C’est comme hier, mais aujourd’hui. Dans tes bras j’ai envie de m’oublier. Je n’ai envie de personne, je n’ai envie que de toi. Les yeux sur une rive, les vagues sur la mer, dans tes cheveux, je sourire au quoi des yeux. Ta main sur la mienne, le vent qui tourne doucement les pages de ce paysage. Le chant des oiseaux, le chuchotement du silence, le cri de mon amour, qui caresse doucement ton visage de mon regard. Je t’aime, mais j’erre, à chercher comment et pourquoi, à chercher où tu es cette fois. Nos corps s’enlacent en silence, mais non sans soupir, désir, plaisir, puis au matin je pleure de te voir partir, encore, une fois, reste avec moi. Je t’attendrai sous les draps frais, ici, ailleurs, partout où tu voudras me trouver. Je rêve encore, de ta peau chaude contre la mienne, d’un baiser humide sur mes lèvres, de ton doux rire au creux de mon oreille. C’est comme hier, je t’aime toujours autant, je m’ennuie plus souvent, et j’erre en attendant.
C’est comme hier
8 06 2014Commentaires : Leave a Comment »
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Je rêve parfois…
1 06 2014Je rêve parfois de me réveiller dans tes bras. Ton coeur, ton corps ne répondant qu’à mes mouvements, lentement, doucement. Je rêve parfois que tu m’acceptes comme je suis, comme j’accepte ce que tu suis, ce que tu es, ce que tu veux que l’on soit. Je rêve parfois, que ce soit la première fois qu’à nouveau tes lèvres se déposent sur les miennes, que ton corps tu ne retiennes, de ne faire qu’un avec moi, te souviens tu de la première fois? Je rêve parfois, seulement pour un moment, que je trouve celle qui s’approche de moi, doucement, en se foutant du temps, du printemps, un doux moment, près de mon ouïe, j’entends les mots qu’elle me dit. Je rêve parfois, par moment, par étape, car tout ne peut arriver en même temps, il faut savoir se donner le temps. Je rêve parfois, d’aller chez le libraire du coin, faire le tour de tout le magasin, et de me retrouver là, sous tes yeux, simplement parce que c’est toi qui m’inspires et que j’ai eu les mots pour le dire. Je rêve depuis toujours d’avoir les enfants que j’aimerai d’amour, que je n’ai jamais eu, de tout ce temps que j’ai perdu. Je rêve d’avoir les deux pieds dans le jardin, d’avoir les rides sur le visage et les mains, de sentir la terre et sa moiteur, puis ta présence. Je rêve encore, d’avoir les pattes d’oies sur le coin des yeux, parce que tu m’auras trop faire rire, tu le sais que tu le peux. Je rêve de mourir en paix, dans l’amour de ceux qui me sont près, en sachant que lorsque je fermerai les yeux, tu me diras doucement… je t’aime mon vieux.
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Le sacrifice
25 05 2014J’ai marché, droit devant, sans comprendre vraiment pourquoi. J’ai marché en attendant d’atteindre ce que je voulais pour toi. J’ai mis pour une dernière fois, mon masque de quidam, pour disparaitre en silence, pour te laisser cette chance. Encore une fois, sans savoir vraiment pourquoi, l’évidence s’est présentée, le temps d’une danse, le temps d’oublier, de m’étourdir et de t’aimer. Mes pieds ne touchent plus terre, mais je dois me taire. Un sacrifice de fou pour encore te plaire. Une illusion nocturne, qui est qui, les mensonges sont toujours les mêmes et ils les entretiennent, non par amour, mais par habitude. Je veux du vrai, je veux, toucher le coeur de mes doigts, sentir cette chaleur qui lui font perdre sa cadence, je veux dormir près de toi. Demain ne sera différent en rien, car le silence règne, comme ce roi muet qui me pointe du doigt, ordonnant au bourreau de laisser tomber la lame sur mon cou, mes yeux rivés sur ce dernier, mes yeux rivés sur ma propre image.
