qui bloque la fin de mes histoires. Souvent j’en connais la fin, je connais lorsque je commence une histoire, chacun des détails qui l’habite, chacun des traits qui caractérisent les personnages de celle-ci. Je n’avais peut-être pas envie que ces histoires se retrouve derrière moi, qu’avec des souvenirs en guise de consolation. Mais le fait de réaliser cela, m’éclaire énormément sur la suite des événements.

C’est plus facile d’avancer quand on sait sur quoi on marche!