Aujourd’hui, c’était différent, différent d’hier, différent d’il y a une semaine, ou deux, ou trois. Un jour qui fait du bien, un jour qui malgré un départ gris s’est pâli doucement avec les tic tac du temps. Tout à changer, à 14 h 18 exactement, sans que je le demande, comme un baume sur une plaie béante, dernièrement trop présente. Aujourd’hui, je n’ai plus eu envie d’hier. Peut-être un peu plus de demain. Il est bien de pouvoir mettre le doigt sur les choses qui nous aide à nous mouvoir doucement. Un pas, puis un autre. Dernièrement, c’était relativement du surplace, rien de bien efficace. Une avalanche de bonne nouvelle, de petits plaisirs qui ne sont pas éternels, de conversations auxquelles on donne plus d’importance simplement pour pouvoir y donner un sens à tout ce qui arrive. Un appel inattendu, un dîner bien mérité, un discours sur les attentes, ces foutues attentes et pour finir une fin de journée toute en beauté remplie de question et de sourire. Ça fait du bien à cette masse qui pour un moment s’efface, qui donne plus envie de penser, qui donne envie d’avancer. Je crois que c’était un peu le thème de la journée, rappelé mainte fois de tout bord tout coté. Ce genre de journée où on s’accroche comme à une bouée, simplement pour savourer, « Ça va? »… « Ça flotte! ». Un discours égyptien sur la suffisance qui me disait de ne pas mettre mes attentes trop hautes. Bien que ça ne changera pas ma façon d’être, ça donne tout de même la perspective d’un autre, que je ne veux pas. Je suis vrai, intense, sensible. D’un homme sans sourire qui se disait heureux, la discussion fut bonne et me fit sentir mieux. Demain, ça sera différent. Un différent, mieux ou pas? Je ne sais pas, ça sera différent à cause d’aujourd’hui. C’est parce qu’hier à exister que je serai meilleur demain.
Un aujourd’hui différent
8 02 2012Commentaires : Leave a Comment »
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Sentir
4 02 2012C’est comme l’autre soir, il faisait tout gris dehors même si le blanc tentait de s’installer, j’étais seul et je réfléchissais à un truc. Un truc sans importance, un truc comme plein de choses que l’on pense quand l’esprit vide et livide, on aimerait mieux avoir la tête vide. En un seul éclair j’ai senti un malaise, rien de physique, mais plutôt quelque chose de cosmique, de pas expliquer, d’une rare étrangeté. Ça, ça m’arrive souvent sans crier gare. Une sensation bien désagréable, à quoi suis-je connecté? Sensible, je sens, trop, tout, tout le temps. Quand le vent tourne, toujours, un éclair de génie, quelque chose qui me détruit. Je sais toujours où regarder sans ces instants d’obscurité, je regarde cette plaie qui s’ouvre et je fous les doigts dedans, simplement pour que ça soit encore plus douloureux. Je ne m’explique jamais comment ni pourquoi, je sais, je sens, je subis. Si les gens ne croient pas que l’on puisse communiquer sans mot, je leur laisse leur croyance, leur innocence. De l’attentif à l’instinctif je deviens au quart de tour. Ce qui est le plus triste, c’est que je reste là, comme si la tête en l’air je regardais ce piano qui tombe du 40e étage et qui s’affaissera droit sur ma gueule. À tout coup, c’est plus fort que moi, j’espère que le vent changera sa trajectoire unique, moi. J’ai ce sombre pouvoir, donné aux animaux, l’instinct, l’instant de me protéger, mais je reste là, j’attends, il ne me tombera pas encore dessus… ce foutu piano.
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Quand la nuit me parle
10 01 2012Cette lune me précipice dans un état de veille. Un état où tout mon corps s’éveille. Une nuit difficile à subir, remplie de réveil et mon corps qui a pourtant sommeil. Chaque pore de ma peau me parle de toi, d’une façon intraitable, d’une façon animale. D’un mélange de révélation et de passion, des mots peu clairs pour cette nuit noire. Je sais que je sens ce que je saurai ou je sais. C’est une part inexplicable et l’autre un instinct palpable. Mon corps dit à ma tête, mais que ce passe t’il? Et je ferme les yeux, encore un instant, paranoïa ou voyance, il y a peu de différence. Je sens les choses, les gens, les événements, sans cesse, sans savoir pourquoi. Je ne me pose plus la question, je sais ce que c’est et j’assume cette particularité. D’un réveil fragile d’une nuit mouvementée, mon corps se dirige dans cette routine qui a recommencé. Je suis happé par une question… qui suis-je? Ce n’est pas moi qui me pose la question, mais c’est moi qui dois répondre. Je sais ce que je suis pour moi, mais je sais ce que je voudrais être pour toi. D’un songe matinal, tout goûte différent. Je sais ce que je suis. Et je pense à toi. Je sais ce que je suis. Quand, tu me reviendras?
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3… 2… 1… Zzzzz!