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D
19 05 2014Délire divin de désirer la douceur de tes doigts descendant mon dos. Dormeur disloquer depuis déjà cette date distante. Diplomate disparu ou discret, je décide de diverger doucement. Docile divisé, je dois me divertir, mais je ne désire, ni la drague ni la drogue, seulement cette distance des discours directs. Pas de disputes, pas de direction, je reste diffus dans cette digue. D’ici devenir digne, directe et diligent, je dois dormir, doucement, dans la douleur des démons diaphanes. Dis-moi, déesse désirable, d’où vient cette désinvolture délirante à déserter mon domaine. Déséquilibré, désarmé, dénudé, je suis disciple désillusionné qui danse distraitement devant les dunes désertiques dehors. Démence distrayante, délire désordonné, je ne demande pas davantage. Je me dandine dans ce dédale diabolique et que daigne dire les décideurs, demain sera différent. Je déambule depuis le débarquement, le dard débandé, d’amour désillusionné. Je me débats comme un débile qui déblatère d’un dialecte différent. Dire, donner, désirer, un début délirant, mais disparu. Debout, débraillé me sentant délaisser, délirant sur le divan depuis mes déclarations. Deuil, d’un décès difficile, divagant d’un délire défectueux, déclin décousu, destin dissipé, mais non-disparu. Le décor distordu d’une déconfiture douloureuse, dure, démodée, je démissionne.
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Pour toujours
7 05 2014C’est arrivé un jour, comme ça, je venais d’arriver ici, ou là, qui sait, mais j’étais nouveau, c’est clair. Je faisais mes choses, comme un professionnel, comme je peux, tu sais, comme je suis. Je ne t’ai pas vu ce jour là en fait, probablement intrigué par la voix, probablement intrigué par les mots, qui sortaient, un à un, avec une précision tranchante, intelligente, professionnelle. Je suis allé me balader, te chercher, te trouver, oh oui je t’ai trouvé, je me suis présenté, émerveillé. Des fois, la peur, ça fait gelé, quand on c’est abandonné dans le passé, la passion piétinée par la déception, j’ai ralenti, arrêté, avec cette envie de continuer. Donne-moi le temps, donne-moi la chance, ai-je réagi trop tard, quand toi tu voulais faire un voyage d’une vie avec moi, que je me suis caché dans mon coin, que j’ai regretté en fin. Le temps est passé, j’avais envie de t’avoir là, te savoir là à mes côtés, comme au début, comme ce jour-là. Je te sais, je te sens, c’est viscéral, j’ai envie de toi, j’ai envie de moi, j’ai envie de nous. J’ai envie de t’entendre me dire, à l’oreille que tu souffres du même mal, que tu m’aimes du même amour, que ce jour-là existe encore. Je ne veux pas voir la fin, pour moi, quand j’ai baissé les bras devant ce que je défendais, devant moi, pour m’abandonner à toi, t’ai-je effrayé? J’ai attendu des mots, des phrases, des heures, voire des mois à espérer que toi, que tu ne viennes, que tu me dises, que tu te souviennes, de ce jour-là. Aujourd’hui, je m’accroche, je t’aime, je pense à toi, je pense à ce jour là. Ce jour-là, qui je croyais être pour toujours, encore, hier, aujourd’hui et demain, un jour sans fin où je te voulais dans ma vie, sans voir le bout, avec l’innocence de l’enfance, un mot qui est resté pour moi, pour toujours… Ce jour-là, c’est aujourd’hui, mais aussi demain.
