À brasier ouvert

14 07 2008

J’ai un peu mal au coeur, pas un mal physique, mais un mal spirituel. Je ne sais pas d’où cela sort. Moi l’être passionné que j’ai déjà connu j’ai l’impression d’être éteint. On dirait que je n’avance plus. On dirait que chaque minute que je passe, je me pose la question si tout redevenait comme avant. Qu’est-ce qui met tant de lourdeur sur mes petites épaules?

Avant… Avant c’était simplement compliqué, un désagréable dont on ne peut pas se passer. Ça faisait mal sans raison autre que le désir brûlant de l’autre. Pas nécessairement un désir sexuel, mais un désir présent et grandissant d’envelopper l’autre de tous mes bras, simplement pour sentir aussi sa chaleur. Sans me poser de question. Je le faisais à qui mieux mieux un temps, mais depuis peu on dirait que ma flamme ne brûle plus du même feu. Où ça va tout ça? Où vais-je moi? On dirait que les journées ont toutes la même couleur, la même odeur, avec des variantes quand doucement une personne glisse un doigt sur une de mes cordes, mais jamais assez fort pour m’éveiller vraiment. Moi qui étais capable de tomber amoureux à la seule vue d’une belle demoiselle, on dirait simplement que j’ai perdu la vue. Peut-être devrais-je être patient, peut-être je devrai simplement laisser la vie faire son travail, me laisser allez à tout vent sans penser, seulement sans penser à « what’s next ». Je tente de garder les yeux, les bras, ouverts, mais j’ai l’impression que tout passe pas assez vite… je voudrais être demain et bien. Mon avant était douloureux, mais rempli de saveur, d’odeur, de goût qui faisait que tout brillait, que j’appréciais les nuages en pleurant, sachant très bien que demain j’allais sourire.

Pour maintenant, je tente de traverser cette étape de ma vie, en essayant de m’agripper aux sourires, à la pluie. Pour l’instant, un collègue passe devant mon bureau, pour me dire que j’ai l’air d’un chien battu, je lui réponds que c’est ainsi que je me sens, il me sert dans ses bras et me dit qu’il est là, j’ai envie de pleurer. Le chagrin, ça vient en motte, pis tant que le motton ne passe pas on est pris avec ça de travers dans la gorge. Ça, mélangé au pollen… ça m’empêche de respirer aisément.

L’important c’est d’être patient et d’y croire, croire que tout ça sera comme avant où l’innocence de la vie avait un goût plus doux.





Un ticket de stationnement pour avoir été en état d’ébriété

10 07 2008

Le titre est bien bizarre, mais c’est vraiment le cas… L’injustice elle est où? Et bien elle est là où elle doit être, mais on n’a pas besoin d’être d’accord.

Commençons par le commencement, je suis capable de prendre mes responsabilités. Et ceux, qui visite ou habite la grande île de Montréal savent qu’il faut se méfier quand on veut se stationner. Dû à un oubli de ma part, il m’est arrivé d’avoir un magnifique ticket (infraction/contravention) pour ne pas avoir déplacé mon véhicule de l’autre coté de rue parce que la ville c’est réservé une plage horaire pour faire le nettoyage des rues au grand plaisir de tous les citoyens (qu’un peu de sarcasme, parce que j’aime avoir ma rue propre, si cette maintenance était toujours effectuée par contre…). C’est seulement en rentrant du travail que j’ai vu léger dans le vent, retenu par mon essuie-glace, ce magnifique billet de stationnement, rédigé par un ordinateur, dirigé par un employé de la ville. Je suis bon joueur pour celui-là! C’est ma responsabilité de déplacer ma voiture, ma faute. Les seuls constats que je peux faire, c’est que ma rue n’est pas plus propre que le matin, que je pense avoir donné un sourire à un employé de la ville et j’aurai bientôt 42 $ de moins dans mon compte en banque. Jusqu’ici tout va bien, tout le monde à fait sa job comme il le devait tant pis pour moi.