2 01 2012Eh oui, 2012 ne m’est pas rentré dedans comme un train chaque année, où le matin mort, assassiné par l’alcool, mon coeur se levait plus que mon corps. Cette année je n’ai pas entendu crier de mille voix les dernières secondes qui restaient de la précédente et souhaiter à bout portant des veux a des gens que je connais peu. Cette année j’ai fait différent en faisant comme j’ai l’habitude. Je suis resté tranquille à la maison, écouté une saison quelconque d’une émission, pour sombrer vers les onze heures dans un sommeil bien profond. Je n’ai rien entendu des miettes de 2011, je crois que j’en avais assez de cette année, j’étais repu, satisfait, immobile. Les dernières minutes de l’année, je les ai dormi, une par une, un délice. Je me suis fait réveiller, une seule fois après un deuxième appel, de très loin dans mon sommeil et de très loin dans le monde, un appel qui a fait commencé 2012 de façon délicieuse.
J’étais donc résolu à ne pas prendre de résolution, du fait que je me suis simplement dit que je le faisais à longueur d’année. Pourquoi ne pas attendre d’être prêt plutôt que d’être prêt à attendre? Pour le reste ça m’a montré deux choses cette expérience de non-célébration.
Premièrement, les gens sont beaucoup plus mal que je peux l’être dans le fait que je reste seul un 31 décembre… et bien vous savez quoi, je vais surement recommencer! Même si l’on croit que je suis sociable et que je m’entends bien avec tout le monde, quand la foule excède huit convives, j’ai plus de difficulté à voler librement. J’ai un besoin extrême de passer du temps de qualité avec les gens, que les survols rapides me brûlent mon énergie. J’ai donc apprécié ma soirée, même si je me serais endormi dans ses bras.
Deuxièmement, la distance ne fait rien à la chose. La distance entre les gens, la distance entre les événements, la distance qui sépare mes pensées et les jours que je passe à me demander. Même si l’on veut, parfois, les choses, les gens, les événements ne sont jamais assez proches. Il y a toujours un facteur qui n’est pas négligeable et pour ce dernier, il faut s’armer de patience.
Pour le reste, je continuerai de piocher à coup de lettre mes sentiments comme ils se présentent. Si je lance un souhait à l’univers, ça serait de me donner la discipline d’écrire chaque jour afin d’aboutir sur mes projets que vous ne lisez pas, mais qui existent quand même. D’autres pages d’histoire d’un ton et d’une couleur différente. Ici, c’est un repère où doucement je me perds pour penser.
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À bout de souffle…
16 10 2011Je me suis reposé, un instant, simplement pour reprendre mon souffle. Tu es passé, comme le vent souffle. Doux, apportant un peu de fraicheur en mon coeur. Mais comme tout se termine au fur et à mesure que le soleil m’illumine. Tu es partie, as-tu donc vraiment été là un jour dans ma vie où je souffrais d’ennui? Je ne sais plus, je ne crois pas, mais je pense tout de même à toi. Comme ce vieux rêve que l’on fait enfant tu reviens très souvent, me hanter, me serrer et me laisser. Je ne pleure plus, je ne sais probablement plus. Immunisé mon être regarde, vide et encore plein d’espoir. Je tente de m’accrocher à de vieux rêves, à ce que mes parents m’ont laissé et je me rends bien compte que ce n’est pas pour moi, tout ça. Ce n’est pas pour moi, parce que je ne le peux pas, je ne le veux pas. Tout ce que j’ai vu jeune, tout ce que j’ai regardé plus vieux, je garde vraiment ce que je veux. Aujourd’hui je garde ce que j’ai le plus désiré, un simple rêve, un simple espoir, une passion constante de renouvellement différent, un sourire, un baiser, une nuit où seule la température pouvait justifier de l’intensité, et bien sur toi, et moi. Je veux sentir de ressentir une nouvelle fois. Toi qui n’es personne et tout le monde à la fois. Toi qui n’as pas de nom sauf le moment où tu passes dans ma vie. Toi avec qui le lien tisser restera pour la vie. La durée de ce moment n’existe pas. Le moment où tu seras remplacé par une autre toi, c’est probablement toi qui l’écriras. De cet échange, cette douce tendresse ne restera avec le temps que de doux souvenirs d’une relation qui fût probablement à bout de souffle.
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L’apnée du réveil
23 09 2011Je ne respire plus, en fait qu’un peu pour me tenir en vie. Je retiens pas mon souffle, mais je souffre, l’apnée du réveil. C’est comme une impression de déjà vu, une impression de déjà vécu, une impression que je n’en peux plus. Je ne suis peut-être pas fait pour cela, comment ça s’appelle déjà? J’ai cette frayeur qui embrouille et ce brouillard qui se débrouille, simplement pour me laisser dans le total néant. Ne dors-tu pas quand je pense à toi? Un lointain souvenir qui ne cesse de revenir. J’ai pour passion de recommencer sans cesse les mêmes situations. Le vin nappe sur mon jugement un peu seulement, j’y ai pensé longtemps, pourquoi je ne me sauve pas, encore une fois. Pourquoi je ne cesse jamais de courir, courir jusqu’au jour où je devrai mourir. J’ai envie de ça, de toi, de moi, mais je m’oublie encore une fois. N’ai-je pas dit hier que je ne resterais pas dans ce calvaire. Je génère le noir sans espoir et me torture de mes aventures. Ce soir je m’endormirai avant toi. Ce soir, je tenterai de retrouver ce qui c’est passé. Pourquoi t’ai-je dit oui simplement quand tu m’as souri. Je dis simplement des mots pour ne pas avoir à les vivre, je t’attends, innocemment.