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Une question
14 05 2013Je m’effrite doucement, sans un mot, car même les corbeaux broient du noir. Je ne me suis pas trop demandé pourquoi, parce que je le savais. Je savais que je ne savais pas ce que tu pensais de moi, j’ai pensé que je pourrais te poser une question, une question qui engloberait toutes celles que je pourrais te poser, simplement pour avoir toutes les réponses. J’ai regardé dans les mots que je connaissais, j’ai tenté de les mettre ensemble, un à un juxtaposé pour enfin te la poser. J’ai voulu provoquer le bruit dans tes silences, aucune chance, te faire dire ce que j’aimerais entendre, comme tu le dis, ça ne reste que des mots, couvert de tes silences. Comment me trouves-tu? Tu me trouves beau? Drôle? Intelligent? Sensuel? Toutes ces questions ne répondent en rien à ce que j’aimerais savoir de toi sur moi, je suis couvert de silence. Que suis-je pour toi? On s’y rapproche, on y touche déjà un peu plus. J’ai l’impression d’être là, juste là, oasis du passé qui ne fait que patienter pour quelque chose que je ne m’explique pas. J’aimerais que ça vienne de toi cette fois, laissons faire les questions, les opinions, les silences, juste des mots pour rassurer ce vide que je ne comprends pas que je ne veux pas voir à la force du temps qui passe. Toute histoire différente est un peu pareille à la précédente. Je comprends les secrets, la position dans laquelle on se trouve, il y a quelque chose d’intéressant, d’excitant. Quand il ne reste que toi, que moi devant toi, c’est encore un secret que tu gardes pour toi. J’ai l’insécurité présente devant cette phrase latente, cette phrase qui ne vient pas de toi, que je ne veux pas forcer, que j’aimerais entendre simplement parce que le temps passe, parce que toi tu passes et tu ne t’arrêtes pas. Es-tu prête à avoir quelqu’un dans ta vie? Suis-je là maintenant parce que tu ne sais pas pour plus tard? Mes mots t’ont fait peur, tu ne t’y attendais pas, tu n’étais pas prête à les lire, les entendre. Je rumine, je m’épuise à pouvoir de dire, je ne me répète plus, fatigué d’un silence. Je marche sur des oeufs comme si mes paroles étaient pesées, je ne suis plus moi, je suis hors de moi. J’ai la nausée périodique due à ce vide de mots, vertige du verbe, je ne fonctionne plus à mon juste niveau. Pourquoi as-tu peur des mots? Ne sont-ils pas simplement le reflet de ta pensée, de ce que tu ressens? Peut-être ne ressens-tu pas ce que j’aimerais que tu ressentes pour moi? Ça y est j’y suis… Est-ce que tu m’aimes?
C’était un 12 février…
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Dollars d’argent, étoiles dorées
23 01 2013Ça faisait quand même un temps que j’étais là. J’avais la tête qui ne reconnaissait plus le nord, plus vraiment de point de repère en fait. Des jours, des mois… voir des années, je ne sais plus vraiment, quand tu étais là, tu m’orientais, tu me remettais les pieds sur terre, tu m’attachais, m’enlaçait, sans arrêt. Je sentais le temps passé, doucement, sur ton visage, parce que je te faisais trop sourire, j’aimais ça. Là, la solitude du temps qui pèse m’écrase dans ma cellule, seul vaisseau pour je ne sais où. J’ai appris à me comprendre, à te pardonner de ne pas être là. En fait, ce n’était pas ta faute, je n’avais pas de place. J’ai pris un calepin en guise de toi, un crayon, pour t’écrire des lettres que tu ne liras peut-être pas, je ne sais même pas si je te reverrai. Tu sais que je suis parti sans un autre choix que celui-ci. Je devais partir, c’était peut-être mon unique chance. Seras-tu là à mon retour, reviendrais-je? Ici tout est vaste, tout est vide, tout est noir. Tout est comme moi en fait, j’ai l’impression d’être fait pour cet espace. On ne m’a pas dit vraiment où je m’en allais, mais j’ai toujours voulu, c’est ce que je disais quand j’avais cinq ou six ans, je veux être astronaute. De toute façon, je ne les aurais pas compris, moi le russe, je ne connais que les Da, Niet et autres composants de salutation simple souvent lier à l’alcool. J’ai pris en cachette les dollars d’argent appartenant à mon père, je les ai mis dans ma poche, sous ma combinaison. C’est en fait celles qu’il m’a laissées en quittant lui aussi, pour son voyage, je ne sais pas si je le reverrai un jour, ma nièce disait qu’il était la lune, je ne l’ai pas vu. J’ai arrêté mon voyage, à quelque reprise, le temps d’une pause, de refaire les ravitaillements dans les différents points d’ancrage éparpillés dans une galaxie qui est beaucoup trop vastes et en voie de développement. Chaque fois que j’ai arrêtée, j’ai déposé dans l’espace un dollar d’argent, en suspend dans l’univers, bien placé pour que le soleil y reflète, bien en place pour que tu puisses les voir. J’ai pris la peine de viens les polir avant de partir. Le soleil sur de l’argent, une étoile dorée pour toujours de regarder, pour que tu saches que je pense à toi, pour que tu saches où je suis, à jamais dans l’univers. Quand quand je prends ce temps pour t’écrire, j’ai l’impression d’être avec toi et je m’ennuie terriblement.