Prise deux… eh oui! il y a une prise deux! Semaine de la St-Jean-Baptiste, fête des Québécois, fête de la boisson à profusion. Je n’aime pas les grands rassemblements alors je me suis retrouvé invité dernière minute dans un BBQ de quartier où une communauté assez multiculturelle échangeait bonne bouffe, bon vin et discussions qui étaient parfois très profonde et d’autre très légère, probablement qu’avec les bouteilles qui ne cessait de se vider ça n’aidait en rien. Je suis allez me coucher, à pied, pas très tard et je suis tombé dans mon lit de façon comateuse pour me réveiller le matin sans mal de tête, mais encore saoul (il y avait vraiment beaucoup de bouteilles) à me dire que je n’allais pas travailler et encore moins changé ma voiture de coté de rue… je l’ai pourtant regardée, je l’ai saluée, et je me suis dit que j’allais payer le 42 $ nécessaire, car j’aurais pu être très dangereux, même pour un coté de rue, je me suis consolé en me disant qu’elle allait être du bon coté pour le lendemain.

Et maintenant pourquoi j’écris ça? Parce qu’il y a longtemps que j’avais envie de péter ma coche sur cet événement pour les raisons simples qui suivent. Pourquoi la ville organise des fêtes de la St-Jean et qu’elle fait travailler son monde le lendemain? Aurais-je eu le droit d’écrire dans mon pare-brise : désolé l’ami, je t’aime, mais je ne peux pas déplacer ma voiture pour le bien de ma communauté! : je ne pense pas que ça aurait passé. Pourquoi moi qui ai tenté de ne tuer personne je dois payer 42 $ pour avoir pris la bonne décision? 42 $ plus la journée de boulot que j’ai perdue, plus le temps que je prends à y réfléchir… c’est pour ça que je l’extériorise, pour ne plus avoir à en parler. Je me suis même vu haïr la personne que je ne connais pas qui m’a donné ma contravention, parce que c’était deux fois la même, c’est en plus écrit sur le billet et ça nous aide à la détester deux fois plus. À tenter de penser comment peut-on faire une job qui fait que personne ne nous aime, voir que tout le monde nous déteste, mais mon coté bon coeur c’est vu la prendre en pitié, pensant que cette personne a toujours été seule, sans amis ou qu’elle n’a simplement que raté sa vie, pas fait d’étude énorme, manquée son examen pour rentrer dans la police. Mais je n’aime pas haïr les gens, surtout quand ils font des emplois ingrats, surtout quand la personne a simplement été juste parce que mon char était là et il ne devait pas y être.

Je suis bon joueur… je vais payer le total des 84 $. Ce que je trouve plate, c’est que la maudite rue, bien ce soir la quand je suis allez ramasser mon billet de sur mon pare-brise, bien elle était encore sale.





Le matin : Est-ce la faute d’hier ou de demain?

9 07 2008

Pourquoi y a t’il des matins comme ça, si différents les uns des autres, où même le goût du café prend un goût différent sur la langue? Pourquoi y a t’il des matins où je me lève tout sourire et pourquoi ces temps-ci je me lève si vide de tout sens? Est-ce la faute de ce qui s’est passé hier? Hier au sens large, un hier sans fin qui remonte aussi loin que ma tête peut même plus se rappeler par elle-même? Pourquoi on ne réinitialise pas cette humeur chaque jour, pour au moins avoir la chance d’avoir au moins un sourire au réveil? Faudrait-il encore être capable de plus se rappeler de nos rêves au réveil et cela serait bien moins drôle, car qui n’aime pas se rappeler d’une chaude nuit de sexe même en rêve, ça donne le sourire en coin au matin.

Par chance on peut changer d’humeur durant la journée, les gens sont si différents et remplis de surprise qu’on ne sait pas à quoi s’attendre, mais pourrais-je avoir au moins le plaisir d’un instant de matin, je demande juste la première heure (au moins) où le sourire est inconditionnel, où le café est bon, où tous les tracas ne sont pas encore allumé dans la tête comme la lumière des phares qui va et qui revient. Juste un petit moment de douceur qui fait que la pluie me joue des airs plus doux pour accompagner chacune des gorgées de ce café qui semble meilleur.

Je me couche chaque soir en me disant que peut-être demain, peut-être lui, me fera oublier hier et me lèvera tout sourire accompagné de café. On se couche souvent plein d’espoir que demain sera vraiment plus beau, mais on sait très bien que la vie est remplie de surprises, comme quand on attend Noël, on rêve parfois d’un nouveau vélo, mais on finit par se contenter du cadeau qui nous est donné.

Mais ça, c’est ma vision de ce matin, une perception plutôt noire de mon humeur basée sur ma nuit, sur hier, sur un café pas assez entamé, sur ce que je rêve de demain.