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Revenir
11 09 2011Aussitôt lever, il s’est couché, écrasé contre la surface, ne laissant que quelque trace, en quelques jours. La noirceur m’englobe une fois encore. Triste, mes larmes ne paraissent jamais plus qu’avant. Qu’avant comme maintenant, mais plus vite, plus rude, plus efficace comme douleur, vive, brulante. Comme un souvenir qui ressurgit de loin, que je ne croyais plus existé, comme refoulé, autant de passion consumé en un instant, autant de douleur qui prendra le même temps. Cette envie d’écrire et jamais assez de mots pour le faire, cette envie de me taire et m’échapper doucement en silence. J’ai doublement pris mon temps, où ai-je fait l’erreur de parcours qui me laisse las aujourd’hui? J’ai peut-être trop dit, j’ai peut-être tait trop de mots. Que de torture qui ne sert qu’à me taire. Mes attentes ayant pris le dessus sur moi, j’enrage et retourne dans ma cage. Où est cette muse, je n’ai pas envie d’enterrer cette idée d’aimer. Quand d’un poignard tente de m’assassiner chaque fois mes propres mains qui n’écoute rien de ma tête. Je suis fatigué de laisser place à ces petites blessures simplement parce que je me suis trompé. Qui je suis, où je vais, il ne me reste en fait qu’à trouver qui partagera le chemin de vie que j’ai choisi.
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Criss chu où?
27 06 2011Ceci est un post qui dormait dans les archives non publiées… il est temps de l’assumer… le temps enlève le poids (aux mots pas aux gens!!!).
Bon, quoi de mieux qu’un post d’un gars pas saoul… un pas post d’un gars saoul… mais bon criss chu où? Ah oui, bureau, maison, confort. Mom… je voudrais d’abord m’excuser… le porto était excellent… était… le mot est quand même faible.
Bon la suite… on reprend d’où? Ah oui… je suis où? Je suis toujours assis là, là, mais bien, bien, mais là… Je suis bien et je souffre de soif, soif de lire un peu partout, soif d’écrire un peu mon fou. J’ai encore peu de mots à verber dans une poubelle les lendemains de veille, mais je souhaite à tout coup que le texte essaye.
Ces petits détails auxquels tu t’attardes
Sans importance doucement tu t’acharnes
Et dans ma tête que du vacarme
Passe à autre chose criss de marde
Si mon malaise a rapport avec la lenteur avec laquelle j’écris, c’est une chose. Si mon intérêt ne te semble pas le bon, j’en suis désolé, mais je suis quand même le seul à t’en montrer. Le fait que je vais lentement dans ma vie ne signifie pas que j’ai une totale absence d’esprit et bien que je parle à ton égard, ta voix ne me donne même pas un regard.
Je vais dodoter…
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Le matin : Est-ce la faute d’hier ou de demain?
9 07 2008Pourquoi y a t’il des matins comme ça, si différents les uns des autres, où même le goût du café prend un goût différent sur la langue? Pourquoi y a t’il des matins où je me lève tout sourire et pourquoi ces temps-ci je me lève si vide de tout sens? Est-ce la faute de ce qui s’est passé hier? Hier au sens large, un hier sans fin qui remonte aussi loin que ma tête peut même plus se rappeler par elle-même? Pourquoi on ne réinitialise pas cette humeur chaque jour, pour au moins avoir la chance d’avoir au moins un sourire au réveil? Faudrait-il encore être capable de plus se rappeler de nos rêves au réveil et cela serait bien moins drôle, car qui n’aime pas se rappeler d’une chaude nuit de sexe même en rêve, ça donne le sourire en coin au matin.
Par chance on peut changer d’humeur durant la journée, les gens sont si différents et remplis de surprise qu’on ne sait pas à quoi s’attendre, mais pourrais-je avoir au moins le plaisir d’un instant de matin, je demande juste la première heure (au moins) où le sourire est inconditionnel, où le café est bon, où tous les tracas ne sont pas encore allumé dans la tête comme la lumière des phares qui va et qui revient. Juste un petit moment de douceur qui fait que la pluie me joue des airs plus doux pour accompagner chacune des gorgées de ce café qui semble meilleur.
Je me couche chaque soir en me disant que peut-être demain, peut-être lui, me fera oublier hier et me lèvera tout sourire accompagné de café. On se couche souvent plein d’espoir que demain sera vraiment plus beau, mais on sait très bien que la vie est remplie de surprises, comme quand on attend Noël, on rêve parfois d’un nouveau vélo, mais on finit par se contenter du cadeau qui nous est donné.
Mais ça, c’est ma vision de ce matin, une perception plutôt noire de mon humeur basée sur ma nuit, sur hier, sur un café pas assez entamé, sur ce que je rêve de demain.
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