Sujet : Vous êtes un astronaute, décrivez votre journée parfaite.<
P.-S. Pour une meilleure compréhension, lire en prenant en considération que le narrateur est mort.
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À cet instant à Montréal
30 12 2012Il était 13 h 16 min 13 s…
Centre-Ville
Patrick était assis sur le lit, les mains apposées un peu derrière lui, les pantalons sur les chevilles. C’était la première fois qu’il atteignait l’orgasme de sa vie, en un éclair, dans cette chambre aux lumières orangées. Son plaisir venant avec un soupir de plaisir, synchroniser, les yeux fermés simplement pour mieux savourer ce moment.
Anjou
Fabienne, les yeux fermés, encaissa pour une dernière fois le prix qui lui revenait de droit. En fait, c’était les paroles de Pierre, qui s’était marié avec elle il y a 18 mois. Fabienne n’avait pas fait le dîner et les enfants criaient à tue-tête dans la cuisine quand Pierre rentra, il ne rentrait jamais à cette heure. Ce dernier rentrant de travailler d’un chantier de construction, à mettre les blocs de béton pour séparer ce qu’il y avait de si grand, simplement pour diviser selon les demandes de tout un chacun. Pierre se réfugiait souvent dans son endroit à lui, sa Côte-Nord lui manquait, le vert des arbres remplacer par le gris du béton, sa paix intérieure replacée par le bruit, les nuages de bruit et un manque de tranquillité. Ce midi-là, après avoir été remercié par son patron, il rentra chez lui furieux, se paya un certain silence en envoyant son poing droit sur la tempe de Fabienne qui s’écroulant sourdement sur le sol.
St-Léonard
Gina, les yeux en larme dans les yeux de Pietro disent simplement oui.
Montréal-Nord
Le bruit fût entendu de partout, cela ne pris qu’une seconde avant que les genoux de Ralph ne touchèrent le sol. Le regard vide, comme si cette seconde durait une heure, comme dans les mauvais films qui font les ralentis trop lents, en pensant simplement que l’on ressent plus la douleur d’une balle en plein coeur quand la personne tombe au ralenti.
Centre-Ville
Sophie, le maquillage un peu défait, à cette pensée, il ne me manque que 1000 $ pour partir d’ici en fin. Les larmes qui coulent sur ses joues sont un mélange d’espoir, de honte, de fierté, car pour ce jeune homme c’est la première fois et de maquillage bon marché, parce qu’elle ne veut pas mettre trop d’argent sur ce dernier. Le goût de la semence de ce jeune homme ne goûte pour elle plus rien, avec le temps, elle en fait abstraction, le temps ou la quantité d’hommes qu’elle a laissé faire de même. Ça et l’alcool qu’elle ingurgite à chaque fois qu’elle doit travailler.
Petite-Patrie
Un enfant dans un marché caresse la tête d’un chien avec le sourire
St-Léonard
Emmanuel, le coeur nouer de tristesse, debout devant le banc en bois regarde sa cousine s’engager. Il sait à cet instant que c’est fini pour lui et pense à la mort.
Hopital Notre-Dame
Rose tient la main de Gérald. Sa main rose et fragile, usée par le temps, par le vent, par les années qui ne les ont jamais séparées, car ils se tenu par la force de leur main. Quarante-cinq années d’amour, de vie, d’obstacles plus difficiles, mais jamais insurmontables, quarante-cinq années envolées le temps d’un dernier souffle pour un et la fin d’une histoire pour l’autre.
Montréal-Nord
Jeanine regarde son fils se vider de son âme, les larmes sur ses joues, sans voix. Il aimait tant sa mère et sa mère l’aimait temps aussi. Les années dans ce nouveau quartier étaient pour eu plus difficile, beaucoup trop difficile. Son fils n’était plus son fils, elle ne le reconnaissait plus, les actes de violence qu’il commettait n’étaient en rien ce qu’elle lui avait appris. Elle avait enfin la chance de revoir ce qu’il avait été, pour une dernière fois, malgré ce trou dans la poitrine qui laissait sortir ce qu’avait été sa vie, malgré cette fumée qui s’échappait du pistolet qu’elle tenait.
Petite-Patrie
Woof!
Villeray
Dans un lit enrobé de drap, de bras, de chaleur, de sueur, de cette odeur qui s’était transformée de sexe en tendresse, le silence fut rompu. Ce silence qu’on conserve trop longtemps, trop souvent avant de se rendre compte qu’il est trop tard. Ce silence comme on les accumule, empile sans rien dire en pensant que leur portée ne veut rien dire ou est vouée à s’évanouir. Un silence brisé par une parole simple, avec un peu d’hésitation « Je… »
13 h 16 min 14 s
« Suis bien avec toi! » Une parole qui aurait dû se limiter à la seconde qui lui était allouée, une parole qui aurait dû être plus courte, plus efficace, plus vraie dans l’instant où elle a été lancée. Qui a été modifié par la peur de se lancer, par la peur de ce que l’autre aurait pu penser. L’instant, il faut savoir en profiter.
Sujet : Que peut-il arriver en une seconde?
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Lucide et Confusion (une histoire d’automne)
20 11 2012C’est l’histoire de Lucide et Confusion. Une histoire un peu triste, mais remplie de passion. C’est l’histoire d’une double solitude, celle de Lucide, belle et gracieuse au soleil, seule et triste la nuit. Ou celle de Confusion, grand et fort du matin jusqu’au soir, ivre, perdu et noir comme la nuit. Ce fut Crépuscule qui présenta Lucide à Confusion, une histoire un peu étrange, un peu oubliée, où face à la nuit, Confusion voulait déjà oublier. Quand les yeux de Lucide touchèrent ceux de Confusion, ce fut le début d’une fin, comme un jour qu’on laisse derrière, pour entamer ce que l’on pourrait penser un long voyage, mais ce n’était en fait qu’un court manège, comme ceux des parcs d’attractions auxquels on ne fait plus attention. Lucide savait, Confusion sentait, personne n’aurait pu expliquer, ni pourquoi, ni comment cela c’est produit. Lucide faisant refléter les atouts d’une autre, Confusion toujours plus profond dans le regard de Lucide. Confusion ne comprenait pas pourquoi Lucide agissait ainsi, comme de la peur, un faux désintérêt comme celui d’un chien devant un boucher, c’était pour les deux la faim. Confusion bu, entraînant Lucide dans son monde, sans force, naturelle, Lucide se laissa allez. Se laissa allez jusqu’à respirer le matin, fraîcheur d’aube littéraire, où sur la plage les cheveux faux ne font que passé. Confusion dans de beaux draps les a entendu, passer et repasser, la veille si loin et le matin bien trop clair pour ses yeux sombres. Lucide n’était plus, Confusion déambulait dans une maison bien trop vide, bien trop inconnue, mais en même temps si familière. Le temps passait à coup de deux horloges, il fallait rentrer ou revenir. Crépuscule revint enfin, pour venir unir Lucide à Confusion encore. Confusion se perdait bien trop souvent dans les étoiles de Lucide. Les lèvres de cette dernière s’étirant, s’ouvrant à bout portant pour laisser sortir un son, une chanson ou un rire, s’unissant simplement pour embrasser Confusion. Ce fut le bon temps, le temps bon où on ne compte plus ce qui se passe, qu’on se rappelle pour pouvoir le compter aux enfants qu’ils auront, enfants qui ne verront pas le temps non plus, un enfant qu’il nommerait Amour, en cas de grisaille pour se souvenir du temps, du temps où il n’existait pas.
Le temps tournait sans eux, il tournait à s’en rompre l’aiguille dorsale, deux fois plutôt qu’une. Le calendrier n’a pas pu entendre la sonnette qui lui disait de changer de page. Sage, Confusion n’a pas compris, c’était un peu cette dualité qu’il vivait, ne pas comprendre et sentir. Sentir et ne rien comprendre, d’un coup de vie dans la cage thoracique le coeur lui éclata, du jour au lendemain. Quand Confusion voulait comprendre, il questionnait, quand il questionnait, il obtenait des réponses qui n’étaient pas toujours ce à quoi il s’attendait. Lucide, de répondre, les pieds bien au sol comme le font les arbres, ce que Confusion ne voulait pas entendre. Ce dernier de partir, à la hâte sans un mot, sans comprendre, sans tenter d’en savoir plus, déçu, désolé, surtout brisé. Il partit pour sentir le temps qui passait sur sa peau, dans son être tout entier. Il ne se retourna pas, même pas un instant, sinon qu’en pensées, pour savourer ce qu’avait été cette histoire unique. Il rêvait souvent, mais tentait surtout d’endormir les douleurs à coup de vie mal placé, à coup de cidre, de malt, de produit alcoolique, calmant temporairement cette fixation qui était Lucide. Un soir où il levait son dernier verre avant d’allez s’éteindre au lever du jour dans les draps froids, vide et sans lui, car même quand il y était, il n’était pas tout à fait là, ses pieds sur un axe de demi-cercle pivotèrent pour se mettre à dos le bar, mais bien en place, toujours sur ses pieds implanter dans le sol, Lucide s’y trouvait, comme apparue dans la nuit juste avant que Confusion ne s’éteigne. Il n’est pas tord de dire que tous les mots qui existaient sur cette terre n’auraient eu aucune utilité pour le moment qui était en train de se produire. Dans l’univers tout entier n’existait qu’une chose, à ce moment exact, Lucide blottie dans Confusion, cherchant à stopper toutes les horloges de la terre. Un recommencement nouveau, un passé oublié, il n’y avait rien qui importait plus que ce moment, cet instant qui dura… qui dura.
Lucide savait, Confusion se doutait. La fragilité de l’un et les pieds bien ancrés de l’autre s’affrontèrent à nouveau. Les mêmes raisons, un peu plus d’action, un rêve que Lucide avait. Lucide rêvait aussi, peut-être moins que Confusion, en fait personne ne le sait vraiment, mais à cet instant, elle rêvait. Elle rêvait de chevaux, de sable, de Confusion, mais pas assez pour abandonner ce qui existait avant, ce qui existait maintenant, à un pas de se déterrer la racine pour mieux se l’enfouir ailleurs, elle devait aller au bout, on sait jamais ce qu’il y a au bout tant que l’on ne s’y retrouve pas. Confusion comprit Lucide, s’extirpa à nouveau sans attendre, sans tout à fait comprendre, s’éloigna avec tristesse, Lucide derrière lui à nouveau. Le temps n’aidait plus à la chose, il passait, repassait sur le visage de Confusion, n’arrivant pas à assécher les larmes que causaient Lucide. Il s’interrogeait fréquemment sur la nature de ce qui s’était passé. Se demandant si Lucide avait trouvé au loin ce qu’elle cherchait, si le bout était vraiment ce qui s’était s’était montré en rêve. Confusion ne voulait plus, plus de rien autour, plus d’Amour, plus de Lucidité, il avait rencontré des gens pour la faire oublier, dont la belle Insipide et l’autre Folle, avec qui il avait cru qu’il était possible de refaire le monde à coup d’amour, mais ce ne fut que poudre aux yeux. Le temps avait raison de Confusion qui vieillissait, qui comprenait de plus en plus les rouages de ce qu’était le paysage que les gens appelaient la vie. Il devint gestionnaire d’attentes, de ses propres attentes, devenant gris, un gris milieu qui ne goûte que la poussière, se fondant à la masse, ne prenant plus sa place. Le temps avait raison de lui et sans raison il le laissait faire, ne pouvant plus l’arrêter.
Dans un pli ciré d’une lettre bien pliée, Confusion eu la surprise d’une vie, en repensant il considéra que c’était peut-être la troisième, mais le passé venant à la rencontre du présent, était toujours pour lui quelque chose de surprenant. Lucide, dans des mots serrés sur une feuille de papier, donnait des nouvelles. Elle était comme ça elle, elle donnait, son coeur étant si grand que le monde elle aurait pu donner s’il lui avait appartenu. Confusion content et confiant, le temps l’ayant brutalement ramené sur terre eu l’instant d’un moment un vertige. Le papier de Lucide le regardait droit dans les yeux, encore. Lucide racontait, sa vie, son rêve enfoui et rattraper d’un autre coté, comme la vie et de l’inattendu. Elle racontait, les joies d’un mélange quelconque qui avait donné naissance à Trésor, dans lequel elle avait enfoui tout ce qui lui restait de rêves. Lucide n’avait plus cette lumière dans le regard, Confusion, conscient de cette situation lui demanda où elle était passé, pas elle, mais cette lumière qui avait éblouie Confusion à leur première, voir deuxième rencontre. Et les lettres s’échangèrent, de part et d’autre, la question de Confusion restant rempli de silence, Lucide n’était plus aussi ancrée qu’au temps du Tic où elle répondait Tac. Confusion ne comprenant pas les silences de Lucide, reposa encore et encore la question, jusqu’à ce qu’en un instant, rempli de lumière, les coins de la lettre se sont ouverts pour laisser place à Lucide, maintenant un peu plus timide, mais toujours là bien cachée. D’histoire en histoire, l’histoire c’est tissé, de mots dans les lettres rien n’était oublié. C’était encore l’automne, pour la troisième fois, quant au pris avec une pinte de bière Confusion s’accrocha à Lucide. Les mêmes yeux, vivants, limpides, jamais oubliés venaient le regarder. Elle savait où le trouver, chaque fois comme une nouvelle, une surprise, il était là. Ils n’étaient pas les deux seuls à être là, il y avait aussi l’histoire, le temps, le passé, les souvenirs, mais surtout la déception. La déception de part et d’autre, pour la même raison, mais expliquée différemment, reprochée d’une autre façon, blessante, inutile. C’est la faute du temps je vous le jure, s’il n’était passé au même moment, personne ne serait parti. Il fini toujours par passer et on ne sait pas trop pourquoi, c’est toujours Confusion qui quitte la scène du crime.
Personne n’a eu ce qu’il voulait dans cette histoire, soit par abandon ou par remplacement. Aujourd’hui c’est toujours pareil, Confusion c’est fait une raison, Lucide ne sait plus. Le temps a été brutal avec eux. Ils ont été brutaux, l’un avec l’autre, s’acharnant sur leurs rêves à chacun, croyant que tout ça existait dans le format dont il rêvait. Il n’en était rien, rien dans la forme, mais tout dans le contenu. Deux êtres merveilleux, magiques, qui s’aimaient et s’aiment encore aujourd’hui, dans l’ombre, ils plient des lettres, remplies de mots, simplement pour cesser d’être gris, simplement pour que la vie goûte encore ce premier soir où Lucide se perdit dans Confusion.
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La fatigue et l’ennui
25 09 2012La fatigue et l’ennui sont plus sombres la nuit. Je suis ici et je m’ennuie. Je dors peu et mal ce n’est pas normal. Mes idées tournées vers cette journée qui me sépare encore un peu plus de toi et ce silence, trop dense. Le temps passe à petits grains et je serai loin demain, loin de tout, loin de toi, loin de mon confort de ce que je vois. Le froid pincera ma peau, me donnant des frissons dans le dos, j’aurai cette pensée pour moi que j’ai laissée derrière moi. Je hais les silences et cette danse où lorsque j’avance tu prends tes distances. Combien de jour encore, où je découvrirai ton corps? Le sommeil ne me gagne pas, l’appétit toujours ici et l’estomac qui ne me parle que de toi. J’ai faim de découvrir ce que demain me laissera choisir. Où es-tu cette fois, sans moi qui ne pense qu’à toi? J’ai besoin d’air, de fraîcheur, de toi. Je ne gagne mon lit que pour te retrouver, mais mes draps froids ne sentent que ton absence. Demain, un autre jour, seras-tu encore là? Tant de questions sans réponse, tant de mots placés d’une même cadence et le froid qui ne me réchauffe pas. Réchauffe-moi!
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